3 Questions/Réponses – Paracha Matot – Massé

3 Questions/Réponses - Paracha Matot - Massé :

1°/ Un de nos principes fondamentaux est que la Torah n'est pas un livre d'histoire, mais plutôt qu'elle contient des leçons qui sont utiles pour chaque juif de chaque génération.

Dans ce cas, pourquoi la Torah décrit-elle en longueur (Massé 33,1-49) la liste des 42 étapes de campement des juifs dans le désert sur leur chemin entre l’Égypte et la terre d'Israël? Que pouvons-nous en apprendre?

-> Rabbénou Ba'hayé écrit que lorsque le machia'h viendra, les juifs n'iront pas immédiatement en Israël.
Tout d'abord, ils se réuniront tous ensemble, et ensuite ils seront menés sur le même trajet que le peuple juif a pu prendre entre l'Egypte et Israël après la sortie d'Egypte.

-> Rabbi David de Lelov (rapporté dans le Torah Tavlin) enseigne que de même que Moché a écrit dans la Torah avec détails les déplacements des juifs, de même Eliyahou haNavi est dans une démarche de noter tous les déplacements et séjours des juifs au travers notre long exil.
Ainsi, lorsque le machia'h viendra, nous aurons également un livre (ayant nos campements pendant l'exil) dans lequel nous pourrons étudier.

-> Le rav Moché Sternbuch (Taam véDaat) dit que c'est la raison pour laquelle la liste des stations de campement dans le désert n'est pas uniquement un fait historique, car c'est également notre itinéraire futur de déplacement pour Israël.

-> Le Baal Chem Tov enseigne que ces 42 étapes, correspondent "symboliquement" à un trajet de 42 étapes que le peuple juif doit subir dans son exil avant de pouvoir bénéficier de la guéoula finale.

A l'image de nos ancêtres dans le désert parfois le chemin passe très proche d'Israël, tandis que d'autres fois, il semble s'en éloigner totalement.
Notre seule certitude est que l'on est entre de bonnes mains : celle de Hachem, Créateur de toute chose.

-> Le Tsor haMor (rabbi Avraham Sabba) qui connu l'expulsion des juifs d'Espagne, écrit :
"Pourquoi la Torah nous détaille-t-elle longuement et avec précision les 42 étapes du voyage entrepris par les Bné Israël, lorsqu'ils furent sortis d'Egypte?
Pour assurer le peuple juif au cours de ses exils à venir et lui insuffler espérance : quelle que soit la longueur de l'exil, il aura une fin".

-> Selon le Déguel Ma'hané Efraïm, la vie de chaque personne se retrouve d'une façon ou d'une autre dans ces 42 déplacements du peuple juif.
En effet, on doit tous faire face à des épreuves, et chacune provient de ce qui a pu se passer lors d'une des 42 étapes.

Il rapporte au nom de son grand-père : le Baal Chem Tov, qu'à l'image de nos ancêtres, chaque juif depuis le ventre de sa mère jusqu'à sa tombe, suit un itinéraire de "voyage" contenant 42 étapes, dont le but est de renforcer le lien avec Hachem, en développant une vraie émouna.

[Le chiffre : 42 correspond au mot : bam (en eux - בם).
A l'image de nos ancêtres, nous avons un chemin de 42 étapes permettant de nous purifier et de nous développer afin d'être "au niveau" pour recevoir la guéoula.
Cela est valable à un niveau collectif et individuel

Les lettres du : bam (בם) renvoient à la 1ere lettre :
-> du 1er mot de la Torah écrite (בְּרֵאשִׁית – Béréchit)
-> du 1er mot de la Torah orale (מאימתי – michna Béra’hot).
=> Tout au long des étapes de notre vie, nous devons étudier et vivre selon la Torah (écrite et orale).]

-> A ce sujet le rav Moché Sternbuch enseigne : l'homme qui s'efforce d'acquérir une richesse éternelle pour le monde futur transforme sa vie ici-bas en "voyage" vers cet objectif, et toutes ses occupations seront donc orientées en ce sens.
Nos Sages (guémara Béra'hot 64a) disent : "Les érudits en Torah (talmidé 'hakhamim) n'ont pas de repos dans ce monde-ci" = car leur âme aspire ardemment à toujours s'élever et à se parfaire en vue du monde futur.
[il y a un nombre précis d'étapes à traverser dans un temps limité, nous signifiant du caractère éphémère de la vie, et de notre obligation à utiliser au mieux nos capacités, notre temps.
A nous de faire que nous pourrons être éternellement fiers de notre passage dans ce monde.]

-> "Vous ne retournerez plus sur ce chemin à nouveau" (Choftim 17,16)
Selon le rav Yossef Shaül Nathanson (le Divré Shaül), puisqu'il nous est interdit d'aller en Egypte depuis Israël en suivant ce même trajet, la Torah nous le liste en détail pour qu'on puisse éviter de le faire de nos jours.

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-> "Les 42 emplacements des juifs dans le désert représentent le nom divin de 42 lettres (composé de la 1ere lettre des 42 mots du "ana békhoa'h").
A chacun de ces emplacements, les juifs ont mérité une lettre de ce nom divin.
Ils montaient alors sur l'échelle de la kédoucha, marche par marche.

Ceci est similaire à ce monde, où lorsqu'une personne naît, elle se trouve en bas, et sa mission est de s'élever dans l'échelle de la spiritualité marche après marche jusqu'à atteindre le Trône divin."

[Rav Tsadok haKohen de Lublin - Pri Tsadik]

-> Le rav 'Haïm Vittal fait remarquer que ce nom divin de 42 lettres provient de 7 noms de 6 lettres chacun (issus des initiales du Ana békhoa'h).
Le chiffre 6 évoque le monde matériel (les 6 jours autres que le Shabbath) et le chiffre 7 évoque le monde spirituel (allusion au Shabbath).
Ce nom permet d'opérer le passage et de s'élever du matériel au spirituel, ce qui était le but de l'entrée en Israël.
Là, dans un pays naturel et matériel, il faudra sanctifier le terrestre et l’élever pour le rendre céleste. Les Juifs reçurent la force de faire cela par les 42 étapes du désert qui inscrivirent ce Nom de 42 lettres.
Le désert fut donc le lieu de préparation pour l'entrée en terre d'Israël.

A ce sujet, on peut citer le commentaire du Ramban (Ekev 8,5) :
"Même les épreuves que D. a imposé à Son peuple dans le désert étaient un bienfait ; de la même façon qu'un père corrige son enfant pour l'éduquer et le préparer à la vie adulte, D. a éprouvé les enfants d'Israël dans le désert afin qu'ils apprécient les délices de la Terre d'Israël".

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-> Pourquoi ces déplacements ont-ils mérité d'être inscrits dans la Torah?
Le midrach répond : "C'est parce que le désert a accueilli le peuple juif!"
Il poursuit en disant que dans le futur, Hachem va le récompenser en transformant ce désert en une végétation luxuriante, florissante, plein de fleurs, rempli d'eau, d'arbres et de toutes sortes de bonnes choses.

Le midrach conclut que si telle est la récompense du désert (qui n'a pas de libre arbitre) pour avoir "hébergé" les juifs, on peut s'imaginer quelle est la récompense pour héberger, s'occuper d'un sage en Torah.
[Séfer Otsarot haTorah]

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2°/ La guémara (Sanhédrin 106b) enseigne que Bil'am a été tué (Matot 31,8) par le biais des 4 types de mort utilisés par le Sanhédrin : par la lapidation, par le feu, par l'épée et par la strangulation.
Comment est-il possible d'infliger les 4 en même temps?

-> Rachi (Sanhédrin 106b) rapporte qu'ils ont pendu Bil'am sur un arbre (strangulation) et qu'ils ont allumé un feu en dessous.
Ils ont ensuite coupé sa tête (mort par l'épée) et son corps est tombé par terre dans le feu (lapidation et mort par le feu).

-> Le Maharcha (Sanhédrin 106b) n'est pas d'accord avec cette explication car le feu et la lapidation se produisent une fois qu'il est mort, puisque sa tête a déjà été coupée.
De plus, la mort par le feu doit se faire par le biais d'un morceau de plomb brûlant placé dans la bouche, ce qui est différent de l'explication apportée par Rachi.

Le Maharcha suggère que : ils ont d'abord jeté des pierres sur Bil'am, mais pas au point de le tuer.
Ensuite, ils ont placé un morceau de plomb brûlant dans sa bouche, mais pas suffisamment pour le tuer.
Puis, ils l'ont étranglé tout en le laissant en vie, pour finalement le tuer en coupant sa tête par l'épée.

-> Le rav Aharon Leïb Steinman (Ayélét haChakhar) remet en question le Maharcha en disant qu'il n'a alors été tué véritablement que par l'épée.

-> Le rav Meir haLévi Aboulafia (le Yad Rama) explique que Bil'am a été tué par 4 personnes, chacune lui infligeant au même moment un type de mort.

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3°/ Quelle lettre de l'alphabet n'est pas présente dans les noms des 42 lieux de campement du peuple juif durant les 40 années dans le désert? Pourquoi cela?

Seule la lettre zaïn (ז) n'y apparaît pas.

Cela fait allusion :
-> au fait que le peuple juif n'a jamais voyagé le 7e jour : Shabbath ;

-> au fait que les juifs n'ont n'ont pas utilisé d'arme traditionnelle durant les 40 années dans le désert, Hachem les protégeant miraculeusement de toute menace.
Le mot : זַיִן (zaïn) signifie : une arme, en lien avec l'omission de la lettre du même nom : "zaïn".

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+ Petit Bonus :

-> Le rav 'Haïm Kanievsky (Taima déKra) fait remarquer que dans la partie décrivant les lois des villes de refuge (Massé 35,6-34), le mot : "rotséa'h" (l'assassin, le meurtrier) apparaît 17 fois.
Il enseigne que c'est une allusion aux 17 meurtriers que nous retrouvons dans tout le Tana'h.

Par exemple, on peut citer : Kayin qui a tué Hevel (Béréchit 4,8) ; Avimélé'h ben Guidéon qui a tué ses 7 frères (Shoftim 9,5) ; Shaül qui a ordonné à Doèg de tuer les habitants de Nov, la ville des Cohanim (Shmouël I 22,16-19) ; (Shmouël II 1,5-10) ; (Shmouël II 4,5-6) ; ...

-> b'h, d'autres éléments intéressants sur les villes de refuge : http://todahm.com/2015/08/10/3593-2

"Moché parla aux chefs des enfants d'Israël en disant ... si un homme fait un vœu" (Matot 30,2-3)

Le sujet des vœux dont parle le début de la paracha de Matot a une particularité que l'on trouve que dans ce passage. En effet, alors que dans toutes les autres mitsvot, la Torah dit que Moché les a transmises aux enfants d'Israël, en revanche concernant les lois des vœux, la Torah dit que Moché les a transmises aux chefs des tribus, et ne précise pas qu'il les a communiqués également au reste du peuple.
=> Ainsi, on peut se demander pourquoi le passage des vœux comporte une telle différence?

-> D'après le sens simple, Rachi explique que la Torah voulait ici honorer particulièrement les chefs de tribu, qui sont les hommes les plus Sages du peuple, pour faire allusion au fait que ces hommes ont un rôle à jouer dans ce contexte.
En effet, si une personne fait un vœu, il aura la possibilité de l'annuler, sous certaines conditions, par l'intermédiaire d'un Sage.

=> Ainsi, la Torah dit que Moché a enseigné les lois des vœux aux chefs de tribu, qui sont ces Sages, pour indiquer qu'ils ont justement la force de maintenir ou annuler les vœux, qui sont donc livrés entre les mains des Sages d'Israël et dépendent d'eux.

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-> Le 'Hatam Sofer suggère que les lois concernant les vœux ont été dites spécifiquement aux chefs, car les personnages politiques font souvent des promesses sans l'intention de les réaliser.
=> La Torah dit que les chefs/dirigeants doivent particulièrement faire attention à respecter leur parole car ils servent de modèles pour le restant de la nation.
[Les gens vont se dire alors : si même nos responsables n'accordent aucune valeur aux mots, alors pourquoi devrais-je en faire autrement!]

-> De même, le Oznaïm laTorah dit que souvent un chef a tendance à promettre monts et merveilles, de sorte à conquérir l'opinion publique, pour pouvoir justement être choisi par le peuple. Cependant, il arrive souvent qu'après son élection, le chef oublie ses promesses et ne respecte pas tous ses vœux.
=> C'est pourquoi, la Torah prend le soin d'enseigner les lois des vœux et la nécessité de les respecter particulièrement aux chefs des tribus, comme pour signifier que les chefs doivent veiller à respecter scrupuleusement les promesses qu'ils ont fait au peuple, et ne doivent pas ignorer tout ce qu'ils ont fait croire au peuple, même une fois qu'ils sont montés au pouvoir.

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-> Le Maor vaChémech rapporte un enseignement du midrash sur le verset : "Hachem
ton D. tu craindras, c'est Lui que tu serviras et en Son Nom tu jureras" = Nos
Sages disent que seul un homme qui craint Hachem et qui Le sert, aura le droit de faire un vœu et de jurer en Son Nom. Et ces grands niveaux spirituels se retrouvent essentiellement auprès des grands d'Israël, les chefs de tribus.
Ainsi, ce sont particulièrement ces derniers, les hommes les plus pieux du peuple, qui craignent Hachem et Le servent de toutes leurs forces, qui auront le droit de faire des vœux.
C'est pourquoi, Moché transmet les lois des vœux à ces chefs de tribus.

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-> Selon le Taam véDaat (rabbi Moché Sternbuch), à travers le passage des vœux, la Torah veut nous apprendre l'importance et l'impact de la parole.
Formuler une parole de vœu n'est pas anodin et cela engage l'homme.

C'est pourquoi, l'homme doit s'habituer à parler le moins possible et à raccourcir au maximum son discours, car l'augmentation de paroles peut entraîner des fautes.
Pour toutes les autres mitsvot, Hachem communiquait à Moché les lois de façon concise, et Moché les détaillait au peuple. Mais, par rapport aux lois des vœux, où Moché voulait enseigner l'importance de la parole et la nécessité de parler de façon concise, pour ce faire, Moché transmit ces lois de la façon la plus concise, tel qu'il les reçut d'Hachem, sans les détailler.

C'est pourquoi, il les enseigna aux chefs de tribus, car seuls eux étaient à même de comprendre le message même dans sa concision, et d'en déduire les détails et le développement.
=> Ainsi, Moché les chargea de détailler ces lois au peuple. Mais Moché, quant à lui, ne voulait pas développer les lois des vœux pour les mettre au niveau du peuple, car pour bien marquer le fait que l'homme doive réduire ses propos, il voulait communiquer les lois des vœux de la façon la plus concise, tel qu'il les a reçues d'Hachem. Il chargea les chefs de tribus de les développer et les détailler pour le peuple.

"Toute chose qui va au feu, vous le ferez passer au feu et il sera purifié" (Matot 32,23)

-> Selon le 'Hida, il y a 2 types de feu : celui du yétser ara qui brûle en nous, nous poussant à la faute ; et le feu de la Torah : un feu de sainteté et de pureté.

Nos Sages (guémara Kiddoushin 30b) rapportent les paroles de Hachem : "J'ai créé le yétser ara et J'ai créé la Torah comme antidote".
C'est ainsi que la seule façon de se défendre face au yétser ara est par l'étude de la Torah.

Selon le 'Hida, le verset fait allusion à cela : "Toute chose qui va au feu" du yétser ara, "vous le ferez passer au feu" de la Torah, "et il sera purifié".

"Si un homme fait un vœu à D." (Matot 30,3)

Le Baal haTourim fait remarquer que le mot nédarim (des vœux - נדרים) a une valeur numérique de 304, qui est la même que : "rotséa'h" (un assassin - רוצח).
Cela pour nous montrer que celui qui, ayant prononcé un voeu, ne s'y conforme pas, est considéré comme un meurtrier.

Telle est la signification de l'enseignement de nos Sages (guémara Shabbath 32b) : "Par suite de la profanation des vœux, l'homme voit mourir ses enfants en bas âge, et subit le décès de son épouse".

Source (b"h) : issu du "Talelei Orot" du rav Yissa’har Dov Rubin

"Si un homme fait un vœu à D. ou s'impose par un serment une interdiction à lui-même, il ne peut violer sa parole : tout ce qu'a proféré sa bouche, il doit l'accomplir." (Matot 30,2-3)

Nos Sages ont exprimé leur opposition aux vœux :
-> "L'homme qui prononce un vœu est comme un homme qui s'attache un collier (une chaîne en fer) au cou"
[guémara Yérouchalmi Nédarim 9,1]

-> "Toute personne prononçant un vœu, même lorsqu'elle le réalise, est nommée pêcheur"
[Rav Dimi, frère de rav Safra - guémara Nédarim 77b]

-> Rabbi Tsvi Hirch de Vadislav (père de rabbi Bounam de Pshisché) disait :
"L'homme qui prononce un vœu doit chaque fois qu'il accomplit son vœu avoir le même niveau de ferveur et d'enthousiasme qu'il avait au moment où il a prononcé son vœu.
Car, dans la plupart des cas, les promesses prononcées dans l'enthousiasme et le feu de l'action, sont par la suite réalisées la "tête froide"."

[=> Un vœu doit non seulement être tenu, mais en plus, être réalisé avec la même force qu'on a eu au moment de le faire. ]

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-> Si une personne fait le voeux de réaliser quelque chose, ses mots deviennent un commandement qu'elle se doit d'accomplir, comme si c'était une mitsva de la Torah.
Cela démontre à quel point sont importants les mots d'une personne aux yeux d'Hachem.
[rabbi Its’hak de Vorka]

 

"Ainsi parle D. : "Je te garde le souvenir de l'affection de ta jeunesse, de ton amour au temps de tes fiançailles, quand tu Me suivais dans le désert, dans une région inculte.
Israël est une chose sainte appartenant à D., les prémices de Sa récolte.
Ceux qui en font leur nourriture sont en faute ; il leur arrivera malheur"."
[Yirmiyahou 2,2-3 ---> haftara de Matot]

-> "Pourquoi le peuple juif est-il comparé au sable?

Si l'homme prend une poignée de sable et la verse dans une pâte ou dans un plat, personne ne peut le manger car cela briserait les dents.
De même, quiconque pille ou vole le peuple juif dans ce monde se brisera les dents au monde futur.
Pourquoi?

Parce que [le peuple juif] est consacré, comme il est écrit : "Israël est consacré à D., les prémices de Sa récolte. Ceux qui en font leur nourriture sont en faute." "

[midrach Rabba Bamidbar]

"Le prêtre Eléazar dit aux soldats venant à la guerre : "Telle est la règle que D. a ordonnée à Moché : En ce qui concerne l'or, l'argent ..." (Matot 31,21-22)

Le verset aurait dû dire : "aux soldats venant de la guerre" et non "venant à la guerre".

Dans le livre 'Hovot Halévavot, il est raconté qu'un homme pieux vit un jour un groupe d'hommes, heureux et gais, revenant victorieux du combat.
Il leur dit : "Vous avez gagné une petite guerre peu importante mais maintenant une guerre beaucoup plus importante vous attend : la guerre contre le mauvais penchant.
L'homme y est confronté constamment et elle devient plus forte en raison de la fierté qui suit la victoire."

De même, Eléazar dit aux soldats, qui revenaient de la guerre contre Midian, de savoir qu'à présent, ils allaient à la guerre, à la guerre vraie et importante contre le mauvais penchant.

Il leur donna le commandement de purifier les ustensiles pour leur faire comprendre qu'ils devaient purifier leur cœur du sentiment de fierté qui l'habitait comme il faut retirer le goût de l'aliment interdit absorbé dans les ustensiles en les ébouillantant.

Il est écrit plus haut : "Moché se mit en colère contre les généraux ... qui revenaient de l'expédition militaire".

Moché s'emporta contre les généraux s'imaginant être revenus de la guerre, satisfaits d'eux-mêmes, alors qu'une guerre bien plus difficile les attendait.

Source (b"h) : le Chaar Bat Rabim au nom du Yétev Lev (rapporté dans le Mayana Chel Torah du rav Alexander Zoucha Friedman)

"Et les rois de Midyan, ils les tuèrent sur leurs dépouilles." (Matot 31,8)

Que signifie cette étonnante expression : "sur leurs dépouilles"?

Le rav Yonathan Eybeschuetz explique que sous l'effet de la peur inspirée par les enfants d'Israël, les rois midyanites s'étaient cachés parmi les cadavres, afin de passer pour morts et d'être ainsi épargnés.

Mais les Israélites ne furent pas dupes.
S'étant parfaitement rendu compte de ce stratagème, ils tuèrent les rois de Midyan au milieu des cadavres, "sur leurs dépouilles".

"Il ne profanera pas sa parole, selon tout ce qui sortira de sa bouche il fera." (Matot 30,3)

-> Le 'Hida explique :
"Lorsque l'homme surveille attentivement sa langue et la préserve de paroles futiles et de propos interdits, tout ce qu'il demandera à D. sera exaucé."

-> Le Rav 'Haïm Vital, rapporte l'explication suivante au nom de Rav Chimon Tirano :
"Toute parole émise par l'homme exerce une influence et agit sur les mondes supérieurs : pour le meilleur et pour le pire.
Si les mots qu'il formule sont empreints de sainteté, il stimule les sphères de spiritualités et de kédoucha.
Mais si (à D. ne plaise!), il émet des propos interdits, il ne fait qu’aiguillonner les forces du mal."

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-> A propos du fait de ne pas profaner sa parole, le rabbi Ména’hem Mendel de Kossov dit : "celui qui fait toujours attention à ne pas rendre ses paroles profanes et veille à respecter chaque mot qu’il a prononcé comme si c’était une chose sainte mérite que le Saint béni soit-Il respecte Lui aussi ce qui est sorti de sa bouche et ce que ses lèvres ont murmuré, et accomplisse pour lui "Il fera tout ce qui est sorti de sa bouche", car le tsadik décrète et Hachem accomplit."