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+ "Et si ton frère devient pauvre auprès de toi" (Béhar 25;39)

Ci-dessous un commentaire du 'Hafets 'Haïm, qui comme à chaque fois, nous éblouit par ses paroles ...
b"h, que ses mérites nous protègent ...

-> Le 'Hafets 'Haïm a dit :
"Les gens en viennent facilement à critiquer les riches qui renâclent à pratiquer la bienfaisance, tout en affirmant que s'ils étaient à leur place, et étaient aussi nantis qu'eux, ils ne resteraient pas insensibles à la misère humaine, et donneraient généreusement aux oeuvres charitables.

Ce que ces personnes ignorent, c'est que si elles devenaient elles-mêmes riches, leurs coeurs s'endurciraient aussi, et deviendraient des "coeurs de riches".

A quoi cela ressemble-t-il?
A un ivrogne, qui se vautre sur la chaussée, et se salit de la tête aux pieds.
Vient à passer un passant qui, pointant un doigt accusateur vers l'alcoolique, lui dit : "Je suis étonné qu'un homme, comme vous ne sache pas les dégâts, que peut produire la boisson. Si je devais un jour m'enivrer, j'essaierais au moins de ne pas me donner en spectacle!"
Il en va ainsi de la richesse, qui a, elle aussi, des effets grisants!!"

-> A ce sujet, le 'Hafets 'Haïm a aussi dit :
"L'homme court après l'argent ; il est constamment en quête de richesse et de bien-être.
Malheureusement, il ne sait pas que plus il en acquiert d'un côté, plus se renforcent, de l'autre, les ressources du yétser ara à son encontre.

Un individu pauvre s'imagine que s'il avait de l'argent, il en serait le maître.
Or, dans la réalité, une fois qu'il en possède, c'est l'argent qui le domine!"

 

Source (b"h) : le "talelé Oroth" du rav Yissa'har Dov Rubin

Jusqu’à 120 ans. Pourquoi?

+++ Pourquoi souhaiter à quelqu'un de vivre jusqu'à 120 ans? ...

-> "La 50e année sera l'année du jubilée" (Béhar 25,11)

Un disciple du voyant de Lublin (Rabbi Herchely de Ziditchov) souhaita un jour à son maître de vivre 120 ans.
Il justifia cela de la façon suivante :
"Par 120 ans, je veux dire les cent vingt jubilés (yovel) pendant lesquels le monde existera [car le monde existera pendant 6 000 ans, or 120 jubilés de 50 ans font un total de 6 000 ans!].
Or, la Torah appelle l'année du jubilé : "éternel".
Par conséquent, 120 ans, c'est comme l'éternité."

Moché a vécu 120 ans, correspondant aux 120 jubilés du monde.
Chaque année de sa vie influa sur un jubilés et donc, à toutes les années d'existence du monde.

 

Source (b"h) : le livre "mayana chel Torah" du rav Alexander Zoucha Friedman

"Ne vous lésez pas l'un l'autre." (Béhar 25,17)

--> "La Torah nous interdit de léser notre prochain, mais un homme pieux fera davantage : il lui est interdit aussi de se léser lui-même.
Il ne doit pas se croire arrivé à un niveau supérieur à celui où il est réellement."

[Rabbi Bounim de Pchis'ha]

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-> "Ne vous lésez point l’un l’autre"

Les dernières lettres des mots : "Ne vous lésez point" (Vélo Tonou Ich Et - וְלֹא תוֹנוּ אִישׁ אֶת) forment le terme "Ichto" (אשתו) qui signifie "son épouse".
Ceci vient faire allusion à ce qu’ont dit nos Sages dans la guémara (Baba Metsia 59b) : "On doit toujours faire attention à ne pas causer de peine à son épouse, car ses larmes risquent rapidement d’engendrer des conséquences fâcheuses".

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-> "Ne vous lésez point l’un l’autre" (Béhar 25,17)

Rachi, citant le Torat Cohanim, commente : "Ici, on interdit le préjudice par des paroles : qu’il ne blesse pas son prochain".

Par ailleurs, nos Sages (guémara Baba Métsia 59a) nous mettent en garde en affirmant que toutes les portes [de la prière] sont fermées, à l’exclusion de celles du préjudice, et Rachi d’y expliquer : "Celui qui crie parce qu’il a été lésé, la porte ne se ferme pas devant lui".

=> Pourquoi en est-il ainsi et qu’est-ce que cela implique ?

Rabbénou Bé'hayé explique que du fait que la personne lésée éprouve beaucoup de peine et de désespoir, cette détresse le pousse à se soumettre au Créateur, et sa prière, qui jaillit d’un cœur chagriné, est prononcée avec ferveur et exaucée.

La Chemita

+ La Chemita :

-> En terre d'Israël, Hachem nous a donné des mitsvot spéciales concernant la terre. À chaque étape du cycle agricole, un juif est tenu de donner diverses séparations et dîmes : léket, shich'chah, péah, térouma guédola, maaser richon, maaser shéni ou maaser ani, et d'autres encore.
À l'époque du Temple, lorsque toutes les dîmes étaient en vigueur, environ un cinquième des récoltes d'un juif était distribué de cette manière. Un fermier juif donnait de grandes quantités des produits qui poussaient dans ses champs aux Levi'im, qui ne possédaient pas de champs et passaient leurs journées à étudier la Torah.
Un juif qui possédait un champ d'une douzaine d'hectares donnait chaque année quelques tonnes de produits à titre de dîme, ce qui représentait une part importante de son dur labeur.

Le juif savait parfaitement que sa terre n'était pas sa propriété privée. La terre sur laquelle il vivait et qu'il cultivait n'était pas son affaire privée. Il travaillait la terre pour Hachem, il faisait tout ce qu'Hachem voulait de lui, et tout était pour Lui. Et bien sûr, il distribuait ses produits conformément aux ordres d'Hachem.

D'où le juif tirait-il la force d'observer ces commandements? Comment parvenait-il à la ferme conviction que ses biens ne lui appartenaient pas, au point de pouvoir donner une si grande partie de son dur labeur aux pauvres et aux Lévi'im, la tribu choisie par Hachem?
La réponse est que la mitsva de la chémita a inculqué et souligné cette conviction.
Une fois tous les sept ans, nous cédons notre terre à Hachem, comme nous le dit la Torah : "Et la terre se reposera, un shabbat pour Hachem" (Béhar 25,2).
La Shémita nous relie à la sainteté de la terre d'Israël. Nous reconnaissons que la terre appartient à Hachem et que nos vies et notre travail lui sont tous dédiés.

Nos Sages (guémara Shabbath 33) nous enseignent que le peuple juif est exilé en raison de la faute de violation de la shémita , comme le dit le verset : "Alors la terre apaisera ses Shabbath" (Bé'houkotaï
26,34).
En revanche, lorsque nous observons la Shémita, nous vivons dans la paix et la satisfaction en terre d'Israël : "Et vous vivrez en sécurité sur la terre" (Béhar 25,18, Rachi).
L'essence du peuple juif en terre d'Israël est contenue dans la mitsva de Shemita.

La mitsva de Shemita fait entrer la sainteté de la terre d'Israël dans nos vies. Il nous donne la certitude que la terre et toutes les affaires matérielles appartiennent à Hachem.

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-> La mitsva de Shemita implique un grand sacrifice de soi.
Nos Sages (midrach Vayikra rabba 1,1) nous disent que le verset : "Bénissez Hachem, Ses anges, les puissants qui accomplissent Sa parole" (Téhilim 103,20) se réfère aux agriculteurs qui observent la mitsva de Shemita.
D'ordinaire, une personne accomplit une mitsva pendant un jour, une semaine ou même un mois. Mais dans ce cas, un agriculteur laisse son champ et sa vigne à l'abandon pendant une année entière. Il regarde en silence des étrangers venir prendre ses fruits. Peut-il y avoir une plus grande démonstration de force de caractère?

Au cours de l'année de Shemita, un juif atteint un niveau d'émouna si profond qu'il peut rester chez lui toute l'année et ne pas s'occuper de son champ.
Sa compréhension du fait qu'il ne vit que pour Hachem devient si innée qu'il est capable de se reposer à la maison sans assurer sa subsistance pour l'année à venir.

La Shemita imprègne nos vies entières de sainteté. C'est une année de Shabbat de la terre, où la terre devient sainte. Nous révélons la sainteté inhérente à la terre et la simple existence terrestre de chaque juif.
[d'après le rav Avraham Tsvi Kluger]

"Ton frère vivra avec toi" (Béhar 25,36)

=> La guémara demande : si deux hommes marchent dans le désert, tant assoiffés qu'ils sont proches de la mort. Ils trouvent un seul verre d'eau. Que doivent-ils faire? Se le partager au risque qu'ils meurent tous les deux? Ou bien laisser le premier le boire et sauver sa vie? Mais alors l'autre mourra avec certitude?!
Au départ, les Sages pensaient qu'ils devaient se partager le verre d'eau. Jusqu'à ce que Rabbi Akiva nous enseigne que le premier le boira pour sauver sa vie : "Ton frère vivra avec toi" = cela signifie qu' "un homme doit avant tout sauver sa vie."
Mais pourquoi est-ce Rabbi Akiva qui nous enseigne cette loi, contrairement à ses confrères?

En fait, Rabbi Akiva disait que chaque jour, lors de la lecture du Shéma, il se préparait à sacrifier sa vie pour Hachem. Il espérait continuellement que le besoin de sanctifier Son Nom se présente à lui pour Lui offrir sa vie.
Ainsi, Rabbi Akiva vivait uniquement pour sanctifier le Nom de Hachem. Chaque instant de sa vie Lui était consacrée. Rabbi Akiva qui vivait dans cet état d'esprit, pouvait affirmer qu'un homme doive avant tout sauver sa vie! Car une vie exclusivement réservée à Hachem ne doit pas être perdue, juste à cause de la soif.
Mais si un homme vit pour ses plaisirs, alors rien ne garantit que sa vie prime sur celle de son prochain ...
['Hidouché haRim]

+ "La terre observera un repos de Shabbat pour D." (Béhar 25,2)

-> accordez un repos à la terre = au matérialisme ; imprégnez-la du Shabbat = de spiritualité et de sainteté.
[Baal Chem Tov]