Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Hachem se réjouit de chaque acte

Le plus difficile dans le service d'Hachem, c’est en réalité que nous pensons que c’est si difficile. Nous croyons que pour plaire à Hachem, nous devons accomplir quelque chose qui dépasse nos capacités.
Cependant, lorsque nous prenons conscience de l’immense joie que nous procurons à Hachem à chaque bénédiction, prière, mitsva et parole de Torah, alors servir Hachem devient incroyablement facile et agréable.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,44 ]

<--->

-> Nous devrions apprécier la lumière extraordinaire de chaque petite chose que nous faisons pour servir Hachem et croire que ces bonnes actions sont comme de grandes étoiles brillantes.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kriat HaTorah 6 ]

-> Peu après que Rabbi Nathan soit venu voir Rabbi Na'hman de Breslev, celui-ci lui dit : "Un tout petit peu [d’avodat Hachem] est aussi bon".
La profonde sagesse de cette phrase simple a complètement changé la vie de Rabbi Nathan de Breslev, et elle peut changer la nôtre aussi.
Bien sûr, nous devons toujours aspirer à étudier beaucoup la Torah, à prier avec une kavana pure et à servir Hachem du mieux que nous pouvons. Mais nous ne pouvons pas laisser notre aspiration nous priver de la joie et de la satisfaction que nous devrions tirer de chaque bonne pensée, de chaque mot de sainteté et de chaque mitsva, même si nous n’atteignons pas nos objectifs ultimes.
[Avané'ha Barzel 65]

Visualiser concrètement notre émouna

Même si nous avons tous la émouna (foi) générale qu’il n’y a rien d’autre qu'Hachem, la raison pour laquelle nous rencontrons des difficultés dans la vie est que nous ne parvenons pas à mettre notre foi en pratique de manière concrète.
Par exemple, lorsque nous prions, nous devrions mettre en pratique notre émouna en sachant qu’à cet instant précis, Hachem écoute avec amour nos prières.
Lorsque nous mangeons, nous devrions mettre en pratique notre émouna en sachant qu’il y a des étincelles spectaculaires de sainteté dans notre nourriture, et ainsi de suite.
C’est ainsi que nous pouvons véritablement mener une vie heureuse d'émouna.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,1 ]

<--->

-> Le principal héritage que nous avons reçu des Patriarches (Avot) et des Matriarches (Imahot) est la émouna simple en l’unicité d'Hachem. Même si la Torah n’avait pas encore été révélée à leur époque, ils ont su s’attacher au Créateur avec amour et crainte révérencielle grâce à la force incroyable de leur émouna.
Nous devons croire qu’au plus profond de nous-mêmes (de tout juif) se trouve une étincelle brillante de cette émouna, capable de nous élever au-dessus de tous nos doutes et de toutes nos souffrances.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I, 64 ]

Etre joyeux = plus grande chose à faire pour Hachem

Nous avons tendance à penser que le plus haut niveau de messirout néfech (abandon de tout son être pour D.) consiste à se jeter dans une fournaise ardente pour Hachem.
Cependant, en réalité, il existe un niveau encore plus élevé : essayer de nous rendre joyeux (dans le respect de la loi juive).
Parfois, il faut plus de courage pour sortir de la tristesse et nous amener à un état de joie que pour aller combattre en première ligne d’une bataille.
C’est la plus grande chose que nous puissions faire pour Hachem dans ce monde!
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hachkamat HaBoker I ]

<--->

-> Lorsque nous souffrons, il est très important pour nous de nous livrer à une introspection (hitbodédout) et de prier Hachem pour qu’Il nous sauve.
Cependant, le but principal de nos prières et de nos appels à l’aide devrait être qu'Hachem nous donne la sagesse (daat) de savoir qu’Il est extrêmement proche de nous, même dans l'obscurité, et que, par conséquent, nous pouvons encore être très joyeux, malgré tout ce que nous traversons.
Non seulement la sagesse et la joie nous donnent de la force au milieu de nos souffrances, mais elles nous ouvrent aussi les portes pour nous en libérer complètement, comme le dit le verset : "C’est par la joie que tu sortiras de l’exil".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,17 ]

Il est interdit de prier quand on est triste. Si l’on prie en étant triste, l’âme ne peut recevoir la lumière céleste supérieure qui touche une personne pendant la prière.
[rav 'Haïm Vital]

Rachi explique, à propos du premier verset de Vayikra, qu’avant de confier à Moché les nombreuses mitsvot de ce séfer, Hachem l’a d’abord interpellé en lui exprimant Son amour et Sa reconnaissance. [le terme "vayikra" est une expression d’affection - Rachi Vayikra 1,1]
Cela nous enseigne que chaque fois que nous nous apprêtons à étudier la Torah ou à accomplir une mitsva, nous devons imaginer la joie que ces actes de sainteté procurent à Hachem.
Hachem s’adresse à chacun d’entre nous et nous dit à quel point Il chérit, Il affectionne nos bonnes actions. Tout ce que nous faisons Lui est très précieux.
Cette approche du service de Hachem nous apporte une joie incroyable et nous rapproche du Créateur.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likoutei Mohoran I,282 ]

La tristesse est un mauvais trait de caractère en soi, surtout si l'on aspire à atteindre la grandeur spirituelle.
Rien ne fait davantage obstacle à la sagesse que la tristesse, même si l'on est en mesure d'atteindre la grandeur spirituelle.
[rav 'Haïm Vital - Shaar Roua'h Hakodech 33 ]

Si une personne accomplit une mitsva, prie ou étudie la Torah et ressent la joie d'Hachem d’avoir accompli Sa volonté, alors, en plus de la récompense pour ses actes, elle reçoit une récompense supplémentaire pour avoir éprouvé cette joie.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9]

Prier dans la joie

+ Prier dans la joie :

-> Une prière faite avec une grande joie est certainement bien plus agréable à [Hachem], béni soit-Il, qu’une prière faite dans la tristesse et les larmes.
On pourrait illustrer cela par la parabole d’un pauvre qui implore et supplie un roi en pleurant abondamment : il n’obtiendra que peu.
En revanche, à un ministre qui, devant le roi, vante joyeusement ses louanges et, dans ce contexte, lui présente également sa requête, le roi accordera un très grand don, à la mesure de la stature du ministre.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 107]

<--->

-> "On ne doit pas prier dans un état de tristesse, mais avec joie" (guémara Béra'hot 31a).

-> "La racine de la prière est la joie du cœur en Hachem" (séfer 'Hassidim - section 18).

-> "Réjouissez-vous devant Lui" (Téhilim 68,4), car "devant Lui" il n’y a aucune tristesse, car ["devant Lui"] tout est joie ('Haguiga 5a) ....
Ainsi est-il écrit : "Servez Hachem avec joie" (Téhilim 100,2), car il ne faut pas montrer de tristesse [dans Son service] ...
Qu’en est-il de celui qui est troublé et dans la détresse, donc incapable de se réjouir dans son cœur, et qui, à cause de sa détresse, cherche la compassion du Roi suprême? Doit-il s’abstenir complètement de prier pour éviter d’entrer avec de la tristesse?
Or, il est enseigné (Baba Métsia 59a) que toutes les portes ont été fermées, mais que les portes des larmes n’ont pas été fermées. Les larmes sont causées par le chagrin et la tristesse. Ainsi, ceux qui sont chargés de garder les portes brisent tous les détours et les verrous et laissent entrer ces larmes. Cette prière parviendra alors devant le Saint Roi". [Zohar II,165a]
De même, les pleurs sont de mise dans les prières liées à la téchouva, par exemple, la confession des fautes et la demande de pardon, ou les prières de la veillée de minuit (ex: tikoun Ra'hel & Léa).
Toutes les autres prières, cependant, et le service de D. en général, doivent être accomplis avec joie.

-> Le Arizal statue ainsi :
"Il est interdit de prier devant Hachem dans un état de tristesse. [On doit prier] mais comme un serviteur s’occupant de son maître avec une grande joie, car sinon l’âme n’a pas la capacité de recevoir l’illumination céleste qui est attirée en elle par le biais de sa prière.
La tristesse n’est appropriée que lors de la récitation de la confession et lorsqu’on se souvient de ses fautes. Dans toutes les autres prières, cependant, on ne doit pas laisser place à la tristesse, pas même à l’inquiétude concernant les fautes que l’on a commises.
Certes, il est bon d’être humble lorsqu’on prie, mais avec une grande joie. C’est un sujet très important, et il convient d’y prêter attention. Cette question est inestimable [quant à sa valeur]".
[Arizal - Pri Eitz 'Haïm - chaar Olam ha'assiya - fin du chap.1 - dans l’édition. Koretz - chaar Hakorbanot - chap.2 ]

-> L’acte de prière implique la foi et la confiance en Hachem, qui, à leur tour, impliquent (et doivent en eux-mêmes conduire à) la joie et l’allégresse du cœur (voir le Réchit 'Hokhma - chaar ha'ahava - chap.12).

[d'une certaine façon la prière commence par une brève phase où l'on se casse (notre égo) en humilité devant le fait que tout dépend et vient d'Hachem. Ainsi, on est rempli de joie de confiance d'avoir un papa Hachem qui est rempli de bonté, nous aimant à la folie indépendamment de nos actes, mérites.
La joie est alors totale puisque nous nous reposant à 100% sur Hachem, sans plan B (ex: notre richesse, intelligence, situation professionnelle, ...). ]

<--->

-> "Le monde d’en bas est toujours dans un état de réception ... et le monde d’en-Haut lui donne en fonction de son état : s’il est rayonnant, on lui rendra la parité en rayonnant sur lui d’en-Haut.
S'il est dans un état de tristesse, il reçoit un jugement en conséquence ... ainsi est-il écrit : "Servez Hachem avec joie, car la joie de l'homme fait naître une autre joie, celle du Ciel".
[Zohar II,184a, et voir aussi la fin de 218a ]

"Vous pensez peut-être qu'hier, vous avez passé une mauvaise journée, et qu’aujourd’hui, vous avez passé une bonne journée. Mais ce n’est pas vrai!
Je vous le dis, il n’y a pas de bons moments ni de mauvais moments ; il n’y a que des moments heureux quand un juif choisit d’être dans la joie, et des moments tristes quand nous ne voyons pas que tout arrive pour une raison.
Tout ce que nous vivons dans nos vies relève de la même volonté d'Hachem ; tout dépend simplement de la façon dont nous l’accueillons."
[Baal Chem Tov]

Il n'y a pas de joie en dehors de la Torah, comme il est dit : "Les commandements d'Hachem sont droits, ils réjouissent le cœur" (Téhilim 19,9).
[én sim'ha ella Torah, shénéémar pikoudé Hachem mésam'hé lev - Ménorat haMaor - Gadol haShalom 2 ]

<--->

-> "La Torah élargit le cœur d’une personne".
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Vaéra 6,9]

-> La puissance de la Torah a le pouvoir de nous ouvrir l’esprit, de nous donner la force de nous élever, d’être davantage nous-mêmes.
[rav Yéhouda Mischel]