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"Le désir qui anime les forces vives de la nation à revenir sur sa terre, à retrouver son essence, son âme, sa spécificité : est en réalité l'effet d'un retour à D."

[Rav Kook - Orot haTéchouva - chap.17,2]

"En vérité, Jérusalem sera reconstruite quand les enfants d'Israël en auront une nostalgie extrême, à tel point, qu'ils chériront ses pierres et sa poussière."

[Rabbi Yéhouda haLévi - le Kouzari 5,27]

Hachem nous a amenés là où nous sommes aujourd'hui, une situation dans laquelle on peut reconnaître [les débuts de] notre renaissance nationale et le retour de nos captifs sur notre Terre sainte, [tout cela] sous les yeux de l'ensemble d'Israël, ainsi que sous les yeux de nombreuses nations.
[Et puisqu'Il n'a pas fait tout cela pour rien], notre mouvement sortira finalement avec une couronne éternelle et glorieuse, sur laquelle brillera la lumière d'Hachem, et le salut viendra de Sion à Israël, par l'intermédiaire de ses fils/constructeurs, qui se rassembleront et viendront à elle.
Ces choses vraies et justes, issues d'une quête de sainteté et qui sont les paroles fidèles d'Hachem, doivent pénétrer tous les cœurs [juifs], afin de hisser le drapeau d'Israël en pleine gloire et splendeur sur la terre sainte, avec toute la force de son salut.
[rav Avraham Kook - 'Hazon haGuéoula - p.242]

Terre d’Israël & monde à Venir

+ Terre d'Israël & monde à Venir :

-> Rabbi Yo'hanan (guémara Pessa'him 113a) enseigne : "Il y a trois groupes de personnes qui héritent du monde à Venir (olam haba) : "Celui qui habite en terre d'Israël, celui qui élève ses enfants dans l'étude de la Torah et celui qui récite la Havdala autour d'une coupe de vin à la fin du Shabbath".

Le Ben Ich 'Haï (dans son Ben Yéhoyada) demande ce qui, dans ces trois choses, garantit une si grande récompense.

Nos Sages (guémara Béra'hot 5a) nous enseignent que trois choses s'acquièrent par la souffrance : la Torah, la terre d'Israël et le monde à Venir.
Le Ben Ich 'Haï explique puisqu'à la fois la terre d'Israël et le monde à Venir s'acquièrent par le biais de souffrances, alors celui qui réside en terre d'Israël n'aurait pas besoin de souffrir pour acquérir son monde à Venir.
La souffrance nécessaire pour acquérir le monde à Venir a déjà été vécue en vivant en terre d'Israël. On peut donc comprendre que celui qui vit en terre d'Israël mérite une part du monde à Venir.

Élever ses enfants dans l'étude de la Torah et faire la Havdala avec du vin ont également un lien particulier avec le monde à Venir.
Nos Sages enseignent qu'un fils est la continuation de son père (dans les termes des Chazal, un fils est le "pied" de son père). Toute mitsva accomplie par le fils est considérée comme un mérite pour le père.
Il est évident qu'élever ses enfants dans les voies de la Torah est un investissement qui garantit le monde à Venir.

En ce qui concerne la Havdala, étant donné que le Shabbath est "un goût du monde à Venir" (méen olam haba), celui qui fait preuve de respect pour le Shabbath méritera Olam Haba.

Le Ben Ich 'Haï poursuit en soulignant que le mot אתה (ata) est un acronyme pour ces trois choses.
Le "א" renvoie à "érets Israël", le "tav" à "Torah" et le "hé" à "Havdala".
Le roi David faisait allusion à cela lorsqu'il a dit : "Même lorsque je marcherai dans la vallée de la mort, je ne craindrai pas le mal, car Tu [Atta] es avec moi" (gan ki élé'h bégué tsalmavét lo ira ra ki ata imadi).
Le roi David dit que même dans les moments les plus difficiles et les plus éprouvants, il n'a jamais eu peur parce qu'il s'est appuyé sur le mérite de ces trois choses, auquel le mot "ata" fait allusion.

Comment le peuple juif et les autres nations sont-ils nourris par Hachem?

+ Comment le peuple juif et les autres nations sont-ils nourris par Hachem? :

"Tu mangeras, tu seras rassasié et tu béniras Hachem ton D." (Ekev 8,10)

-> Rabbi Its'hak déclare : Heureux sont les Bné Israël car Hachem a voulu d'eux et les a rapprochés de Lui d'entre tous les peuples. Par le mérite d'Israël, Il nourrit et rassasie le monde entier. Et maintenant que le peuple d'Israël est en exil, le monde reçoit une double part afin que le reliquat suffise pour les Bné Israël.
Quand ces derniers résidaient en Terre sainte, la nourriture descendait pour eux et ils donnaient le reliquat aux peuples idolâtres pour leur subsistance. Maintenant qu'ils sont en exil, c'est l'inverse : la nourriture est attribuée aux nations et Israël en reçoit une part.

C'est comparable à un roi qui a préparé un repas pour les gens de sa maison: tant qu'ils accomplissent sa volonté, ils partagent son repas et on donne aux chiens les os à ronger.
Mais quand les gens de sa maison n'accomplissent pas sa volonté, le roi ne leur laisse, pour les punir, que les os et donne le reste du repas aux chiens.
De même, lorsque les Bné Israël accomplissent la volonté de leur Maître, ils mangent à la table du Roi et tout le repas est préparé en leur honneur; eux, ils donnent "les os", le reliquat, aux idolâtres.
Quand ils n'accomplissent pas la volonté de leur Maître (Hachem), ils partent en exil et le repas est donné aux chiens ; eux, ils ne reçoivent que les restes.
"Hachem dit : Ainsi les Bné Israël mangeront leur pain souillé chez les peuples où Je les disperserai" (Yéhézkel 4,13), car ils consomment le reliquat de leur repas immonde.
Malheur au fils du roi qui doit attendre de recevoir les miettes de la table du serviteur!
[Zohar - Térouma 152b]

Arbre fruitier & érudits en Torah

-> Le verset (Kédochim 19,23) dit à propos de la mitsva de la orlah : "Lorsque vous arrivez dans le pays et que vous plantez un arbre fruitier".

-> Le Ohr ha'Haïm HaKadoch explique que ce verset peut être interprété comme faisant référence aux érudits en Torah, car nous constatons qu'un érudit en Torah est parfois comparé à un jeune arbre ou à un arbre.
Ce verset nous dit qu'en entrant en terre d'Israël, nous devrions avoir pour objectif principal de planter et d'élever des érudits en Torah. L'air de la terre d'Israël rend sage et purifie l'âme, ce qui permet d'atteindre des niveaux élevés dans l'étude de la Torah.

Etre en Israël par le fait de penser à y être

+ Etre en Israël par le fait de penser à y être :

-> Dans le Birkat HaMazon, nous disons : "Nous te rendons grâce, Hachem notre D., parce que tu as légué à nos ancêtres une terre désirable, bonne et spacieuse, et parce que tu nous as fait sortir d'Egypte".

Le 'Hatam Sofer note que la séquence des événements n'est pas chronologiquement exacte. Nous avons d'abord quitté l'Egypte, puis nous avons reçu la terre d'Israël.
Pourquoi l'ordre est-il inversé dans le Birkat HaMazon?

-> Le rav de Satmar, le rav Yoel Teitelbaum, dans sa Haggadah chel Pessa'h, répond comme suit :
Le passouk dit : "Et ils te prieront à travers le pays" (Méla'him I 8,48). Nos Sages (Béra'hot 29b) apprennent de ce verset que même lorsque l'on se trouve en dehors d'Israël (en 'houts laArets), lorsque l'on prie, nous devons focaliser notre cœur sur la terre d'Israël et le Temple.

Nous savons qu'avant de quitter l'Egypte, les Bné Israël se sont circoncis et ont apporté le Korban Pessa'h. Nos Sages nous disent également qu'ils se sont retirés du culte des idoles (comme ils pouvaient le faire auparavant influencés par les égyptiens), ce qui implique qu'ils se sont complètement repentis.
Si tel est le cas, on peut supposer qu'ils ont accompli toutes les autres mitsvot dont ils étaient capables, y compris la prière, instituée par les Avot (Patriarches).
Lorsqu'ils priaient, ils dirigeaient vraisemblablement leurs pensées vers la terre d'Israël, comme l'exige la Halakha.
Nos Sages (voir Ramban, Massé'het Erouvin) nous disent qu'une personne est là où se trouvent ses pensées, et puisque les Bné Israël ont dirigé leur cœur vers la terre d'Israël avant de quitter l'Egypte, c'est comme s'ils y étaient déjà.
Par conséquent, c'est comme s'ils avaient déjà acquis la terre d'Israël avant même de quitter l'Egypte.

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[on voit l'importance de nos pensées d'aspirer à être/faire quelque chose, à quel point cela créé une réalité tangible!
A chaque fois que nous faisons ce passage du birkat hamazon, nous pouvons nous rappeler que penser être en Israël, va générer une réalité comme si nous y étions réellement.]

La terre d'Israël est l'endroit naturel où un juif doit vivre ...
Un juif vivant en dehors d'Israël est comme un ours polaire qui a été retiré de son habitat arctique et placé dans le zoo du Bronx (ou de Paris).
[rav Shraga Feivel Mendlowitz]

"Ce que le 7e jour (Shabbath) est dans le temps, la terre d’Israël l’est dans l’espace."

[Rabbi Menachem Mendel de Rodomyn]

=> Bon anniv' Israël & Shabbath Shalom!
Un grand merci HM pour ces cadeaux énormes qui illuminent notre vie!!

+ Israël : le lieu où l’on voit le mieux D. au quotidien …

+ Israël : le lieu où l'on voit le mieux D. au quotidien ...

Il est écrit dans la Torah (Dévarim 11,12) :
"Un pays sur lequel veille l'Éternel, ton Dieu, et qui est constamment sous l'œil du Seigneur, depuis le commencement de l'année jusqu'à la fin."

Le Rabbi 'Haïm Friedlander (Siftei 'Haïm vol.3) de commenter :
"Il est vrai que les yeux de D. sont dirigés sur le monde entier, néanmoins, comparé au reste du monde, nous pouvons reconnaître l'intervention divine à chaque instant (hachga'hat pratit) d'une façon plus prononcée sur la terre d'Israël. [...]

C'est la force spéciale de la terre d'Israël : il y a une opportunité pour une plus grande proximité avec D., et cela nous permet d'apprendre (concrètement) la notion d'intervention divine dans nos affaires quotidiennes."