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La bonté permet d’expier nos fautes comme le Temple

+ La bonté permet d'expier nos fautes comme le Temple :

"Its'hak sortit pour prier dans les champs vers le soir ... Il vit, et voici que des chameaux s'approchaient" ('Hayé Sarah 24,63)

-> Le Séfer Divré Israël enseigne que lorsqu'il est dit que Its'hak est allé pour "prier dans les champs vers soir", cela signifie qu'il est allé pour réciter des prières sur la destruction du Temple et l'obscurité de l'exil.
Selon le midrach (Yalkout Hochéa - rémez 522) : "Rabbi Yo'hanan ben Zakaï se promenait un jour à Jérusalem et Rabbi Yéhochoua marchait derrière lui. Ils virent les ruines du Temple et Rabbi Yéhochoua dit : "Malheur à nous que la maison, le lieu où nos fautes ont été expiées, ait été détruit".
Rabbi Yo'hanan lui dit : "Mon fils. Ne vous sentez pas mal. Il y a une autre façon de de recevoir l'expiation (de nos fautes). Qu'est-ce que c'est? La guémilout 'hassadim" (faire des actes de bonté).

Its'hak sortit vers le soir pour prier Hachem et il pleura sur la destruction du Temple, où le peuple juif recevait l'expiation de leurs fautes. Il s'inquiétait de savoir comment nous recevrions l'expiation après avoir été envoyés en exil (en l'absence du Temple).
C'est alors qu'il leva les yeux et vit des "guamalim" (des chameaux), qui venaient vers lui. Cela peut être compris comme signifiant qu'il a vu la guémilout 'hassadim" et il compris qu'elle a le pouvoir d'apporter l'expiation (le pardon de nos fautes), tout comme les sacrifices pouvaient le faire auparavant.
Cela l'a amené à être apaisé.

"Avraham s'est levé de devant son mort (Sarah)" ('Hayé Sarah 23,3)

-> Le rav Zev Wolf de Strikov(séfer Zer Zahav) explique qu'après l'épreuve difficile de la akéda, Avraham entendit un ange dire que l'on savait qu'il était un homme qui craignait Hachem et que, par conséquent, il aurait une descendance nombreuse qui serait qui seraient bénis de toutes les bonnes choses.
Cependant, lorsqu'il rentra chez lui à la maison, il fut confronté à la tragédie de voir que Sarah, sa chère femme, était décédée.
Cela a donné une opportunité au yétser ara de tenter de l'embrouiller et d'égarer ses pensées.
C'est pourquoi le verset atteste qu'"Avraham s'est levé", ce qui signifie qu'il s'est levé et a gardé le plein contrôle de ses pensées, ne remettant jamais en question les voies d'Hachem et acceptant pleinement que tout ce qu'Il fait est pour le bien.

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[nous devons suivre l'exemple de notre Père Avraham, lorsque nous nous trouvons dans une situation difficile, un moment de déprime, ... on ne doit pas se morfondre au sol plus que nécessaire, mais plutôt se lever/renforcer et aller de l'avant (ex: reconnaître qu'on ne comprend pas, qu'au final tout sera pour notre bien, et même utiliser des moyens externes pour retrouver le moral/joie).

L’âme d’Avraham vient dans chaque juif qui fait ‘hessed

+++ L'âme d'Avraham vient dans chaque juif qui fait 'hessed :

"Et c'est à la jeune fille que je dirai ... et c'est avec elle que je ferai du 'hessed à mon maître, Avraham" ('Hayé Sarah 24,14)

-> Nos Sages affirment que lorsqu'une personne fait du 'hessed, l'âme (néchama) d'Avraham Avinou, le pilier du 'hessed, entre dans son corps.
C'est ce qu'affirme le séfer Tiféret Shlomo (parcha Pin'has) : lorsqu'une personne accomplit une mitsva lichma, l'âme d'un tsadik d'une génération précédente entre dans son corps.
Dans le même ordre d'idées, on sait que l'auteur du séfer midrach Shmouel dit que l'âme de rav Pin'has ben Yaïr entrait dans son corps lorsqu'il faisait un acte de tsédaka.

On peut dire que les mots de ce verset y font allusion. Eliezer dit : "Elle fera du 'hessed à mon maître, Avraham". Cela peut être compris comme signifiant que lorsqu'elle (Rivka) fait du 'hessed (bonté), elle sera avec Avraham parce que son âme (néchama) se joindra à elle pour cet acte.

La montée des eaux

+++ La montée des eaux :

"Le serviteur courut à sa rencontre et dit : "Laisse-moi boire, s'il te plaît, un peu d'eau de ta cruche" ('Hayé Sarah 24,17)

-> Rachi commente : "Eliézer a vu l'eau monter vers (Rivka)".
La Torah ne nous dit pas ce qui a poussé Eliézer à courir vers Rivka, et par conséquent, la raison devait être si évidente qu'elle n'avait pas besoin d'être mentionnée.
Après tout, il est courant que l'eau monte vers les personnes vertueuses, comme c'est le cas pour Avraham, Yaakov et Moché (Rachi - Vayéra 21,30 & Chémot 2,20). La raison pour laquelle cela se produit est la bénédiction divine qui suit le sillage des justes. Cette bénédiction infuse l'eau à sa source, augmentant son débit et la faisant monter.

La première mention de ce phénomène, l'eau s'élevant vers un tsadik, remonte à une dispute entre Avraham et Avimélé'h au sujet de la propriété d'un puits (Rachi - Vayéra 21,30. Les deux hommes se mirent d'accord sur le fait que celui pour qui le puits montait était son véritable propriétaire.
Il est toutefois interdit de s'appuyer sur des miracles (Pessa'him 64b), et il doit donc y avoir une explication naturelle à ce phénomène. L'explication est la suivante : Une étendue d'eau imprégnée de la bénédiction divine s'écoule plus puissamment de sa source, ce qui la fait monter.
Avraham remarqua que le puits n'avait pas un débit normal alors qu'il était contrôlé par les bergers d'Avimélé'h. Cela devait être dû au fait que le puits avait été volé à Avraham, et qu'un objet volé est dépourvu de la bénédiction divine.
Avraham savait que lorsque le propriétaire légitime du puits s'en approcherait, son débit normalement fort serait rétabli, et cela prouverait sa propriété.
[Maharal - Gour Aryé]

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=> Il est naturel que l'eau monte vers les justes parce que la bénédiction divine suit toujours leur sillage.
Une étendue d'eau infusée par la bénédiction divine aura un fort débit à partir de sa source, ce qui la fera s'élever. Ainsi, la montée de l'eau vers Avraham et Rivka n'était pas un miracle, en fait, on aurait même pu s'y attendre.

Les 3 bénédictions de nos Matriarches

+ Les 3 bénédictions de nos Matriarches :

"Its'hak la conduisit dans la tente de Sarah sa mère ; il épousa Rivka, elle devint sa femme et il l'aima ; et Its'hak se consola de sa mère" ('Hayé Sarah 24,67)

-> Rachi commente : "Lorsque Rivka arriva dans la tente de Sarah, elle devint semblable à la mère [d'its'hak], Sarah. Du vivant de Sarah, la lampe restait (miraculeusement) allumée d'une veille de Shabbath à l'autre, il y avait une bénédiction dans la pâte ('halla), et la nuée planait au-dessus de la tente. Ces bénédictions ont cessé lorsqu'elle est morte, mais elles ont été rétablies à l'arrivée de Rivka".

Ces 3 bénédictions correspondent aux 3 mitsvot réservées aux femmes : la 'halla, l'allumage des bougies et la pureté familiale. Hachem a donné aux femmes 3 mitsvot spéciales qui correspondent aux 3 composantes principales de l'être humain : l'intellect, le corps et l'esprit.

La mitsva d'allumer des bougies correspond à l'intellect, et la flamme symbolise la Torah. Par le mérite de cette mitsva, les femmes sont récompensées par des fils qui éclairent le monde de leur Torah (guémara Shabbath 23b).

La mitsva de séparer la 'halla de la pâte correspond au corps physique. Le corps humain est analogue à la pâte, comme l'enseigne le midrach (Vayikra rabba 15) qui dit que lorsque Hachem a créé Adam, "Il a pétri la terre comme un boulanger pétrit la pâte". Cette mitsvat aide la femme à atteindre la perfection physique.

La mitsva de la pureté conjugale permet à une femme d'atteindre l'achèvement spirituel, car "le sang est l'âme" (adam ou anéfech - Réé 12,23).

Ces 3 mitsvot n'amènent pas seulement une femme à la perfection intellectuelle, physique et spirituelle, mais elles apportent également la présence divine dans le foyer.
Sarah et Rivka étaient très assidues dans l'accomplissement de ces mitsvot, et elles reçurent les 3 bénédictions constantes : la lampe qui restait miraculeusement allumée d'un Sabbath à l'autre, la bénédiction dans la pâte, et la nuée qui planait au-dessus de sa tente.
[Maharal - Gour Aryé]

La mort des justes & la mort des réchaïm

+ La mort des justes & la mort des réchaïm :

"Et voici les années de la vie d'Ichmaël : 100 ans, 30 ans et 7 ans ; il expira et mourut et fut réuni à son peuple" ('Hayé Sarah 25,17)

-> Rachi nous dit : "Le terme guévia - effacement/disparition (comme dans vayig'va - וַיִּגְוַע - il expira) n'est utilisé que pour les justes".
Guévia implique un effacement complet. Ce terme est utilisé pour la mort des justes (tsadikim) parce que le corps d'un juste (tsadik) est complètement effacé à sa mort. Cela permet à l'âme de se détacher proprement du corps et de se diriger vers sa récompense ultime dans le monde à Venir.
Lorsque le terme guévia est utilisé de cette manière, il est associé au terme "assifa" (rassemblement), car lorsque le corps est effacé, l'âme est simultanément rassemblée pour être avec Hachem.

Comme "guévia" signifie effacement, ce terme n'est généralement pas utilisé pour décrire la mort des fauteurs. Le corps d'un fauteur n'est pas complètement effacé à sa mort, parce qu'il a passé sa vie à rechercher le plaisir physique. Cela a entaché son âme de la tache de la matérialité, et en tant que telle, l'âme ne peut pas se détacher proprement du corps à sa mort.
Ce n'est qu'après avoir subi un processus de purification dans le Guéhinam que le fauteur peut se débarrasser des traces de son corps physique, ce qui permet à son âme de s'en détacher complètement.

Cependant, la Torah utilise parfois le terme guévia en référence aux réchaïm, comme dans le cas des victimes du Maboul (Rachi - Noa'h 7,12).
Lorsque le terme guévia est utilisé pour les réchaïm, il prend une connotation différente : non seulement l'effacement du corps, mais aussi l'effacement de l'âme.
L'âme de certains réchaïm est complètement anéantie lorsqu'ils meurent parce qu'elle a été contaminée de manière irrémédiable. Leur recherche excessive du plaisir physique empêche leur âme d'être purifiée de la contamination causée par leurs excès, ce qui les empêche de prétendre à une part dans l'autre monde.

Pour les réchaïm, le terme guévia n'est pas utilisé avec le terme d'accompagnement, d'assifa, parce que leurs âmes ne sont pas rassemblées au Gan Eden à la manière des justes (tsadikim), mais sont plutôt détruites.
Le terme guévia n'a été utilisé que pour décrire la mort des victimes du Déluge (Maboul) parce qu'elles ont perdu leur part dans le monde à Venir (Sanhédrin 11,3) et que les eaux destructrices du Déluge ont anéanti leur corps et leur âme pour l'éternité.
[Maharal - Gour Aryé]

Celui qui a honte et ne réagit pas mérite de recevoir davantage la Torah

+++ Celui qui a honte et ne réagit pas mérite de recevoir davantage la Torah :

"Michma, Douma, Massa ; Hadad, Téma, Yetour, Nafich et Kédma" ('Hayé Sarah 25,14-15)

-> Le 'Hida (séfer Pné David) explique ces versets (qui énoncent les noms des fils de Yichmaël) :
"Michma" = si quelqu'un entend (choméa) que son ami lui a fait honte.
"véDouma" = et il reste silencieux.
"ouMassa" = il porte le fardeau (d'avoir été humilié et de ne pas avoir réagi).
" 'Hadad" = Il deviendra plus pointu/aiguisé ('had) dans la Torah.
"véTéma" = il sera capable de dire les raisons de la Torah (taamim).
"Yétour, Nafich véKédma" = il gardera les mitsvot comme lorsqu'elles ont été données par au don de la Torah (mikedem - comme dans le passé).

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-> Le 'Hida ajoute que cela est évoqué dans la prière que nous récitons à la fin de la Amida : "Elokaï nétsor" (Mon D., protège ma langue du mal ... et à ceux qui me maudissent, que mon âme se taise).
"Michma véDouma" symbolise ce message. "Et que mon âme soit comme de la terre pour tous" est symbolisé par "ou'Massa" qui indique que l'on porte un fardeau de honte comme la terre porte tous ceux qui la foulent.
"Ouvre mon cœur avec Ta Torah" est en corrélation avec " 'Hadad véTéma", qui signifie être aiguisé dans la Torah et être capable de dire plus de 'hidouché Torah.
"Et après Tes mitsvot, que mon âme court" est indiqué par "Yétour, Nafich", ce qui signifie que l'âme (néfech) désire (davantage) accomplir toutes les mitsvot.

La Torah nous protège

Je ne mangerai pas avant d'avoir prononcé mes paroles" ('Hayé Sarah 24,33)

-> Le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi) explique :
Il semble tout simplement que la raison pour laquelle Eliézer ne voulait pas manger avant de parler est qu'Eliézer comprenait certainement que ces gens étaient des réchaïm. Il soupçonnait sans doute qu'ils tenteraient de le tuer en empoisonnant sa nourriture, ce qui fut effectivement le cas.
[selon le midrach (Léka'h Tov 24:3), Bétouel s'opposa au mariage et complota pour tuer Eliézer en empoisonnant sa nourriture. ]

C'est pourquoi Eliézer dit : "Je ne mangerai pas tant que je n'aurai pas dit ce que j'ai à dire".
Son intention était que le repas ne soit servi qu'après qu'il ait conclu ses paroles, qui étaient des paroles de Torah. Comme le disent nos Sages (midrach Béréchit rabba 60,8) : "la conversation des serviteurs des Patriarches est plus appréciée par D. que les paroles de Torah prononcées par les descendants des Patriarches."
[Rachi (v24,42) explique : "car le récit d'Eliézer est répété dans la Torah [d'abord tel qu'il s'est produit, puis tel qu'Eliézer l'a raconté à la famille de Rivka], alors que de nombreux éléments [juridiques essentiels] de la Torah n'ont été donnés [par D. par l'intermédiaire de Moshé] que sous forme d'allusions." Ainsi, les paroles d'Eliézer possédaient tous les mérites de véritables paroles de Torah (ou même plus). ]

De cette façon, il serait protégé du danger par le mérite des paroles de Torah qu'il a prononcées avant le repas.
Et c'est effectivement ce qui s'est passé. Un ange vint échanger l'assiette empoisonnée d'Eliézer avec celle de Bétouel, et Bétouel "tomba dans la fosse qu'il avait creusée" (Téhilim 7,16) pour Eliézer, c'est-à-dire qu'il mourut du poison.

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=> L'épisode d'Eliézer à 'Haran est un exemple d'à quel point l'étude de la Torah nous protège de tout danger.

J’ai confiance, donc je vis!

+++ J'ai confiance, donc je vis!

"Voici les années la vie de Sarah" = un homme qualifié de "vivant" est un homme qui ne s'inquiète d'aucune situation et est heureux en toute circonstance!" [grâce à sa confiance en Hachem]
C'est à ce propos que la Torah dit : "Et tu choisiras la vie" (Nitsavim 30,19).
[Beit Avraham - 'Hayé Sarah]

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"La vie de Sarah fut (vayiyou 'hayé Sarah ) de 127 années, ainsi fut la vie de Sarah" ('Hayé Sarah 23,1)

-> Rachi : "Toutes (ses années) furent égales en bien".

-> Le 'Hida fait remarquer que le mot "vayiyou" (ויהיו) peut se lire à l'endroit comme à l'envers.
C’est une allusion au fait que Sarah accepta tous les événements de sa vie avec amour et joie, même lorsque celle-ci se déroulait ''à l'envers'', autrement dit à l'encontre de sa volonté personnelle.
Elle conserva toujours la même conviction qu'Hachem se trouve à ses côtés à chaque instant, à chaque époque, en toute circonstance, et qu'Il prodigue du bien à tous. Toutes ses années furent équivalentes en bien avec la même certitude que tout ce qu'Hachem accomplit est bénéfique.
Même si, momentanément, un évènement peut sembler malheureux, il finira par s'avérer être un bienfait et une bénédiction.

-> Le rav Elimélé'h Biderman enseigne :
l'enseignement que l'on peut en tirer est qu'il est impossible de traverser ce monde sans se tenir au pilier de la émouna, comme l'exprime le prophète ('Habakouk 2,4) : "Le juste vivra par sa émouna".
Car celui qui n'a pas encore mérité de jouir de la lumière de la émouna ne perçoit dans son existence que peine et souffrance. Car son cœur s'irrite à chaque évènement, qu'il soit le fait du Ciel ou des hommes. En toute circonstance, il se ronge le cœur en regrettant son attitude, de s’être provoqué à lui-même un préjudice physique, moral ou financier, à cause d'une ''erreur''. Il pense que s'il avait agi autrement, la chose ne serait pas arrivée à cause de lui (bien entendu, tout cela n'est que le fruit de son imagination et ne traduit pas la réalité).
En outre, il est constamment obnubilé par la peur du lendemain, s’investit de tout son être dans la poursuite effrénée de l'argent, et fournit des efforts démesurés dans tous les domaines matériels afin d'assouvir ses besoins physiques.

En revanche, heureux est l'homme qui place sa confiance en Hachem et reconnaît qu’Il est la source de tous les événements passés, présents et futurs, qu’Il nourrit et pourvoit aux besoins de toutes les créatures, et que personne ne peut lui causer le moindre préjudice sans décret Divin préalable. Cet homme lui-même ne peut se faire de dommage ou gagner ne fût-ce qu'un centime de plus que ce qui a été décidé à son égard.
Dès lors, son existence n’est que joie, sérénité et tranquillité. Il est heureux et nullement tourmenté par ses efforts personnels pour subvenir à ses besoins.
[ainsi, quand la Torah nous demande : "Et tu choisiras la vie" (Nitsavim 30,19), elle nous demande grâce à notre émouna en Hachem, d'en arriver à ne pas s'inquiéter et à vivre dans la joie en toute circonstance. ]

-> Le rav Elimélé'h Biderman dit également :
Il faut savoir que surmonter une épreuve dans une période de difficultés et d’obscurité est ce qui permet à l’homme de s’élever au plus haut point.
L’un des tsadikim de notre époque explique d’après cela le verset : "Avraham se leva de devant son mort (Sarah)" ('Hayé Sarah 23,3) en se référant au commentaire de Rachi d’un autre verset employant le même terme hébraïque.
"Ainsi fut levé (acquis) le champ de Efron" ('Hayé Sarah 23,17). Rachi explique que ‘son champ subit une élévation en passant du domaine ordinaire au domaine du roi (Avraham)’.
Ici aussi ("Avraham se leva"), on expliquera donc que Avraham subit une élévation spirituelle à la suite de la mort de Sarah, car il prit conscience alors qu’elle ne survint que pour l’éprouver et le faire grandir. Et même si elle ne lui semblait être qu’un malheur, elle lui fut bénéfique.

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-> Le Baal haTourim fait remarquer que le mot "vayiyou" (ויהיו) a une valeur numérique de 37, allusion au fait que l'essentiel des années de la vie de Sarah furent les 37 ans qui s'écoulèrent depuis le jour de la naissance de Its'hak, alors qu'elle était âgée de 90 ans jusqu'à sa mort à l'âge de 127 ans.

=> Comment peut-on dire que toutes les années de la vie de Sarah furent équivalentes en bien lorsque la majorité de son existence fut remplie de souffrances et de peines?

-> Le rabbi de Pchevorsk y répond ainsi :
les mots de Rachi : "koulan chavin létova" (toutes égales pour le bien - כֻּלָּן שָׁוִין לְטוֹבָה), ont des initiales qui forment le mot : "chékhél" (l'intelligence - שכל), allusion au fait qu'en vivant avec sagesse et discernement, on peut parvenir à "bien" vivre même les années difficiles. Et dans ce domaine, la plus grande des sagesses est d'avoir la foi dans l’existence d’un Créateur qui dirige le monde et dans le fait que tout ce qu'Il accomplit est fondé.
[en ce sens, une des plus grandes qualités est d'être "tamim" avec Hachem, dans le sens d'aborder la vie avec simplicité (puisse que rien ne peut arriver sans décret d'Hachem pour notre bien final). En voulant être trop intelligent, trop malin, ... alors on s'attire bien des soucis. Pour la belle vie, c'est la émouna! ]

-> Le 'Hazon Ich enseigne :
Tout le monde doit traverser ce monde. Certains le font avec le sourire, tandis que d'autres le font dans la tristesse, les larmes.
Nous avons tous la possibilité de vivre dans le rire, tout dépend de la façon dont nous abordons la vie.

-> A un mariage sous la 'houpa, le 'hatan brise un verre et on lui souhaite immédiatement : "Mazal Tov!" Comment comprendre le lien existant entre ces 2 choses?
L'Admor Ra'hmistrivka explique : c'est que l’on veut en fait nous enseigner que même si [dans ta vie] "un verre s'est brisé", on doit encore proclamer "Mazel Tov'' à voix haute et se réjouir.

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-> b'h, également sur la notion de Sarah & émouna : https://todahm.com/2020/12/27/29765

La valeur essentielle d’une mitsva dépend des efforts que nous y investissons

+ La valeur essentielle d'une mitsva dépend des efforts que nous y investissons :

"Elle remplit sa cruche et monta ... Le serviteur courut à sa rencontre" ('Hayé Sarah 24,16-17)

-> "Parce qu'il vit que l'eau montait vers elle" (Rachi au nom du midrach Rabba 60,5)

-> Le Ramban explique que Rachi, semble-t-il, déduit cette explication du fait qu'il n'est pas écrit dans le verset : "elle puisa et elle remplit", mais : "Elle remplit sa cruche et monta".
Le Ramban dit : "On lui fit un miracle, la première fois, parce qu'après, il est écrit : "Elle puisa" (verset 20)".
Cela signifie qu'après qu'Eliézer lui eut demandé : "Laisse-moi boire, s'il te plaît, un peu d'eau" et qu'elle l'abreuva, Rivka lui dit : "Pour tes chameaux aussi je puiserai de l'eau". Elle courut alors vers le puits pour la puiser, et à ce moment-là, l'eau ne monta pas vers elle, mais : "Elle puisa pour tous les chameaux", ce qui veut dire qu'elle le fit elle-même.

=> Pourquoi, en vérité, Hachem ne fit-Il pas à la tsadéket Rivka le même miracle que la première fois, afin de lui épargner d'avoir à puiser de l'eau?

-> Le Kédouchat Lévi répond :
Au début, avant qu'Eliézer ne demande à boire, elle avait l'intention de puiser pour elle-même et non pour accomplir une mitsva (puisqu'il ne lui avait encore rien demandé) ; pour cette raison, elle bénéficia d'un miracle et l'eau monta vers elle afin qu'elle ne soit pas obligée de la puiser.
Cependant, ensuite, elle revint au puits afin de prodiguer du bien aux chameaux ; c'est la raison pour laquelle l'eau ne monta pas, cette fois-ci, jusqu'à elle. Car, au contraire, une mitsva a d'autant plus de valeur qu'elle est accomplie avec peine et effort.

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-> Lorsque les trois anges se trouvèrent chez Avraham, l'un d'entre eux lui dit : "Je reviendrai à toi, comme à présent (kaét 'haya - כעת חיה) ,et ta femme Sara aura un fils" (Vayéra 18,10).
Le Séfer Hapardess (attribué à Rachi) fait remarquer que l'on ne trouve nulle part mentionné qu'un ange revint chez Avraham. Et, dès lors, où voit-on que ses paroles se réalisèrent?

Il répond en expliquant que l'intention de l'ange en disant : "kaét 'haya" (כעת חיה - litt. "comme au moment vivant") était d'annoncer à Avraham qu'il reviendrait à un moment où Its'hak aurait besoin d'une vitalité renouvelée, c'est-à-dire au moment du sacrifice, où l'ange revint pour le sauver.
Et en effet, il est écrit plus loin : "L'ange d'Hachem l'appela du Ciel et lui dit : 'Avraham, Avraham!', et il répondit : 'Me voici' ; et il lui dit : 'Ne porte pas ta main sur le jeune homme et ne lui fais pas le moindre mal!'". Et il s'agissait alors du même ange qui lui avait dit : "Je reviendrai à toi".

Il en résulta finalement que le mérite d'Avraham, qui se sacrifia entièrement pour accueillir ses invités/anges, alors qu'il était faible, 3 jours après sa circoncision et qu’il faisait très chaud, fut celui qui, plus tard, permit de sauver son fils Its'hak.

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-> Le rav Eliémél'h Biderman enseigne :
"Telle est la volonté d'Hachem : si un homme se sacrifie pour accomplir précisément ce qui est difficile pour lui (et chacun sait pertinemment ce qui l’est pour lui) en l'honneur d'Hachem, lui aussi méritera la délivrance et la miséricorde Divine dans le domaine où il en a besoin."

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[ ainsi, il existe une manière 'minimale' de faire une mitsva selon la loi juive, mais nous passons alors à côté de ce que nous pouvons réellement obtenir en l'accomplissant.
En effet, l'essentiel de la valeur d'une mitsva provient de l'effort que nous avons pu investir pour la faire.
(ainsi lorsque c'est dur, ce n'est pas que Hachem ne nous aime pas, que ce n'est pas fait pour nous, ... mais plutôt que Hachem [qui sait ce dont nous sommes réellement capables] nous envoie une occasion d'encore plus se rapprocher de Lui par la mitsva, d'encore plus produire de mérites pour nous, nos proches, tous les juifs, ... et cela pour l'éternité).
On peut y ajouter le fait d'avoir une kavana, de la réaliser avec joie, ...
L'essentiel est d'embellir nos mitsvot dans notre intériorité (ex: joie, intention), et dans une autre mesure de le faire dans sa réalisation extérieure (ex: en ayant une belle table/habit pour Shabbath, ...). ]

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-> "Or Its’hak revenait de visiter la source du Vivant-qui-me-voit" (24,62).

Rabbi Enikh Alexander pose la question : "D'où provient la joie qu’éprouve un homme?"
De "la source du Vivant-qui-me-voit", car lorsqu’une personne est convaincue que Hachem la dirige à chaque instant, que même si elle se trouve, pour l’heure, sur la terre aride et désolée du (désert) du Néguev, démunie de tout, Il la protège, L'observe constamment, ce sentiment lui procure de la joie.

[Le nom ''Its'hak'' suggère la joie puisqu'il a été ainsi nommé, pour donner suite à l'exclamation de Sarah : "Ts'hok Assa Li Elokim" (D. m'a donné une joie - Vayéra 21,6)]

-> Le rabbi d'Alexander explique ce pasouk en disant qu'il est connu qu'une personne qui reconnaît qu'Hachem supervise toujours tout ce qu'elle fait sera naturellement heureuse. Ainsi, le verset dit : "véIts'ha ba". Le bonheur vient à une personne. (Le mot "Its'hak" représente le bonheur et le rire, comme le montre Vayéra 21,6).
D'où vient ce bonheur? De "Bé'er la'haï Ro'i" = une personne atteint cette joie lorsqu'elle reconnaît qu'Hachem la regarde. (Même si une personne "habite dans le pays du Néguev", c'est-à-dire un endroit sec, désertique et désolé, et qu'elle ne possède rien, Hachem la surveille toujours.
Lorsque l'on sait cela, on est heureux. En effet, celui qui sait qu'il est constamment surveillé par Hachem (et sous Sa Providence Divine) sera toujours joyeux.