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Hachem veut que Ses enfants rentrent à la maison

+ Hachem veut que Ses enfants rentrent à la maison :

-> "Une opinion de nos Sages est que tant que la malédiction de désolation n'envahit pas notre Terre, Hachem souhaite que la Terre soit peuplée par son peuple Israël ...
Le son de notre Bien-aimé, Hachem, est actuellement sur nous ... Il veut que les dispersés d'Israël s'installent peu à peu sur la Terre.
Il a donc influencé le cœur du roi, le Kaiser et de ses ministres pour qu'ils permettent aux juifs de créer un comité et une organisation afin de collecter des fonds pour soutenir nos frères, les agriculteurs et les artisans de la terre d'Israël et de Syrie...
C'est un signe que Hachem veut établir un peuplement de juifs dans notre Terre Sainte. Nous devons donc susciter et évoquer un esprit d'amour pour la Terre et accomplir le désir de D. de quelque manière que ce soit ...
Ainsi, à un moment comme celui-ci, où nous voyons comment Hachem a suscité le cœur du généreux, [c'est-à-dire le baron Rothschild] à faire des choses merveilleuses pour le bien du Yichouv (le fait de résider en Israël), en persuadant le sultan et ses ministres d'y consentir, "ces signes sont Ses mots mêmes, comme il est dit : "Ils ont placé parmi eux les paroles de Ses signes" (samou vam divré ototav - Téhilim 105,27).
Et nous ne devons pas être trop sages et dire que cela doit se passer d'une autre manière ..."
[Nétsiv de Volozhin - rapporté dans le Shivat Tzion - sect.1 p17-18 ]

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-> Les kabalistes enseignent que le serment de D. [de ne pas nous délivrer] n'était valable que pour une durée de mille ans. [voir rav 'Haïm Vittal - intro Etz 'Haïm]
Le 'Hida (Shem Haguédolim - vol.1,sec.119) écrit : "le décret de destruction était pour 1000 ans".
[le 2e Temple a été détruit en 68-70 de l'ère des nations. ]
[de même le rav Mordé'haï Atiya (intro Pardess Rimonim) ; rav Yéhouda Alcalay (Kitvé haRav Alcalay) ; le Shévet Moussar (téchouva rapporté dans Hichbati Etkhem du rav Weingarten)]

-> A ce moment-là, "la jeune fille" [c'est-à-dire Israël] fut pardonnée, et elle fut autorisée à retourner dans la maison de son Bien-Aimé et à manger à nouveau à la table de son Père. Ainsi, le Bien-Aimé se mit à frapper à sa porte, en disant : "Ouvre-moi, ma sœur, mon amour, ma colombe, ma parfaite, car ma tête est couverte de rosée, mes boucles [sont couvertes] des gouttes de la nuit" (Shir haShirim 5,2).
Néanmoins, [Israël (les juifs) resta indolent, comme il est dit] : "Je dors, mais mon cœur veille" (id. 5,2).
Lors du premier retour à Sion (après la destruction du 1er Temple), Ezra, Né'hémia et les autres prophètes servirent de "cœur conscient", exhortant les juifs à monter en terre d'Israël.
Cependant, par la suite, lors du dernier retour (menant à la construction du 3e Temple) le peuple juif n'a pas de prophètes, et nous n'avons pas eu le privilège d'assister à l'envoi de la main droite du Bien-Aimé (Hachem) [celle de l'Attribut de miséricorde].
La seule main qu'Il a envoyée à travers le trou est, par la force des choses, la main gauche, qui agit par le biais de l'Attribut de la Rigueur.

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-> "Mais la colombe ne trouva pas de repos" (Noa'h 8,9) :
Yéhouda bar Na'hman dit au nom de Rabbi Shimon : "Si elle avait trouvé le repos, elle ne serait pas revenue (en terre d'Israël - selon le Matnot Kéhouna)".
De même, "Elle [Israël] a habité parmi les nations, mais n'a trouvé aucun repos" (Eikha 1,3) = si elle avait trouvé le repos, elle ne serait pas revenue.
De même, "Et parmi ces nations, tu ne seras pas tranquille ; il n'y aura aucun repos pour la plante de tes pieds" (Ki Tavo 28,65) = s'ils avaient trouvé le repos, ils ne seraient pas revenus.
[midrach Béréchit rabba 33,8 ]

-> Rabbi Ze'ev Wolf Einhorn (dans sonPérouch Maharzou) : "Mais la colombe ne trouva pas de repos ... alors elle retourna vers Noa'h = cela fait probablement allusion à l'Assemblée d'Israël, qui est comparée à une colombe... C'est pourquoi Hachem afflige Israël de souffrances et de pauvreté, pour son propre bien, afin qu'elle revienne vers Lui".

Rabbi Barou'h Epstein (Torah Témima - Eikha 1,62) ajoute :
"Elle vivait complaisamment parmi les nations et n'envisageait pas de retourner en terre d'Israël. Elle a toutefois échoué, car elle n'a pas trouvé le repos. Voici, la perspective claire (hachkafa) de cette maxime est très chère, et son écho résonne dans chaque génération, jusqu'à ce jour."

-> "Je vous ferai sortir des nations et je vous rassemblerai des pays où vous avez été dispersés, à main forte, à bras étendu et à la colère déployée" (Yé'hezkel 20,34).
Commentant ce verset, rabbi Its'hak Abarbanel témoigne de l'expulsion d'Espagne :
"Ils ont brûlé [les juifs] par centaines et par milliers, avec une cruauté féroce et une colère débordante, comme nous l'avons vu de nos propres yeux dans cette génération, dans le royaume d'Espagne. C'est pourquoi les Marranes, avec leurs femmes et leurs enfants, se sont décidés à fuir leurs lieux de résidence parmi les chrétiens et à partir vers des terres lointaines, afin de sauver leur vie.
C'est également ainsi que Hachem les rassemblera des terres où ils sont dispersés : [ils s'enfuiront] sous la contrainte et par crainte de la mort, en raison de la colère déversée par Hachem qui régnera sur eux.
En effet, le rassemblement et l'exode des juifs misérables se feront sur ordre des rois, qui leur diront : "Levez-vous et sortez de mon peuple".
C'est pourquoi il est dit que Hachem les rassemblera d'une main puissante, c'est-à-dire de la même manière que Pharaon les a chassés de son pays, par la force.

Le midrach Aggadah (Noa'h 8,11) [de même] déclare : "La colombe représente le peuple juif. Tout comme la colombe n'a pas trouvé de repos pour la plante de ses pieds, Israël ne trouvera pas de repos en exil, comme il est dit : "Il n'y aura pas de repos pour la plante de tes pieds "(Ki Tavo 28,05).
Et, tout comme la colombe est revenue à l'Arche, Israël finira par revenir de son exil vers sa terre, à cause du joug des nations qui sont comparées à l'eau, comme il est dit : "Malheur à la multitude des nations qui sont aussi tumultueuses que le tumulte des mers" (Yéchayahou 17,12)."

[à nous de voir si nous voulons revenir en Israël par nous-même, ou bien forcés par les souffrances des nations qui nous environnent. ]

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b'h, sur ce sujet :
- le rav Mordé'haï Jaffe qui se lamente que nous ne prêtons pas attention à l'appel au retour à notre Terre : https://todahm.com/2025/12/08/rabbi-jaffe-la-terre-disrael
- de même pour le rav Yaakov Emden : https://todahm.com/2025/12/08/le-yaavets-terre-disrael
- d'autres enseignements très parlant : https://todahm.com/2025/12/08/rabbi-alkalay-terre-disrael
- ainsi que la réflexion du Messé'h 'Hokhma : https://todahm.com/2023/11/28/le-messeh-hokhma-terre-disrael
- le rav Its'hak El'hanan Spector : https://todahm.com/2025/12/08/rabbi-spector-terre-disrael

- par ailleurs : Diaspora & construction permanente : https://todahm.com/2016/11/04/diaspora-construction-permanente

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+ "Plus le peuple juif se développe en dehors de la terre d'Israël, plus il cause de la destruction au peuple juif"
['Hatam Sofer - sur guémara Soucca 36a]

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-> Voici le divré Torah en entier :
La guémara (Béra'hot 35b) traite d'une célèbre dispute entre Rabbi Yichmael et Rabbi Shimon bar Yo'haï. Il semble y avoir une contradiction entre 2 versets.
Un verset dit : "... et tu récolteras ton grain" (Ekev 11,14), indiquant qu'il est permis, voire obligatoire, de consacrer du temps à travailler pour gagner sa vie. Cependant, un autre verset dit : "Ce livre de la Torah ne s'éloignera pas de ta bouche" (Yéhochoua 1,8).
Cela semble nous enseigner de ne pas abandonner l'étude de la Torah, même pour un instant. Si tel est le cas, nous ne devons pas perdre de temps à récolter le grain et à effectuer d'autres travaux agricoles ; chaque instant de notre vie doit être consacré à l'étude de la Torah.
Rabbi Yichmael soutient que ce dernier verset doit être compris dans le contexte du premier. Cela signifie qu'en nous demandant de "récolter notre grain", la Torah nous permet de gagner notre vie de manière normale. Après avoir pourvu à ces besoins essentiels, tout notre temps libre doit être consacré à l'étude de la Torah.

Cependant, Rabbi Shimon bar Yo'haï n'est pas d'accord avec cela. "Est-il vraiment possible, s'exclame-t-il incrédule, qu'un homme laboure son champ au moment de le labourer, sème au moment de semer, récolte, bat et vannent au moment opportun? Si tout le monde se comportait ainsi, qu'adviendrait-il de la Torah?"
La réponse à ces 2 versets apparemment contradictoires est plutôt la suivante : lorsque le peuple juif suit la voie d'Hachem, son travail est accompli par d'autres et il peut se consacrer entièrement à la Torah. Cependant, lorsqu'il ne suit pas la volonté d'Hachem, il doit accomplir son travail lui-même, comme il est dit : "Et tu ramasseras ton grain".

La guémara conclut par les paroles d'Abayé : "Beaucoup se sont comportés selon l'opinion de Rabbi Yichmael et ont réussi, tandis que d'autres se sont comportés selon l'opinion de Rabbi Shimon bar Yo'haï et n'ont pas réussi".

-> Le 'Hatam Sofer (Soucca 36a) propose une explication novatrice qui démontre l'amour qu'il portait à la terre d'Israël.
Même Rabbi Yichmael, qui soutient qu'une personne peut s'occuper de son gagne-pain au détriment de l'étude de la Torah, ne parle que du moment où le peuple juif réside en terre d'Israël.
Travailler la terre d'Eretz Israël fait en soi partie de la mitsva de résider en Eretz Yisrael (terre d'Israël), et ce n'est qu'en terre d'Israël que la Torah nous commande de "récolter ton grain".
Cependant, en dehors d'Israël, Rabbi Yichmael est d'accord avec l'opinion de Rabbi Shimon bar Yo'haï selon laquelle il vaut mieux pour une personne de ne pas travailler et de se concentrer uniquement sur l'étude de la Torah.
Le 'Hatam Sofer écrit que "plus le peuple juif se développe en dehors d'Israël, plus il cause de la destruction au peuple juif."

Le 'Hatam Sofer ajoute que cela explique pourquoi Boaz, dans la Méguilat Ruth, vannait son orge tout seul. Boaz était un riche propriétaire terrien qui employait de nombreux ouvriers. Si tel était le cas, pourquoi effectuait-il ce type de travail?
Cependant, si l'on garde à l'esprit que le travail de la terre fait partie de la mitsva de résider en terre d'Israël, les actions de Boaz ne sont plus surprenantes. Il voulait accomplir personnellement la mitsva et ne voulait pas laisser d'autres le faire à sa place.

Pour clarifier son propos, le 'Hatam Sofer fait une analogie très forte. Il est évident que personne ne cesserait de mettre ses téfilines, même s'il craignait que cela lui fasse perdre du temps pour l'étude de la Torah. De même, personne ne devrait jamais prétendre que la raison pour laquelle il ne travaille pas la terre d'Israël est que ce travail l'empêcherait d'étudier la Torah.

Nos Sages désiraient vivre dans la terre d’Israël

+++ Nos Sages désiraient vivre dans la terre d'Israël :

+ Le Gaon de Vilna :

-> Il est connu que le Gaon de Vilna (1720-1797) encourageait ses élèves à monter en Terre Sainte afin d'initier le processus de rédemption (guéoula). Ce qui est peut-être moins connu, c'est qu'il a lui-même tenté de s'y rendre, mais que, pour des raisons mystérieuses, il n'y est jamais parvenu.
Voici un extrait de la lettre d'adieu qu'il a écrite à sa famille (Iguéret haGra) :
"Je suis venu vous demander de ne pas vous affliger, comme vous me l'avez promis, et de ne pas vous inquiéter. Après tout, les hommes voyagent [à l'étranger] pendant des années afin de gagner de l'argent, laissant leurs femmes derrière eux et errant sans aucun moyen de subsistance.
Mais moi, grâce à D., je voyage vers la Terre Sainte, que tout le monde aspire à voir, l'amour de tout Israël (version alternative : [la terre d'Israël] est l'amour d'Hachem ; tous les êtres célestes et terrestres la désirent).
Et je voyage en paix, D. merci. De plus, vous savez que j'ai laissé derrière moi mes enfants, auxquels mon cœur aspire, et tous mes précieux livres, devenant comme un étranger en terre étrangère. J'ai tout laissé derrière moi ... Il est bien connu que ce monde est entièrement futile et que tous les plaisirs sont sans valeur. Malheur à ceux qui poursuivent la vanité, qui n'apporte aucun bénéfice."

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-> Un des disciples le plus proche du Gaon de Vilna, le rabbi Hillel de Shklov (Kol haTor - chap.5) écrit :
"Qui, parmi toutes les autorités postérieures, est plus grand que notre maître le Gaon de Vilna, le saint d'Israël, qui exhortait ses élèves avec des paroles enflammées à monter en terre d'Israël et à s'engager dans le rassemblement des exilés?
Il encourageait sans cesse ses élèves à hâter le [signe] révélé de la fin [des temps], à rapprocher la fin de l'exil en s'installant en terre d'Israël ...
Qui peut exprimer et décrire l'angoisse de notre maître, lorsqu'il nous parlait de ces choses, à travers son roua'h HaKodech (inspiration divine), les larmes aux yeux?"

Le rabbi de Shklov écrit ailleurs (Kol haTor - chap.1) :
"À mesure que le rassemblement des exilés [en Israël] s'intensifie, la Sitra Achra (forces du mal) augmentera sa puissance. Alors, un autre accusateur s'ajoutera à ceux qui n'encouragent pas le rassemblement des exilés [en Israël] après que le début [de la guéoula] aura commencé avec cela. Car alors, il y aura un refuge à Sion, à Jérusalem et parmi le reste. Un mot suffit aux sages. Cela inquiétait beaucoup notre maître."

-> Un autre disciple du Gaon de Vilna écrit :
"Cette prophétie, "Il y aura un refuge à Sion et à Jérusalem" (Yoel 3,5), a beaucoup inquiété notre maître, le Gaon de Vilna. Car selon cela, un temps viendra, pendant "les pas du machia'h", où le rassemblement des exilés se fera par le biais d'un refuge. Autrement dit, les troubles et les mauvais décrets les forceront à fuir, et seuls les rescapés atteindront Sion et Jérusalem.
C'est l'une des principales raisons pour lesquelles le Gaon de Vilna exhortait ses élèves à se dépêcher de se rendre en terre d'Israël, afin de participer au rassemblement des exilés en temps utile, afin de provoquer le retour à Sion de leur plein gré, et non par nécessité de fuir [par des souffrances et mauvais décrets].
[HaMaguid Dorech Tsion - vol.2, p.71]

-> Le Gaon de Vilna disait : "Nous devons espérer que le rassemblement des exilés [en Israël] se fasse par choix et non par fuite."
[HaMaguid Dorech Tsion - vol.2, p.71, note 33]

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+ Rabbi Na'hman de Breslev :

-> Rabbi Na'hman (1772-1810) a composé des centaines de prières pour de nombreuses occasions et situations. Voici un échantillon de ses nombreuses supplications pour avoir le privilège de vivre en terre d'Israël.

1°/ Dans son Likouté Téfilot 1,47 :
"Accorde-moi le privilège d'aller rapidement, sans délai et sans tarder en terre d'Israël, la Terre de la Vie (érets a'haïm), la Terre Sainte, pour me rouler dans sa poussière, embrasser ses mottes de terre, respirer son air sacré et trouver refuge à son ombre.
Aie pitié de moi et sois miséricordieux envers moi ; aie pitié de moi et accorde-moi le privilège de venir rapidement et en paix en terre d'Israël, la Terre que Tu as choisie parmi toutes les autres terres, la Terre qui est sanctifiée par dix [niveaux] de sainteté (Kélim 1,6), la Terre de la Vie, la Terre où tu mangeras du pain sans pénurie ; tu ne manqueras de rien là-bas (Ekev 8,9) ; la Terre que le Seigneur ton D. recherche ; les yeux du Seigneur ton D. sont toujours sur elle, du début de l'année à la fin de l'année (Ekev 11,12).

2°/ Dans son Likouté Téfilot 1,84 :
"Hachem, Hachem, Tout-Puissant, compatissant et miséricordieux, lent à la colère, abondant en bonté et en vérité : accorde-moi le mérite, dans Ta miséricorde abondante, que moi et tout Israël aspirions, désirions ardemment et souhaitions sincèrement aller en terre d'Israël, jusqu'à ce que j'aie le privilège, dans Ta miséricorde abondante et Ta bonté immense, de réaliser mon désir dans la pratique, d'aller, de voyager et d'arriver en paix en terre d'Israël, rapidement, sans délai et sans tarder.
Car Tu connais l'énormité de mon besoin, combien j'ai besoin d'être en terre d'Israël, la Terre Sainte, en raison de l'immense distance qui existe entre Toi et moi, et en raison de l'énorme densité de mon côté physique, de la perversité de mon cœur et de la confusion de mon esprit.
Pour toutes ces raisons, j'ai besoin d'être en terre d'Israël, où se trouve le fondement principal [et] la source de la foi sacrée. C'est là que se trouve la racine de la sainteté globale d'Israël.
C'est la Terre que Hachem a choisie pour Son peuple élu, Israël.
C'est la Terre que Hachem recherche constamment (cf. Dévarim 11:12), la Terre de la vie véritable et éternelle, la Terre délicieuse, bonne et vaste que Tu as désiré donner à nos ancêtres en héritage (d'après le "Al HaMé'hiya"), la Terre qui contient la Cité de notre D., Sa montagne sainte, belle de ses paysages, joie de toute la terre (cf. Téhilim 48,3).

S'il te plaît, Hachem, Toi qui es miséricordieux et plein de miséricorde, Toi qui es bon et plein de bonté, ... : accorde Ta bonté à mon peuple, selon Ta volonté, et accorde-moi le privilège... de venir rapidement en terre d'Israël, la Terre Sainte, la Terre que nos Patriarches ont héritée, la Terre où tous les vrais tsadikim ont aspiré et désiré ardemment y être.
Et la plupart d'entre eux y sont venus et ont rectifié ce qu'ils pouvaient, ont contribué ce qu'ils pouvaient et ont mérité [d'accomplir] ce qu'ils pouvaient, tout cela grâce à la sainteté de la terre d'Israël, qui est le point le plus saint du monde entier."

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+ 'Hafets 'Haïm :

-> Le 'Hafets 'Haïm (1839-1933) a aspiré toute sa vie à vivre en terre d'Israël, comme en témoigne son fils, rabbi Arych Leib, dans son ouvrage Michtavé hé'Hafetz 'Haïm, une sorte de biographie de son illustre père.
Il y écrit (p.76) :
"Mon honorable père a aspiré toute sa vie à voyager [vers la terre d'Israël], et il était déjà prêt à le faire. Il a [même] envoyé ses livres et ses effets personnels [là-bas], mais au grand regret de tous, [D. dans] les cieux l'en a empêché.
Moi, l'auteur, j'ai voyagé vers notre Terre à mon retour d'exil, dans le seul but de voir la Terre dont nous parlons jour après jour tout au long de notre vie.
Je n'en ai pas parlé à mon honorable père, car je craignais qu'il m'empêche d'y aller en raison des frais importants [que cela impliquait]. Je ne lui en ai parlé que lorsque j'étais déjà dans la Terre, et lorsque je suis revenu [en Europe] et que j'ai rendu visite à mon père, il m'a dit : "Tu as agi de manière insensée! Si tu étais déjà là-bas, tu aurais dû t'y installer"."

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+ Le Ramban :

-> C'est cela (l'importance de vivre en terre d'Israël) qui m'a poussé à quitter ma terre et à m'éloigner de chez moi. J'ai quitté ma maison, abandonné mon héritage, je suis devenu comme un corbeau envers mes fils, cruel envers mes filles, [tout cela] parce que je veux que le départ de mon âme [ait lieu] dans le sein de ma mère (la terre d'Israël).
[Ramban - dracha pour Roch Hachana - selon le commentaire de Rabbi 'Haïm Chavel ]

-> Le Ramban (1194-1270) a immigré en Israël vers la fin de sa vie, sachant qu'il ne reverrait jamais sa
famille, afin de vivre ses derniers jours et de rendre son âme à son Créateur en Terre Sainte.

Selon rabbi Chavel, le Ramban fait référence à un Yérouchalmi (Kilayim 9,3) dans lequel Oula déplore le fait qu'il meurt en dehors de la Terre d'Israël. En réponse à l'assurance de ses élèves qu'ils l'emmèneront en Israël pour l'enterrer, il dit : "Quel avantage [cela m'apporte-t-il] ? Je perds ma perle [c'est-à-dire mon âme] dans une terre souillée. Il n'y a aucune comparaison entre celui qui rend l'âme dans le sein de sa mère et celui qui rend l'âme dans le sein d'un étranger."

Les Guédolé Israël des générations précédentes et suivantes ont tous nourris un amour intense pour la terre d'Israël.
Cet amour brûlait en eux comme une flamme sacrée, que même une abondance d'eau ne pouvait éteindre et que les rivières ne pouvaient emporter.
[rabbi Yé'hiel Michel Tikochinsky (1871-1955) - séfer Eretz Israël 27,7]

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-> Il écrit dans la suite (séfer Eretz Israël 27,9) :
"Alors [que par le passé il était long et dangereux (voir impossible) de faire le trajet jusqu'à Israël, que la vie y était très difficile], que manque-t-il aujourd'hui (où tout est plus facile et confortables)?
Ce désir intense qui brûlait dans le cœur des juifs fidèles qui vivaient dans la diaspora dans le passé, [c'est cela qui manque] ! ...

Aujourd'hui en particulier, les juifs soutiennent la communauté juive en terre d'Israël tout autant que par le passé, mais ils continuent d'aimer la vie en exil, et certains d'entre eux imaginent que c'est là que se trouvera leur foyer à l'avenir ...
Il incombe à chaque juif pratiquant, en particulier à nos rabbins, de tirer les leçons des aliyah précédentes, lorsque [les juifs] sont montés en terre d'Israël en se sacrifiant et en aspirant à trouver refuge dans les cours d'Hachem et à sauver la Terre Sainte de ses profanateurs.
"Quand Hachem favorise les voies d'un homme, même ses ennemis font la paix avec lui" (Michlé 16,7).
[C'est-à-dire] qu'Israël vivrait en sécurité, à l'abri de ses ennemis extérieurs, et que le peuple juif en terre d'Israël rayonnerait à nouveau de son éclat [unique], comme dans les années passées, et que nous nous rapprocherions chaque jour davantage de notre guéoula complète et de notre destin espéré."

La terre d’Israël & séfer ‘Harédim

+ La terre d'Israël & séfer 'Harédim :

-> Rabbi El'azar Azikri a écrit le séfer 'Harédim, il est l'auteur du chant de Shabbath Yédid Néfech. Il était un disciple du Arizal, et il a vécu a Sfat de 1533 à 1600.

-> Le séfer 'Harédim (chap.59) souligne l'importance du désir ardent pour Israël :
"Nous trouvons dans le midrach qu'au début, Hachem dit à Avraham d'aller en terre d'Israël, de la voir, puis de revenir [dans son lieu de naissance]. Après son retour, Il ne lui a pas donné la permission de retourner en terre d'Israël pendant cinq ans, période pendant laquelle [Avraham] a aspiré à y retourner, en disant ce verset : "Ah! me dis-je, que n’ai-je des ailes comme la colombe? Je m’envolerais pour établir [ailleurs] ma demeure. Oui, je fuirais au loin, je chercherais un asile dans le désert; Sélah!" (Téhilim 55,7-8).
[Avraham] dit : "Il vaut mieux loger dans les déserts de la terre d'Israël que dans les palais en dehors d'Israël ('houts laAretz)".
Avraham aspirait [à retourner dans la Terre], et lorsqu'il en reçut la permission [de le faire], il est dit : "Avraham partit comme le Seigneur lui avait dit" (Lé'h Lé'ha 12,4).
Avant d'entrer dans la Terre, il n'en avait pas le désir ardent. Cependant, après y être allé pour la première fois et avoir vu, grâce à une vision prophétique, la précieuse gloire de la sainteté de la Terre, il en eut un désir intense.
Nous, ses descendants, devons tirer une leçon de son exemple, pour les générations futures, afin de désirer ardemment, comme lui, [vivre en terre d'Israël], même si ses habitants souffrent. Nous devons [y vivre] en gardant cela à l'esprit [et accepter] nos souffrances avec joie.

C'est pourquoi la section traitant [du souvenir] d'Amalek est juxtaposée à l'entrée [des Bné Israël] en terre d'Israël dans la paracha Ki Tavo.
Nos Sages (guémara Béra'hot 5a) ont dit : "Hachem a donné 3 cadeaux aux Bné Israël, et Il ne les leur a donnés qu'à travers la souffrance. Ce sont : la Torah, la terre d'Israël et le monde à Venir".
Tout comme Amalek est venu [nous combattre] lors de notre première entrée [dans la Terre], un Amalek viendra de la même manière sur notre chemin lors du rassemblement des exilés, lorsque [les juifs] voudront entrer en terre d'Israël, comme nous le voyons constamment à notre époque. Que Hachem voie cela et juge [nos ennemis]."

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-> Le séfer 'Harédim (chap.59) parle ensuite des sentiments contradictoires, mais complémentaires, de joie et de crainte que l'on doit éprouver lorsqu'on vit en Terre Sainte. Il écrit :
"[La paracha Ki Tavo] commence par le mot véhaya (ce sera - וְהָיָה), [qui est] l'une des douze combinaisons du nom sacré [des lettres de D.], pour suggérer que celui qui vit en terre d'Israël s'accroche à Hachem, à l'opposé de celui qui réside en dehors ('houtz laAretz), c'est-à-dire à un juif qui est comparé à quelqu'un qui n'a pas de D.
[Le verset] utilise cette combinaison [particulière] pour faire allusion à la déclaration de Chazal : "Chaque fois qu'il est dit véhaya, c'est une expression de joie."

Le Ramban inclut la mitsva de résider en terre d'Israël dans [son] décompte des 613 [mitsvot]. Une personne accomplit cette mitsva à chaque instant où elle se trouve dans la Terre [d'Israël].
Or, il est bien connu que la principale récompense [que l'on reçoit pour avoir accompli] une mitsva est la grande joie [que l'on éprouve en la réalisant], comme il est dit : "Parce que tu n'as pas servi le Seigneur ton D. avec joie" (Ki Tavo 28,47).
Par conséquent, celui qui réside en terre d'Israël doit se réjouir continuellement de sa mitsva constante et bien-aimée.
[Mais] il doit également avoir peur et trembler, comme l'écrit Rabbi Shimon bar Yo'haï : "Toute mitsva qui n'est pas [accomplie] avec crainte et amour n'est pas une mitsva". C'est pourquoi il est dit dans Avot déRabbi Natan : "Il faut se réjouir et trembler [de crainte] devant les mitsvot".

Le mot "véhaya" écrit à côté de la mitsva de résider terre d'Israël (yichouv Eretz Israël) fait allusion à la joie [que l'on doit ressentir en accomplissant] la mitsva, et la juxtaposition avec la section d'Amalek fait allusion à la crainte [que l'on doit ressentir en réalisant] la mitsva ...
Les souffrances [que l'on subit en] terre d'Israël, qu'elles proviennent des nations non juives ou de la maladie, sont [comme] un autel expiatoire ...
Les difficultés [que l'on subit] en terre d'Israël déduisent et diminuent [nos] fautes, et les personnes qui y habitent sont pardonnées de leurs fautes.
Il est également dit : "Son pays expiera [pour] Son peuple" (Haazinou 32,43). Mais cela n'est vrai que pour les fautes mineures, pour lesquelles on se repent et que l'on regrette d'avoir commises.
Alors les souffrances [de terre d'Israël] nous purifient, et quand on y meurt, on va directement au gan Eden. "

[chaque juif en Israël accomplit à chaque seconde les 613 mitsvot (par le simple fait d'y résider), ce qui lui procure un avantage éternel énorme, dont il serait passé à côté en étant en dehors d'Israël.
Imaginons la honte d'un juif dans le monde de Vérité quand il réalisera ce qu'aurait pu être la part de son monde à Venir s'il avait vécu en Israël!
De plus, chaque petite souffrance vient nous purifier. Or, selon le principe de nos Sages qu'une souffrance dans ce monde vaut énormément de souffrances expiatoires après notre mort, on se rend compte que le fait d'être en Israël va nous dispenser de tellement de rectifications douloureuses après notre mort. ]

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-> Le séfer 'Harédim (chap.59) conclut son exposé sur la terre d'Israël par une mise en garde :
"Cependant, ceux qui viennent en terre d'Israël sans réaliser qu'ils se trouvent dans le palais du Roi, et qui se rebellent, fautent et passent le plus clair de leur temps à festoyer avec leurs amis et à s'amuser, le verset dit à leur sujet : "Vous êtes venus souiller Mon pays, vous avez fait de Mon héritage une abomination" (Yirmiyahou 2,7).
Il dit également : "Quand vous venez vous présenter devant Moi, qui vous a demandé de fouler Mes cours?" (Yéchayahou 1,12).
[Ces personnes] ne doivent pas penser qu'elles resteront en terre d'Israël après leur mort. Au contraire, [Hachem] les expulsera comme des chiens lorsqu'elles mourront.
Le Pirké déRabbi Eliezer (chap.34) déclare : "Les âmes de tous les réchaïm en terre d'Israël seront chassées du pays, comme il est dit : "Il lancera l'âme de tes ennemis comme du creux d'une fronde" (I Shmouel 25,29).
Et à l'avenir, Hachem saisira les coins de la terre d'Israël et la secouera pour la débarrasser de toute souillure (impureté) et chassera [les fauteurs] de la Terre [saitne], comme il est dit : "Pour saisir les coins de la Terre et en secouer les réchaïm" (Iyov 38,13)."

Le Ramban (dans la paracha A'haré Mot) écrit que la Torah déclare : "La terre a été souillée, et j'ai fait retomber son iniquité sur elle" (A'haré Mot 18,25) en ce qui concerne les relations illicites, même si ces relations sont des interdictions personnelles, n'ayant rien à voir avec la terre d'Israël.
Néanmoins, l'accomplissement principal de toutes les mitsvot est destiné à ceux qui habitent la Terre d'Hachem.
Le Sifra (Kédochim 11,14) enseigne de manière similaire : "Que la terre ne vous vomisse pas" (A'haré Mot 18,28, la terre d'Israël est différente des autres terres ; elle ne retient pas les fauteurs."
Voici, les Cuthéens n'ont pas été punis dans leur terre [natale], mais lorsqu'ils sont venus dans la Terre de D. et y ont commis les mêmes actes [fauteurs] qu'ils avaient commis auparavant, [Hahem] a envoyé contre eux des lions qui les ont tués. C'est pourquoi chacun doit trembler lorsqu'il vient en terre d'Israël [et s'assurer] de craindre Hachem beaucoup plus [vigoureusement] qu'il ne le ferait en 'houtz LaAretz.
Et chacun doit réaliser qu'il vit dans la demeure du Roi."

Avraham & désirer vivre en terre d’Israël

+ Avraham & désirer vivre en terre d'Israël :

-> Le Chlah Hakadoch (Shaar Ha'Otiyot - Ot Kouf, 23) cite le midrach (Béréchit rabba 39,8) qui affirme que Hachem ordonna à Avraham Avinou de se rendre en terre d'Israël, puis lui dit de la quitter pendant cinq ans. Pendant ces années, Hachem n'a pas permis à Avraham de retourner en terre d'Israël, malgré son immense désir de le faire, afin qu'il développe un profond attachement pour la Terre Sainte.
Il est écrit :"Et j'ai dit : si seulement j'avais des ailes comme la colombe, je m'envolerais et je trouverais le repos. Voici, je m'en irais au loin, je demeurerais dans le désert pour toujours" (Téhilim 55,7-8).
Nos Sages déduisent de ce verset qu'il vaut mieux résider dans le désert de la terre d'Israël que dans les grands châteaux d'en dehors d'Israël (en 'houtz la'Aretz).

Avant qu'Avraham n'entre en terre d'Israël, il n'en avait pas envie, car il ne l'avait jamais expérimentée. Ce n'est qu'une fois qu'il eut enfin pénétré dans le pays qu'il fut capable, grâce à la prophétie, d'apprécier à sa juste valeur la sainteté et le caractère sacré qui lui sont inhérents.
C'est pourquoi, lorsqu'il fut contraint de quitter la terre d'Israël, son désir d'y retourner ne connut aucune limite.

Le Chlah Hakadoch ajoute un autre aspect de la relation d'Avraham Avinou avec la terre d'Israël : sa détermination à y vivre malgré les épreuves qu'il a endurées.
Cela devrait nous servir de leçon, [d'exemple sur la façon de voir les choses]. Tout comme [notre papa] Avraham et sa descendance ont désiré [ardemment] la terre d'Israël malgré les souffrances qu'ils y ont endurées, nous devrions également désirer y vivre, même au prix de souffrances et d'épreuves. [même s'il est sincèrement compliqué d'y aller vivre pour le moment, on doit aimer, aspirer, et prier pour notre terre d'Israël! ]
C'est pourquoi la Torah juxtapose le passage de l'attaque d'Amalek contre Bné Israël avec celui qui traite de leur entrée dans la terre d'Israël. Amalek a attaqué Bné Israël alors qu'ils étaient en route vers la terre d'Israël, leur infligeant beaucoup de difficultés et de souffrances.
De même, lorsque les juifs tenteront de monter en terre d'Israël depuis l'exil, Amalek s'interposera et les attaquera. Cela nous causera des difficultés, mais la guémara dans Massékhet Béra'hot nous y a déjà préparés, en nous informant que la terre d'Israël est un cadeau qui doit être acquis à travers la souffrance.

Le Chlah Hakadoch ajoute qu'il est bien connu que la principale récompense pour l'accomplissement d'une mitsva dépend du degré de joie que l'on éprouve en l'accomplissant. Si tel est le cas, celui qui vit en terre d'Israël doit toujours se réjouir de cette mitsva, qui est une mitsva accomplie en permanence, à chaque instant de la journée.
Les souffrances que nous endurons en terre d'Israël, causées par les non juifs hostiles qui nous entourent et par les conditions de vie difficiles, sont pour nous comme un autel d'expiation.
C'est à travers ces tribulations que nos fautes sont effacées et que nous méritons d'aller directement au Gan Eden après notre mort.

Amour de la terre d’Israël & les fruits de Guénosar

+ Amour de la terre d'Israël & les fruits de Guénosar :

-> Dans son séfer de réponses halakhiques intitulé Torah Lichma (siman 418), le Ben Ich 'Haï répond à la question suivante qui lui a été posée :
"Moi, serviteur d'Hachem, j'ai récemment eu le mérite de quitter mon domicile et de monter en terre d'Israël, dans la ville sainte de Tsfat. A quelques heures de route de chez moi, il y a des vergers dont les fruits sont particulièrement sucrés et savoureux, même selon les normes d'en dehors d'Israël.
Je demande s'il serait mal vu de m'y rendre et d'y rester quelques jours, même selon les normes des pieux, car cela serait une perte de temps et une recherche des plaisirs mondains.
Peut-être, cependant, que cela n'est pas considéré comme problématique, même selon les critères des pieux, puisque le voyage est motivé par les fruits de la terre d'Israël et qu'il montrera à quel point j'apprécie la terre d'Israël."

La réponse du Ben Ich 'Haï n'est pas moins surprenante que la question :
"Même pour ceux qui agissent au niveau des pieux, il ne devrait y avoir aucune hésitation à entreprendre un tel voyage. Nous trouvons la même activité décrite dans la guémara (Erouvin 30a) qui rapporte au nom de Rabba bar bar 'Hana :
"Lorsque je suivais Rabbi Yo'hanan pour manger les fruits de Guénosar (des fruits très sucrés qui poussent dans la région du lac Kinéret - גִינּוֹסַר), alors que nous étions une centaine d'étudiants à l'accompagner, chacun d'entre nous ramassait dix fruits pour Rabbi Yo'hanan, soit un total de mille fruits.
Mais lorsque nous n'étions que dix étudiants à l'accompagner, nous ramassions chacun cent fruits pour Rabbi Yochanan, soit un total de mille.
Rebbi Yo'hanan consommait alors tous les fruits et disait : "Je jure que je ne suis pas rassasié".

Nous voyons que Rabbi Yo'hanan et une centaine de ses étudiants prenaient du temps libre uniquement dans ce but. Comme l'indique clairement la guémara, ils voyageaient uniquement dans le but de manger les fruits.
Ils faisaient certainement cela pour montrer à quel point la terre d'Israël leur était précieux. Ils étaient sans aucun doute tous des rabbins saints et spirituels, et nous pouvons donc en conclure qu'il s'agit bien d'une pratique pieuse.
C'est ainsi qu'ils montraient à Hachem à quel point ils étaient reconnaissants de vivre en terre d'Israël".

Lorsque les morts ressusciteront, Hachem "secouera" la terre d'Israël (pour ainsi dire) et les réchaïm en seront chassés, ne laissant que les justes (tsadikim).
[midrach Michlé chap.17]

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-> voir aussi : https://todahm.com/2026/02/04/49131

Venir vivre en Israël = sonner le plus beau shofar du machia’h

+ Venir vivre en Israël = sonner le plus beau shofar du machia'h :

-> A Roch Hachana 1933, le rav Avraham haCohen Kook (Maamaré HaRéiya - vol.1 p.268) a fait le discours suivant dans la synagogue de la 'Hourva à Jérusalem :

"Ce jour-là, un grand shofar retentira, et ceux qui se sont perdus au pays d'Assyrie et ceux qui ont été rejetés au pays d'Égypte viendront se prosterner devant le Seigneur, sur la montagne sainte à Jérusalem" (Yéchayahou 27,13).

"Notre D. et D. de nos pères, sonnez le grand shofar pour notre liberté" (Moussaf pour Roch Hachana - Shofarot).
Le prophète a prophétisé au sujet d'un grand shofar de la rédemption (guéoula), et nous prions spécifiquement pour que le grand shofar retentisse ; car il existe différents niveaux de shofar de rédemption : Il y a un grand shofar, un shofar ordinaire de taille moyenne et un petit shofar.

Le shofar du machia'h est comparé au shofar ordinaire, c'est-à-dire le shofar de Roch Hachana. La loi juive détermine trois niveaux [de cacherout] en ce qui concerne le shofar de Roch Hachana :
1°/ la manière la plus appropriée d'accomplir la mitsva est d'utiliser une corne de bélier (Shoulchan Aroukh - Orakh Chayim 686:1).
2°/ à posteriori (bédi avad), tous les shofars sont casher (ibid.).
3°/ un shofar provenant d'un animal non casher ou d'un animal appartenant à un non-juif qui était vénéré comme un dieu est invalide (passoul). Cependant, si quelqu'un souffle dans un tel shofar, il s'acquitte de son obligation [à posteriori]. De plus, il est permis de souffler dans n'importe quel shofar si l'on ne peut pas se procurer un shofar casher, à condition de ne pas réciter de bénédiction dessus (voir Michna Béroura, ibid.).

Ces catégories halachiques mentionnées en rapport avec le shofar de Roch Hachana correspondent à différents niveaux du shofar de la rédemption (guéoula).

Qu'est-ce que le shofar de la rédemption exactement?
Lorsque nous parlons du "shofar du machia'h", nous faisons référence à un réveil et à une impulsion qui provoquent la renaissance et la rédemption du peuple juif. Ce réveil est la tékia (son du shofar) qui rassemble ceux qui sont perdus et mis à l'écart, les amenant à la Montagne Sainte à Jérusalem.

A différents moments de l'histoire juive, il y a eu un réveil et un désir [de rédemption] qui trouvaient leur origine dans la sainteté. Même aujourd'hui, il existe des groupes et des individus parmi le peuple juif qui ont un tel désir.
[Ce réveil sacré] repose sur une forte croyance en Hachem et en Sa Torah, [sur une compréhension] de la sainteté d'Israël et de sa mission, et sur le désir d'accomplir la volonté de D., qui est la rédemption complète d'Israël.
C'est là le grand et excellent shofar, le désir d'une nation d'être délivrée en raison de sa noble aspiration à accomplir sa grande mission, ce qui ne peut se faire lorsqu'elle [la nation] est exilée et opprimée.
[nous avons beaucoup de désirs de sainteté et nous comprenons qu'ils ne peuvent se matérialiser uniquement en étant en terre d'Israël. Ainsi, ce désir de sainteté est comme un shofar qui nous réveille à aller en Israël, mettant de côté toute considération de notre égo qui nous endort dans le confort, l'habitude de notre nation natale. ]

Cependant, parfois, ce désir sacré se détériore. Il n'y a pas beaucoup d'enthousiasme pour les idées nobles et sacrées. Néanmoins, la nature humaine saine, qui trouve également son origine dans la sainteté, existe toujours (au moins).
Cette nature humaine saine crée au sein de la nation un désir simple et naturel de devenir souveraine sur son territoire, de se lever et d'être libre, de mener une vie simple et libre, comme toutes les autres nations. Ce désir naturel, qui découle de sentiments patriotiques normaux, est le shofar ordinaire, de taille moyenne, que l'on trouve partout.
Celui-ci est également un shofar casher ; et même si le premier type est préférable, "à posteriori, tous les shofars sont casher".

Cependant, il existe également une troisième catégorie de shofar du machia'h, qui correspond également au shofar de Roch Hachana. Il s'agit d'un petit shofar invalide, utilisé sous la contrainte, lorsqu'il n'y a pas de shofar casher à disposition. Si l'enthousiasme sacré, avec son désir noble de rédemption qui en découle, a expiré, et si les sentiments nationalistes humains normaux, le désir de vivre honorablement en tant que nation, ont également expiré, [c'est-à-dire] s'il est impossible de souffler dans un shofar casher pour notre rédemption, nos ennemis viennent et soufflent [le shofar] de la rédemption dans nos oreilles.
Ils nous forcent à entendre le son du shofar. Ils crient et font du bruit dans nos oreilles, nous refusant le repos dans la diaspora.
Le shofar d'un animal impur devient le shofar du machia'h. Amalek, Petliura, Hitler, ... nous réveillent à la rédemption.
Celui qui n'a pas écouté le son du premier shofar, et celui qui n'a pas voulu écouter le son du deuxième shofar ordinaire non plus, parce que ses oreilles étaient fermées, écouteront le son du shofar impur et invalide. Il l'écoutera contre son gré.

Néanmoins, même lui s'acquitte de son obligation. Même [ce type de] nationalisme, celui du bâton, de la persécution des juifs, contient une forme de rédemption.
Cependant, on ne doit pas réciter de bénédiction sur ce type de shofar, [comme le dit la Michna] : "On ne récite pas de bénédiction sur tout ce qui est une sorte de malédiction" (Béra'hot 6:4).

Nous prions pour que Hachem, ne nous oblige pas à écouter le shofar invalide et impur. Nous ne désirons pas non plus le shofar ordinaire, de taille moyenne, presque profane. Nous prions : "Sonnez le grand shofar pour notre liberté", un shofar qui vient du plus profond de la sainteté de l'âme juive, de notre Saint des Saints. Alors, la rédemption (guéoula) sera totale.

Si tous les juifs étaient revenus en Israël, le 2e Temple n’aurait pas été détruit

+ Si tous les juifs étaient revenus en Israël, le 2e Temple n'aurait pas été détruit :

-> La nation d'Hachem a résidé la Terre de D. pendant près de 900 ans, atteignant les sommets de la sainteté avant de sombrer jusqu'à mériter l'exil. Lorsqu'ils ont quitté Sion, ils ont ressenti cette perte : "Sur les rives de Babylone, nous nous sommes assis et nous avons pleuré, en nous souvenant de Sion ... Comment chanterions-nous les cantiques du Seigneur sur une terre étrangère? Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite oublie [son habileté]. Que ma langue s'attache à mon palais, si je ne me souviens pas de toi, si je n'élève pas Jérusalem au-dessus de ma plus grande joie" (Téhilim 137,1-6).

Alors ils pleurèrent (réalisant la différence spirituelle énorme entre résider en Israël ou pas), mais lorsqu'ils arrivèrent en diaspora et s'adaptèrent à la vie babylonienne, ils s'habituèrent rapidement à leur nouvelle existence en exil. En peu de temps, l'amer devint doux et le doux devint amer.
Même après la déclaration de Cyrus (annonçant la construction du 2e Temple) : "Le Seigneur D. du ciel m'a donné tous les royaumes de la terre, et il m'a chargé de lui bâtir une maison à Jérusalem, qui est en Judée. Que tous ceux d'entre vous qui appartiennent à son peuple, que son D. soit avec eux, montent à Jérusalem, en Judée, et construisent la maison du Seigneur D. d'Israël (Ezra 1,2-3), les "endormis" de Babylone ne se sont pas réveillés.
Et les 42 360 juifs qui sont retournés en terre d'Israël (Ezra 2,64) n'étaient pas les plus distingués : "Dix [divisions] généalogiques sont venues de Babylone ... des convertis, des esclaves affranchis, des illégitimes" (Kidouchin 69a).
Rachi explique : "Ezra a mis de côté tous les [juifs] indignes et les a emmenés avec lui", comme le dit Rabbi Elazar : "Ezra n'a pas quitté Babylone avant de l'avoir rendue [aussi pure] que de la farine fine" (Kidouchin 69b).

-> Rabbi Yé'hiel Halperin (Séder HaDorot 3413) écrit :
"Ezra, le prêtre et scribe, monta de Babylone à Jérusalem ... Nos Sages déclarent (dans le dernier chapitre de Kidouchin) que peu de juifs montèrent avec Ezra à Jérusalem ...
Certains disent que de nombreux juifs qui avaient été exilés en Egypte au moment de la destruction du 1er Temple y restèrent jusqu'à ce qu'Alexandre le Grand construise Alexandrie, moment auquel ces juifs s'y installèrent [à Alexandrie] et se multiplièrent. Ceux qui se rendirent dans les terres d'Ammon, de Moav et de Grèce firent de même. Les exilés qui se rendirent en Espagne firent également de même, car ils ne voulaient pas quitter leurs maisons, affirmant que la construction du 2e Temple n'était qu'un souvenir (comme une simple mémoire du 1ere Temple)."

[lorsque nous avons le confort de notre terre de résidence (bien qu'en exil), nous trouvons toutes les excuses les plus louables pour y rester, plutôt que d'envisager d'aller en terre Israël (ce qui est la véritable volonté d'Hachem). ]

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+ Les juifs du Yémen :

-> Le rabbi Shlomo Adeni (1567-1629), érudit du Yémen (enterré à 'Hevron), écrit dans l'introduction de son monumental commentaire sur la michna (Mélé'het Shlomo) :
"J'ai hérité d'une tradition de la maison de mon grand-père paternel, originaire des villes du Yémen, selon laquelle nous avons été exilés [là-bas] depuis le premier exil ... Nous avons également une tradition selon laquelle nous descendons du groupe auquel Ezra a demandé de venir [à Jérusalem] au moment de la construction du 2e Temple.
Ils ont refusé catégoriquement (aller en Israël, préférant rester au Yémen), alors il les a maudits en leur infligeant une pauvreté éternelle.
En raison de nos fautes, [cette malédiction] s'est pleinement réalisée dans notre exil, [sous la forme à la fois] d'une pauvreté dans la Torah et de difficultés financières, en particulier dans ma jeune famille ... L'indigence et la famine nous ont frappés, de sorte que les deux malédictions d'Ezra se sont réalisées à travers nous."

-> Le rav Yaakov Sapir (1822-1885) évoque également l'exil yéménite (dans son Even Sapir - ce livre est un recueil de ses impressions lorsqu'il a voyagé pour récolter des fonds pour la communauté des Pérouchim de Jérusalem (élèves du Gaon de Vilna) en l'année 1858). Il y écrit :
"Ils ont une tradition [au Yémen] selon laquelle leurs ancêtres sont venus vivre dans ce pays 42 ans avant la première destruction [du Temple] ... Lorsque Ezra est monté [en terre d'Israël] depuis Babylone [pour la construction du 2e Temple] et a envoyé des lettres à tous les juifs [les exhortant] à le rejoindre, il a également envoyé [une lettre aux juifs yéménites], mais ils ne sont pas venus ...
Le Grand Cohen, c'est-à-dire Ezra, s'est mis en colère contre eux et les a excommuniés par une interdiction sévère ... Ils n'ont ni paix ni tranquillité."

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+ Les juifs de Perse :

-> Dans son ouvrage Nid'hé Israël (p.128-129), le 2e président d'Israël, Its'hak Ben-Tzvi, rapporte une tradition préservée parmi les juifs perses, selon laquelle Guillard, un village situé à environ 70 kilomètres de la capitale iranienne, Téhéran, serait en réalité une forme déformée du nom hébreu Guil'ad.
Selon cette tradition, le roi d'Assyrie aurait exilé 60 000 juifs de la région de Guil'ad en Israël et les aurait emmenés en Perse, où ils se seraient installés et auraient construit une grande ville, ainsi que de nombreux villages environnants. Pendant de nombreuses générations, ces juifs de Guil'ad ont travaillé dans l'agriculture et ont vécu en sécurité au milieu des montagnes, libérés du joug des nations. Ils inspiraient même la crainte dans le cœur des tribus environnantes.
La tradition se poursuit et raconte comment Ezra et Né'hémia, ont envoyé des messagers à tous les juifs de Perse, leur demandant de retourner en terre d'Israël (au regard de la construction du 2e Temple).
Ezra lui-même s'est rendu dans le Guil'ad perse et a insisté pour que les descendants de ceux qui avaient été exilés du Guil'ad d'origine quittent leurs champs et leurs maisons et rejoignent les autres juifs qui revenaient de la diaspora.
Cependant, les Guil'adites refusèrent de partir, affirmant que la terre d'Israël était ravagé par la guerre, alors qu'ils vivaient en paix et jouissaient de la liberté dans leur nouvelle terre.
Ils affirmaient également qu'ils avaient beaucoup de terres, d'eau et d'air [dans leur nouvelle patrie], alors pourquoi quitteraient-ils leur lieu de vie pour voyager vers une [terre] lointaine ?

Ezra répondit que les bons moments étaient comme une ombre fugace et qu'il prévoyait des temps difficiles. Tout ce qu'ils avaient acquis leur échapperait : leurs biens fondraient comme neige au soleil et ils subiraient un exil cruel s'ils refusaient d'écouter la voix qui les appelait à retourner sur la terre de leurs ancêtres. Néanmoins, les juifs de Guil'ad s'endurcirent et ignorèrent les supplications et les reproches d'Ezra.
Ezra le scribe ajouta : Même si vous êtes nombreux aujourd'hui, ne croyez pas que cette situation durera éternellement. Des jours viendront, dit le Seigneur, où il ne restera même pas dix d'entre vous. Le peuple fut tellement indigné qu'il maudit Ezra, lui souhaitant de ne pas avoir le privilège de retourner à Jérusalem.
En effet ... les deux malédictions se réalisèrent : Ezra mourut sur le chemin du retour vers Jérusalem, et il ne resta même pas un minyan (quorum de dix hommes) à Guil'ad en Perse.

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+ Les prêtres (Cohen) et les Lévites de Djerba :

-> Une tradition similaire existe parmi les cohanim de Djerba (une île au large de la côte tunisienne), qui sont les descendants de Tsadok, le [grand] prêtre.
Lorsque le Premier Temple fut détruit, ces prêtres émigrèrent en Afrique ... Au début de l'ère du Second Temple, Ezra le scribe entreprit de rassembler les dispersés d'Israël, en particulier les Cohanim et les Lévi'im, qui étaient nés tels depuis leur naissance.
Lorsqu'il arriva à Djerba, il tenta de persuader les Cohanim de retourner à Jérusalem, mais ceux-ci refusèrent, affirmant qu'ils ne croyaient pas que le Second Temple fût divinement ordonné.
Ezra les maudit, eux et leurs descendants, les privant du privilège de se tenir devant Hachem et de Le servir tant que le Temple existerait.

-> Le rabbi Ra'hamim 'Haï 'Havita HaCohen (qui fut grand rabbin de Djerba) écrit également à propos de cette tradition. Il affirme qu'Ezra demanda uniquement aux Lévites de monter, et qu'après les avoir maudits, ceux-ci le maudirent à leur tour.
Les deux malédictions se réalisèrent : Ezra mourut avant d'atteindre la terre d'Israël, et eux moururent peu à peu (au cours d'une année) jusqu'à ce qu'il n'en reste plus aucun. En effet, jusqu'à récemment, aucun Lévite (Lévi) ne vivait à Djerba, et tout Lévite qui venait s'y installer évitait d'y rester une année entière, par crainte de la malédiction d'Ezra ... Il passait plutôt un mois de l'année dans une autre ville, afin de ne pas rester à Djerba pendant une année entière.

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+ La réponse d'Hachem :

-> Cette négligence (de vouloir revenir en terre d'Israël) a eu de graves conséquences, comme le révèle le midrach :
"Les rabbins interprètent le verset (Shir HaShirim 8,8-9) en référence à ceux qui sont sortis de la diaspora [babylonienne].
"Nous avons une petite sœur" = cela fait référence à ceux qui sont sortis de la diaspora (pour aller en Israël). "Petite" car ils étaient peu nombreux.
... "Si elle est un mur [nous construirons sur elle un rempart d'argent]" = si les juifs étaient montés [comme] un mur ("c'est-à-dire tous ensemble" - selon le Etz Yossef) de Babylone, le Saint Temple n'aurait pas été détruit une seconde fois.
[selon le Etz Yossef : "ils auraient dû monter [comme un] mur avant que ce décret [de destruction] ne soit pris, mais comme ils ne l'ont pas fait, leur faute a provoqué la promulgation de ce décret" ]

Rabbi Zéra se rendit au marché pour acheter quelque chose. Il dit à l'homme qui pesait [son achat] : "Assurez-vous de bien le peser". L'homme répondit : "Tu ne quitteras pas cet endroit, toi, le Babylonien, dont les ancêtres ont détruit le Temple!"
À ce moment-là, Rabbi Zéa se dit : "Mes ancêtres sont-ils différents des siens?"
Il entra dans la salle d'étude et entendit la voix de Rabbi Shila, qui était assis et enseignait : "Si elle était un mur = si les juifs avaient quitté la diaspora [comme un] mur, le Temple n'aurait pas été détruit une seconde fois".
[Rabbi Zéra] dit : "Ce juif ignorant (au marché) m'a bien enseigné."
[midrach Shir HaShirim rabba 8,11 ]

-> Le Talmud rapporte le récit suivant :
"Reich Lakich nageait dans le Jourdain. Rabba bar Bar-Chana est arrivé et lui a tendu la main [pour l'aider à sortir du fleuve]. Reih Lakih dit : "Par Dieu, je te déteste! [Rachi : Je déteste tous les habitants de Babylone, qui ne sont pas montés (en terre d'Israël) à l'époque d'Ezra, empêchant ainsi la Chékhina de revenir et de reposer sur le Second Temple.
Comme il est écrit : "Si elle est un mur, nous construirons sur elle une courtine d'argent ; et si elle est une porte, nous l'entourerons d'une planche de cèdre" (Shir HaShirim 8,9) = si vous vous étiez comportés comme un mur et étiez tous montés ensemble à l'époque d'Ezra, vous auriez été comparés à l'argent, qui ne se détériore pas.
Maintenant que vous êtes montés comme des portes, vous avez été comparés au bois de cèdre, qui se détériore [Rachi : une porte à deux battants s'ouvre un battant à la fois ; de même, vous êtes montés par moitié (c'est-à-dire de manière insuffisante)]."

-> Ailleurs, nos Sages (midrach Shir haShirim rabba 8,11) relatent :
"Lorsque Reich Lakich les voyait (les juifs babyloniens) se rassembler sur la place du marché, il leur disait : "Écartez-vous! ... Lorsque vous êtes venus [de Babylonie], vous ne vous êtes pas comportés comme un mur, et ici, vous venez former un mur?
Quand Rabbi Yo'hanan les voyait, il les provoquait en disant : "Si le prophète les a provoqués, comme il est dit : "Mon D. les méprisera, car ils ne l'ont pas écouté, et ils erreront parmi les nations" (Hochéa 9,17), devrais-je m'abstenir de les provoquer?!". "

-> L'auteur du Etz Yosef écrit dans son commentaire sur ce midrach :
"Peut-être Rabbi Yo'hanan voulait-il [tirer sa leçon] de la fin du verset : "Et ils erreront parmi les nations". Errer signifie le contraire de rester [fixement] au même endroit.
Ainsi, lorsque Rabbi Yo'hanan vit les juifs babyloniens se rassembler pour rester au même endroit, il les provoqua verbalement afin qu'ils se dispersent et errent d'un endroit à l'autre.
Il pensa : si le prophète les a mis en colère et les a maudits avec ces mots, ne devrais-je pas les provoquer de la même manière? Autrement dit, j'ai le droit de leur dire la même chose que le prophète leur a dite, étant donné qu'il m'a précédé avec ces paroles de réprimande."

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-> Rabbi Yéhouda HaLévi (1075-1141) détaille ce pont dans son séfer HaKouzari.
A ce sujet, voir : https://todahm.com/2025/06/06/terre-disrael-le-kouzari

On peut citer :
"C'est précisément cette faute qui nous a empêchés d'accomplir ce que Hachem nous avait promis pour le Second Temple, comme il est dit : "Réjouis-toi et sois heureuse, fille de Sion, [car je viens et je vais résider parmi toi, dit D.]" (Zé'haria 2,14).
Cela signifie que la Divinité était prête à résider [dans le Second Temple] comme elle l'avait fait auparavant [dans le Premier Temple], à condition que le peuple juif accepte dans son ensemble de retourner avec empressement en terre d'Israël.
Au lieu de cela, seuls quelques-uns sont revenus, tandis que la majorité, y compris les dirigeants importants, est restée à Babylone. Ils ont préféré la soumission dans la diaspora, afin de ne pas avoir à quitter leurs maisons et leurs affaires.

C'est peut-être ce que Shlomo voulait dire lorsqu'il a dit : "Je dors, mais mon cœur veille" (Shir HaShirin 5,2), comparant les juifs de la diaspora à quelqu'un qui dort. Même si l'on dort, le cœur veille et bat toujours, ce qui représente la constance de la prophétie qui était toujours parmi eux (et attendait leur retour).
[Et dans ce même verset, il est dit] : "Une voix! Mon bien-aimé frappe!", ce qui fait référence à l'appel d'Hachem à retourner en terre d'Israël.
Et "Ma tête est couverte de rosée" (ibid.) fait référence à la Présence divine, qui a quitté le refuge du Temple [et attendait à l'extérieur, comme quelqu'un qui attend dehors tandis que la rosée s'accumule sur sa tête].
Quand il est dit ensuite : "J'ai retiré ma robe" (Shir haShirim 5,3), cela fait référence à la lenteur du peuple juif à revenir [comme quelqu'un qui est trop paresseux pour enfiler sa robe et répondre à la porte].
Mon bien-aimé a passé sa main à travers l'interstice [de la porte] (Shir haShirim 5,4) fait référence à Ezra, Né'hémia et aux autres prophètes, qui ont exhorté le peuple à retourner en terre d'Israël, jusqu'à ce que certains acceptent finalement de revenir. Mais leur consentement à revenir n'était pas sincère, comme il est dit : "La force de celui qui porte les fardeaux s'est affaiblie" (Né'hémia 4,4).

Hachem, à son tour, les a récompensés en fonction de ce qui était caché dans leur cœur, de sorte que toute la sainteté qui est revenue était dans un état diminué, proportionnel à leur état diminué. En effet, la divinité ne repose sur une personne que dans la mesure où celle-ci y est réceptive, que ce soit beaucoup ou peu.
Si nous nous préparions correctement à accueillir le D. de nos ancêtres avec un cœur entier et une âme désireuse, nous Le rencontrerions de la même manière miraculeuse que nos ancêtres en Égypte. [en précision de la venue imminente du 3e Temple, nous devons désirer ardemment la terre d'Israël, et si nous pouvons y résider, en apprenant de notre erreur lors du 2e Temple. ]
C'est pourquoi nos récitations de phrases telles que "Prosternez-vous devant la montagne de Sa sainteté" (Téhilim 99,9), "Prosternez-vous devant Son marchepied" (Téhilim 99,5), "[Béni sois-Tu] qui ramènes Ta présence divine à Sion" (Amida - Shemoné Esré), et autres phrases similaires, ne sont [pour nous] que le gazouillis d'oiseaux [tels que les perroquets, qui imitent la voix humaine (nous ne pensons/vivons pas ce que nous disons!)] ; nous ne réfléchissons pas à ce que nous disons lorsque nous prononçons ces phrases et d'autres similaires. C'est comme vous le dites, roi Khazar."

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-> L'auteur du Otzar Né'hmad commente (le Kouzari ci-dessus) :
"Cela ressemble à un amant fidèle qui frappe à la porte de sa bien-aimée qui dort profondément, en disant : "Réveille-toi, ma bien-aimée! Combien de temps vas-tu dormir? Remplissons-nous d'amour".

"Car ma tête est remplie de rosée" (Shir HaShirin 5,2) fait référence à la Chékhina qui émane des ombres du Temple sacré : cela peut être comparé à un homme qui frappe à l'aube, attendant dehors que quelqu'un lui ouvre la porte. Il dit : "Combien de temps dois-je rester ici sous le ciel ouvert? Jusqu'à ce que ma tête se remplisse de la rosée du matin?!"
De même, la Chékhina attendait avec impatience [le retour des juifs], tandis qu'elle se tient au-delà de Ses ombres protectrices, c'est-à-dire le Temple.
Toutes ces analogies courantes sont un moyen de nous aider à comprendre [le message]."

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-> Le midrach (Tan'houma Tétsavé 13) : "Ezra leur dit de monter en terre d'Israël, mais ils ne voulurent pas le faire".
Le peuple bien-aimé d'Hachem négligea de monter à l'époque d'Ezra, l'empêchant ainsi de le délivrer complètement pendant l'ère du Second Temple.

-> Certes, la haine d'Hachem envers ceux qui ont rejeté la rédemption à l'époque d'Ezra ne s'est pas exprimée de la même manière qu'envers ceux qui ont rejeté la rédemption d'Égypte, mais elle a entraîné une punition qui n'était pas moins sévère. Deux mille ans de difficultés, de persécutions, de souffrances et d'effusions de sang, tel a été notre sort en raison de notre obstination à rester sur une terre étrangère.

Le passage suivant du Séder HaDorot (p.126) confirme cette idée :
"L'auteur du Sma explique pourquoi les mauvais décrets sont plus fréquents à Worms que dans toute autre communauté ou tout autre État. Les juifs se sont installés à Worms à l'époque de la destruction du Premier Temple. Après les 70 ans d'exil babylonien, les exilés sont retournés à Jérusalem et en terre d'Israël. Ceux qui s'étaient installés à Worms, cependant, ne sont pas revenus.
Les habitants de Jérusalem leur ont écrit pour les exhorter à venir s'installer en terre d'Israël ...
Mais ils n'en ont pas tenu compte, répondant : "Vous pouvez habiter dans la grande Jérusalem ; nous habiterons ici, dans la petite Jérusalem".
Cela s'est produit parce qu'ils étaient extrêmement riches et très distingués aux yeux du souverain et des non juifs.
C'est pourquoi les mauvais décrets ont été renouvelés à leur égard plus que dans toute autre communauté ou tout autre pays."

Terre d’Israël & pourquoi 80% des juifs sont morts en Egypte

+ Terre d'Israël & pourquoi 80% des juifs sont morts en Egypte :

-> Le Kli Yakar (1550-1619) écrit (Vayigach 47,27) :
"Israël (les juifs) s'est installé en Egypte, dans le pays de Gochen, et s'y est établi ; il s'est développé et s'est multiplié considérablement (Vayigach 47,27) : Ce verset tout entier accuse les enfants d'Israël ("s'y fixèrent (vayéa'hazou - Rachi : prendre possession [c'est notre terre - ex: Gochen, Paris ... devient la petite Jérusalem]), y crûrent et y multiplièrent prodigieusement").
Car Hachem a décrété : "Tes descendants seront étrangers [dans un pays qui n'est pas le leur]" (Lé'h Lé'ha 15,13).
Or, ils ont cherché à s'installer dans le lieu où il avait été décrété qu'ils seraient étrangers ... Le verset leur reproche cette "installation" (le fait de s'y fixer solidement, nous faisant oublier notre Terre unique!), car ils ont cherché une part dans une terre qui n'était pas le leur ...
Ils se sont tellement installés en Egypte qu'ils ne voulaient plus partir, jusqu'à ce que Hachem, doive les faire sortir de force.
Et ceux qui ne voulaient [toujours] pas partir sont morts pendant les trois jours d'obscurité."

-> Ailleurs, le Kli Yakar (A'haré Mot 18,3) écrit :
"Tout cela prouve qu'ils méprisaient la Terre Sainte, qui avait été choisie depuis l'époque des Patriarches comme un lieu sacré et pur, une Terre dont dépendent la plupart des mitsvot de la Torah.
Les juifs méprisaient tout cela, jusqu'à ce que Hachem doive les y amener contre leur gré."

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-> "Mon bien-aimé m'a répondu et m'a dit" (Shir HaShirim 2,10) : [Hachem dit aux Bné Israël] "Que faites-vous ici, dans un lieu souillé (l'Egypte - en opposition à la Terre Sainte) ... " Debout, Mon amie, Ma toute belle, et viens-t'en" (koumi la'h rayati, oul'hi lakh - Shir HaShirim 2,10).
[Israël] répondit : "Maître de l'Univers, Tu nous as dit que nous serions esclaves pendant 400 ans, et [ce temps] n'est pas encore écoulé".
[Hachem] répondit : "Il est déjà terminé", comme il est dit : "voici l'hiver qui est passé" (ki iné assétav avar - Shir Hashirim 2,11).
[midrach Chémot rabba 15,1 ]

Le Etz Yossef commente :
"De nombreux [juifs] voulaient que Moché les sauve de l'asservissement et les établisse comme hommes libres en Egypte, afin qu'ils n'aient pas à quitter leur lieu de naissance.
C'est pourquoi [Hachem] leur dit qu'ils devaient quitter [l'Égypte], afin qu'ils n'apprennent pas des égyptiens et ne commettent pas toutes sortes d'abominations, comme eux [les égyptiens]."

=> Comme c'est étonnant! Même après la révélation Divine incroyable qui a eu lieu lors des 8 premières plaies, même après le sang, les grenouilles, les poux, les animaux sauvages, la peste, les ulcères, la grêle et les sauterelles, cette faiblesse [d'être attaché à notre terre de naissance] est restée intacte.
Malgré l'accusation des anges sur la réalité : "Les égyptiens et les juifs sont tous deux des idolâtres" (Zohar Térouma 170b) [impliquant que la mer Rouge ne devait pas s'ouvrir pour les sauver des égyptiens], Hachem a ouvert la mer avec de nombreux miracles.
[malgré notre 49e niveau d'impureté sur 50, Hachem nous fait sortir d'Egypte d'une façon grandiose.]

Cependant, il y a un aspect où Hachem n'est pas indulgent, c'est lorsque nous sommes si liés dans le pays dans lequel nous vivons en exil, que nous n'avons pas véritablement envie de la terre d'Israël.

[on a tendance à penser que les 80% des juifs morts pendant la plaie de l'obscurité était des réchaïm, mais il ne faut pas oublier qu'ils étaient par exemple petits-enfants des tribus (ex: avoir comme grand-père Yéhouda, avec juste au-dessus Yaakov!), qu'ils n'ont pas succombé à l'immoralité très développée en Egypte ou bien au lachon ara ... et que les souffrances atroce de leur esclavage les ont beaucoup purifiés.
Mais on apprend qu'ils avaient un gros défaut : se sentir trop bien en Egypte (lieu de naissance, de vie), au point de ne pas avoir beaucoup de désir pour suivre Hachem jusqu'en terre d'Israël.

Or, l'exil d'Egypte est un condensé de tous les exils suivants, et donc nous devons prendre à cœur ce qui est arrivé à ces 80% (4/5e) de nos frères juifs qui étaient si magnifiques, mais dont leur amour, leur désir de la terre d'Israël n'était pas suffisamment dans leur cœur. (on doit tellement aimer Israël qu'aucun autre pays ne peut venir se comparer à lui!)
On doit désirer et aimer la terre d'Israël au maximum de ce que l'on peut, et diffuser cela autour de nous, afin si D. le veut qu'on n'ait pas 80% de juifs perdus lors de la guéoula, mais qu'au contraire on pourra tous sortir de l'exil et nous réjouir ensemble de la grandeur de notre papa Hachem, dans Sa si belle terre Israël qu'Il nous a donnés.
C'est peut être pour cela que la sortie d'Egypte est si souvent rappelée, car on doit apprendre de nos faiblesses passées. ]

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-> Le midrach (Chémot rabba 14,3) enseigne :
"Pourquoi [Hachem] a-t-il fait venir l'obscurité sur eux [les juifs] ?
... Hachem sonde le cœur des hommes. Il y avait des juifs réchaïm qui avaient des amis égyptiens et qui jouissaient d'honneur et de richesse en Egypte. Ils ne voulaient pas partir.
Hachem a dit : "Si je les frappe publiquement et qu'ils meurent, les égyptiens diront : "Tout comme nous souffrons, eux aussi souffrent!"
C'est pourquoi Il a fait venir l'obscurité sur les égyptiens pendant 3 jours, afin que [les juifs] puissent enterrer leurs morts sans que leurs ennemis ne s'en aperçoivent, et que les juifs louent Hachem pour cela."

-> Le rav Tsvi Glatt explique pourquoi Hachem est si stricte lorsque l'on se sent trop bien dans notre lieu d'exil. Notre existence en terre d'Israël fait partie de notre essence juive. Sans elle, il n'y a pas de peuple juif, et par conséquent pas de Torah : "Quiconque vit en dehors de la Terre est comme quelqu'un qui n'a pas de D." (guémara Kétoubot 110b).

-> Le Seigneur dit à Moché : "Maintenant, tu verras ce que je vais faire au Pharaon, car c'est d'une main forte qu'il les renverra, et c'est d'une main forte qu'il les chassera de son pays" (Shemot 6,1).
Le Nétsiv de Volozhin (1816-1893) dans son Haémek Davar commente :
"d'une main forte" = contre la volonté des Bné Israël ... Cela fait référence aux juifs qui ont refusé de partir tous ensemble ...
"il les chassera de son pays" = cela fait référence à ceux qui étaient [trop] paresseux pour partir."

-> Cette "paresse" à vouloir quitter notre lieu d'exil pour la terre d'Israël (ou à défaut y aspirer fortement), n'a pas causé qu'un petit nombre de juifs soient morts en Egypte, la Mékhilta (Béchala'h 13,18) enseigne :
""Les Bné d'Israël sont sortis du pays d'Égypte armés ('hamouchim)" (Béchala'h 13,18) :
Seul un sur cinq ('hamech) est sorti avec eux. Certains disent un sur cinquante ('hamichim), d'autres un sur cinq cents.
Rabbi Néhouraï dit : "Je le jure! Pas même un sur cinq mille [est sorti] ... "
Quand sont-ils morts? Pendant les trois jours d'obscurité, comme il est dit : "Nul ne voyait son frère", car ils [les juifs] enterraient leurs morts, et ils remerciaient et louaient Hachem du fait que leurs ennemis ne voyaient pas cela et ne se réjouissaient pas de leur chute."

=> Imaginons que malgré les 8 plaies, la présence de Moché, la fin de l'esclavage (1 an avant la sortie d'Egypte), ... les Bné Israël n'avaient pas plus que ça envie de suivre Hachem dans le désert pour aller en terre d'Israël (car après tout c'est pas si mal ici, on peut étudier la Torah, on peut bien faire les mitsvot, on a de l'argent, un travail, ...). Et c'est ainsi que sont morts parmi les juifs : 80% ; 98% ; 99,8% ; voir 99,98%.
Cela témoigne d'à quel point cela va contre la nature humaine (on doit se travailler là dessus), et à quel point cela est important pour Hachem.

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-> Le Nétsiv de Volozhin (rabbi Naftali Tsvi Yéhouda de Berlin) développe cette idée dans son commentaire sur la Haggadah :
"Nous étions les esclaves de Pharaon ..." (avadim ayinou léPharaon) : [L'auteur de la Haggadah] nous rapporte une autre chose remarquable [que Hachem a faite]. Il est facile pour un guerrier de libérer un prisonnier des mains de quelqu'un de plus puissant que lui, à condition que le prisonnier veuille être libéré et se donne les moyens de le faire.
Ce n'est toutefois pas aussi facile lorsque le prisonnier veut rester en prison. Cela peut être comparé à une personne qui frappe un animal pour le faire mettre bas. Une telle tactique ne fonctionnera tout simplement pas, car le fœtus ne veut pas sortir et la mère n'a pas assez de force pour le pousser de force.
De même, il y avait des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes qui ne voulaient pas quitter [l'Egypte], car elles étaient riches. Certaines étaient même des personnalités importantes du royaume. Après tout, les masses juives ne travaillaient pas pour les simples égyptiens, mais pour le royaume.

[Nos Sages] enseignent dans Torat Kohanim (parachat Béhar) : "pour être leurs esclaves" (Bé'houkotaï 26,13) : mais pas esclaves d'esclaves".
C'est pourquoi de nombreux juifs sont devenus riches et gras, méprisant le joug du Ciel, et ils ne voulaient pas quitter l'Egypte et se soumettre au joug de la Torah et du service divin.
Néanmoins, Hachem a fait sortir Israël d'Egypte. Cependant, la manière dont Il les a fait sortir, malgré ces deux obstacles, était avec une main puissante et un bras étendu ...
Nous devons nous souvenir de tout cela aujourd'hui également, alors que de nombreux Juifs nient la guéoula future (par exemple en s'installant confortablement en exil comme si on allait encore y rester des centaines d'années!), qu'elle vienne rapidement de nos jours. Mais Hachem régnera sur nous d'une main puissante."

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+ Quelques citations sur l'importance de la terre d'Israël, pour appréhender la gravité de la punition de la délaisser :

-> Le Zohar (Vayikra 73a) enseigne que la nation d'Israël, la Torah et Hachem ne font qu'un.
[on comprend l'importance à accorder à la Hachem, à la Torah, et bien cela devrait être identique pour la terre d'Israël, sinon notre vision du judaïsme n'est pas entière. ]

-> Nos Sages (midrach Béréchit rabba 46,9) commentent : "Si [les Bné Israël] entrent dans la Terre [d'Israël], ils acceptent Ma divinité, et sinon, ils ne l'acceptent pas".

-> Hachem dit à Moché : "Voici, la terre m'est chère, comme il est dit : "Une terre que le Seigneur ton D. recherche toujours" (Ekev 11,12), et Israël m'est cher, comme il est dit :"C'est parce que Hachem vous aime (les juifs)" (Vaét'hanan7,8).
Hachem dit : "Je ferai entrer le peuple d'Israël, qui m'est cher, dans la terre qui m'est chère".
[midrach Bamidbar rabba 23,7 ]

-> "Une fois que les juifs n'étaient plus présent en terre d'Israël, [Hachem] a dit : Si seulement [le peuple juif était avec Moi, même s'ils me mettent en colère [par leur comportement]".
[midrach Eikha rabbati 3,7]

-> "Rabbi Chimon bar Yo'haï dit : Hachem a donné 3 cadeaux spéciaux au peuple juif, et tous ont été donnés par l'intermédiaire des souffrances : la Torah, la terre d'Israël et le monde à Venir (olam aba)" (guémara Béra'hot 5a).
[on comprend l'importance du monde à Venir éternel, de la Torah, et quand est-il de notre relation avec la terre d'Israël. Hachem nous donne un cadeau précieux, et nous on Lui crache à la figure en préférant tranquillement une autre terre! ]

-> Un juif se doit d'appréhender les choses avec Vérité.
De même, qu'en apparence tous les êtres humains semblent identiques (ex: des yeux, une bouche), en réalité chaque juif a en lui une âme beaucoup plus élevée qui impacte les mondes Supérieures.
De même, on a l'impression que l'unité temporelle (les jours) sont identiques, mais on oublie la réalité du Shabbath (par exemple) qui est une autre dimension, au point d'être un semblant du monde à Venir.
De même, pour la réalité physique. On a l'impression que toutes les terres du monde sont identiques (ex: des arbres, de l'eau, des bâtiments), mais la terre d'Israël est à un niveau beaucoup plus élevé spirituellement que le reste.
Ainsi, refuser d'aimer, d'aspirer à la terre d'Israël (ex: lui préférant notre terre de naissance), c'est comme refuser d'être juif, refuser de profiter du jour du Shabbath, ... en disant à Hachem qui souhaitait par cela s'unir davantage avec nous : "laisse-moi tranquille! Tu ne m'intéresses pas! J'ai mieux à faire qu'être avec Toi!"
[peut-on vouloir la venue du machia'h avec un dévoilement du Divin, si actuellement on agit en contraction avec cela en n'accordant que peu de valeur, d'importance à la terre d'Israël. ]