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Un juif fait danser de joie les anges

"Il rêva, et voici, il y avait une échelle sur la terre, et son sommet atteignait le ciel, et les anges de D. montaient et descendaient dessus" (Vayétsé 28,12)

-> Le midrach (Béréchit rabba 68,12) rapporte que les anges dansaient sur l'échelle.

-> Le 'Hidouché Harim écrit que nous pouvons en déduire que les actions de tout juif dans ce monde peuvent avoir un impact considérable, même dans les mondes Supérieurs, au point que les anges célestes eux-mêmes dansent de joie lorsque le peuple juif s'engage dans de bonnes actions et dans l'avodat Hachem.

Que c’est beau – Ici vit un juif!

"Hachem est passé par dessus les maisons des enfants d'Israël, lorsqu'Il a frappé les égyptiens, mais nos maisons Il [les] a sauvées" (Bo 12,27)

-> Le mot Pessa'h vient du fait que Hachem est passé (passa'h - פָּסַח) sur les maisons des juifs, entraînant qu'aucun juif ne soit mort pendant cette nuit (même de mort naturelle!).

-> Le rabbi Moché Leib de Sassov (1745-1807) dit au Noam Elimélé'h :
Le sens profond du verset est que "passa'h peut également signifier "sauté" ou "dansé".

Lorsque Hachem arrivait à une maison égyptienne, immédiatement il ressentait l'impureté et le manque total de spiritualité qu'il y avait.
Lorsque Hachem arrivait à une maisons d'une famille juive, Il percevait la sainteté qui y rayonnait.
La beauté d'une maison juive, lieu remplie de mitsvot, et possédant un niveau de sainteté élevé, a tellement rendu Hachem si joyeux, que pour ainsi dire, à chaque fois qu'Il passait sur une maison juive Il s'arrêtait d'émotion, Il se mettait à danser, et à chanter joyeusement : "Ici vit un juif! Ici vit un juif!"

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=> on pourrait penser que cela ne nous concerne pas. Mais les juifs en Egypte sont tombés au 49e niveau d'impureté sur 50 (ex: comme la mer Rouge le proclame ils étaient idolâtres comme les égyptiens), et malgré tout Hachem a dansé de joie sur chaque juif.
Il y a en chaque juif une partie d'âme Divine unique qui reste toujours présente et totalement pure (quoiqu'on puisse faire). L'amour d'Hachem pour chaque juif est inconditionnel (on reste toujours Son enfant unique et adoré!).
Tâchons à notre niveau de suivre l'attitude d'Hachem (qui est le émet). Plutôt que de zoomer sur ces défauts, sachons apprécier la beauté spirituelle de tout autre juif, et b'h souhaitons lui en notre cœur le meilleur.

Dans nos moments obscurs, on peut se remonter le moral en s'imaginant qu'extériorisant Son amour et Sa fierté à notre égard, Hachem danse au-dessus de nous.
Si je suis si important et aimé par le Roi des rois, alors comment puis-je baisser les bras à la vie ...

Tout juif impact beaucoup le Ciel par ses actions

+ Les actions d'un juif font des merveilles là-Haut :

"Il rêva, et voici, il y avait une échelle sur la terre, et son sommet atteignait le ciel, et les anges de D. montaient et descendaient dessus" (Vayétsé 28,12).

-> On peut tirer beaucoup de 'hizouk de ce verset, afin de savoir et croire que toutes nos actions, paroles et pensées ont une influence en Haut, et que chaque mot récité dans la Torah ou la prière donne vie aux mondes Supérieurs, car la avodat Hachem, en particulier dans la Torah et la prière, fait des merveilles en Haut.

La michna (Pirké Avot 2,1) écrit : דע מה למעלה ממך (sache ce qui est au-dessus de toi - da ma lémaala mima'h), que les tsadikim expliquent ainsi : דע (sache), il faut savoir et croire, מה למעלה (ma lémaala) que tout ce qui est au-dessus dans les cieux vient de ממך (mima'h) de ton avoda et de tes actions.
Si ta Torah et tes mitsvot sont accomplies avec la bonne intention, elles ont un effet énorme en Haut et procurent du plaisir à Hachem.
[ainsi tout juif impact les mondes Supérieurs, et par ricochet ce monde-ci.]

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+ Même la plus petite action en bas est grande en Haut :

-> Parfois, une personne est incapable de réaliser comment chacune de ses actions affecte et agit en Haut, et elle commet l'erreur de penser : "Et si je suis un peu négligent, qui ressentira ce petit changement?"
Mais il a tort, car une personne doit savoir et se souvenir que chaque petite action dans ce monde est d'une importance incommensurable en Haut.

On peut comparer cela à un roi qui a demandé à ses conseillers de préparer une carte ordonnée de tous les pays qu'il contrôle, afin de préparer la nourriture et les produits de première nécessité pour ceux qui vivent sur son territoire. Lorsque le roi reçut la carte, il remarqua qu'un pays n'avait pas de nom et n'était pas à sa place. Il demanda à l'artiste pourquoi il avait apporté cette modification, mais celui-ci en rit, disant que cela ne faisait aucune différence si un petit point manquait sur une carte aussi belle et ordonnée. Mais le roi lui expliqua que chaque point, aussi petit soit-il sur la carte, représentait un pays entier comprenant un nombre incalculable de personnes et d'animaux, et que si une personne voulait que son royaume prospère, elle devait prendre soin de chaque personne, sans exception.

Il en va de même dans notre contexte : lorsqu'une personne s'adonne à la Torah et à la prière, elle doit se rappeler que chaque mot et chaque lettre sont importants en soi, et ne pas en négliger ou en perdre un seul.
L'homme est en quelque sorte "une échelle posée sur le sol", mais "le sommet de l'échelle atteint les cieu", et chaque mot et chaque lettre ont leur tikoun.
Comme nous serons désolés lorsqu'on se rendra compte que le grand et important tikoun qui a été accompli par nos actions manquera de perfection à cause d'un petit défaut dans notre avoda.

La personne doit donc s'assurer que chaque mot et chaque lettre sont complets, car chaque lettre contient de grands secrets et le tikoun d'un monde entier, comme le suggère le verset : אות היא לעולם (ot hi léolam - Ki Tissa 31,17) = une seule lettre est le tikoun d'un monde entier.
Et le Baal Shem Tov a dit sur le verset צוהר תעשה לתיבה (Noa'h 6,16), briller dans chaque mot de la Torah et de la prière, afin que toute l'avoda d'une personne fasse un tikoun dans les mondes Supérieurs.

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[ -> J'ai entendu mon maître, le Baal Shem Tov, dire qu'une humilité excessive éloigne une personne du service d'Hachem. En raison de son sentiment d'infériorité, elle ne croit pas que la Torah et les prières d'un mortel puissent avoir un impact sur tous les mondes ...
Si elle y croyait, avec quelle joie il servirait Hachem! Elle ferait attention à chaque lettre, chaque voyelle et chaque mot pour les prononcer agréablement ...
Une personne devrait faire attention et se considérer comme "une échelle plantée sur le sol dont le sommet atteint le ciel" (Vayétsé 28,12), ce qui signifie que tous ses mouvements, ses paroles et ses actions ont un impact en-Haut. Alors, elle fera certainement attention à tout ce qu'elle fait.
[Toldot Yaakov Yossef - parachat Ekev ]   ]

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+ Les anges tirent leur pouvoir de l'avoda des juifs

-> Le rav Barou'h de Mézhibozh nous donne une idée de l'immense influence des juifs dans les mondes Supérieurs :
Selon la guémara (Shabbath 88b) : "À chaque parole qui sortait de la bouche d'Hachem, le peuple juif reculait de peur de 12 mil, et les anges l'aidaient à retourner vers la montagne (de Sinaï), comme il est dit : "Les armées des anges yidodoun, ne lisez pas le mot comme yidodoun, mais plutôt yédadoun", ils les aidaient à marcher."

Et rav de Mézhibozh s'écria : Comment les anges osent-ils toucher les corps sacrés du peuple juif?
Il répondit : la sainteté des anges provient de ce qu'ils s'alimentent en énergie des juifs. Ainsi au moment du don de la Torah, lorsque les juifs reculèrent (leur âme les quittant entendant les Commandements d'Hachem), les anges perdirent leur pouvoir, c'est pourquoi ils aidèrent les juifs à revenir à leur niveau antérieur, afin que les anges puissent recevoir leurs pouvoirs d'eux.
[en un sens, lorsque nous accomplissons une mitsva, nous donnons de la force à Hachem Lui-même, comme nous disons dans nos prières du matin : "Donnez de la force à Hachem" (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,3). A plus forte raison, les créatures célestes sont dépendants et alimentés par les juifs.
Au don de la Torah, non seulement Hachem s'est dévoilé pleinement à nous (avec Son amour pour nous), mais on a pu prendre conscience d'à quel point chaque juif importe les mondes Supérieurs, dont les anges. ]

Quand on réalise à quel point les anges d'en-Haut dépendent de nos actions, toute notre attitude change ; on court avec enthousiasme accomplir les mitsvot d'Hachem de la manière la plus parfaite possible.

[ les divré Torah ci-dessus sont issus du rav David Abou'hatséra ]

Faire les mitsvot amène la paix

"Et vous les accomplirez (Mes lois), et vous habiterez en sécurité dans votre pays. Et Je ferai régner la paix dans ce pays, et vous vous coucherez, et personne ne vous effraiera" (Bé'houkotaï 26,5-6)

-> Lorsque les mitsvot sont réalisée avec joie et sincérité, et non par routine, elles éveillent les mondes supérieurs pour qu'ils répandent la paix en dessous.
La promesse ici n'est pas seulement la paix politique, mais la capacité de "se coucher", de se reposer, en sachant que notre âme est en accord avec son but.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Bé'houkotaï ]

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Lorsque l'homme accomplit les mitsvot avec une intention pure, il attire la paix dans tous les mondes.
[Divré Yé'hezkel (de Shinov) - parachat Michpatim]

Les actions de la femme de Noa'h étaient égales [en grandeur] à celles de Noa'h.
[Michlé rabbati 30]

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[ la Torah affirme que Noa'h était "ich tsadik tamim" (Noa'h 6,9), ainsi sa femme l'était au moins autant. ]

Le discours de Bar Mitsva de Chimon et Lévi

+ Le discours de Bar Mitsva de Chimon et Lévi :

"Les 2 fils de Yaakov, Chimon et Levi, les frères de Dina, prirent chacun leur épée, marchèrent sur la ville (Chékhem) avec assurance et tuèrent tous les mâles" (Vayichla'h 34,25).

-> Le séfer Likouté Yéhouda cite en se basant sur le Sia'h Sarfé Kodech le commentaire du 'Hidouché Harim sur le verset.
Le 'Hidouché Harim explique pourquoi les habitants de Chékhem étaient passibles de mort. La halakha (Sanhédrin 58b) stipule qu' un idolâtre qui observe le Shabbat est passible de mort, car le Shabbat est un "ot" (אות - signe - Ki Tissa 31,13) seulement pour le peuple juif.
Un non juif qui utilise ce signe est considéré comme un voleur et un Ben Noa’h reçoit la peine de mort pour vol. Par conséquent, il en va de même pour la Brit mila, qui est également appelée un signe (Lé'h Lé'ha 17,11).
Si un non juif se circoncit lui-même non pas pour se convertir, il est passible de mort.

Les enfants de Yaakov dirent : "ce n'est qu'à cette condition que nous serons d'accord avec vous : si vous devenez comme nous, en circoncisant tout mâle d'entre vous" (Vayicla'h 34,15), pour se convertir et devenir des Juifs à part entière.
Maintenant, en ce qui concerne un converti, nous appliquons le concept de : le guèt et la main arrivent simultanément (גיטו וידו באין כאחד - Guittin 77b), et donc ils peuvent se circoncire eux-mêmes.
Cependant, les habitants de Chékhem se circoncirent pour leurs désirs, mais voulant rester non juifs. Aussi, ils furent passibles de mort pour avoir dérobé un signe distinctif exclusive du people juif.

Le 'Hidouché Harim note que Chimon et Levi avaient 13 ans à ce moment (Béréchit rabba 80) et ce 'hidouch fut leur dracha de bar mitsva.

Yaakov lisait des Téhilim

+ Yaakov lisait des Téhilim :

-> Le midrach (Béréchit rabba 68,11) affirme que Yaakov récitait des Téhilim dans la maison de Lavan.
Le Divré Yoël (Vayétsé) dit que Yaakov connaissait déjà le séfer Téhilim par prophétie, psaumes qui ne furent pas révélés avant le roi David.
Yaakov a imprimé cette puissance pour les générations en exil afin que le peuple juif survive et soit sauvé des difficultés.

-> Selon le rabbi Mendel de Kotzk, les Téhilim ne sont pas dans l'ordre arrangé par le roi David, sinon, ils auraient le pouvoir de la résurrection des morts.
Parce qu’il n'était pas approprié de donner aux gens un tel pouvoir, David réorganisa les chapitres des Téhilim. Malgré cela, toutes les délivrances peuvent être atteints en récitant les Téhilim.

Etre un Bné Israël = faire des efforts

+ Etre un Bné Israël = faire des efforts :

-> Le verset (Vayichla'h 32,29) nous dit, à propos de Yaakov combattant avec l'ange, que son nom fut changé en Israël car : "tu as lutté (ki charit - כִּי שָׂרִיתָ) avec le Divin et avec l'homme et tu as vaincu (tou'hal - תּוּכָל)".
Sur cette base, Yaakov devrait être appelé "tou'hal", puisqu'il vainquit l'ange.

Lutter contre les défis, c'est la vie. C'est pour cette raison que Yaakov fut appelé ישראל, un nom signifiant "lutter" comme dans כי שרית (ki charit) = car tu as lutté.
Yaakov n'est pas appelé "tou'hal" parce que cela signifie l'emporter et être victorieux.

Nous devons intérioriser cela car c'est pourquoi nous sommes appelés les בני ישראל (Bné Israël), puisqu'il s'agit de lutte, de combattre. La Torah ne se concentre pas sur les résultats (vaincre ou pas notre yétser ara) car on nous appellerait alors les Bné Tou'hal.
Le nom בני ישראל met en lumière que ce qu'Hachem attend de nous, c'est nos efforts. Nous devons faire de notre mieux pour réussir : luttez, luttez encore et combattez (votre yétser ara) sans jamais désespérer.

Les capacités de toute âme juive

"Et il fit un rêve : une échelle était posée sur la terre et elle atteignait le ciel" (Vayétsé 28,12).

-> Une personne peut penser qu'elle n'est que chair et sang, quelle est sa valeur, à quel niveau se trouve-t-elle?
Comme nous l'enseigne le Ohr Ha'haïm hakadoch, nous ne devons pas sous-estimer les capacités de l'âme, car l'âme qui réside en nous est un concept d' "une échelle posée sur la terre et dont le sommet atteint le ciel, et les anges d'Hachem montent et descendent dessus".
D'une part, l'âme (néchama) réside dans le corps ; d'autre part, sans le yétser ara, l'âme atteindrait le ciel.
Comment une personne peut-elle s'élever et acquérir toutes les grandes vertus? Grâce aux bonnes actions qu'elle accomplit.
"Et voici, les anges d'Hachem", ce sont les bonnes actions accomplies dans ce monde, et ils se tiennent à ses côtés lorsqu'il est jugé au ciel, comme le dit la Michna dans Avot : "celui qui accomplit une mitsva acquiert un défenseur". Les bonnes actions montent au-dessus et ainsi "descendent en lui", apportant la lumière à son âme. Heureux celui qui le mérite!

Soutenir la Torah = protection constante face au yétser ara

+ Soutenir la Torah = protection constante face au yétser ara :

"Réjouis-toi Zévouloun, dans tes sorties (chéma'h Zévouloun bétsété'ha), et toi, Yissa'har, dans tes tentes" (Vézot haBéra'ha 33,18).

-> Le 'Hida (Roch David - Vézot haBéra'ha) explique ce verset en se basant sur les mots de rabbi 'Haïm Aboulafia. Ce dernier, dans son Ets Ha’haïm (fin de Vayakel) enseigne que celui qui soutient un étudiant en Torah est aussi sauvé du yétser hara comme cet étudiant lui-même (la guémara (Kidouchin 30b) affirmant : "Hachem créa le yétser ara et la Torah comme antidote").
Il ajoute que celui qui aide financièrement l'étudiant mérite même quelque chose de plus grand. Celui qui étudie est protégé quand il étudie activement. Un Zévouloun jouit lui d’une protection continue contre le yétser ara.

Dans cette veine, le 'Hida explique : "Réjouis-toi Zévouloun, dans tes sorties" = ne crains pas l’influence du yétser hara même sans étude de la Torah. Pourquoi?
Car "Yissa'har, dans tes tentes" = la Torah de Yissa'har que tu supportes te protège constamment du yétser ara.