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Chaque juif est important aux yeux d’Hachem

+ Béchala'h - Chaque juif est important aux yeux d'Hachem :

-> Le Sfat Emet rapporte les paroles du midrach sur le verset : "Afin de couper la mer Rouge en morceaux" (Téhilim 136,13), à savoir : "La mer Rouge fut coupée en 12 morceaux, un pour chaque tribu", et il pose la question : "Que cela peut-il nous faire (à savoir : quelle utilité y avait-il à faire un aussi grand miracle)?"

Le Sfat Emet d'expliquer :
"C’est seulement pour nous faire savoir que chaque tribu était digne, à elle seule, que la mer s'ouvre pour elle, et plus encore, que chaque juif est, à lui seul, une raison suffisante de fendre, d'ouvrir, la mer Rouge.
C’est pourquoi il est écrit : "Tu as, par Ta force, mis la mer en miettes" (Téhilim 74,13), les miettes faisant allusion au fait que chaque membre du peuple d’Israël (chaque juif!) avait une part dans la mer Rouge."

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=> On voit de là, à quel point chaque juif(ve) individuellement est important aux 'yeux' d'Hachem, à quel point Hachem aime chacun, désire notre proximité et notre service divin unique.
[chaque matin (dans cha'harit), nous disons la chirat hayam, on doit s'imaginer comme traversant la mer Rouge, on peut alors avoir en tête que Hachem a ouverte la mer par mon seul mérite!
Plus nous développons notre conscience d'à quel point nous sommes précieux pour papa Hachem, le Maître du monde (on est Son enfant unique adoré, quoiqu'on fasse), plus on en viendra à vouloir Lui faire plaisir en faisant Sa volonté, avec joie, fierté et zèle. ]

"Parle aux Bné Israël et qu'ils fassent demi-tour et campent devant Pi-ha'hirot" (Béchala'h 14,2)

-> Pourquoi était-il nécessaire que Moché ordonne aux juifs de faire demi-tour? Parce qu'ils suivaient les Nuées de Gloire dans le désert, Hachem aurait pu simplement les diriger vers la mer et le peuple aurait suivi.

Le Sfat Emet répond que Hachem a délibérément choisi cette méthode pour mettre le peuple juif à l'épreuve et lui demander s'il allait ou non obéir à l'ordre de Moché.
Comme l'explique Rachi (Béchala'h 14,4) à propos de l'insistance de la Torah sur le fait que les juifs ont effectivement suivi cet ordre, il a fallu une foi puissante en Moché pour qu'ils abandonnent leur liberté retrouvée et retournent vers leurs anciens maîtres (égyptiens).
Le fait que les Nuées aient maintenu leur position, semblant contredire l'attestation de Moché de la volonté d'Hachem, n'a fait qu'intensifier l'épreuve.
Le Imré Emet ajoute que cela peut aider à expliquer l'évaluation de Pharaon selon laquelle les juifs étaient perdus dans le désert, le fait qu'ils se soient écartés du chemin tracé par les Nuéesindiquait qu'ils avaient perdu la tête.

Le Imré Emet fait remarquer que cela nous enseigne que l'obéissance à son rabbi est primordiale et qu'elle l'emporte même sur les instructions d'une Nuée Divine.

La tribu de Binyamin fut la première à sauter dans la mer

+ Pourquoi la tribu de Binyamin sauta-t-elle en première à l'eau de la mer Rouge?

-> La guémara (Sota 37a) rapporte l'avis de Rabbi Méir, que les tribus discutèrent entre elles pour savoir qui se jetterait à l'eau en premier, jusqu'à ce que celle de Binyamin le fit sans attendre.

Une question se pose : pourquoi celle de Binyamin se jeta-t-elle en premier et non celle Zévouloun, sur lequel il est écrit : "il occupera le littoral des mers" (Vayé'hi 49,13)? Il a des connaissances très précises sur la mer et beaucoup plus que Binyamin.

Nos Sages expliquent le verset : "La mer le vit et s'enfuit" (Téhilim 114,3) que la mer vit le cercueil de Yossef descendre dans la mer. Hachem dit : que la mer s'enfuît devant celui qui s'enfuit de la faute, comme il est écrit : "il s'enfuit à l'extérieur" (Vayéchev 39,13).

Le Tsror Hamor nous enseigne que lorsque Yossef s'échappa de la femme de Potifar, il s'enfuit jusqu'aux bords du fleuve. Il se dit : "si la femme de Potifar parvient jusqu'ici, je saute dans le Nil et je me suicide!"
La mer reconnut donc Yossef et son dévouement. Quand son cercueil apparut devant elle, elle s'enfuit.

Les Bné Israël connaissaient la valeur du cercueil de Yossef, c'est pourquoi ils discutèrent entre eux, qui se jetterait en premier à l'eau.
Les membres de la tribu de Binyamin dirent : "même si notre aïeul est le plus jeune de la famille, nous sommes liés au cercueil de Yossef, plus que toutes les autres tribus! Il dénomma tous ses dix enfants du nom de Yossef (le nom de chacun de ses enfants faisait allusion à Yossef) et il fut le seul à ne pas avoir participé à la vente".
La tribu de Binyamin se jeta donc la première à l'eau !

Notre confiance en D. réveille Sa bonté à notre égard

+ Notre confiance en D. réveille Sa bonté à notre égard :

"Moché et le peuple juif chantèrent (litt. chanteront - "yachir" = verbe au futur) ce chant à Hachem, et ils parlèrent en disant" (Béchala'h 15,1)

-> Le midrach (Chémot rabba 23,1) dit à propos de ce verset :
Il est écrit : "Tu es éternel ; Ton trône est établi depuis toujours [méaz, littéralement, "depuis toujours"].
Rabbi Bérékhia dit au nom de Rabbi Abahou : "Bien que Tu sois éternel, Ton trône n'était pas fermement établi, et Tu n'étais pas connu dans Ton monde avant que Tes enfants ne récitent le chant [à la mer Rouge]." C'est la signification de "Ton trône a été établi à partir de ce moment-là" (na'hon kissé'ha méaz).
[ en d'autres termes, "Ton trône est établi depuis (mé'az)" = depuis le chant entonné lors de l'ouverture de la mer Rouge, qui commence par le mot "alors" (az yachir). ]

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-> Le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi) enseigne :

Si une personne est certaine que Hachem pourvoira à tous ses besoins, alors toutes ses demandes seront satisfaites par le Ciel.
Mais si une personne se préoccupe continuellement de ses moyens de subsistance et de la subsistance (parnassa) de sa famille, alors ses moyens de subsistance seront réduits par le Ciel.
Hachem agit alors comme l' "ombre" de la personne, prenant exemple sur son comportement, et lui fournit ses moyens de subsistance. De même que la personne s'en remet à D. pour qu'Il réponde à tous ses besoins, de même D. lui fournit tous ses besoins.

Lorsque la mer Rouge s'est ouverte, il y a eu un éveil préalable par le bas. Le peuple juif a amélioré son comportement en raison de sa grande foi (émouna) et de sa confiance (bita'hon dans le fait que D. les sauverait, ce qui a suscité la miséricorde d'Hachem à leur égard.
Puisqu'ils avaient la foi que D. les sauverait, il leur vint à l'esprit de chanter ses louanges avant même leur salut effectif.
["Moché et le peuple juif chanteront (az yachir) ce chant à Hachem". Le rabbi de Berditchev explique l'emploi du futur (chanteront, plus que chantèrent ce chant) ainsi : la tribu de Yéhouda (menée par leur nassi Nahchon ben Aminadav) est entrée dans la mer avec la certitude que D. accomplirait un miracle pour le peuple juif et qu'ils allaient ensuite chanter (az yachir) en réponse à ce miracle.
de même, juste avant le chant il est écrit : "ils ont eu confiance en Hachem et en Moché Son serviteur" (vayaaminou b'Hachem ...) = selon le rabbi de Berditchev, cela signifie qu'avant d'être sauvé (à la mer Rouge), les juifs sont parvenus à une certitude que Hachem allait réaliser des miracles et des merveilles.
(on fait au mieux notre hichtalout, avec la certitude que Hachem fait et peut tout!) ]

... lorsqu'il y a un éveil de notre part en bas (ex: par une émouna/bita'hon accrue), notre effusion émotionnelle incite Hachem à traiter le peuple juif avec Ses caractéristiques de bonté, de compassion et d'amour bienveillant.

De même, le mot "alors" (az [yachir]) indique que nous étions convaincus que Dieu séparerait la mer avant qu'elle ne se sépare, et qu'ensuite nous chanterions un chant accompagné de tambourins, comme expliqué plus haut. C'est ce qu'implique le mot "alors" (az).
Cette confiance a servi de "réveil d'en bas", de "Trône" de l'Attribut d'en haut, afin que Hachem accomplisse à son tour le miracle de la séparation de la mer Rouge.
... Cette confiance a servi de "trône", c'est-à-dire de support, sur lequel Hachem a accompli le miracle.

C'est la signification sous-jacente du verset : "Ton Trône a été établi dès lors, Tu es d'éternité" (na'hon kiss'akha mé'az - Téhilim 93,2) = que le trône a été établi depuis "alors" (mé'az), c'est-à-dire depuis l'époque où nous avons eu foi dans le salut de D., comme nous l'avons expliqué.
Nous pouvons maintenant comprendre la signification profonde de la clause qui conclut ce Téhilim : "Tu es d'éternité" (méolam ata). Lorsque Hachem accorde Sa grande bonté aux mondes inférieurs sans être incité à le faire par un éveil préalable venant d'en bas, cette bonté est désignée comme existant "depuis les jours d'autrefois" (mimé kédem - Mikha 7,20).
Mais lorsque le peuple juif, par ses bonnes actions, éveille Sa bonté, Sa compassion et Sa générosité céleste, cette générosité est appelée "bonté du monde" ('hassdé olam - voir téhilim 89,2).
Il s'agit d'une bonté que D. accorde en raison de nos actes accomplis dans ce monde. Les actes des résidents de ce bas monde engendrent cette bonté. [voir Zohar 3:134b].
C'est ce que signifie la phrase "Tu es d'éternité" (méolam ata), qui se lit littéralement : "Tu es du monde". "Tu" = Ta bonté, est "du monde".
Le peuple juif, habitant du monde inférieur, suscite le flux de la bonté de D.

Cela explique mieux le verset "Ton trône fut établi à partir de ce moment-là".
En faisant confiance à Hachem pour qu'il accomplisse un miracle, le peuple juif a engendré cette bonté, qui s'est ensuite répandue dans le monde.
C'est ainsi que le verset continue : "Tu es du monde", ce qui traduit l'idée que la bonté de D. est suscitée par les actes des habitants de ce monde.

Les juifs surpassent les anges

+++ Les juifs surpassent les anges :

"L'ange de D. qui allait devant le camp se déplaça et alla derrière eux" (Béchala'h 14,19)

-> En raison de leur sainteté, les anges sont plus élevés que le peuple juif. Mais lorsque Hachem montre Son amour à la nation juive, celle-ci est plus élevée que les anges.

[ le Chla haKadoch (dans son Chné Lou'hot haBrit - Eter maamarot 2) écrit que d'une part, les anges sont plus raffinés et plus proches des royaumes supérieurs. En ce sens, ils sont plus saints.
Cependant, l'âme de l'homme est plus élevée que celle d'un ange, et en ce sens, l'homme est plus élevé.
Lorsque Hachem montre son amour au peuple juif malgré ses défauts, il se concentre sur la pureté de son âme. ]

Lors de l'ouverture de la mer Rouge, Hachem a exprimé son amour pour le peuple juif malgré ses défauts, et en ce sens, le peuple juif a surpassé les anges.

C'est le sens profond du verset "L'ange de D. qui allait devant le camp se déplaça et alla derrière eux".
Cela fait allusion au fait que les anges, qui se trouvaient normalement sur un échelon spirituel plus élevé que le peuple juif, se sont trouvés plus bas que lui lors de l'ouverture de la mer Rouge, car c'est là que D. a manifesté Son amour pour le peuple juif.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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=> Dans ce monde, les anges sont normalement à un niveau spirituel plus élevé que le peuple juif, mais lorsque D. nous montre Son amour, notre niveau spirituel dépasse celui des anges.

Chanter des louanges d’Hachem, provoque qu’Il va chanter avec nous

+++ Chanter des louanges d'Hachem, provoque qu'Il va chanter avec nous :

"Moché et le peuple juif chantèrent (litt. chanteront - "yachir" = verbe au futur) ce chant à Hachem, et ils parlèrent en disant" (Béchala'h 15,1)

=> Pourquoi la Torah emploie-t-elle la forme grammaticale "chanteront", au futur, plutôt que la forme attendue, "chantèrent", au passé?

Nous pouvons répondre à cette question en nous basant sur l'interprétation du Baal Chem Tov du verset "D. est ton ombre" (Téhilim 121,5), selon laquelle la conduite de D. envers l'homme est semblable à une ombre, exactement comme les mouvements de l'ombre d'une personne reflètent les mouvements de cette personne. De même, la conduite d'Hachem à l'égard d'une personne reflète le comportement de cette personne.
Ainsi, lorsque le peuple juif a chanté après avoir été délivré d'Egypte, Hachem a également chanté, pour ainsi dire, ce même chant.

Le verbe "chantera" ([az] yachir) peut être pris à la forme causative, de sorte que nous pouvons interpréter la phrase "alors [az] Moché et le peuple juif chantèrent [yachir Moché ouBné Israël]" comme affirmant que le peuple juif, par son chant, a provoqué "ce chant à Hachem". En d'autres termes, ils ont amené D. à chanter ce chant.
Le verset se poursuit ainsi : "ils parlèrent en disant" = ce qui implique qu'"ils parlèrent" afin de réaliser la "parole" de D.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Béchala'h 15,1]

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=> Lorsque le peuple juif chante des louanges de D., D. se joint à leur chant.

Louer Hachem afin de prolonger notre joie

+++ Louer Hachem afin de prolonger notre joie :

"Moché et le peuple juif chantèrent ce chant à Hachem, et ils parlèrent en disant" (Béchala'h 15,1)

-> La joie vient principalement tout du cœur. [Mékhilta Béchala'h 2]
Si c'est le cas, pourquoi le peuple juif avait-il besoin d'exprimer sa joie par la parole et le chant? D. sait ce qui se trouve dans les recoins du cœur, et Il connaissait leur joie. N'était-il pas suffisant d'exprimer leur gratitude dans leur cœur?

L'explication est la suivante :
Habituellement, la joie qu'une personne ressent s'éteint après un court laps de temps. Mais lorsqu'une personne exprime sa joie, celle-ci s'intensifie et se magnifie.
Lorsque la mer Rouge s'est ouverte devant le peuple juif, celui-ci a voulu accroître son bonheur et profiter de la proximité de son Créateur. Ne voulant pas que cela se termine, ils ont fait entrer leur joie dans le domaine de la parole en chantant pour accroître leur plaisir.

C'est le sens des mots du verset "ils parlèrent en disant" (vayomérou lémor) = ils parlèrent, afin de parler de plus en plus pour intensifier leur joie.
Sinon, le mot "en disant" (lémor) est inexplicable, puisque ce mot indique normalement le fait de dire quelque chose à quelqu'un d'autre. Or, dans le cas présent, puisque tout le monde chantait, ce sens du mot n'a pas lieu d'être, et donc le mot doit faire référence à autre chose, c'est-à-dire qu'ils ont utilisé leur parole pour augmenter leur joie.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Béchala'h 15,1 ]

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=> Chanter les louanges de D. en réponse à Sa bonté envers nous permet de prolonger notre joie.

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"Moché et le peuple juif chantèrent ce chant à Hachem" (Béchala'h 15,1)

-> Notre plaisir et notre joie découlent principalement du privilège que nous avons de servir notre Créateur, qui a créé des mondes supérieurs et inférieurs sans limite.
Les êtres créés de tous ces mondes Le servent, y compris les anges appelés séraphins, 'hayot et ofanim, mais D. a particulièrement choisi le peuple juif pour Le servir.

Ainsi, le fait de servir notre Créateur est notre plus grande joie et notre plus grand plaisir.
C'est à cela que le verset fait allusion lorsqu'il dit : "Moché et le peuple juif chantèrent".
Le verset poursuit en indiquant la cause de leur chant joyeux : "ce chant à Hachem" (achira azot l'Hachem) = leur joie provenait du fait qu'ils méritaient de chanter devant Hachem.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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=> La raison profonde pour laquelle nous avons chanté à la mer Rouge était que nous étions heureux de pouvoir Le servir, en chantant des louanges d'Hachem.

[dans le tourbillon de nos occupations et de la routine quotidienne, nous oublions qu'en tant que juif nous avons un lien de proximité incroyable avec Hachem, et que chaque mitsva est un cadeau, un honneur, dont nous devons nous réjouir.
Comme en témoigne la chirat hayam, ces paroles de reconnaissance à D., dont la joie principale était sur le fait de pouvoir servir le Roi des rois en Le louant (d'une certaine façon plus que la joie sur les bienfaits eux-mêmes).
Ainsi, nous devons constamment travailler sur notre conscience positive de ce qu'implique de faire les mitsvot, de prier et louer Hachem. ]

Chanter à l’ouverture de notre frigidaire, armoire

+ Chanter à l'ouverture de notre frigidaire, armoire :

-> "Fournir la subsistance (parnassa) à l'homme est aussi difficile que l'ouverture de la mer Rouge"
[guémara Pessa'him 118a]

=> Comment pouvons-nous comparer la fente de la mer, qui est sans doute le plus grand miracle qu'Hachem ait accompli pour nous, à la fourniture quotidienne d'aliments de base, dans laquelle il est presque impossible de voir la main d'Hachem à l'œuvre?
Pourtant, il n'y a pas de différence réelle entre les deux.

De la même manière qu'Hachem était le seul responsable des incroyables miracles de la mer Rouge, Il est également le seul responsable de toutes nos aliments au quotidien. Le fait qu'il semble que nous gagnions de l'argent par nous-mêmes grâce à notre travail acharné ne fait que cacher la véritable vérité, à savoir qu'Hachem guide les événements du monde pour s'assurer que nous disposons de tout ce dont nous avons besoin. La seule différence est la clarté avec laquelle chacun voit que notre subsistance vient d'Hachem.

Sur la base de cette idée, le rav Pinkous (Chéarim b'Téfila) écrit que lorsqu'une personne rentre chez elle, ouvre son réfrigérateur et le trouve rempli d'une grande variété d'aliments délicieux ou ouvre l'armoire de sa chambre et voit des piles de vêtements, elle doit s'arrêter une seconde et se dire : "D'où tout cela vient-il? Qui m'a donné cette abondance de bienfaits?"
Tout comme le peuple juif a éclaté dans un chant (chira) sincère après avoir été témoin des miracles de l'ouverture de la mer Rouge, il devrait lui aussi éclater en chants de louange pour remercier Hachem de Sa bonté infinie, en ouvrant son frigidaire, son armoire, ...

Et il dit : "Car une main sur le trône d'Hachem, une guerre pour Hachem contre Amalek, de génération en génération" (Béchala'h 17,16)

-> Rachi commente : "Le nom d'Hachem n'est pas complet, et Son trône n'est pas complet tant que le nom d'Amalek n'est pas effacé."

Le nom et le trône d'Hachem ne peuvent être complets que lorsque l'unité règne dans le monde.
Avant l'arrivée du machia'h, il est impossible pour le monde de parvenir à l'unité, car la multitude de nations qui existent dans le monde provoque la division et la désunion.
Cependant, lorsque machia'h arrivera, la nation juive émergera en tant que nation principale dans le monde, et toutes les autres nations la soutiendront dans sa tâche de servir Hachem et de se rapprocher de Lui.
Lorsque les autres nations serviront Israël et le but de Israël (les juifs), leur présence ne causera plus de division. Au contraire, les nations du monde contribueront à l'unité du monde en couronnant le peuple juif en tant que nation choisie par Hachem et en s'unifiant autour de lui.

En contraste direct avec cela, Amalek est unique parmi les nations.
Leur haine et leur animosité inébranlables à l'égard d'Israël ne leur permettront jamais de servir Israël dans leur rôle.
L'animosité inhérente d'Amalek à l'égard d'Israël se manifeste par la distance parcourue par Amalek pour livrer bataille à Israël dans le désert, une distance de 400 parsa (environ 1 600 km) depuis Har Seir (selon Mékhilta Béchala'h). Et ce, malgré le statut d'esclaves récemment libérés d'Israël, dépourvus de terres ou de possessions importantes qui leur fourniraient un butin de guerre.
[Amalek n'était pas conscient des richesses que le peuple avait acquises en Égypte et à la mer Rouge. Ils ont combattu Israël gratuitement, par pure méchanceté.]

Bien que toutes les nations nourrissent de la haine envers Israël, celle d'Amalek est plus intense et plus durable. Cela s'explique par le fait qu'ils sont diamétralement opposés à Israël.
La nation d'Israël est appelée Yéchouroun, enracinée dans le mot yachar (droit) parce qu'elle suit le chemin droit et étroit de la Torah.
En revanche, Amalek est appelé "tordu" (akalson) parce que ses actions sont tordues et corrompues. Leur nature tordue ne leur permet pas de coexister avec Israël
[Maharal - Gour Aryé]

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-> En résumé :
Aucune nation ne nourrit de haine envers Israël comme la nation d'Amalek, et leur méchanceté perdurera à jamais.
À l'époque du machia'h, toutes les autres nations coexisteront avec Israël et accepteront le rôle de soutiens d'Israël. Cependant, la nation d'Amalek ne le fera pas. Son refus de coexister avec Israël ne lui permet pas de continuer à exister, car il entrave la possibilité d'une unité dans le monde.

Hachem dit à Moché : "Pourquoi cries-tu vers moi? Parle aux Bné Israël et ils partiront" (Béchala'h 14,15)

-> Rachi commente : "Moché était debout et priait, et Hachem lui dit : "Ce n'est pas le moment de faire une longue prière, car le peuple juif est en détresse".

Pourquoi n'était-ce pas le moment de prier?
En vérité, tout moment est propice à la prière. Cependant, ce n'était pas le moment de faire une longue prière. Hachem ne répond pas à une prière tant qu'elle n'est pas achevée. La nation juive était en danger imminent du fait de la double menace des égyptiens [surarmées] qui s'approchaient [sans issue où fuir] et de la mer agitée devant eux, et elle ne pouvait pas attendre que la prière soit terminée.

Hachem désire nos prières et nous place dans des situations pénibles afin de nous motiver à Le prier.
Il s'ensuit qu'Hachem ne nous délivrera pas de notre détresse lorsque nous sommes en train de prier, car cela interromprait notre prière. Le but de la prière est la prière elle-même, et non la délivrance qu'elle apporte. [explication du Pa'had Its'hak sur le Maharal (Pessa'h - maamar 14)]

De plus, la longue prière de Moché donnait au peuple juif le temps d'exprimer ses plaintes.
Ces plaintes sont autant de munitions pour la midat hadin (l'Attribut strict de la Justice), comme l'indique Rachi (Béchala'h 14,19) : " Israël était jugée à ce moment-là pour savoir si il serait sauvée ou non".
Leur manque de foi les met en danger, car Hachem déploie Sa puissance en proportion directe de la foi de Ses sujets. Lorsque ses sujets mettent leur foi en Lui, ils méritent de voir Sa main puissante.
Cependant, lorsqu'ils ne Lui font pas confiance, Sa puissance est diminuée, comme l'indique la Torah : "le Tsour (rocher, l'un des noms d'Hachem) qui t'a donné naissance est devenu "faible"" (Haazinou 32,18).
Il est évident qu'Hachem n'est pas faible. Cependant, notre manque de foi fait que Hachem apparaît faible.
[Maharal - Gour Aryé]

[il est écrit : "donner de la force à D." (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35). Ainsi, plus nous témoignons de la émouna, plus nous donnons de la force à Hachem pour qu'Il puisse nous combler du meilleur. ]