+ Le Satan nous a donné la capacité de guerre :
-> Rabbi Shimon Bar Yo'haï racpporte dans le Zohar (Balak 192b) que lorsqu'Hachem s'adressa à l'ange de la nation d'Essav (le Satan) pour offrir la Torah à son peuple, celui-ci répondit : "Essav vit par l'épée et ne peut respecter le commandement "Tu ne tueras point"."
En effet, le Satan s'écria : «" 'has véshalom! Je ne peux pas accepter la Torah."
Il supplia Hachem de ne plus la lui offrir, car toute la puissance de son peuple (Essav) provenait de l’épée. Le Satan dit à Hachem de l’offrir au peuple juif.
Hachem demanda au Satan : "Comment puis-je convaincre le peuple juif de l’accepter?"
L’ange d’Essav répondit : "Prends un peu de ma lumière."
Le Satan avait tellement peur qu’Essav soit contraint d’accepter la Torah et qu’il perde ainsi son pouvoir qu’il était prêt à céder une partie de sa force pour soudoyer le peuple juif afin qu’il accepte la Torah.
Rabbi Shimon Bar Yo'haï explique que cette lumière signifie que le Satan a donné à Hachem la quantité minimale de kédoucha (sainteté) qu’il possédait afin qu’Il la transmette au peuple juif pour "le soudoyer et l’amener à accepter la Torah".
Comme Satan représentait Essav, dont le pouvoir résidait dans l’épée, l’aspect de la sainteté que le peuple juif reçut fut le droit d’utiliser l’épée pour la peine capitale et les mil'hémet mitsva.
Sans cela, le peuple juif n’aurait pas eu la capacité d’utiliser une épée (des armes), même pour une guerre imposée par la Torah.
[Zéra Shimshon - Emor 21,1]
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-> Ce que l’on appelle mil'hémet mitsva est une guerre obligatoire, par opposition à la mil'hémet réchout, qui est une guerre facultative.
Il existe trois situations qui exigent une mil'hémet mitsva, dont une seule reste d’actualité (voir Rambam - Hilkhoth Méla'him 5,1) :
1°/ La guerre de destruction des sept nations cananéennes. C’est celle qu’a engagée Yéhochoua, après la mort de Moché, pour conquérir la terre d'Israël (voir Dévarim 20,10 et commentaires) ;
2°/ La guerre de destruction d'Amalek (voir Chémot 17,7 et suivants) ;
3°/ La guerre contre une agression extérieure. Il s’agit là d’un cas de légitime défense.
Quant à la mil'hémet réchout, c’est une guerre que le roi d’Israël a le droit d’engager pour étendre ses frontières et accroître sa réputation et sa gloire (voir Rambam ibid.).