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La sagesse de lire la face

+ La sagesse de lire la face :

"Israël dit à Yossef : "Revoir ton visage, je n'avais pas osé le penser, et voici que Hachem m'a aussi montré ta postérité" (Vayé'hi 48,11)

-> Le 'Hida (séfer Pné David) explique qu’il est possible que Yaakov était un expert en " 'hokhmat hapartsouf", la sagesse de pouvoir lire le visage d’une personne.
En conséquence, il disait à Yossef qu’après avoir vu son visage, Hachem lui avait permis de voir qu’il n’avait pas fauté, et qu’en voyant le visage de ses enfants, il avait vu qu’ils étaient également des tsadikim.

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+ L’image de son père l’a sauvé :

-> Le 'Hida cite son grand-père, le rav Yéchaya, qui explique que lorsque Yaakov dit que "Hachem m’a montré", il voulait dire que Hachem a montré son image à Yossef. Lorsque Yossef vit l’image de son père, Yaakov, cela le sauva de la faute.

-> Le séfer Likouté Imré Kodech dit de la même manière au nom du rav Shalom de Belz que Yaakov disait qu’il ne s’attendait pas à voir le visage de Yossef parce qu’il avait peur que Yossef ait fauté et de ne pas pouvoir le regarder, car il est interdit à une personne de regarder l'image de quelqu'un de racha (assour léAdam léistakel bétsélem démout adam racha - guémara Méguila 28a).
Mais "et voici" (véiné), un miracle s’est produit et Hachem "m’a montré" à Yossef et l’a sauvé de la faute.

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-> La hokhma hapartsouf que l'on peut traduire par "la sagesse du visage" est une sagesse antique qui permet de définir la nature profonde d'un homme sans même le connaître mais juste en observant sa physionomie. En effet, le visage et le corps d'un être humain sont comme une carte qui révèle une multitude d'indications pour celui qui sait la lire.
Les yeux, les paupières, les cils, les sourcils, le nez, les oreilles, le front, les pommettes, les lèvres, le menton, le teint de la peau ainsi que l'éclat qui se dégage du visage ou encore les rides.
L'aspect de tous ces éléments sont tout autant d'informations qui indiquent la nature profonde de l'homme.

Le rabbi Moché Kordovéro (Ramak al haZohar 70,121b) nous avertit que ce savoir ne dépend absolument pas des cinq sens de l'homme car c'est une sagesse prodigieuse quasiment inaccessible qui dépend des Séfirot des mondes supérieurs et des racines de l'âme qui y sont reliées. Se trouve devant nous, la porte du Secret des secrets de la Torah.

Le Mékadech Mélé'h nous avertit que ce savoir ancestrale n'est pas accessible à la compréhension, particulièrement à propos du sens profond des rides. C'est notamment cette sagesse si élevée que connaissait le Arizal.

Il est rapporté dans le Zohar (Yitro 70a) que cette sagesse fut transmise directement à Adam Harichon le premier homme de la création. Moché Rabbénou utilisa ce savoir divin pour pouvoir nommer les princes d'Israël et les chefs du peuple.
Le roi Salomon a également eu accès à ce savoir et a écrit un ouvrage à ce sujet qui fut dissimulé.

-> Moché Rabbénou avait la capacité d'apporter un jugement équitable juste en observant le visage de la personne. (Zohar Yitro 70b ; Zohar 'hadach 39b)

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