+ « Qui réjouit Sion avec ses enfants »
(conclusion de la 5e des Shéva bra’hot – messaméa’h tsion bévanéa – משמח ציון בבניה)

-> Le rav Yossef ‘Haïm Sonnenfeld fait remarquer que la guématria de cette expression est de : 613.
Cela fait allusion au fait que la terre d’Israël (Sion) ne se réjouit que lorsque nous y respectons les 613 mitsvot.

-> « Jérusalem est destinée à devenir la capitale de toutes les nations du monde »
[midrach Chir haChirim rabba 1]

-> « Tous les exilés d’Israël seront rassemblés à Jérusalem, mais Jérusalem ne sera jamais pleine »
[midrach Kohélet rabba 1]

-> La ville de Jérusalem était un phare pour le monde entier (midrach Béréchit rabba 59,8).
Cette lumière a été obscurcie par la destruction du Temple, et ce n’est que lorsqu’il sera rebâti qu’elle retrouvera son éclat.
Alors, Hachem se réjouira et remplira de joie Jérusalem (midrach Chémot rabba 52,4)

-> « 10 mesures de beauté ont été accordées au monde.
Jérusalem en a pris 9, et en a laissé une pour tout le restant de la terre »
[guémara Kidouchin 49b]

-> « Tout celui qui n’a pas vu Jérusalem dans sa gloire n’a jamais vu de belle ville de sa vie »
[guémara Soucca 51b]

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+ « Comme elle (Jérusalem) se dresse magnifique, joie de toute la terre »
[Téhilim 48,3]

-> Rachi commente :
« Quiconque arrivait dans la ville abattu et troublé par le poids de ses fautes se rendait au Temple.
Là, il apportait un sacrifice expiatoire qui le lavait de ses fautes. Il en repartait avec le sentiment d’être purifié, le cœur en fête.
Plus largement, les sacrifices communautaires étaient une source de bénédiction pour tout le peuple d’Israël et pour le monde entier. »

[D’ailleurs selon le midrach Tan’houma (Térouma 9), si les non-juifs avaient compris combien le Temple leur était profitable, ils l’auraient fait garder par des soldats afin qu’il ne soit pas détruit.]

-> Quelle était cette beauté de Jérusalem?
Qu’aucune personne qui avait fauté, n’y habitait.
Le sacrifice tamid du matin réparait les fautes de la nuit, et le sacrifice tamid de l’après-midi réparait les fautes du jour.
[midrach Téhilim 48]
[tout le monde y était sublime, car non salit par l’impact des fautes!]

-> Jérusalem : « joie de toute la terre. »
La tristesse ou la déprime n’avaient pas leur place à Jérusalem.
C’est ainsi, que toute personne qui devait analyser ses affaires financières, devait sortir de la ville où il y avait un endroit spécial pour cela : « le rocher des calculs » (kipa chél ‘hechbonot – midrach Chémot rabba 2,3 & 52,5).
Une fois l’angoisse passée, on pouvait de nouveau retourner à Jérusalem, où tout n’est que joie.

-> Suite à la destruction du Temple, il est écrit : « Est-ce là la ville qu’on appelait un centre de beauté, les délices de toute la terre? » (Eikha 2,15)

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-> Prier à Jérusalem, c’est prier devant le Trône de Gloire, car les portes du Ciel se trouvent à Jérusalem et restent ouvertes pour que Hachem reçoive nos prières.
[Pirké déRabbi Eliézer]

C’est pourquoi nos Sages recommandent de se tourner vers Jérusalem, et d’y diriger nos pensées lorsque l’on prie (guémara Béra’hot 30a).

Jérusalem dans ce monde, n’est pas comme Jérusalem dans le monde à venir.
Dans ce monde, tout celui qui souhaite monter à Jérusalem peut le faire, mais dans le monde à venir, uniquement ceux invités pourront s’y rendre.
[guémara Baba Batra 75b]

-> Le ‘Hatam Sofer dit que la source de cela provient du verset : « Revêts tes habits de fête, ô Jérusalem, ville sainte! Car désormais personne d’incirconcis ni d’impur n’entrera plus chez toi » (Yéchayahou 52,1)

=> Dans le futur, qui empêchera l’entrée à Jérusalem?

Le ‘Hatam Sofer répond qu’il n’y aura pas de gardes à ses portes, mais c’est l’intensité de la sainteté de la ville qui ne laissera pas s’approcher toute personne qui n’est pas méritante.
C’est ce que nos Sages signifient lorsqu’ils disent (guémara Baba Batra 75b) que dans le futur Hachem élèvera Jérusalem à une hauteur de 3 parsaot (soit environ 13km!).

Le verset écrit : « Qui sont ceux-ci, qui volent comme une nuée, comme des colombes vers leurs colombiers? » (Yéchayahou 60,8).
Selon le ‘Hatam Sofer, ceux qui viendront à Jérusalem n’auront pas des ailes réelles, mais plutôt des « ailes d’accomplissements » = [elles seront portées] par ceux qui se seront rendus dignes [par leur comportement dans ce monde].
Par contre ceux qui n’ont pas de telles ailes n’auront pas la possibilité de monter à la ville sainte, Jérusalem.

[‘Hatam Sofer al haTorah (Vayikra p.88)]

« Le Temple est supérieur/plus élevé que toute la terre d’Israël, et la terre d’Israël est supérieure/plus élevée que toutes les autres terres. »
[guémara Kiddouchin 69a]

-> Le Maharcha (‘Hiddouchei Aggadot Kiddouchin 69a) commente :
La raison est que la terre d’Israël est plus sainte que toute les autres terres, et que le Temple est plus saint que le restant de la terre d’Israël.
Ce qui est plus saint est désigné par : « au-dessus », et ce qui est matériel fait référence à : « en-dessous ».

-> Le ‘Hatam Sofer (dans ses Chéélot ouTéchouvot – Yoré Déa 234) enseigne :
Il y a des pays qui sont plus haut en altitude, mais le monde est rond comme une balle, faisant qu’une personne peut tourner le globe et décider aléatoirement du point le plus élevé.

Puisque le Temple est le lieu à partir duquel tout le restant du monde a été créé (guémara Yoma 54b), et qu’il est également le centre du monde (Rachi sur la guémara Méguila 15b), la terre d’Israël et le Temple sont considérés comme l’endroit le plus élevé du globe.

La terre d’Israël est appelée la « terre des vivants » (artsot a’haïm), tandis que l’exil est appelé la « tombe ».

[‘Hatam Sofer al haTorah – paracha Vayéhi]

[Grâce à D., les conditions en exil sont actuellement très agréables, au point de nous faire oublier que l’épanouissement d’un juif ne peut se faire pleinement que sur sa terre.
En comparaison, en dehors d’Israël, nous sommes comme morts spirituellement parlant!]

+ « L’air de la terre d’Israël rend sage » (guémara Baba Batra 155b)

-> « Nous devons nous rappeler que bien que l’on puisse devenir plus sage [en Israël], notre yétser ara [y] devient également plus sage. »
[Rabbi de Satmar – Rabbi Yoël Teitelbaum]

[puisque la terre d’Israël nous donne les capacités d’être spirituellement beaucoup plus élevés qu’ailleurs, par respect du principe de libre arbitre, le yétser ara reçoit également davantage de forces pour nous faire chuter.]

-> La Présence Divine n’a jamais, et ne quittera jamais le Kotel.
[ex: midrach Chémot rabba 1,2 ; midrach Bamidbar rabba 11,2 ; midrach Chir haChirim rabba 2,22]

-> Hachem dit au sujet d’un orgueilleux : « Moi et Lui, nous ne pouvons pas demeurer ensemble! »
[guémara Sotah 4b]

=> Partout dans le monde, dès qu’une personne devient orgueilleuse, alors Hachem va la quitter.
En effet, il ne peut y avoir que l’un ou l’autre : soit D., soit de l’orgueil!
Cependant, l’exception à cette règle se trouve au Kotel, où la Présence Divine y réside toujours.

==> Ainsi, le rav Karelenstein affirme que d’une certaine façon au Kotel, l’orgueil est forcée de partir, ce qui entraîne le fait que tout visiteur ressent naturellement davantage d’humilité en ce lieu.