« Le désir le plus profond d’un juif est de servir Hachem.
Indépendamment de toute récompense ou punition, un juif cherche à réaliser la volonté de Hachem et à Lui donner satisfaction. »

[Kédouchat Lévi]

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-> Aujourd’hui, on entend partout de bruyants éclats de rire? Qu’est-ce que cela signifie?

En réalité, au plus profond d’eux-mêmes, beaucoup de gens sont tristes, et c’est pourquoi ils s’efforcent de rire. Ils recherchent sans cesse ce qui pourrait leur apporter de la joie, et ils ne le trouvent pas.

De par sa nature, l’âme de l’homme est assoiffée de quelque chose, et lorsqu’elle ne le trouve pas, elle reste affamée … et devient triste.

Nous devons donc vérifier, en nous-mêmes, si nous connaissons la vraie joie, si nous sommes heureux d’être juifs, de pouvoir accomplir les mitsvot, d’étudier la Torah : bref, être en relation directe avec le Maître du monde.

[Rav Chimchon David Pinkous]

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->  »Une fois que nous avons compris que nous existons que pour nous rapprocher d’Hashem, nous sommes en possession de la véritable sagesse. »
[l’Admour de Neshiz]

[il n’existe pas de plus grande joie/bonheur que le sentiment de se rapprocher de Sa véritable source : Hachem]

« Celui qui bénéficie d’un repas somptueux n’est pas payé pour le manger, il le fait par plaisir et c’est cela sa récompense.
De même, telle doit être notre façon d’aborder le fait de servir Hachem : non pas comme une corvée nécessitant une récompense, mais plutôt comme un plaisir qui est une fin en soi. »

[Rabbi Barou’h de Kossov]

« Lorsqu’une plaie (néga) de tsaraat sera sur un homme, il sera amené vers le Cohen » (Tazria 13,9)

-> Le rav Eliyahou Lopian fait remarquer que les mots : « néga » (une plaie – נגע) et « onég » (le plaisir – ענג) sont composés des mêmes lettres, et la seule différence se trouve dans le positionnement de la lettre : « ayin » (en hébreu « ayin » veut dire : les yeux).

Le roi Chlomo écrit : « Un sage a ses yeux devant lui » (a’hakham énav bérocho – Kohélét 2,14).
Cela implique que :
– Un sage va observer les conséquences de ses actes avant de les accomplir. Ainsi, le fait d’ouvrir les yeux à l’avance, va lui procurer beaucoup de plaisir (ענג), davantage de conséquences positives que s’il ne l’avait pas fait.
– A l’inverse un fou va agir inconsciemment, et c’est uniquement lorsqu’il se cogne, qu’il a une plaie (נגע) et qu’il est obligé d’affronter la réalité (ouvrir les yeux, renvoyant au « ayin » à la fin du mot!).

Mais cela peut également se comprendre de la manière suivante :
– une personne sage va choisir de regarder ce qui est de 1er choix chez autrui : tout le meilleur. En plaçant ses yeux (ayin – ע) uniquement sur le positif, on vit alors une vie de plaisirs (ענג).
En effet, voir les qualités d’autrui, apprécier le bien (même petit) que l’on nous octroie, … c’est vivre dans un monde tellement agréable!

– à l’inverse, si nos yeux se trouvent toujours focalisés sur l’arrière (regard négatif), sur ce qui ne va pas assez bien, alors on devient quelqu’un d’amer avec la vie, la transformant en plaies (נגע) et en souffrances.

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-> Selon le ‘Hidouché haRim, on apprend de là que la vie peut être un plaisir ou une souffrance, et que cela dépend de notre façon de la percevoir.

-> Le rabbi Zalman Gutman fait remarquer que le mot « néga » (plaie) se retrouve dans le fait d’être : NEGA-tive (tive se rapprochant de tov), c’est-à-dire que notre négativité va dissimuler tout le bien que l’on a.

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-> Le mot : « bésim’ha » (dans la joie – בשמחה) possède les mêmes lettres que : « ma’hchava » (la pensée – מחשבה).
Se focaliser sur tout le positif de la vie, est une façon de penser qui amène la joie, et qui est donc dépendante de notre regard envers le monde.

-> Le mot : « toda » (merci! – תודה) a la même guématria que : « sim’ha bé’haïm » (la joie dans la vie – שמחה בחיים).
Lorsque l’on exprime notre gratitude, nos remerciements, cela témoigne d’une appréciation de ce qui se déroule dans notre vie. Il en résulte une joie de vivre!

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-> « Bien des femmes se sont montrées vaillantes tu leur es supérieure à toutes » (rabot banot assou ‘hayil, véat alit al koulana – michlé 31,29)

Ce passage du échet ‘hayil du vendredi soir, est un conseil en or de shalom bayit.
Nous savons tous que notre mari/femme a de nombreuses qualités (on ne l’aurait pas épousé sinon!), mais selon le roi Salomon, nous devons aller plus loin : à nos yeux notre conjoint(e) doit être unique (supérieure à tous).

-> « [Les anges] dirent [à Avraham] : « Où est Sarah ta femme? » Il répondit : « Elle est dans la tente ». »
Rachi commente : les anges savaient, certes, où était Sarah, notre matriarche, mais qu’ils ont voulu mettre sa discrétion en évidence, afin de la rendre plus chère à son mari.

=> On voit que même Avraham avait besoin de développer ce sentiment d’avoir LA meilleure femme possible pour lui.

-> Le rav Chmoulévitch avait l’habitude chaque jour, de souligner à lui-même 10 qualités uniques qu’il trouvait chez sa femme.

=> Plus nous donnons de la valeur à notre conjoint, moins ses petits défauts, écarts de conduite vont négativement nous impacter.
En effet : j’ai tellement de chance d’avoir une femme si exceptionnelle, si unique, que ces petits aspects négatifs sont comme inexistants face à l’immensité de ses qualités!!

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« Qui est l’homme qui souhaite la vie?
Celui qui aime les jours [et] qui regarde le bien »
[Téhilim 34,13 – mi a’ich é’afets ‘haïm? oév yamim, lir’ot tov]

Le rav Nison Alpert commente que l’origine du lachon ara ne se trouve pas dans une erreur de langage, mais dans un échec de voir la vie comme il faut.

-> Par exemple, lorsque les explorateurs sont revenus d’Israël et qu’ils ont mal parlé du pays, Hachem va les punir : « Selon le nombre de jours que vous avez exploré le pays, soit 40 jours, un jour pour une année, un jour pour une année, vous porterez vos fautes durant 40 années » (Chéla’h Lé’ha 14,34).

On voit ici que la punition va se baser non pas sur les quelques instants de lachon ara devant le peuple, mais sur la durée de leur séjour en Israël. Pourquoi cela?
Car si les explorateurs ont mal parlé, c’est parce qu’ils ne regardaient pas le positif du pays, mais plutôt ses aspects en apparence négatifs.

D’ailleurs, on voit ce lien dans le Téhilim (34,13-14) : « Celui qui aime les jours [et] qui regarde le bien, préserve ta langue du mal ».
[si tu regardes le bien alors tu préserve ta langue du mal!]

=> Ainsi, le plus une personne aura un regard centré sur le négatif, le plus elle trouvera des choses négatives à dire.
Nous pouvons passer à côté d’une vie très agréable, car on se serait focalisé uniquement sur ce qui ne va pas.

[« Qui est l’homme qui souhaite la vie? = la condition de base = toujours regarder le bien!]

« Si les choses ne se passent pas comme tu le souhaites, alors désires qu’elles soient comme elles le sont dans la réalité »
[Rabbi Mordé’haï Lévovitz]

[Nous avons tous notre perception personnelle de ce qui est bien pour nous, et Hachem a la sienne.
Savoir se satisfaire de ce que l’on a, c’est confirmer que seul D. comprend/maîtrise ce qui se passe dans le monde.
C’est faire vivre notre émouna que quoiqu’il puisse nous arriver dans la vie (petite ou grande chose), c’est Hachem qui l’a décrété avec amour et pour notre bonheur ultime.

Certes il y a des périodes mouvementées, mais c’est papa Hachem qui est aux commandes, et avec cette conscience on ne peut être que serein et joyeux!!]

« Lorsque je me sens mal qu’uniquement des bonnes choses n’arrivent qu’aux autres, je me rappelle que je suis également « autre » chez autrui. »
[Sagesse juive]

[la nature humaine est telle que ces mêmes personnes sur lesquelles je me plains que l’herbe y est plus verte, vont également se plaindre que l’herbe est plus verte chez moi!
Dans ce cas, mon regard se focalise uniquement sur ce qui va me permettre de me plaindre de mon sort, sur la petite chose que je n’ai pas.
J’oublie de globaliser (les + et les -) et d’apprécier ce que j’ai déjà, préférant être dans un état de perpétuelle recherche d’un nouvel élément manquant, propice à mon bonheur!]

« Lorsqu’une personne ressent de la joie, elle pourra acquérir davantage en une heure d’étude de la Torah, que de nombreuses heures d’étude en étant triste. »

[Rabbi ‘Haïm de Volozhin]

« Une des principales causes de tristesse chez de nombreuses personnes, réside dans le fait qu’elles n’obtiennent pas des choses dont elles pourraient vivre sans »

[Maguid de Doubno]