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La Chékhina est avec les juifs en exil & guéoula

+ La Chékhina est avec les juifs en exil & guéoula :

-> Lorsque Adam mangea du fruit de l’Arbre de la Connaissance, un décret fut promulgué selon lequel lui et ses descendants devaient expier leurs fautes à travers les épreuves qu’ils auraient à endurer.
Depuis lors, de nombreuses souffrances ont poursuivi ceux qui ont diffusé le Nom d'Hachem dans le monde. Tel fut le sort d’Avraham Avinou, qui fut cruellement opprimé par les idolâtres qu’il avait défiés.
De même, ses descendants qui lui succédèrent connurent de nombreuses épreuves sous la main de nos ennemis. Adam, Avraham et Moché reçurent tous des visions prophétiques, dans lesquelles ils prévoyaient les épreuves du peuple juif en exil.

Pourtant, même sur les terres de nos ennemis, Hachem ne nous a jamais abandonnés. Partout où nous avons erré en exil, la présence Divine (Chékhina) nous a toujours accompagnés.
Le midrach (Mékhilta déRabbi Yichmaël - Bo 14) déclare ainsi :
"Chaque fois que les Bné Israël sont asservis, la Chékhina (pour ainsi dire) est asservie avec eux, comme il est écrit ... "Dans toutes leurs souffrances, Il souffre avec eux" (Yéchayahou 63,9).
Nous voyons ici qu'Hachem partage les souffrances de la communauté. D’où savons-nous qu’Il partage également la douleur de tout individu (juif)?
Comme il est écrit : "Il m’appellera et je répondrai. Je suis avec lui (singulier = tout juif) dans la douleur" (imo ano'hi bétsara - Téhilim 91,15) ...

Le verset dit également : "Ton peuple que Tu as délivré d’Egypte, un peuple et son D." (II Shmouël 7,23).
Rabbi Akiva dit : Si cela n'avait pas été écrit, nous n’aurions jamais pu le dire, mais ce verset semble indiquer que Hachem s’est délivfé Lui-même avec les Bné Israël.

Partout où les Bné Israël furent exilés, la Chékhina fut exilée avec eux. Ils furent exilés en Égypte, et la Chékhina les accompagna, comme il est écrit : "Ne me suis-Je pas révélé à la maison de ton père en Égypte?"(I Shmouël 2,27).
Ils furent exilés à Bavel, et la Chékhina les accompagna, comme il est écrit : "C’est pour vous que j’ai été envoyé à Babylone" (Yéchayahou 43,14).
Ils furent exilés à Élam, et la Chékhina les accompagna, comme il est écrit : "J’ai établi mon trône à Élam" (Yirmiyahou 49,38).
Ils furent exilés à Édom, et la Chékhina les accompagna, comme il est écrit : "Qui est celui-ci qui vient d’Édom, avec des vêtements souillés de Batzra?" (Yéchayahou 63,1).

Quand ils reviendront, la Chékhina reviendra avec eux, comme il est écrit : "Et Hachem reviendra avec tes captifs" (véchav Hachem Eloké'ha ét chévouté'ha - Nitsavim 30,3).
Le verset n’utilise pas le mot "véhéchiv" qui signifierait : "Hachem ramènera vos captifs". Il utilise plutôt le mot "véchav", qui signifie : "Il reviendra avec tes captifs"."

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-> Lors de l'exil égyptien, la Chékhina fut exilée avec les Bné Israël. [Zohar II,94b]

-> Le Alchikh HaKadoch (Mikets 41,33) écrit que la Chékhina a en réalité précédé le peuple d’Israël dans sa descente vers l’Égypte. Elle est descendue avec Yossef qui, par sa pureté en matière de brit, était plus digne que quiconque d’être le Char divin.

-> Dans nos prières pour la délivrance, nous devons prier non seulement pour l’allègement de nos propres souffrances, mais avant tout au nom de la Chékhina, qui partage toutes nos souffrances. Ce n’est qu’en priant avec cela à l’esprit que nous mériterons la Délivrance (guéoula).

Le Rikanti (Béréchit - chap.3) écrit à ce sujet ce qui suit :
"Hachem dit : "Lorsque la souffrance frappe le peuple juif, et qu’il Me cherche et inclut (des prières pour) Mon honneur dans ses propres prières, Je lui répondrai, comme il est écrit : "Il M’appellera et Je répondrai. Je suis avec lui dans la douleur.

Rabbi Youden a comparé cela à une femme qui attendait un enfant. Elle avait eu une dispute avec sa mère, et celle-ci était montée au 2e étage. Lorsque la fille a commencé le travail (pour donner naissance), elle a crié de douleur depuis le rez-de-chaussée. Sa mère a entendu ses cris et a crié avec elle. Les voisins ont entendu la mère crier et lui ont demandé : "Pourquoi cries-tu? Ce n’est pas toi qui accouches".
Ma fille souffre. Bien que je sois en colère contre elle, je ne peux supporter de l’entendre crier. C’est pourquoi je crie avec elle. La douleur de ma fille n’est-elle pas la mienne?"
Nos Sages nous rapportent que le roi David a dit : "Maître de l’Univers! Penses-Tu que nous priions pour la délivrance pour notre propre bien? Jusqu’à quand Ta main droite restera-t-elle retenue? Afin que Tes bien-aimés soient libérés, déchaîne Ta main droite et réponds-nous" (Téhilim 60,7)."

-> Dans cet esprit, nos Sages ont composé des prières pour le bien de la Chékhina qui est en exil avec nous, comme nous le disons dans les Hochanot : "Comme Tu as sauvé Bné Israel d’Égypte avec Toi-même" (kéochata élim béloud ima'h). Et c'est aussi la signification de "Sauve-nous avec Ton Nom" (ani vaou ochiana).

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Nous allons apporter un développement de rabbi Yaakov Abou'hatséra (dans son Bidgé Hasrad) sur ce sujet de la Chékhina en exil avec les juifs.

+ Les nations qui ont des juifs bénéficient de la Chékhina qui est avec eux en exil :

-> L'amour d'Hachem pour Son peuple élu est sans limite et inconditionnel. Même lorsque nous fautons devant Lui et que nous nous rebellons contre Sa parole, Il continue de nous aimer.
C'est lorsque nous sommes punis pour nos fautes que nous voyons à quel point Il se soucie de nous. Il veille à ce que, même dans nos souffrances, nous ne soyons pas anéantis.
Sa Chékhina nous accompagne dans l'exil, pour nous protéger où que nous allions.

C'est ainsi que le rabbi Yaakov Abou'hatséra explique : "et les empires qui n’invoquent pas Ton Nom" (al mamlahot acher bésim'ha lo karaou - Téhilim 79,6).
Puisque la Chékhina accompagne Bné Israël en exil, tout pays qui accueille les Bné Israël mérite que la Chékhina y réside. En conséquence, ce pays s’élève pour devenir une puissance mondiale.
Tel fut le cas de l’Égypte. C’était un pays modeste et sans importance jusqu’à ce que les Bné Israël y soient exilés. Puis, ils sont rapidement montés en puissance. Tout cela était dû à la Chékhina qui y résidait avec les Bné Israël.

-> Nos Sages (Guitin 56b) nous disent que "quiconque opprime les Bné Israël devient un dirigeant".
Pourquoi en serait-il ainsi? Méritent-ils une récompense pour avoir fait du mal au peuple élu d'Hachem?
Ils devraient sûrement être punis à la place, afin que les autres en tirent une leçon et ne fassent jamais de mal au peuple juif.

La raison en est que la Chékhina réside partout où le peuple d’Israël erre dans son exil. C’est là que la bonté et la bénédiction célestes descendent. La nation qui nous entoure se nourrit de cette bénédiction, qui l’élève au pouvoir.

-> Nous pouvons ainsi comprendre le verset : "Qui ne te craindrait pas, Roi des nations. La royauté te sied, car parmi tous les sages des nations et dans tous leurs royaumes, il n’y en a aucun comme toi" (Yirmiyahou 10,7).
Le Zohar (I,10a) demande pourquoi Hachem est appelé ici "Roi des nations", plutôt que "Roi d’Israël".

D’après ce que nous avons expliqué, nous pouvons comprendre cela comme une référence à la Chékhina qui réside parmi les nations pendant notre exil. Partout où Bné Israël s’installe, la Chékhina s’y installe avec nous, et notre nation d’accueil est élevée à la royauté sur les autres nations.
Cependant, les nations réchaïm, sont trop aveugles pour réaliser que leur réussite est venu grâce au mérite du peuple juif qui vit parmi elles. C’est pourquoi, au lieu d’honorer la Chékhina et le peuple juif, elles nous soumettent à des décrets sévères.
Il s’agit là d’une grave accusation contre les nations, pour laquelle elles méritent d’être doublement punies : d’abord pour avoir fait du tort à Bné Israël, et ensuite pour ne pas avoir reconnu les grands bienfaits qu’elles tirent de la présence de Bné Israël et de la Chékhina parmi elles.

Ce verset vise donc à nous enseigner ce qui suit :
- "Qui ne te craindrait pas, ô Roi des nations?" = Hachem est appelé le Roi de la nation qui accueille le peuple d’Israël et la Chékhina. La Chékhina apporte l’élément de la royauté d'Hachem à ce pays, élevant ainsi ce pays au rang de souverain sur ses voisins.
En ce sens, Hachem est appelé "Roi des nations", car Il apporte le pouvoir de la royauté à cette nation. Le Prophète met ainsi en garde les nations contre leur manque de crainte envers Hachem, qui réside parmi elles et les élève au pouvoir.

- "La royauté T'appartient" = en réalité, la royauté n’appartient qu’à Hachem. Les nations ne voient pas que toute leur puissance et leur succès proviennent d'Hachem, le véritable Roi. La puissance de la royauté n’est pas destinée à elles, mais aux juifs qui se trouvent parmi elles.
- "Car parmi tous les sages des nations et dans tous leurs royaumes, il n’y en a aucun comme Toi" = ils devraient prendre le temps de réfléchir au fait que toutes les autres nations, qui n’accueillent pas de Bné Israël, sont dépourvues de ce pouvoir. Cela devrait les amener à réaliser que cette royauté n’est pas vraiment la leur, mais celle d'Hachem.

-> "Déverse Ta colère sur les nations qui ne Te connaissent pas, et sur les empires qui n’invoquent pas Ton Nom" (chéfo'h 'hamatékha él agoyim - Téhilim 79,6) = elles méritent la colère d'Hachem car elles ne se rendent pas compte que les empires qu’elles ont bâtis ne sont pas le fruit de leurs propres efforts.
"Elles n’invoquent pas Ton Nom" = elles ne reconnaissent pas que tout ce qu’elles possèdent est grâce au mérite de Bné Yisrael et de la Chékhina parmi eux.
"Car elles ont dévoré Yaakov et détruit sa demeure" = non seulement elles refusent aux Bné Israël l’honneur qui nous revient, mais elles nous tourmentent par des décrets sévères.

Bien que le verset fasse référence aux "nations" au pluriel, il ne dit pas "ki akhlou ét Yaakov" mais plutôt "ki a'hal ét Yaakov" au singulier (dans Téhilim 79,6).
Cela fait référence aux forces d’impureté qui pèsent sur elles. Dans le mot "a'hal" (אָכַל), la première et la dernière lettres, א"ל, représentent les dernières lettres du nom du yétser ara, סמא"ל (Sama-El).
La lettre du milieu (de a'hal), le כ, lorsqu’elle est épelée כף (kouf), équivaut à la guématria de ס"מ, représentant les premières lettres de סמא"ל.

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+ Les deux Rédemptions :

-> Puisque la Chékhina se joint aux Bné Israël en exil, elle partage également notre douleur, la moindre de nos souffrances.
Par conséquent, lorsque nous prions pour la rédemption (guéoula), nous devons concentrer nos prières sur la rédemption (délivrance) de la Chékhina, afin que, lorsque la Chékhina sera délivrée, nous puissions l’être à nos côtés.

Sur cette base, le rabbi Yaakov Abou'hatséra (Bigdé Hasrad) explique le verset du Hallel : "Non pas pour nous, Hachem, non pas pour nous, mais pour honorer Ton Nom, par Ta bonté et Ta vérité" (lo lanou Hachem, lo lanou - Téhilim 115,1).
... le roi David n’a pas prié pour que des miracles se produisent (lors de la guéoula) en raison de nos propres mérites, mais plutôt en l'honneur d'Hachem.
Il a prié pour la Chékhina, qui est descendue avec nous en exil. Même si nous ne sommes pas dignes, qu'Hachem ait pitié pour Son propre honneur et qu’Il nous délivre avec la Chékhina (présence Divine dans ce monde).

-> "Et pourtant, même alors, quand ils se trouveront relégués dans le pays de leurs ennemis, je ne les aurai ni dédaignés ni repoussés au point de les anéantir" (Bé'houkotaï 26,44).
Le Zohar (III,115b) commente : le mot לְכַלֹּתָם (lé'halotam - pour les détruire) s’écrit sans la lettre "vav", ce qui permet de le lire avec d’autres nékoudot (ponctuation) comme lé'halatam, au sens de kalla (épouse). Cela fait référence à la Chékhina, qui demeure avec les Bné Israël en exil.
Grâce à la Chékhina, Hachem ne nous méprisera ni ne nous rejettera jamais. Peu importe à quel point nous pourrions être indignes, Hachem nous délivrera par amour de la Chékhina qui souffre avec nous.

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-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Bidgé Hasrad) poursuit en expliquant la section suivante du Hallel (Téhilim n°116) :
"J'aime (Hachem), car Hachem entend ma voix et ma supplication. Il a incliné Son oreille vers moi, car je crie en mes jours. Des bandes d'assassins m'ont encerclé, et les souffrances de l'abîme m'ont atteint. J'ai trouvé douleur et malheur. Je crie au Nom de Hahem : "S'il te plaît, Hachem, sauve mon âme!" Hachem est miséricordieux et juste, et notre D. est compatissant" (aavti ki yisma Hachem ét koli ta'hanounaï ... 'hanoun Hachem vétsadik vélokénou méra'hem).

Le roi David avait prévu que les Bné Israël manquerait des bonnes actions nécessaires pour nous rendre dignes de la rédemption (guéoula) finale. Pourtant, nous sommes destinés à être délivrés grâce au mérite de notre confiance en Hachem, alors que nous endurons les épreuves de l’exil.
Bien que les nations racha nous soumettent à des tourments et au ridicule, nous ne nous plaignons jamais de notre sort en tant que Nation Élue. Nous supportons tout cela pour Son honneur, et nous acceptons Son jugement comme véridique et juste. Nous plaçons notre confiance et notre espoir en Lui seul pour qu’Il nous sauve. Par conséquent, quelle que soit la durée de l’exil, nous serons finalement délivrés.

-> Hachem voit nos difficultés, et Il reconnaît que c’est l'exil qui est responsable de notre incapacité à Le servir correctement. Sous tant de pression et d’humiliation de la part des nations, nous sommes incapables de servir Hachem comme nous le souhaitons vraiment.
La récompense est à la mesure de la difficulté (Pirké Avot 5,23). C’est pourquoi Hachem attribue à nos quelques mitsvot et bonnes actions une valeur comme s’il s’agissait en réalité d’un très grand nombre.
[...]

Nous ne sommes pas jugés sur nos accomplissements, mais sur la difficulté qu’il y a à les atteindre.
Puisque la croissance spirituelle est si difficile en ces générations, même nos maigres accomplissements sont aussi précieux pour Hachem que les grandes hauteurs des prophètes.

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+ Sauve ta main droite :

-> Le roi David a prié en faveur de la Chékhina en exil. Il a prévu que nous serions délivrés non pas par nos propres mérites, mais en l'honneur de la Chékhina, dont la douleur et le chagrin en exil sont bien pires que les nôtres. Hachem regardera la douleur de la Chékhina et la sauvera de la captivité, avec ses enfants, les Bné Israël.
À ce sujet, il est écrit : "Sauve Ta main droite et réponds-moi" (Téhilim 60,7). La "main droite" d'Hachem fait référence à la Chékhina. Lorsqu'Hachem sauvera la Chékhina, nous serons nous aussi sauvés.
[...]
Nous ne comptons que sur Hachem pour qu’Il ait pitié pour l’amour de la Chékhina et pour la révélation de Sa Royauté dans le monde.
Nous ne pouvons pas nous fier aux mitsvot et aux bonnes actions même des plus nobles d’entre nous, car leurs mérites sont insuffisants pour apporter la rédemption. Nous demandons seulement que Hachem nous sauve pour l’amour de Sa sainte Chékhina.

[enseignements du rabbi Yaakov Abou'hatséra - Bidgé Hasrad ]

Le Arizal (chaar haGuilgoulim - intro 23) écrit que dans les mondes supérieurs, il existe un côté saint et un côté impur chez l'homme. Grâce à la Torah et aux mitsvot que nous accomplissons tout au long de notre exil, nous libérons les étincelles de sainteté qui ont été capturées par le côté impur de l’homme.
Une fois que toutes ces étincelles auront été libérées, le côté impur de l’homme s’effondrera et se réduira à néant, en accomplissement du verset : "La mort sera engloutie pour toujours" (Yéchayahou 25,8).

Mériter la guéoula par nos cris à Hachem

Une année, lors du Séder de Pessa'h du Riyatz de Loubavitch, alors que la Haggadah était récitée et que le Rabbi en arriva aux mots "vé'nits'hak el Elokénou" (et nous avons crié vers notre D.), il expliqua :
"Certains disent que si nous avions aujourd’hui un dirigeant comme Moché Rabénou, nous serions délivrés.
Ils se trompent. La rédemption (guéoula) n’est pas retardée parce qu’il nous manque un Moché (à notre génération). Lorsque le peuple d’Israël était en Egypte, Hachem ne leur a envoyé Moché qu’après qu’ils l’eurent imploré (le criant du fond de leur cœur). Il en va de même pour nous. Si nous implorions Hachem, Il nous enverrait alors un Moché pour nous délivrer."

Les temps du machia’h

+ Les temps du machia'h :

-> Lorsque les juifs quittèrent l'Egypte, ils se trouvaient à un niveau spirituel très bas. Pourtant, lorsqu'ils atteignirent la mer Rouge quelques jours plus tard, ils s'élevèrent au niveau des prophètes et chantèrent les versets d'Az Yachir.
Nous voyons ainsi que rien n'est au-delà du pouvoir de Hachem ; Il peut même élever une personne très basse jusqu'aux plus hauts niveaux de spiritualité.

Le rav Aharon Leib Steinman explique que c’est ce qui se passera lorsque le machia'h viendra : bien que nous soyons très bas spirituellement, après la venue du machia'h, nous deviendrons véritablement grands!

Le rav Steinman ajoute que de nombreux événements dans le monde ont pour but de préparer la venue du machia'h. Par exemple, la raison pour laquelle il y a tant de baalé téchouva est qu’une fois le machia’h arrivé, il sera trop tard pour se repentir ; c’est pourquoi Hachem a inspiré les gens à revenir à leurs racines avant l’avènement du machia’h.
De même, le fait que les gens aient tant de mal à trouver des chidou'him pour leurs enfants sert d’expiation pour le monde en préparation de la venue du machia'h.

"Le machia'h racontera à tout Israël chaque détail de tout ce qui s’est passé, chaque jour de l’histoire, à chaque juif individuellement."
[rabbi Na'hman de Breslev - Sipouré Maasiyot - suit au récit n°11]
(machia'h yaguid lésYisraël kol ma chéavar al Israël bé'hol yom véyom, al kol é'had véé'had miYisraël béprat)

Quelles bénédictions réciterons-nous lorsque le machia’h arrivera?

+ Quelles bénédictions réciterons-nous lorsque le machia'h arrivera?

-> Le rav Shmouel Hominer (1914-1977), écrit en 1974 dans une lettre au rav Shlomo Zalman Auerbach (Min'hat Shlomo part.1, siman 91), aborde les 4 bénédictions que nous devrions réciter lorsque le machia'h viendra.
1°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, 'hakham arazim" = Béni sois-Tu, Hachem, notre D., Roi de l'univers, Connaisseur des secrets.
Cette bénédiction est récitée lorsque l'on contemple la vision impressionnante de 600 000 juifs rassemblés en un seul endroit. Le rav Hominer suppose que le machia'h sera accueilli par une foule de plus de 600 000 personnes, et que son arrivée justifiera donc la récitation de cette bénédiction unique.

2°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, ché'halak mé'hokhmato liré'av" = Tu es, Hachem, notre D., Roi de l'univers, qui a distribué Sa sagesse à ceux qui Le craignent.
Cette bénédiction est récitée lorsque l'on voit un sage exceptionnel, imprégné de la connaissance de la Torah. Le machia'h sera certainement considéré comme quelqu'un qui connaît toute la sagesse de la Torah.

3°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, ché'halak mikévodo liré'av" = Béni sois-Tu, HaChem, notre D Roi de l'univers, qui a réparti Sa gloire entre ceux qui Le craignent.
Cette bénédiction est réservée à la rencontre avec un roi juif. Le machia'h aura le statut de roi (mélé'h), puisque le Rambam le désigne comme mélé'h haMachia'h, et il sera donc approprié de réciter cette bénédiction.
[on peut noter que le rav Ovadia Yossef est d'avis qu'on combine ces 2 bénédictions : "... ché'halak mikévodo oumé'hokhmato liréav" ]

4°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, chéé'héyanou véiguianou lazman azé= Béni sois-Tu, Hachem, notre D., Roi de l'univers, qui nous a maintenus en vie, nous a soutenus et nous a amenés à ce moment.
Cette bénédiction est récitée lorsqu'un événement extraordinaire engendre une grande joie et un grand bonheur. L'arrivée du machia'h serait certainement un événement justifiant cette bénédiction.

[ le rav Shmouel Hominer, cite un 'Hakham, qui remplace "chéé'héyanou" par "Hatov véHamétiv", et soutient également que nous continuerons à réciter "chéé'héyanou" à l'arrivée de la guéoula. Selon lui, nous réciterons au total 5 bénéditions.
D'autres sont d'avis que nous remplacerions peut-être "chéé'héyanou" par Hatov véHamétiv", mais que nous ne réciterions alors pas "chéé'héyanou".]

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-> Le 'Hatam Sofer (shut 'helek 6, likoutim 98) révèle que le machia'h sera l'un des tsadikim de la dernière génération de l'exil. Lorsque le moment de la Rédemption finale (guéoula) sera venu, un esprit céleste inspirera ce tsadik, qui assumera le rôle du machia'h.

La halakha stipule que si l'on voit son ami pour la première fois depuis plus de 12 mois, on récite la bénédiction de : Barou'h Mé'hayé Métim.
La Michna Béroura (siman 225) stipule que même s'il s'agit du propre fils d'une personne, né pendant son absence, et qu'elle le rencontre pour la première fois après le premier anniversaire du bébé, elle doit également réciter cette bénédiction.

Selon le 'Hatam Sofer, le machia'h sera quelqu'un qui est déjà en vie. Ainsi, nous pouvons postuler que toute personne qui ne l'a jamais rencontré ou vu au cours des 12 derniers mois devrait en fait réciter cette bénédiction également.

-> Rabbi 'Haïm Palagi (shut Lev 'Haïm - 'helek 2, siman 42) écrit qu'on lui a demandé quelle bénédiction réciter à l'arrivée du machia'h. La personne qui pose la question considère comme acquis que, puisque l'arrivée du machia'h sera un événement phénoménal et d'une joie incomparable, nous réciterons certainement à la fois la bénédiction de "chéé'héyanou" et de "hatov véhamétiv".
Elle se demande cependant si nous réciterons une bénédiction sur la Guéoula, sur la Rédemption elle-même, ou seulement sur l'arrivée du machia'h.

Le rav 'Haïm Palagi répond que nous réciterons effectivement une bénédiction sur la Rédemption finale. La bénédiction commencera ainsi : "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, goél Israël achèr guéalanou migualout amar" = Béni sois-Tu, Hachem, notre D., Roi de l'univers, qui délivre Israël et nous a délivrés de cet exil amer.

Ensuite, nous réciterons une forme de la bénédiction que nous récitons à la fin de la Haggadah le soir du Séder, en concluant par : "vénodé lé'ha shir 'hadach al guéoulaténou véal pédout néfchénou, barou'h ata Hachem gaal Israël" = nous chanterons alors un nouveau chant de louange à Ta gloire pour notre rédemption et pour la libération de nos âmes. Béni sois-Tu, Hachem, qui a délivré Israël.

Nous réciterons également le chéé'héyanou sur la Rédemption (guéoula) elle-même.
Celle-ci est distincte et différente de la chéé'héyanou récitée pour saluer le machia'h. Comme l'explique rabbi 'Haïm Palagi, ce chéé'héyanou est récitée parce que nous avons mérité d'être témoins de la guéoula, parce que nous avons mérité de vivre à cette époque spécifique, celle de la guéoula totale.

Il ajoute que nous établirons certainement la date de la guéoula comme une fête annuelle. Lorsque la date anniversaire de la guéoula arrivera, nous célébrerons un Yom Tov et réciterons le Kidouch avec un chéé'héyanou.

La guéoula grâce au Shabbath

-> "Israël ne sera délivré (de l'exil) que grâce au mérite du Shabbat"
[midrach Vayikra raba 3,1 ]

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-> "Jérusalem a été détruit car ils profanaient le Shabbath"
[guémara Shabbath 119b]

-> Rabbeinou Yona de commenter :
"Cette déclaration [de nos Sages], ainsi que de nombreuses autres, soulignent l'aspect central du Shabbath dans la vie juive et le rôle majeur que son observance peut avoir dans notre délivrance future."

-> "Tour Shimon a été détruit parce qu'ils jouaient au ballon le jour du Shabbat"
[midrach Eikha raba 2,3]

-> "A cause de la profanation du Shabbat, nous avons été dispersés dans la diaspora"
[Tana débé Eliyahou raba - chap.26 ]

-> Jérusalem a été détruit uniquement parce qu'ils ont ignoré le Shabbath.
[midrach Tanaïm, Dévarim 5]

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-> "Lorsque le peuple juif fera clairement et totalement la différence entre le Shabbath et les jours de la semaine, nous deviendrons clairement et totalement différents des autres nations du monde.
Alors, la guéoula arrivera."
[le Maharal - 'Hidouché Aggadot - guémara Shabbath 118b
commentant les mots de la Havdala disant que D. a séparé "Israël des nations, le 7e jour des 6 autres jours de la semaine"]

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-> "Quiconque accomplit la mitsva de prendre trois repas le Shabbat est sauvé de trois maux, à savoir les douleurs de l'enfantement du machia'h, le châtiment de la Guéhinam et la guerre de Gog et Magog"
[guémara Shabbat 118a ]

La géoula implique de sortir de notre état actuel de mort vivant

+ La géoula implique de sortir de notre état actuel de mort vivant :

-> "Tu nous redonneras vie et ton peuple se réjouira en toi" (Téhilim 85,7)

-> Rachi explique ce verset comme suit : "A la fin, Tu nous redonneras vie, car c'est ce que tu nous as promis par l'intermédiaire de Tes prophètes."

-> Cela peut être compris selon ce qu'écrit le Gaon de Vilna (Likoutim - fin de Safra Détsniouta) :
"Depuis la destruction du Temple, notre esprit, notre gloire principale, s'est envolé, et nous sommes restés comme un corps sans âme. Le départ hors de la Terre [d'Israël] est la tombe, et les vers nous entourent ... les idolâtres dévorent notre chair. Pourtant, il y avait des groupes d'étude et de grandes yéchivot, jusqu'à ce que la chair se décompose et que les os soient dispersés encore et encore ... jusqu'à ce que les os se décomposent et qu'il ne reste plus qu'une cuillerée de pourriture ... et que tout devienne poussière.
Nos âmes sont réduites en poussière. Et maintenant, nous attendons la résurrection des morts, "secoue-toi et lève-toi de la poussière".

=> D'après ses paroles, nous pouvons comprendre que "ressuscite-nous à nouveau" doit être pris au sens littéral, car en exil, nous sommes comme morts et lorsque le machia'h viendra, nous serons ressuscités.

-> Les paroles du Gaon de Vilna mentionnées ci-dessus nous enseignent que la différence entre la période où nous avions le Temple et la période d'exil où nous n'avons pas le Temple est comparable à la différence entre une personne vivante et une personne morte. Nous n'avons aucun moyen de comprendre à quoi ressemblait le juif le plus simple à l'époque du Temple.
Il est clair que leur niveau de vitalité spirituelle et de joie dépassait de loin tout ce que nous pouvons imaginer.
C'est aussi pourquoi il nous est difficile de pleurer le Temple, car nous ne comprenons pas ce que nous avons perdu.
[néanmoins nous devons essayer de ressentir de notre mieux l'immensité de ce qui nous manque, en prenant un moment pour pleurer la perte du Temple. ]

-> La période actuelle où Hachem est caché est décrite dans la Méguila Eikha (3,6) : "Il m'a plongé dans les ténèbres comme les morts éternels".
Bien que nous soyons physiquement vivants, comparé au plaisir et au dynamisme d'une vie juive authentique (avec une conscience et appréciation sincère d'Hachem), c'est comme si nous étions morts.
Lorsque le machia'h arrivera. Alors, Hachem enlèvera complètement les blocages de nos cœurs et "la terre sera remplie de la connaissance de Hachem comme les eaux couvrent le fond de la mer" (Yéchayahou 11,9).
Nous aimerons alors Hachem de tout notre cœur et de toute notre âme, sans autre raison que le fait qu'Il nous ait donné le cadeau le plus précieux qui soit. C'est-à-dire le "don de la vie" avec ses possibilités de Le servir et de ressentir l'incroyable plaisir de la proximité et de la connexion avec Lui. C'est le plaisir et la joie ultimes qui existeront jamais.

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-> Il est écrit dans le Kouzari (maamar 2,28-30) :
"Le sage en Torah [dit au roi de Khazar] : "La vérité est que la source de toute sagesse est déposée dans le Aron Hakodech, qui a été comparé au cœur [de la nation juive et à la Torah], car il contenait les Lou'hot avec ses dix Commandements et avait également le Séfer Torah placé à côté ... et de là se sont répandues dans le monde deux sagesses... "
Le roi de Khazar [dit au sage en Torah] : "Si tel est le cas, vous êtes aujourd'hui sans tête et sans cœur [puisque nous avons perdu le Aron Hakodeh qui est notre cœur et notre source de sagesse].
Le sage en Torah répondit : "C'est exactement comme vous l'avez dit, et de plus, nous sommes en réalité sans corps, il ne reste que des os éparpillés, comme les os desséchés que le prophète Yé'hezkel a vus, ... "

-> Le Ramban (commentaire début Vayé'hi) : "Notre exil est extrêmement long, et contrairement à d'autres exils, sa fin est inconnue. Nous sommes comme des morts ... Hachem doit nous ressusciter afin que nous puissions vivre devant Lui."

Si quelqu'un vient vous dire qu'il fait l'expérience de toute la lumière [spirituelle] de la Torah et des mitsvot à l'époque actuelle, ne le croyez pas. C'est le signe que cette personne ne comprend pas la profondeur de l'anticipation de la rédemption (tsfiyat yéchoua).
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Israël ]

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[Dans Sa bonté, Hachem peut faire que notre vie en exil soit agréable, au point où l'on ne s'y sente pas si mal, même au niveau spirituel (ex: on a nos restaurants/magasins cashers, nos synagogues, écoles juives, ...).
Mais désirer la venue du machia'h implique de développer en nous le fait que nous avons un manque énorme, que la différence avec ce qu'on pourrait être spirituellement (et notre relation avec Hachem dévoilé) est comme le jour et la nuit. ]

La grandeur de notre génération qui précède le machia’h

+ La grandeur de notre génération qui précède le machia'h :

-> Le rav Yérou'ham Lévovitz de Mir (Daat Torah - Chla'h - maamarim) écrit que la guéoula émergera des ténèbres et de la simplicité. Dans ses mots :
"Il est possible que les ténèbres aient un avantage sur la lumière ... car c'est des ténèbres les plus profondes et les plus intenses que viendra le machia'h ...
C'est la génération qui est enveloppée de toutes sortes de ténèbres, et qui est à la tête de toutes les générations, le machia'h viendra dans cette génération ...
Mon maître, l'Alter de Kelm, disait que lorsqu'on offre un sacrifice, la loi stipule qu'une pensée inappropriée disqualifie le sacrifice, mais s'il n'y a aucune pensée, il n'y a pas de disqualification ...
[ c'est une métaphore pour notre génération. Notre service d'Hachem est beaucoup plus simple que celui des générations précédentes. Nous n'avons pas les pensées et les intentions élevées qu'elles investissaient dans leur service divin. Néanmoins, cela ne disqualifie pas notre service, car un service sans réflexion est acceptable, tant qu'il n'y a pas de pensées inappropriées. ]

Dans cette terrible obscurité, nous ne réalisons pas l'effet que peut avoir un seul soupir là-Haut ... Ainsi, dans les générations les plus sombres [spirituellement parlant], il est certain que le peuple juif [qui observe la Torah et les mitsvot] est considéré au Ciel comme composé uniquement de tsadikim."

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-> Cette idée se retrouve aussi dans le Shomer Emounim (1 p.72) :
"Au moment de la Création, cette dernière génération se tenait à la tête de toutes les générations, devant le Maître de la bonté et de la compassion.
En effet, la fin se trouve au commencement, car la fin est le but ultime du commencement. Par exemple, ce monde inférieur est la fin de tous les niveaux, mais il est le but ultime de la Création. De même, la fin de toutes les générations est le but ultime de toutes les générations précédentes, car le commencement contient la fin ...
La génération qui méritera la guéoula, bientôt de nos jours, est l'aboutissement ultime de la Création, même si la génération actuelle se trouve au plus bas. Mais à travers les vagues de troubles et de défis, elle sera purifiée à maintes reprises jusqu'à ce qu'elle soit raffinée sept fois."

-> Une personne capable de relever les défis de ces temps difficiles [précédant le machia'h] reçoit plus d'aide divine que les générations précédentes.
Le rav Eliyahou Lopian (Lev Eliyahou 1, p.218) écrit : "J'ai entendu dire au nom du rav Israël [Salanter] que dans cette génération, chaque individu reçoit davantage d'aide divine que dans les générations des Tanaïm, car dans une génération où les choses sont hors de contrôle, celui qui investit tous ses efforts dans la Torah et les mitsvot mérite certainement beaucoup d'aide divine."

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-> Le Tana Débé Eliyahou (Rabba 1) écrit que "Hachem est satisfait de Sa part ; et avec Sa sagesse et Sa compréhension, Il a créé Son monde".
Le Yéchouot Yaakov explique :
"Est satisfait de Sa part" signifie que Hachem se réjouit et est fier de Sa part, [c'est-à-dire Israël, comme le dit le verset] : "Car la part d'Hachem, c'est son peuple, Yaakov est le choix de son héritage" (Haazinou 32,9), en raison de leur âme qui fait partie du Divin."

Le Gaon de Vilna (cité dans Mikhtavé 'Hafets 'Haïm - Méat Minimoukav 7) explique cependant différemment. Il dit qu'autrefois, lorsque le Temple existait et que la plupart des juifs observaient la Torah et les mitsvot, il était compréhensible qu'Hachem se réjouisse grandement d'eux. Mais à notre époque, il y a eu un déclin [spirituel] des générations, et de nombreux juifs ne sont plus pratiquants.
Les rares personnes qui servent Hachem au mieux de leurs capacités ne sont pas à la hauteur de l'intensité des générations précédentes, et on pourrait donc penser que Hachem n'est pas aussi heureux avec nous.
Le Tana Débé Eliyahou nous enseigne donc que "Hachem est satisfait de Sa part". ["Qui est riche? Celui qui est satisfait de sa part" - Pirké Avot 4,1 ]
Il est satisfait d'Israël, le peuple juif qui est appelé Sa part, comme le dit le verset : "Car la part d'Hachem, c'est Son peuple".
Hachem est satisfait de nous, même dans la situation actuelle.

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-> Le Méir Ené Israël (2, p.68) écrit que le 'Hafets 'Haïm a dit un jour : "Nous vivons une époque difficile et lorsqu'on accomplit une mitsva dans des temps aussi difficiles, cela vaut cent fois plus que dans des temps normaux.
De nos jours, étudier une seule page de guémara équivaut à en étudier cent dans des conditions idéales. Dans de tels moments, Hachem est satisfait de Sa part!"

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-> Le verset dit : "La pierre qui a été rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire" (éven maassou abonim, ayéta léroch pina - Téhilim 118,22).
Les véritables bâtisseurs du monde [c'est-à-dire les grands tsadikim des générations précédentes], qui ont amélioré le monde par leur étude de la Torah, leurs mitsvot et leur service de Hachem, méprisaient cette génération humble où il est si difficile de servir Hachem en raison des nombreux défis et où l'échec [spirituel] est monnaie courante.
Mais, en vérité, c'est cette génération qui devient la pierre angulaire. L'édifice construit par toutes les générations précédentes est couronné par cette génération qui achèvera l'édifice.
Cette génération devient la pierre angulaire précisément parce qu'elle est si humble et méprisée. Comme l'écrit le Zohar (Chémot 7b) : "Méritoire est la personne qui se montrera fidèle à ce moment-là".