« N’allez pas vous imaginer que le machia’h doive faire des signes et des prodiges, qu’il doive changer l’ordre naturel des choses et ramener les morts à la vie ou d’autres miracles de ce genre. Il n’en est rien …

L’essentiel, c’est que le machia’h ne transformera pas notre religion en quoi que ce soit. La Torah que nous possédons, ses lois et ses commandements sont éternels, et ne changeront jamais. Rien n’y sera ajouté, ni retranché. »

[Rambam – Hilkhot Méla’him 11,3]

Dans notre génération, les prières doivent être très abondantes, car étant plus proche de la Délivrance finale, elles seront plus agrées que celles des premières générations.

[Rabbi de Loubavitch]

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-> Les gens pensent qu’ils prient face à D.
En vérité, la prière c’est l’Essence même de D.
[Rabbi Pin’has de Korets]

-> La prière est la colonne vertébrale du juif.
[Rabbi Rachab – le 5e Rabbi de ‘Habad]

Lorsque machia’h arrivera, la terre et les pierres, sur lesquelles on aura marché durant l’exil, s’exprimeront et accuseront alors : « De quel droit avez-vous marché sur nous sans avoir prononcé des paroles de Torah? »

[Rabbi Rayats – le 6e Rabbi de ‘Habad]

Nous vivons les derniers moments de l’exil. Le plus gros du travail ayant déjà été accompli.
Faire preuve d’amour gratuit pour un autre juif, c’est un avant-goût de l’époque du machia’h.
[…]
Chaque juif, homme, femme, enfant, doit se poser la question suivante : « Que fais-je et qu’ai-je fait pour éliminer ces souffrances [liées à la venue du machia’h] et pour mériter la guéoula? »
[Rabbi de Loubavitch]

-> Hormis la prière, l’étude [et les bonnes actions], D. attend de chaque juif un soupir du cœur exprimant une attente [sincère] de la Délivrance.
[Rabbi Shlomo de Karlin]

[trop souvent nos lèvres bougent, et notre cœur reste immobile/insensible …]

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-> Il convient de se tenir prêt pour la Délivrance, comme si l’on attendait un être cher.
Qui sait? Peut-être se tient-il déjà derrière notre porte …
[‘Hafets ‘Haïm]

-> Il faut penser au machia’h, en parler et lors de son arrivée, il exprimera alors lui-même sa reconnaissance.
[Rabbi de Loubavitch]

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-> Quand un train s’approche d’une gare, les rails se multiplient.
Le conducteur doit alors être vigilant afin de ne pas se tromper de voie, ce qui pourrait provoquer un grave accident.

Avant la venue du machia’h, beaucoup de voies s’offriront à l’homme. Là aussi, la prudence s’imposera pour choisir la meilleure.
[Rabbi Rayats – le 6e Rabbi de ‘Habad]

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-> Comment machia’h peut-il venir dans une génération aussi médiocre que la nôtre alors qu’il n’est pas venu à l’époque des grands Maîtres du Talmud?

Le rabbi Schmelke de Nikolsbourg a répondu à cette question d’un de ses ‘hassidim :
« On peut comparer cela à un roi qui assiège une ville très puissante. La bataille est rude et au final, il ne reste que des ruines.
Alors, de simples ouvriers déblayent le terrain et permettent ainsi un passage pour le roi.
Notre travail est de déblayer le terrain après le prodigieux travail des générations précédentes ».

Depuis le jour où le Temple a été détruit, à chaque génération naît un être humain assez vertueux pour être celui qui va amener la guéoula.
Lorsque le moment viendra, Hachem se dévoilera à lui, l’enverra accomplir sa mission, et c’est [seulement] alors que l’esprit du machia’h va venir reposer sur lui.

[‘Hatam Sofer – dans ses Chéélot ouTechouvot – vol.6 p.98]

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-> Dans la Kabbale, l’âme extrêmement élevée dont sera doté le machia’h est nommée : « Yé’hida » (unique). Elle aura un lien particulier avec le Divin, bien plus qu’un attachement, elle se fondra totalement avec l’Essence de D.
[Rabbi de Loubavitch]

-> Le rav ‘Haïm Vital (Likouté Torah) écrit que le machia’h va recevoir une néchama supplémentaire, qui possédera une aide Divine (siyata dichmaya) extraordinaire. Il aura davantage de sagesse que le roi Salomon.
Le midrach (Tan’houma 12) affirme qu’il sera même plus grand que Moché rabbénou.

Lorsqu’une personne sauve son âme des griffes du yétser ara, elle hâte alors la Délivrance finale de tout le peuple juif.

[Baal Chem Tov – commentaire sur Téhilim 69,19 – rapporté dans le Toldot Yaakov Yossef (Chémini)]

« [Le peuple d’] Israël ne peut pas être délivré tant qu’il ne forme pas un ensemble unifié. »

[midrach Tan’houma – Nitsavim 1]

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-> « Toute âme louera Hachem » (Téhilim 150,6)
Le rav Moché Sherer fait remarquer que ce dernier verset des Téhilim utilise la forme au singulier (âme – néchama), et non pas plurielle (néchamot).

=> L’élément principal qui empêche la venue du machia’h est notre manque d’unité.
Si nous voulons véritablement le machia’h, alors dans chacune de nos interactions avec autrui, nous devons agir de telle façon à se rapprocher, et non pas à s’éloigner l’un de l’autre.