Même s’il ne s’est pas constitué de minyan dans une synagogue, il faut cependant aller prier dans ce lieu saint, et ne pas se contenter de prier chez soi.
Beaucoup d’hommes prient chez eux, montrant par cela que le Temple n’a que peu d’importance à leurs yeux.
[la synagogue étant considérée comme un Temple en miniature (beit mikdach katan)].
En conséquence, la construction du Temple est retardée.
[…]

[Dans le Zohar (Chémot 17a)], rabbi ‘Hiya et rabbi Yossi enseignèrent que l’exil actuel était destiné à durer uniquement [mille ans, qui représentent] un jour de D., comme il est écrit : « [Hachem] m’a rendue désolée, épuisée pendant un jour entier » (Eikha 1,13).

[Puisque le Temple fut détruit en 3828 (68 de l’ère vulgaire), la rédemption aurait dû avoir lieu en 4828 (1068 de l’ère vulgaire)].
Elle fut retardée parce que les juifs ne se sont pas repentis et n’ont pas amélioré leur conduite.
[…]

La rédemption dépend principalement de la prière. Si nous prions avec ferveur, nous serons délivrés.
[A ce sujet,] nous avons la promesse de D., et nous avons la foi en ce que cela dépend de nous …

A la question de savoir pourquoi nos prières pour la rédemption restent sans effet … une raison est que Hachem y répond en partie. En effet, D. fait quotidiennement de nombreux miracles en notre faveur, même si nous n’en sommes pas conscients.
Lorsqu’une personne dort, D. peut provoquer la pluie afin que sa nourriture pousse et qu’elle ait à manger. Bien que ce ne soit pas la rédemption, il s’agit d’un élément de celle-ci.

De la même façon, le peuple juif survit journellement dans un monde hostile. Bien que le monde entier soit contre nous, Hachem nous protège perpétuellement. Certes, ce n’est pas une rédemption, mais il s’agit d’un élément de celle-ci.

[Méam Loez – Bo 12,42]

« Le peuple juif a été délivré de chacun de leurs 3 exils par un mérite spécifique de : Avraham, Its’hak et Yaakov.
Cependant, le 4e et exil actuel se terminera par le mérite de Moché rabbénou, qui est le dévouement à l’étude de la Torah.

Aussi longtemps que nous ne nous engageons pas suffisamment dans l’étude de la Torah, Moché de son côté ne veut pas invoquer son mérite [auprès de Hachem] pour libérer le peuple juif, qui continue à négliger l’étude de la Torah [sinon cela serait une accusation!].

C’est pour cela que : « Quant à toi, ordonne (tétsavé) aux enfants d’Israël » (Tétsavé 27,20) = cela fait allusion que la guéoula dépend du fait que Moché voit que son mérite peut être invoqué afin d’orchestrer la délivrance finale. »

[Ohr ha’Haïm haKadoch]

« La communauté d’Israël en exil est comme une veuve, et Hachem doit assumer tous ses besoins.
Cependant, si elle commence à se maquiller et à se faire belle pour la culture des peuples étrangers, elle n’a plus à demander à D. qu’Il ait pitié d’elle! »

[rabbi Yossef Dov Soloveitchik]

[en effet, cela témoigne que l’on a détourné notre pensée de notre premier mari (Hachem), et qu’on a alors l’intention de se remarier (avec les autres nations)!
A partir du moment où l’on cherche à plaire aux nations environnantes plutôt qu’à Hachem, alors on perd le bénéfice du fait que : « Hachem doit assumer tous nos besoins ».]

L’un des mérites grâce auxquels le peuple d’Israël est sorti d’Egypte est qu’ils ne se sont pas rendus coupables de médisance, faute qui a entraîné la vente de Yossef et son exil en Egypte.
Seul le mérite acquis par l’amour et la bonté entre frères [juifs] délivrera le peuple d’Israël de l’exil actuel.

[rabbi Yonathan Eibschutz – Yaarot Dvach]

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-> « éch » (le feu – אש) est un acronyme des mots : émet (la vérité – אמת), et shalom (la paix – שלום).
En revanche : « kach » (paille – קש) est un acronyme de : kina (la jalousie – קנאתי) et sin’a (la haine – שנאה).

Yaakov avait confiance qu’Essav ne pouvait pas lui faire de mal (l’ardente flamme spirituelle réduisant tout en cendre comme du feu sur de la paille).
Cependant, lorsque les juifs se querellent entre eux, Essav prend le dessus, et c’est la haine gratuite qui règne.

C’est elle qui a entraîné la destruction du Temple et l’exil du peuple par les romains, descendants d’Essav.
C’est également à cause de l’animosité qui régnait entre Yossef et ses frères que les juifs n’ont pas mérité de rester en Israël et ont dû descendre en Egypte.

[d’après le Chla haKadoch]

« Voilà que nous prions, dans nos prières et notamment celle de moussaf, pour la reconstruction du Temple, que nous espérons tous les jours. Mais nous ne réfléchissons pas à la raison essentielle de ce retard.

Or, si l’amère faute de la haine gratuite eut le pouvoir d’en causer la destruction, en dépit de la Torah et des actes bienfaisants, à plus forte raison a-t-elle le pouvoir d’en empêcher la reconstruction à notre époque, si nous ne faisons pas l’effort intense de nous en écarter, de nous défaire de cette haine qu’abrite notre cœur. »

[‘Hafets ‘Haïm – Ahavaat Israël]

« Je fais mourir et Je donne la vie » (Haazinou 32,39)

-> « Les hommes qui naissent sont voués à la mort, et les morts sont voués à la résurrection »
[Rabbi El’azar Hakappar]

La résurrection doit nécessairement être précédée de la mort.
Pour la génération qui vivra à l’époque de la résurrection (suite à la venue du machia’h), la séparation de l’âme de leur corps se fera sans aucune souffrance. De plus, cette génération mourra pour un instant seulement : elle ressuscitera immédiatement après la mort.

« Je fais mourir et Je donne la vie » = cela veut donc dire que Hachem opérera ces 2 actes radicalement opposés en un seul.

[compilation personnelle du Méam Loez sur ce verset]

Le peuple juif sera sauvé de l’exil uniquement en se séparant de l’impureté et en s’attachant à la sainteté.

[Haggada midrach Téhilim 1,20]

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-> Dans notre génération, ceux qui font face et garde leur brit, sont ceux qui amène la guéoula.
[Zohar Béréchit 94a ; Noa’h 72b ; Tikounim 48a]