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"On doit savoir qu'on peut trouver Hachem dans l'obscurité elle-même.
"Le peuple resta éloigné, tandis que Moché s'approcha du brouillard où était Hachem" (Yitro 20,17)
Moché excellait précisément parce qu'il s'approchait du brouillard, de l'inconnu, de l'incertitude et de la confusion. Il savait qu'il trouverait Hachem. Il savait que même dans l'obscurité, il trouverait la Lumière d'Hachem, qui illuminerait son chemin.
Il ne cessa jamais de chercher, ne recula pas un instant. Par conséquent, il s'éleva par au-dessus des plus grands Tsadikim".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 115]

=> Tout comme Moché qui put trouver la Lumière dans l'obscurité elle-même, nous devons aussi, aux moments les plus sombres de notre vie, fortifier notre foi, afin de trouver à notre tour, la Lumière, c'est-à-dire Hachem Lui-Même.

Tsédaka & les juifs = les gardiens de la « trésorerie » divine

-> "Il n'y aura pas d'indigent chez toi" (Réé 15,4).
-> "Il y aura toujours des nécessiteux parmi vous" (Réé 15,11).

-> Commentant cette contradiction, Rachi (Réé 15,4) explique : "lorsque vous exécutez la volonté de Hachem, il y a des pauvres chez les autres et pas chez vous, et que, lorsque vous n’exécutez pas la volonté de Hachem, il y a des pauvres chez vous."

-> Qu'arrive-t-il aux bénédictions et à l'abondance du Ciel quand les juifs n'adhèrent pas à la Torah?
Elles vont aux autres nations et les juifs n'en reçoivent que les restes et les miettes (selon le Zohar II, 152b).

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-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Pikadon 5,35) écrit :
"Chacun d'entre nous possède certainement son "canal" individuel de chéfa (bénédiction/abondance), et si ce chéfa descendait proportionnellement aux mitsvot accomplies par un juif, chaque huif pieux serait riche. Mais nous nous trouvons en exil et les canaux de chéfa sont "emmêlés", même parmi les juifs eux-mêmes. Aussi, un grand nombre de riches reçoivent-ils leur bénédiction d'abondance provenant de "canaux" qui ne sont pas les leurs.

C'est la raison pour laquelle la Torah nous avertit de la nécessité de donner la charité. Les gens bénis dans leur fortune ont été, pour ainsi dire, nommés gardiens de la "trésorerie" divine.
Un homme prospère, qui comprend qu'il a été béni pour veiller aux besoins des pauvres, devrait être très heureux d'accomplir la mitsva de la charité. Il en est malheureusement qui croient que la richesse leur appartient en propre, qu'ils l'ont "gagnée". Ils n'admettent pas le fait qu'ils ont été bénis par Hachem.
Ces gens se transforment donc en oppresseurs des pauvres. Non seulement ils refusent de leur faire la charité, mais ils les privent de leur subsistance de base.

En distribuant la charité, on répare en revanche ces "canaux" qui diffusent l'abondance. On restitue le chéfa au pauvre et, en agissant de la sorte, on ouvre d'autres canaux, faisant affluer vers nous et vers les autres davantage de bénédictions, jusqu'à ce qu'en fin de compte, un chéfá total retourne aux juifs."

Bil’am réalise la grandeur de chaque juif

+ Bil'am réalise la grandeur de chaque juif (d'après le Abir Yaakov) :

-> Le peuple juif est enraciné dans le monde le plus élevé (spirituellement), qui est puissant et bon. Les autres nations sont enracinées dans un monde inférieur, qui est faible et mauvais.
Comment Bil'am, issu des autres nations, pouvait-il penser qu’il avait le pouvoir de maudire le peuple juif et que sa malédiction serait efficace? Comment pouvait-il croire à l’impossible?

Selon le Zohar (vol.III, 208a), Bil'am s’entretenait souvent avec Ouza et Azaël (deux anges déchus) et il tenait d’eux tout ce qu’il savait, notamment en matière de sorcellerie. .
Lorsque Bil'am dit : "tombés, et les yeux découverts" (nofel, ouguélouï énayim - Balak 24,4), il faisait référence à ces anges. Ils avaient été bannis du camp de la Chékhina, le camp de la sainteté, et quiconque est banni de ce camp ne se voit accorder aucune connaissance ni aucune compréhension du peuple juif ou de sa destinée ; ils n’ont donc certainement aucun pouvoir de le maudire ou de lui nuire de quelque manière que ce soit. Car le peuple juif est directement attaché à Hachem, comme le dit le verset : "Tu t’attaches à Hachem, ton D." (Vaét'hanan 4,4) ...

Bil'am disait ceci : "Balak ne connaît pas le fond des choses aussi bien que moi. Je place toute ma confiance dans "les montagnes de l’orient" (Balak 23,7), où vivent les anges Ouza et Azaël. Balak, lui aussi, comptait sur ce pouvoir et me fait confiance pour maudire la nation juive.
Cependant, il m’est apparu clairement qu'Ouza et Azaël sont comme des cruches brisées sans valeur comparés au peuple juif. Ils ont été bannis du campement de la sainteté, tandis que le peuple juif puise sa force dans les forces de la sainteté au sein du sanctuaire le plus intime du plus élevé des mondes, un lieu où les forces de l’impureté n’ont aucun pouvoir. (les âmes juifs proviennent de sous le Trône de Gloire d'Hachem, un lieu beaucoup plus élevé et intime du divin que les autres nations. )
Dans ces conditions, quel pouvoir ai-je pour les maudire?"

C’est ce que Bil'am voulait dire lorsqu’il a déclaré : "Balak, roi de Moav, m'a conduit d'Adam, des montagnes de l'orient" (Balak 23,7).
Bil'am signifiait ceci : "Balak m’a conduit depuis les montagnes de l’est afin que je maudisse le peuple juif.
Cependant, il est impossible de les maudire car les montagnes de l’orient, comparées au peuple juif, sont comme de la paille comparée au grain.
Les noms et les âmes du peuple juif sont enracinés dans les niveaux les plus élevés de sainteté ; il est donc inconcevable qu’une quelconque puissance maléfique puisse les affecter de quelque manière que ce soit."

Bil'am poursuit : "[Pourtant,] comment pourrais-je maudire ce qu'Hachem n'a pas maudit, et comment pourrais-je susciter la colère si Hachem n'est pas en colère?" (Balak 23,8).
[Par cela,] Bil'am dit : Les Bné Israël sont enracinés dans les Patriarches, qui sont eux-mêmes enracinés dans les attributs divins sous leur forme la plus sublime.
De plus, même leurs noms contiennent les Noms d'Hachem, comme אַבְרָהָם (Avraham) qui a une valeur numérique de 248, ce qui équivaut à אל (Eil - D.) huit fois.
Si cela est vrai, comment pourrais-je, moi qui suis un étranger se tenant en dehors des forces de la sainteté, maudire quelque chose qui se trouve au sein des forces de la sainteté et au-dessus de moi?
Peut-être que si le אל (D.) auquel son nom fait allusion le maudissait, cela me serait alors également possible. Mais moi, par moi-même, comment cela pourrait-il être possible? "Comment pourrais-je maudire ce que D. n’a pas maudit?"

De plus, le nom יצחק (Its'hak) équivaut huit fois au Nom d'Hachem (יהוה), et le nom יעקב (Yaakov) équivaut sept fois à ce Nom. Si ce Nom les maudissait, alors je serais moi aussi capable de les maudire. Mais par moi-même, je n’ai aucun pouvoir contre eux. "Comment puis-je susciter la colère si Hachem n’est pas en colère?"
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 23,7-10 ]

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+ Les juifs ont leurs racines dans l'Atsilout :

[les kabbalistes discutent des trois mondes spirituels : l'atsilout, la bériya et la yétsira, qui précèdent le monde physique (matériel). Chacun d'entre eux contiendrait d'innombrables mondes spirituels.
Selon le rabbi de Berditchev, le monde le plus élevé est appelé le monde d'Atsilout, car le mot "Atsilout" (אצילות) est linguistiquement lié au mot pour "à côté de Lui" (אצלו). (voir le Ramban sur Bamidbar 11,17)
Dans le monde d'Atsilout, une personne se tient pour ainsi dire à côté de D. ( l'Atsilout est le monde/niveau spirituel le plus élevé et proche d'Hachem, où il n'y a que la lumière d'Hachem Lui-même. [c'est trop élevé pour les Créatures Célestes (ex: anges), et il n'y a pas de niveau plus élevé spirituel que celui là. ]
A l'image de Bil'am, l'erreur d'Haman a été qu'il n'a pas réalisé qu'un juif est enraciné dans le plus élevé des niveaux spirituels, l'Atsilout, dans Elokout (la Divinité) lui-même. (ce qui n'est pas le cas des autres nations) ]

-> "Car, dès ses débuts, je vois qu'il est semblable au roc et des collines, je le découvre: ce peuple, il vit solitaire, il ne se confondra point avec les nations." (Balak 23,9)
Bil'am et Balak souhaitaient maudire le peuple juif depuis le monde (spirituel) de bériya, qui contient les Noms d'Hachem יהוה et אהיה. C’était peut-être parce qu’ils ne comprenaient que les sefirot qui composent zé'eir anpin (le "petit visage") telles qu’elles se manifestent dans le monde de bériya et les mondes inférieurs, ce qu’on appelle le "monde de la séparation". Quant au monde suprême d’Atsilout, ils n’en avaient aucune compréhension et ne pouvaient donc pas [puiser dans son pouvoir pour maudire le peuple juif à partir de là].
Au départ, Bil'am pensait que le peuple juif était comme lui et ne comprenait que le monde de Bériya. Lorsqu’il s’est rendu compte que les juifs comprenaient également le monde d’Atsilout, il a changé d’avis et son plan a été contrecarré.

- "Car, dès ses débuts, je vois qu'il est semblable au roc ..." = en d’autres termes, Bil'am disait : "Au début, je pensais que cette nation (peuple juif) tirait sa force du "roc", qui représente le monde de Bériya où se trouvent les séraphins (anges de rang inférieur) ...
- "... et des collines" = Bil'am disait : je pensais également que cette nation tirait sa force des "collines", du monde de yétsira, qui se trouve directement au-dessus du monde de bériya et où se trouvent les 'hayot (anges de rang supérieur). Mais je réalise maintenant qu’elle tire sa force du monde de l'atsilout, qui est un monde d’unité sans aucune division quelle qu’elle soit. [il n'y a que l'Un, Hachem Lui-même]
- "je le découvre: ce peuple, il vit solitaire" = ils vivront seuls et unis dans le monde d'Atsilout. (les autres nations provenant et étant dans des mondes spirituels inférieurs)
- "il ne se confondra point avec les nations" = concernant le monde d'Atsilout, le verset : "Aucun mal ne séjourne auprès de Toi" (Téhilim 5,5). On n'y trouve ni anges Accusateurs, ni forces d'impureté, ni quoi que ce soit de mauvais.

... Bil'am voulait dire : Si le peuple juif puise sa force à une source (spirituelle - l'Atsilout) si élevée et si sainte, comment pourrais-je ouvrir la bouche pour dire quoi que ce soit à son encontre ?
[on parle du plus grand prophète qu'on eu les nations, en parallèle potentiel avec Moché. Ses paroles nous enseignent une réalité que notre yétser ara tente de nous empêcher de ressentir, préférant nous laisser croire qu'à l'image du physique (ex: bouche, yeux, jambes) nous sommes spirituellement équivalent aux non juifs, alors pourquoi avec de l'ambition et des faire des efforts spirituels pour Hachem. .]

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-> "Qui peut compter la poussière de Yaakov ou dénombrer la descendance d'Israël?" (Balak 23,10)
Peut-être ce verset nous informe-t-il de la grandeur du peuple juif et de sa proximité avec son Père céleste. Chaque jour, lors des prières du matin, par leurs actes et leurs paroles, les juifs rectifient les quatre mondes : atsilout, bériya, yétsira, assiya (le monde de l'action [dans la matérialité] ).

Dans un premier temps, ce sont nos actions qui opèrent cette rectification, comme suit : lorsqu’une personne se lève le matin, s’occupe de ses besoins corporels, et récite les bénédictions de Elokaï néchama (Mon D., l'âme que Tu as placé en moi est pur, ...), elle rectifie le monde de l'assiya, le plus bas de tous les mondes.
Lorsqu'on s’enveloppe de tsitsit, on rectifie le monde de la yétsira. Lorsqu’on met les téfilin sur son bras, on rectifie le monde de bériya, et les téfilin portés sur la tête rectifient le monde de l'atsilout, le plus élevé de tous les mondes.
Tout comme on rectifie les quatre mondes par nos actions, de même, lorsqu’on récite les différentes parties des prières du matin, on rectifie ces mondes par notre parole.
[du début de la prière jusqu'à "Barou'h chéamar" on rectifie le monde de l'assiya, ensuite jusqu'aux bénédictions du Shéma on rectifie le monde de la yétsira. Ensuite jusqu'à la 1ere bénédiction de la Amida (comprise), on rectifie le monde de la bériya. Le restant de la Amida rectifie le monde de la Atsilout.
En ce sens, la Amida est un sommet spirituel : https://todahm.com/2024/03/11/la-amida-un-moment-au-plus-proche-dhachem ]

Il s’avère que même lorsque nous nous occupons de nos besoins corporels, cela est considéré comme faisant partie de nos efforts qui rectifient ces quatre mondes. C’est là une question profonde, qui étonne quiconque l’entend.
Voyez à quel point la sainteté du peuple juif se rapproche de son Père céleste : même les excréments qu’ils évacuent de leurs intestins (qui sont comme de la poussière) sont considérés comme une rectification des quatre mondes supérieurs.

C’est ce que Bil'am disait à Balak : "Viens et vois jusqu’où s’étend leur sainteté!" Qui aurait pu imaginer que même les excréments qu’ils évacuent de leurs entrailles, qui sont comme de la poussière, puissent être considérés comme une rectification pour les quatre mondes!

-> "Qui peut compter la poussière de Yaakov ou dénombrer la descendance d'Israël?"
Qui aurait jamais compté la poussière de Yaakov (c’est-à-dire les excréments du peuple juif) et l’aurait considérée comme faisant partie de "la descendance d’Israël"?
Le peuple juif accomplit la rectification des quatre mondes chaque jour.
Puisque leur sainteté atteint un niveau si élevé, qui pourrait bien se lever et dire quoi que ce soit de mal à leur encontre?
[...]

Puisque le Créateur (Hachem) a assimilé le peuple juif à Lui-même dans toutes Ses voies, cette nation n’est rien de moins qu’une extension d'Hachem et aucun étranger n’est capable de s’approcher d’eux.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 23,7-10 ]

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-> Balak et Bil'am ont voulu maudire le peuple juif depuis le monde de la Bériya, qui contient les Noms d'Hachem יהוה et אהיה.
... Bil'am dit : "Nous ne tirons notre pouvoir que de la combinaison de ces Noms, tandis que le peuple juif tire son pouvoir directement des Noms dans leur forme originelle. Si tel est le cas, quel pouvoir avons-nous contre eux?"
[...]

Bil'am disait à Balak :
"Peut-être espères-tu que mon pouvoir d’élocution changera tout, afin que nous aussi, nous tirions notre force directement des Noms d'Hachem. C’est inconcevable, car Hachem ne m’écoutera pas.
Dès le tout début des Patriarches, lorsqu’ils se sont attachés pour la première fois à Hachem, Il a conclu une alliance avec eux et a gravé Ses Noms sacrés en eux et en leurs enfants par la suite, et cela restera ainsi pour toujours.
Hachem a choisi le peuple juif comme Sa part, tandis que les autres nations ont été laissées entre les mains des anges ministres (ange tutélaire/responsable de chaque nation). Puisque c’est ce qu'Hachem, dans Sa sagesse divine, a décrété, cela reste valable pour toujours et il est inconcevable que Hachem puisse l’annuler.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 23,18-24 ]

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-> "Voici, j’ai reçu [la parole de Hachem] pour bénir : lui [le peuple juif] sera béni et je ne retiendrai pas [la bénédiction]" (Balak 23,20)

-> Bil'am souhaitait faire savoir à Balak à quel point le peuple juif est profondément enraciné dans la sainteté, de toutes parts, dans les mondes supérieurs, ce qui ne laisse aux forces de l’impureté aucun moyen de s’approcher de lui.
Yaakov Avinou est considéré comme le plus éminent des Patriarches, et c’est pourquoi Hachem l’a appelé יִשְׂרָאֵל (Israël). La raison en est, comme l’expliquent le Zohar (tome 1, 144b, 173b) ainsi que les écrits du Arizal (Shaar HaPessoukim- Paracha Vayichla'h), qu’au départ, Yaakov ne possédait pas les six séfirot qui composent les Attributs divins connus sous le nom de zé'eir anpin (le "petit visage"). Finalement, il acquit bien ces six attributs.
C’est pourquoi ses descendants s’élevèrent à 600 000, ce qui correspond à ces six attributs : chacun en contenant cent mille. Pour la même raison, la Torah contient six cent mille lettres. Tout cela est évoqué dans le nom יִשְׂרָאֵל qui est l'acronyme de : "yéch chichim ribo orot lé'Israël" (il y a 600 000 lumières du peuple juif).
Ces lumières font référence à leurs âmes, qui sont "une extension d'Hachem d’en-Haut".
Le nom יִשְׂרָאֵל (Israël) est également un acronyme de : "yéch chichim ribo otiyot laTorah" (il y a 600 000 lettres dans la Torah), comme l’ont dit nos Sages (voir 'Hessed lé'Avraham, HaKor" Nahar 11).

Le fait que le peuple juif compte 600 000 personnes et le nom יִשְׂרָאֵל indiquent à quel point le peuple juif est grand ; qu’il est littéralement le prolongement d'Hachem.

Cela étant, comment un étranger pourrait-il les maudire ? Même s’il le faisait, comment pourrait-il penser que sa malédiction les affecterait?

Les âmes du peuple juif représentent la sainteté des mondes les plus élevés. Ces mondes ne contiennent que la bénédiction, qui descend d’eux vers les mondes inférieurs.
[toutes les bénédictions dans ce monde viennent par le biais et le mérite des juifs! ]
C’est pourquoi, ayant reçu [la parole d'Hachem] pour bénir (voir Balak 23,20), Bil'am dit : j’ai une tradition selon laquelle leur nombre de 600 000 correspond à la bénédiction des mondes les plus élevés, qui est la source de toute bénédiction. De plus, avant que je ne vienne vers toi, Hachem m’a dit explicitement : "Tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni" (Balak 22,12). Par conséquent, je ne peux en aucun cas leur retirer leur bénédiction.
[...]

L’ouverture ou la fermeture de toutes les portes célestes dépend de la Chékhina, et les âmes du peuple juif en sont issues. Si tel est le cas, qui pourrait bien s’opposer à eux?
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 23,18-24 ]

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-> Le pouvoir de Balak s’exerçait par ses actes de sorcellerie. Bil'am dit : ni la divination ni la sorcellerie n’ont d’effet sur cette nation, car celle-ci est enracinée dans la sainteté des mondes supérieurs, tandis que la divination et la sorcellerie sont enracinées dans les niveaux les plus bas.
Il est inconcevable que les niveaux inférieurs puissent exercer un quelconque contrôle sur les mondes supérieurs.
[ il existe une Puissance supérieure à toute autre chose (Hachem - dont les juifs sont un prolongement, le plus intimement liés), et les forces de l’impureté sont inférieures aux forces de la sainteté. ]
[...]

Bil'am continue de dire à Balak : "Tu dois savoir à quel point le peuple juif est élevé, qu’il est supérieur aux anges. Les anges sont ancrés dans les dimensions extérieures des mondes spirituels, tandis que les justes sont ancrés dans leurs dimensions intérieures.
C’est pourquoi les justes sont supérieurs aux anges. Les anges, se trouvant à l’extérieur et plus éloignés de la Chékhina, doivent demander aux justes : "Qu’a accompli Hachem?"

-> "Voici, ce peuple se lèvera comme un lionceau et se dressera comme un lion ; il ne se couchera pas avant d’avoir dévoré sa proie et bu le sang des tués."
Bil'am parle à Balak de la grandeur du peuple juif, de ce qu’il accomplit grâce au pouvoir de sa parole.
Il dit également que, bien que lui-même et le peuple juif possèdent tous deux le pouvoir de la parole, la différence entre eux est aussi grande que celle qui sépare l’Orient de l’Occident, sans aucune similitude.
Bien que le pouvoir de Bil'am réside dans sa parole, il repose sur la récitation de sortilèges, un pouvoir issu des forces de l’impureté et impliquant le recours à des démons comme intermédiaires.

Le peuple juif, en revanche, est une nation sainte et le peuple élu d'Hachem. Leur pouvoir de parole provient de leurs prières et de leur étude de la Torah, qui parviennent à Hachem sans aucun intermédiaire. Ils s’adressent simplement à Hachem et Il leur répond, comme le dit le verset : "Quelle est la grande nation qui a un D. si proche d’elle, comme l’est Hachem notre D., chaque fois que nous l’invoquons?" (Vaét'hanan 4,7).

Chaque jour, leurs prières du matin brisent les forces de l’impureté et les bannissent [ce qui les empêche de se nourrir en prenant des forces de la sainteté].
Chaque nuit, leur récitation du Shéma avant le coucher détruit des dizaines de milliers de démons, comme le dit le verset : "Mille peuvent tomber à tes côtés et une myriade à ta droite" (Téhilim
91,7).
[le Zohar (vol.III, 211b) indique que ce verset fait référence à la destruction des démons lors de la récitation du Shéma du coucher. Si une personne se concentre bien, elle peut détruire des dizaines de milliers de démons ; en revanche, si sa concentration est médiocre, il se peut qu'elle n'en détruise pas un seul. ]

-> "Voici, ce peuple se lèvera comme un lionceau et se dressera comme un lion"
Il se lèvera le matin comme un lionceau et, par sa prière il se dresse comme un lion. À cet instant, un juif devient comme un roi régnant sur les forces de l’impureté, tout comme le lion est le roi de tous les autres animaux. Les forces de l’impureté sont incapables de se dresser contre lui.

-> "il ne se couchera pas avant d’avoir dévoré sa proie et bu le sang des tués"
Lorsqu’un juif se couche pour dormir, il tue des dizaines de milliers de démons. Il accomplit tout cela sans aucune sorcellerie ni magie, mais plutôt par la prière et l’étude de la Torah.

Ainsi, Bil'am conclut à Balak : Qui pourrait bien lui tenir tête? Nous n’avons d’autre choix que de rester les bras croisés et d’espérer être sauvés de lui."

[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 23,18-24 ]

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-> Le Arizal (Shaar HaGilgoulim, hakdamah 22) écrit que Bil'am était une réincarnation de Lavan.
Lavan souhaitait anéantir le peuple juif, comme le dit le verset : "Un Araméen a tenté de détruire mon ancêtre" (Ki Tavo 26,5), mais il n’a rien pu faire. De même, Bil'am souhaitait détruire le peuple juif ; du moins jusqu’à ce qu’il prenne conscience de la vérité et comprenne qu’il n’avait absolument aucun pouvoir, pas même celui de s’approcher d’eux.

-> "Comme elles sont belles, tes tentes Yaakov, tes demeures, Israël" (ma tovou ohalékha Yaakov, michkénoté'ha Israël - Balak 24,5).
Nos Sages(Sanhédrin 105b) disent que cela fait référence aux synagogues et aux baté midrach.
Peut-être cela fait-il également allusion à ce qui suit : les âmes du peuple juif proviennent des royaumes spirituels connus sous les noms de Léa et Ra'hel.
Balak et Bil'am n’avaient qu’une compréhension des dimensions extérieures de ces royaumes, là où la partie inférieure du royaume supérieur (Léa) rejoignait la partie supérieure du royaume inférieur (Ra'hel).
Bil'am comprit alors que lui et Balak n’étaient rien comparés au peuple juif, car les âmes du peuple juif proviennent des dimensions intérieures de ces royaumes.

Nous pouvons désormais comprendre ce verset comme suit :
Les "tentes" et les "demeures" font référence à Léa et Ra'hel, les épouses de Yaakov, ainsi qu’aux royaumes spirituels de "Léa" et de "Ra'hel".
Bil'am disait ceci : "Quelle force magnifique que celle du peuple juif, car il est relié à Léa et à Ra'hel, qui sont les tentes et les demeures. Il est relié aux dimensions intérieures, à la racine même et aux aspects principaux de ces royaumes. Nous, Bil'am et Balak, ne sommes reliés qu’aux aspects les plus extérieurs de ces royaumes, tandis qu’ils sont reliés aux dimensions les plus intimes des quatre mondes."

-> "Comme des cèdres près de l’eau" Balak 24,6).
Cela fait allusion aux dimensions intérieures du monde d’Atsilout, comme le dit le verset : "Comme un cèdre du Liban, il s’élèvera" (Téhilim 92,13).
Puisque le peuple juif est lié aux dimensions intérieures de tous ces mondes, comment un étranger, quelqu’un qui reste en dehors de ces mondes, pourrait-il pénétrer dans leur domaine? Cette idée est tout à fait absurde.

[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 24,3-9]

Lorsque Hachem a dit : "Construisez-Moi un Temple" ([pour y résider] véassou li Mikdach - Térouma 25,8), Il parlait à trois niveaux : dans l’espace, le temps et l’âme, c’est-à-dire le Temple physique, le Shabbat et le cœur humain.
[rav Tsadok haCohen de Lublin - Pri Tsadik - Térouma 1 ]

La Chékhina réside avec les juifs dans toutes les situations

"Car Je suis Hachem, celui qui réside parmi les Bné Israël." (Massé 35,34)

-> Rachi écrit : "vous ne devez pas me faire résider au milieu de son impureté. "Car je suis Hachem qui réside parmi les Bné Israël" : Même lorsqu'ils sont impurs, la Chékhina réside parmi eux."

-> Les kabalistes expliquent que le terme "Chékhina" vient du mot "chakhen" (résider).
Hachem fait résider Sa présence dans ce monde en contractant (tsimtsoum) Sa Lumière brillante et infinie, afin que nous, qui ne sommes que chair et sang, puissions accueillir Sa Lumière dans ce monde.

Cela ressort clairement de nombreux versets ; par exemple, il est écrit : "Je résiderai parmi eux" (vécha'hanti béto'ham - Térouma 25,8), et "Je résiderai parmi les Bné Israël et
je serai leur D." (vécha'hanti béto'h Bné Israël, véayiti laém l'Elokim - Tétsavé 29,45), ainsi que : "Vous ne souillerez pas le pays où vous habitez, dans lequel Je réside, car Je suis Hachem qui réside parmi les Bné Israël" (ki ani Hachem chokhen béto'h Bné Israël - Massé 35,34).

-> Le Baal HaTanya (Iguéret HaKodech 23) écrit que la Chékhina, qui vient des hauteurs et dont la crainte "les cieux et les cieux des cieux ne peuvent contenir", réside et se manifeste parmi les Bné Israël, comme il est écrit : "Car moi, Hashem, je réside parmi les Bné Israël".

Et Baal HaTanya ajoute : "comme je l’ai entendu de mes rabanim, si un ange se tenait en présence d’un rassemblement de dix juifs, même s’ils ne discutent pas de Torah, néanmoins, puisque la Chékhina repose sur tout rassemblement de dix juifs, cet ange serait saisi d’une terreur et d’une crainte sans limites en raison de la Chékhina qui réside parmi eux, jusqu’à ce qu’il en soit totalement anéanti. "

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+ La Chékhina réside parmi l’individu et la collectivité :

-> Cet aspect de la présence d'Hachem qui fait résider Sa Chékhina dans ce monde s’applique tant à l’individu qu’à la collectivité : pour la collectivité, il s’agit de la Lumière d'Hachem qu’Il a contractée et fait descendre d'en-Haut, afin de donner la vie et de soutenir le monde entier.
Et pour l’individu, c’est ce qu'Hachem a insufflé de Lui-même, pour ainsi dire, dans les néchamot (âmes) d'Israël qui se trouvent dans le corps de la personne, comme il est écrit : "Hachem forma l’homme de la poussière de la terre, et insuffla dans ses narines un souffle de vie ; et l’homme devint une âme vivante (nichmat 'haïm)" (Béréchit 2,7).
Par conséquent, en chaque juif repose une partie d'Hashem, qui est la néchama.
Et toutes les néchamot d’Israël réunies sont appelées "Chékhina", qui est la Lumière qu'Hashem a fait resplendir pour faire résider Sa Chékhina en Israël.

Lorsque les néchamot d’ici-bas s’unissent à Hachem en étudiant la Torah et en accomplissant les mitsvot, Hachem s’unit à son tour à ces néchamot pour les combler de bonté.
Et tel est le véritable yi'houd d'Hachem et Sa Chékhina (koudcha béri'h ou ouchékhinaté), lorsque Hachem s’unit à la Chékhina qui est la racine des néchamot d’Israël.

C’est par cette introduction que le Baal HaTanya (Likouté Amarim 41) explique :
"Nos Sages (Béra'hot 49b) disent : "une personne ne doit jamais se séparer de la communauté" (léolam al yotsé adam atsmo min aklal) ; par conséquent, une personne doit avoir à l’esprit de s’unir avec Hachem et de s’attacher à Lui.
Hachem est la source de son âme divine et la source des âmes de tout Israël, et cette source est le souffle de vie, que l’on appelle "Chékhina" car elle réside (chokhénet) et se revêt de tous les mondes, les animant et les soutenant.
C’est la Chékhina qui lui confère le pouvoir de la parole pour prononcer des divré Torah ou accomplir des mitsvot, et cette union de la néchama avec Hachem est atteinte lorsque la Lumière du Ein Sof est attirée vers le bas par l’étude de la Torah et les mitsvot, dans lesquelles la Lumière du Ein Sof se revêt.

On doit avoir à l’esprit d’attirer la Lumière bénie de Hachem sur la source de sa neshamah, ainsi que sur les néchamot de tout Israël, afin de les unir à Lui.
Tel est donc le sens des mots : "Pour l’union d'Hachem avec Sa Chékhina ... au nom de tout Israël" (léchem yi'houd koudcha béri'h ou ouchékhinété ... béchem kol Israël)."

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+ Hachem réside au sein du peuple juif, à condition qu’il ne soit pas orgueilleux :

-> Les séfarim posent une condition fondamentale pour que la Shekhina réside en nous, comme l’écrit le Imré Yossef (Béhar) : il existe de nombreuses façons de servir Hachem, mais le point de départ essentiel, sans lequel une personne ne peut entamer son avoda, est la véritable humilité, reconnaître sincèrement à quel point on est insignifiant. Si une personne est orgueilleuse, elle est sous l’emprise de son yétser ara et ne peut même pas commencer à servir Hachem.

-> De même, le rav Shmelke de Nikolsburg (Ora'h lé'Haïm - Tsav) enseigne que quiconque souhaite de l’aide pour vaincre le yétser ara, qu’il tire enseignement des paroles de nos Sages (Kidouchin 30b) : "Le yétser ara de l’homme prend le dessus sur lui chaque jour et cherche cherche à le tuer, et sans l’aide d'Hachem, il ne pourrait pas le vaincre."
Nous voyons ici qu’il est impossible de vaincre le puissant yétser ara sans l’aide d'Hachem.
Mais nos Sages (Sotah 5a) nous disent à propos d’une personne orgueilleuse : "Hachem a dit : “Lui et moi, nous ne pouvons cohabiter dans le monde"."
Si tel est le cas, une personne orgueilleuse qui n’est pas avec Hachem et qui, par conséquent, ne peut être aidée par Hachem, est certainement dominée par le yétser ara.

Et bien que le verset dise : "Car Je suis Hachem qui réside au milieu des Bné Israël" et que Rachi commente : "Même lorsqu’ils sont impurs, la Chékhina est parmi eux", cela vaut également à condition qu’ils ne soient pas orgueilleux, car l'orgueil repousse la Chékhina.

-> Le Imré Yossef poursuit : Les talmidim du Baal Shem Tov demandèrent à ce dernier qui ils devaient choisir comme Rabbi après sa mort. Il leur répondit qu’ils devaient demander conseil à la personne qu’ils souhaitaient comme pour Rabbi afin de se prémunir contre l’orgueil. S’il leur donnait des conseils, c’était le signe qu’il n’était pas leur Rabbi.
Ce n’est que s’il leur dit qu’il n’y a pas d’autre moyen que de prier en demandant miséricorde à Hachem pour être préservés de ce trait de caractère qu’ils sauront qu’il est un véritable tsadik et digne d’être leur Rabbi.

La seule façon d’être sauvé de l'orgueil est de prier Hachem, et c’est ainsi que le roi David a prié : "Ne laisse pas l'orgueil s’emparer de moi" (Téhilim 36,12), car il n’y a pas d’autre moyen de vaincre l'orgueil que de prier Hachem pour qu’Il fasse preuve de miséricorde.

[rabbi David Abou'hatséra ]

Les 42 déplacements de chaque juif au cours de sa vie

"Voici les déplacements des Bné Israël lorsqu’ils quittèrent l’Égypte ... selon l’ordre d'Hachem" (Massé 33,1-2)

-> Le Baal Shem Tov disait que les 42 déplacements des Bné Israël (les lieux où ils ont campé dans le désert), de l’Égypte à la Terre Promise, se rejouent dans la vie de chaque juif, que son âme parcourt jusqu’à son retour dans le Monde Supérieur.
Et tout au long de ces périples, une personne doit se souvenir que "al pi Hachem ya'hanou" (sur l'ordre d'Hachem ils partaient) et "al pi Hachem yissé'ou" (sur l'ordre d'Hachem ils s'arrêtaient) (Béaaloté'ha 9,18), tout est ordonné par Hachem et tout s’accomplit sous la Hachga'ha pratit Providence Divine).

[quoiqu'il puisse nous arriver dans la vie, on doit être serein car dans les moindres détails c'est "al pi Hachem" (selon le désir d'Hachem), et donc forcément pour notre bien ultime.
Chaque juif a un trajet dans le chemin de sa vie, qui est personnalisé par papa Hachem, selon ce qui est nécessaire pour réussir au mieux sa mission dans ce monde. ]

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+ Les déplacements ont pour but d’élever les étincelles de sainteté (kédoucha) en ces lieux :

-> Le monde matériel regorge d’étincelles sacrées (nitsotsot) en chaque lieu, et le Baal Shem Tov enseignait à ses talmidim que leur avoda consistait à élever la sainteté présente partout où ils se trouvaient.
Tout ce qui a été créé dans ce monde l’a été pour honorer Hachem, et c’est pourquoi même les activités matérielles doivent être accomplies afin d’accroître l’honneur d'Hachem, d’élever les étincelles sacrées vers leur source d’en-Haut, ce qui est le but de tout notre service divin (avoda), que tout soit fait léchem chamayim.

-> Le Méor Enayim (Matot) développe cette idée en expliquant que c’est la raison pour laquelle les gens doivent se déplacer d’un endroit à l’autre, car Hachem sait que les nitsotsot liés à leur néchama se trouvent à cet endroit.
Ces nitsotsot sont dissimulées dans la nourriture, la boisson ou une activité quelconque ; c’est pourquoi Hachem amène une personne à se rendre là-bas pour une raison ou une autre, mais la véritable raison pour laquelle Hachem a provoqué cela est qu’elle y mange et y boive, ou qu’elle s’y consacre à ses affaires, et qu’en accomplissant ces actions selon la Torah et léchem chamayim, elle élève ces nitsotsot.

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+ Élever les nitsotsot tout en s’occupant des affaires matérielles :

-> Même lorsqu'on est chez nous, les nitsotsot sacrées attendent qu'on les élève.
Le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi - Vayéchev) dit que lorsqu’une personne mange et boit léchem chamayim, afin d’être en bonne santé pour servir Hachem, et que, même lorsqu’elle s’occupe d’autres affaires matérielles, son intention est léchem chamayim (pour agir en accord avec la volonté d'Hachem), elle élève les nitsotsot vers leur source dans les hauteurs.
En effet, toute chose matériel ne peut exister qu'en raison d'étincelles sacrées qui sont tombées de leur niveau élevé.
Lorsqu’une personne mange et boit avec la bonne intention, elle élève le désir matériel au rang de désir spirituel, et ce faisant, les nitsotsot sacrées sont rectifiées et renvoyées à leur place légitime là-Haut.

-> Tout au long de notre parcours dans la vie, une personne doit se rappeler dans quel but elle est ici, dans ce monde. Car le monde est plein de distractions qui détournent l’esprit de sa mission principale ici-bas, et nous devons donc nous mobiliser à tout moment, afin de ne pas relâcher notre avoda.
En nous rappelant notre raison d’être dans la vie, nous puisons la force d’intensifier notre avodat Hachem et de progresser dans la spiritualité.

En guerre armés de notre brit

"Choisissez parmi vous des hommes d’armée (anachim latsava - אֲנָשִׁים לַצָּבָא) ; ils marcheront contre Midian pour exercer sur lui la vindicte d’Hachem" (Matot 31,3)

-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Pitou'hé 'Hotam - Matot 31,1-6) enseigne :
Le Nom Divin אלהים (Elokim) nous indique que si une personne respecte correctement sa brit, alors le Nom אלהים l’aidera à se venger de ses ennemis, car le Nom אלהים contient les lettres מילה (mila - qui fait référence à la brit) et la lettre א, qui est la première lettre du mot אות (ot - signe).
Ainsi, le Nom d'Hachem (אלהים) représente le "signe de la brit".
Lorsqu’une personne préserve le "signe de la brit", elle rectifie le Nom d'Hachem (אלהים), et alors Hachem se vengera de ses ennemis.
[...]

Le mot צבא (tsava - légion, armée) qui désigne le peuple juif est similaire à Celui d’En Haut, car Hachem est appelé "Hachem tsévaot" (D.des légions - יְהוָה צְבָאוֹת - Shmouel I 11,11) ainsi que "Hachem tsévaot" (D. des légions - Yéchayahou 22,14).
Le mot צְבָאוֹת (légions) qui désigne Hachem peut se lire צבא אות (tsava ot - un signe dans Sa légion) (guémara 'Haguiga 16a).
De même, le mot צְבָאוֹת (légions) qui désigne le peuple juif peut signifier "un signe dans leur légion".

Cela signifie que : même le peuple juif qui part en guerre doit avoir un signe avec lui ; il doit préserver le signe de la brit. Sinon, il ne pourra pas vaincre ses ennemis, car préserver la brit est le combat principal auquel une personne est confrontée.
À ce sujet, le roi David dit : "Ceins ton épée sur ta cuisse, ô héros, ta majesté et ta splendeur" (Téhilim
45,4).
Ce verset aurait pu se contenter de dire : "ceins ton épée". Les mots "sur ta cuisse", bien qu’apparemment superflus, font référence à la brit qui se trouve près de la cuisse.
Le roi David dit : Souhaites-tu faire la guerre à l’ennemi? Ne crois pas pouvoir compter sur ton épée, ta lance, ton arc ou toute autre arme de ce genre, car celles-ci ne t’aideront pas. L’arme principale en laquelle tu peux avoir confiance est l’épée qui se trouve sur ton corps, la brit. Si tu la protèges comme il se doit, tu seras capable de vaincre l’ennemi sans avoir besoin d’autres armes. Sinon, il est inutile que tu mènes la guerre.

Cette arme, le brit, est ta véritable "majesté et splendeur". Si tu la protèges comme il se doit, alors, comme le dit le verset (ibid., v. 5) : "Par ta splendeur, triomphe et chevauche [sur tes ennemis] au nom de la vérité" (Téhilim 45,5).
[...]

Le roi Shlomo dit : "Chacun avec son épée à la cuisse, à cause de la terreur qui règne la nuit" (Shir HaShirim 3,8).
La seule épée du peuple juif est celle qui se trouve à la cuisse, c’est-à-dire le brit. C’est pourquoi Moché n’a choisi que ceux qui gardaient correctement le brit pour mener la guerre.

Une descente nécessaire pour mieux remonter

[Hachem dit à Yaakov : ] "Je descendrai avec toi en Egypte; Moi-même aussi je t'en ferai remonter (véano'hi aalé'ha gam alo)" (Vayigach 46,4)

-> Nos Sages expliquent que la redondance apparente des mots "aalé'ha gam alo" qui signifient littéralement "je t'élèverai et je m'élèverai aussi", indiquent une double ascension : non seulement tu t'élèveras à nouveau après être descendu en Égypte, mais tu t'élèveras à des hauteurs encore plus grandes qu'auparavant.
Car ce n'est qu'en descendant dans ce qui nous est [actuellement] dissimulé, que nous pouvons mériter de monter à des niveaux élevés.
[une souffrance peut avoir comme objectif de donner à Hachem la capacité, la force (ténou oz l'Elokim) nécessaire pour nous combler ensuite de super bénédictions. ]

Ce principe reste en vigueur même après l'époque des Patriarches (Avot), car ce qui leur est arrivé est un signe pour toute leur descendance, qui est censée imiter leurs actions.
Chaque juif doit savoir que même dans l'obscurité des épreuves et des difficultés qui nous entourent et menacent de nous engloutir, Hachem est là pour nous protéger et nous sauver.

Le Shem MiShmouel (Vayigach 45,26) ajoute :
"la descente d'une personne vers des niveaux inférieurs n'est pas une descente absolue. Une personne sage qui anticipe les développements futurs discernera les prémices d'une ascension dans chaque revers et, inversement, lorsqu'elle connaîtra la réussite, elle ne deviendra pas orgueilleuse, car elle se rendra compte que chaque ascension recèle un potentiel de chute.
C'est là un conseil vraiment sage pour empêcher une personne d'être écrasée par ses fardeaux ; elle doit faire confiance à Hachem et compter sur Lui pour que sa descente soit son ascension, et que ce qui la détruit serve à la construire."
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

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+ "Moi-même (ano'hi), Je descendrai avec toi ... moi-même (ano'hi) Je te relèverai, et tu monteras" (Vayigach 46,4)

-> Cela signifie que lorsque tu te rends compte que "ano'hi" (c’est-à-dire Hachem) est présent même dans la descente, et que le fait même qu’Il se soit caché de toi est également pour ton bien, alors "et je te relèverai, et tu monteras". Autrement dit, tu mériteras un niveau supérieur, ce qui est le sens des [mots supplémentaires] "et tu monteras".
[Déguel Ma'hané Efraïm - Vayélé'h]

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-> b'h, issu du dvar Torah : Quand nos difficultés sont en réalité une bénédiction : https://todahm.com/2025/12/07/quand-nos-difficultes-sont-en-realite-une-benediction

Chaque bonne action réalisée ici-bas suscite un mouvement correspondant [en-Haut] dans les Attributs suprêmes [divin], qu'il s'agisse de la Bonté ('hessed) ou de la Rigueur (din), car "Hachem est ton ombre" (Téhilim 121,6).
L'être humain est créé à l'image du Créateur. S’il accomplit "Tu ouvriras largement ta main vers lui" (Réé 15,8), la source au Ciel s’ouvrira pour se déverser vers le bas.
[Otzar Ha'Haïm, Yitro - p.120d ]

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-> "S’il y a parmi vous un pauvre ... vous lui ouvrirez largement la main" (Réé 15,7-8)

-> Le Mevasser Tsédek (Réé) écrit :
"J’ai entendu le Baal Shem Tov commenter le verset : "Quant à moi, puissé-je, grâce à ma droiture, contempler Ta face, et à mon réveil, je me rassasier de ta vue!" (Téhilim 17,15).
Lorsqu’une personne donne une pièce à un indigent, elle crée une Unification.
La pièce est la lettre youd et les cinq doigts du donateur sont la lettre hé. La main tendue du donateur est la lettre vav et les cinq doigts du pauvre sont la dernière lettre hé.
Par là, il provoque un élan de compassion, car [le Nom], dans son ordre correct, est compassion (miséricorde) absolue.

Cela s’applique lorsque le donateur initie l’acte de charité, avant que le pauvre ne tende la main. Alors les [lettres du] Nom (יהוה) sont en ordre, ce qui attire la compassion dans le monde. Mais lorsque le mendiant tend d’abord la main, alors le Nom n’est pas en ordre. C’est le sens de : "Quant à moi, puissé-je, grâce à ma droiture, contempler Ta face".

Lorsque j’initie l’acte de charité, alors je contemplerai Ta face. C’est-à-dire, lorsque je provoque une unification des quatre lettres du Nom dans l’ordre, ce qui est Ta face, la compassion.
Mais "et à mon réveil", c’est-à-dire lorsque le pauvre me réveille en tendant la main pour demander l’aumône, alors "je me rassasier de ta vue". Il ne s’agit alors que de la vision des quatre lettres, et non de la face.
Et c’est cela : "Tu ouvriras certainement ta main pour lui" (Réé 15,7-8) = c’est-à-dire que c’est toi qui dois ouvrir la main, alors le Nom sera dans le bon ordre."

Rachi explique, à propos du premier verset de Vayikra, qu’avant de confier à Moché les nombreuses mitsvot de ce séfer, Hachem l’a d’abord interpellé en lui exprimant Son amour et Sa reconnaissance. [le terme "vayikra" est une expression d’affection - Rachi Vayikra 1,1]
Cela nous enseigne que chaque fois que nous nous apprêtons à étudier la Torah ou à accomplir une mitsva, nous devons imaginer la joie que ces actes de sainteté procurent à Hachem.
Hachem s’adresse à chacun d’entre nous et nous dit à quel point Il chérit, Il affectionne nos bonnes actions. Tout ce que nous faisons Lui est très précieux.
Cette approche du service de Hachem nous apporte une joie incroyable et nous rapproche du Créateur.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likoutei Mohoran I,282 ]