Au moment de la délivrance future, tout sera clair comme le jour, et nous comprendrons exactement comment la main de la Providence Divine nous a guidé [avec amour] au travers la longue nuit de l’exil.

[Rabbi El’hanan Wasserman]

« Plus forte que notre espérance en sa venue, le machia’h espère venir. Mais pour cela, il faut que tout le peuple juif l’attende et l’espère.
[…]
Le malheur, c’est que le peuple juif ne l’attend pas. Les juifs formulent des mots creux (« nous l’attendons! »), alors qu’au fond d’eux, ils ne l’attendent pas le moins du monde. »

[le ‘Hafets ‘Haïm]

« Dans Sa promesse à Avraham, Hachem n’a utilisé que 2 mots pour indiquer qu’Il va punir les égyptiens pour avoir réduit en esclavage le peuple juif, à savoir : « Je [le] jugerai » (dan ano’hi – דָּן אָנֹכִי – Lé’h Lé’ha 15,14).

Si Hachem a réalisé tellement de miracles pour tenir une promesse d’uniquement 2 mots, imaginez combien plus spectaculaire sera la guéoula finale, qui a été promise à de très nombreuses reprises dans les livres de Névi’im. »

[Rabbénou Saadia Gaon]

« Aussi longtemps que l’arrogance, la jalousie et la dispute divisent nos rangs, la guéoula (Délivrance) du peuple juif doit être retardée. »

[Kli Yakar]

« Le voici qui se tient derrière le mur, qui regarde par les fenêtres » (Chir haChirim 2,9)

-> Selon le ‘Hafets ‘Haïm, il s’agit du machia’h, qui est constamment prêt, attendant impatiemment de pouvoir intervenir (regardant même « par les fenêtres »!).

Il écrit : « Nous ne devons jamais oublier que la sonnerie perçante du Shofar, annonciatrice de sa venue, peut être entendue à tout moment [et ce quoique nous soyons en train de faire]. »

« Qu’est-ce que l’homme peut faire pour être épargné des souffrances précédant la venue du machia’h?
Qu’il se consacre à la Torah et à faire des actes de bonté »
[Rabbi El’azar – guémara Sanhédrin 98b]

Le ‘Hafets ‘Haïm de commenter :
« Et même si tous nos maîtres des générations précédentes se rassemblaient aujourd’hui, ils ne pourraient donner de meilleur conseil, car c’est le seul qui nous reste encore! »

« [Avec la venue du machia’h, ] la plus grande de toutes les autres nations verra le plus petit des juifs et désirera s’agenouiller devant lui, et ce en raison du Nom de Hachem qui est inscrit sur chacun [des juifs] »
[midrach Chémot rabba 15,17]

-> « En ce temps-là [de la guéoula], les autres nations décerneront des louanges à Israël : « Voyez quel mérite possède ce peuple, qui est resté attaché à Hachem durant toutes les tribulations qu’il a traversées et qui ne L’a pas abandonné. »
[Rachi – paracha Haazinou 15,17]

-> Lorsque les juifs ont quitté l’Egypte, les autres nations les ont regardés avec respect et crainte.
Le midrach (Chir Hachirim rabba 3,6) rapporte : « Lorsque les juifs voyageaient de campement en campement [dans le désert], avec la colonne de Nuée et la colonne de Feu … les nations du monde voyaient cela et disaient : « Ce sont des dieux! » …
Les nations du monde avaient alors de la crainte et de l’inquiétude des juifs. »

-> Cet état de fait a duré jusqu’à la destruction du 1er Temple, avec l’exil des juifs qui a suivi.
Le midrach (Yalkout Chimoni Esther 1053) dit : « A partir du jour où les juifs ont été exilés, ils n’ont plus été respectés par les autres nations. »