Aux délices de la Torah

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Ne pas attendre passivement la bonté d’Hachem

Pour recevoir la bonté d'Hachem, une personne doit contracter la bienveillance Divine en réalisant certaines actions, telles que la prière, l'étude de la Torah, l'accomplissement des commandements ou les bonnes actions en général.
... Hachem (qui est infini/illimité) se revêt d'un "vêtement", pour ainsi dire, afin de contracter Sa bienveillance sous une forme limitée que le monde peut recevoir.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Ki Tétsé 24,13]

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+ L'importance de ne pas attendre passivement la bonté d'Hachem, mais d'agir pour la provoquer :

-> Il y a 2 sortes d'éveils spirituels : un éveil d'en-Haut et un éveil d'en bas" (voir Zohar 1,235a ; 1,86b).
Une personne ne peut cependant pas compter sur le fait d'être réveillée d'en-Haut, mais elle doit essayer de se réveiller par elle-même. En conséquence à cela, l'esprit d'Hachem l'éveillera davantage, car Hachem "donne la sagesse à ceux qui sont sages" (Daniel 2,21).
Lorsqu'une personne agit avec sagesse en s'éveillant elle-même, Hachem lui donne une sagesse supplémentaire, en l'éveillant davantage d'en-Haut. En effet, pour allaiter son petit enfant, une mère se positionne de manière à pouvoir le faire. Cela "inspire" le nourrisson à éveiller la mère pour qu'elle l'allaite.
Il en va de même pour Hachem : si une personne n'est pas assez intelligente pour s'éveiller par elle-même, elle reçoit un éveil d'en-Haut.
[...]

Nos Sages (Zohar 3,7b) disent : "Le peuple juif soutient leur Père qui est au Ciel" (Israël méfarnessin laavihèm chébachamayim).
Le plaisir que nous procurons à Hachem s'appelle sa "subsistance". Par conséquent, lorsque nous prenons l'initiative (en s'éveillant par nous même, en faisant spontanément Sa volonté), Hachem se réjouit davantage, et plus Il se réjouit, plus nous en sommes récompensés.

Autre avantage : Lorsque par nos actions nous provoquons un éveil d'en-Haut, alors cet éveil d'en-Haut sera prolongé (son impact durera davantage), continuant à vous inspirer pendant longtemps.
En revanche, si l'éveil d'en-Haut se produit sans initiative préalable de votre part, nous ne "donnons" rien à Hachem (pas de réjouissance issues de nos actions) ; il n'y a aucune chance que cet éveil nous inspire pendant un certain temps.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Ki Tétsé 22,6]

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=> Même si l'on n'est qu'un débutant en termes de service spirituel et que l'on a besoin de l'excitation/éveil Divin, on ne doit pas s'en remettre seulement à cela, car Hachem a plus de plaisir à ce que l'homme agisse de sa propre initiative. En outre, cela garantit que l'éveil fourni sera durable (et donc plus impactant).

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-> C'est la façon d'agir d'Hachem que de faire du bien, en particulier au peuple juif ; Il veut conférer bonté et bénédiction au peuple juif.
Mais, à D. ne plaise, si le peuple juif n'est pas digne de recevoir la bonté, cela va à l'encontre du désir d'Hachem.
Hachem veut accorder Sa bienveillance/bonté au peuple juif et Il en tire du plaisir. Il veut que nous soyons dignes de recevoir toutes les bénédictions et les bienfaits.
Si, à Dieu ne plaise, c'est le contraire qui se produit, ce n'est pas la volonté de D.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Nitsavim 29,9]

Lorsqu'une personne se rend compte qu'elle a fauté et qu'elle demande à Hachem de lui pardonner, elle est consciente de sa propre infériorité.
Cette prise de conscience lui sert d'avocat défenseur devant Hachem.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Roch Hachana ]

Prier pour le plaisir d’Hachem

+ Prier pour le plaisir d'Hachem, pour Le rendre joyeux :

-> [Actuellement sans le Temple] , la Chékhina est en exil (Zohar 2,116b).
Qu'est-ce que cela signifie que la Chékhina est en exil?
Le principe sous-jacent est le suivant : Hachem confère continuellement sa bonté à tous les mondes.
Hachem désire qu'il y ait un destinataire pour la bonté qu'Il désire accorder en permanence. Pourquoi?
Parce que Hachem, pour ainsi dire, éprouve du plaisir à recevoir Ses bienfaits, et si nous ne les recevions pas, ce qu'à D. ne plaise, Il en serait affligé et les donnerait à la place aux forces extérieures ('hitsonim).

Par conséquent, il convient que chaque juif dise dans son cœur qu'il est prêt à prier pour sa vie et ses moyens de subsistance dans le but de donner à Hachem du plaisir.
... Une personne doit avoir l'intention de faire plaisir à Hachem par ses demandes.
Il s'ensuit que celui qui reçoit est aussi celui qui donne, car il fait plaisir à Hachem.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Roch Hachana]

Nos Sages (guémara Kidouchin 39b) déclarent : "Il n'y a pas de récompense pour une mitsva dans ce monde".
Néanmoins, il existe un type de récompense qu'une personne reçoit dans ce monde, à savoir : "La récompense pour une mitsva est une mitsva" (Pirké Avot 4,2), c'est-à-dire que la récompense pour l'accomplissement d'une mitsva est la mitsva elle-même qui a été réalisée, puisqu'une personne n'a besoin d'aucune autre récompense.
Il n'y a pas de plus grande récompense que d'avoir le privilège d'accomplir une mitsva et de faire plaisir à Hachem.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Réé 11,26]

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[Il n'est même pas nécessaire d'obtenir une récompense plus importante, car rien ne peut être plus important que de faire plaisir à Hachem en réalisant ses mitsvot. ]

Le corps que nous aurons lors de notre résurrection

+ Le corps que nous aurons lors de notre résurrection :

=> Lors de la résurrection des morts, dans quel corps sera-t-on ressuscité?

-> Selon les kabbalistes, c'est le premier corps qui sera ressuscité, alors que selon les théologiens, c'est le dernier corps qui sera ressuscité.
(voir Zohar 1,131b&2,100a&3,308a ; Séfer haGuilgoulim 10-12)

-> Il me semble qu'il existe une solution intermédiaire. Selon la guémara (Makot 23b ; et Zohar 1,170b) les 248 commandements positifs correspondent aux 248 membres ; les 365 commandements négatifs correspondent aux 365 tendons. Chaque membre correspond à une mitsva particulière.
Nos Sages (Yoma 28b) disent que, bien qu'Avraham ait vécu avant le don de la Torah, il a observé tous les commandements, y compris érouvé tavchilin.
En comprenant l'essence spirituelle de ses propres membres, Avraham pouvait comprendre toute la Torah.

Par conséquent, lorsqu'une personne observe toute la Torah, elle rectifie et perfectionne la construction de son corps : ses 248 membres et ses 365 tendons.
À l'inverse, lorsqu'elle fait une faute en n'observant pas une mitsva, elle fait une faute dans le membre qui correspond à cette mitsva. Ce membre, pour ainsi dire, est manquant.
Par conséquent, la personne qui a causé un défaut/tâche en n'observant pas correctement un commandement positif ou une interdiction négative se ternit et se fait du tort à elle-même. Elle perd le membre correspondant au commandement dont elle s'est rendue coupable.
Par conséquent, elle doit subir de nombreuses incarnations jusqu'à ce qu'elle rectifie toutes les mitsvot. Ce faisant, elle guérit tous ses membres et perfectionne la totalité de son corps.
[dans le monde à Venir, qui est une réalité essentiellement spirituelle, nous aurons un corps spirituel parallèle à nos actions dans ce monde (une faute le salissant, le faisant sentir mauvais (quelle honte éternelle!), et une mitsva l'embellissant). ]

Ainsi, au moment de la résurrection des morts, lorsque Hachem rassemblera tous les exilés du peuple juif, chaque juif sera parfait dans son corps et dans son âme, atteignant le summum de la perfection.
En d'autres termes, il sera digne d'entrer dans le palais du Roi sans aucune déficience, sans manquer d'aucun membre. Tous ses membres seront réunis, chacun ayant été perfectionné, rectifié et guéri au cours d'incarnations spécifiques.
Chacun de ces membres perfectionnés se réunira pour construire un corps entièrement et absolument parfait, tous ses membres parfaits et intacts, en subissant toutes les incarnations.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vaét'hanan 7,11-12 ]

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-> À l'avenir, le corps se délectera du repas du Léviathan (Baba Batra 75a).
Le cœur, quant à lui, n'apprécie que le plaisir spirituel, c'est-à-dire en étant informé que nos fautes sont pardonnées et en accomplissant de nombreuses mitsvot.
Selon nos Sages (Yoma 86b) : "Grand est le repentir (téchouva), car il transforme les fautes délibérées en mérites véritables".
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Na'hamou]

=> A l'avenir, lorsque nos anciennes fautes auront été transformées en mérites par notre téchouva (de notre vivant), le corps et l'âme se délecteront, le corps se délectera du Léviathan, et l'âme de ses mérites nouvellement trouvés (qu'on a pas fait, mais provenant de notre téchouva).

La présence Divine dans un minyan (au moins 10 juifs, même les plus 'simples' au monde) est si forte que si un ange essayait d'entrer, il serait brûlé par la sainteté.
[Baal haTanya - Iguéret haKodech - p.136b]

La bénédiction sur chaque mitsva : "acher kidéchanou bé'mitsvotav", évoque l'idée de kidouchin, du mariage.
"Il nous a consacrés (kidéchanou) par Ses mitsvot" signifie, pour ainsi dire, qu'Hachem nous a fiancés par Ses commandements, comme le dit le prophète (Ochéa 2,21) : "Je vous fiancerai à Moi pour toujours".
[ le Aboudraham - sur Bir'hot haCha'har ]

-> Nos Sages (voir également l'introduction au Séfer HaMikné sur Kidouchin) font souvent référence au peuple juif comme étant la kalla (fiancée) d'Hachem, qui est le 'hatan.
Cette relation est forgée par les mitsvot, qui nous lient toujours plus étroitement à Hachem avec chaque commandement que nous accomplissons.
Chaque fois que nous réalisons Sa volonté par l'accomplissement d'une mitsva, nous changeons nous-mêmes pour le meilleur (en étant toujours davantage liés, et proches d'Hachem).

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-> La guémara (Roch Hachana 16b) enseigne : "Nous soufflons dans le Shofar assis et debout pour confondre Satan". Rachi explique : "Lorsqu'il voit à quel point nous aimons les mitsvot d'Hachem, ses poursuites sont réduites au silence."

[d'une certaine façon les mitsvot doivent être faites avec joie, car elles sont des opportunités de témoigner notre amour à Hachem, d'être encore plus attachés à Lui. ]

Hachem Lui-même compatit à la douleur de Ses enfants (chaque juif) encore plus qu'ils ne la ressentent eux-mêmes.
[Messé'h 'Hokhma - Ekev 10,20 ]

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-> "C'est à cette époque que Moché grandit, se rendit auprès de ses frères (soumit à un terrible esclavage des égyptiens) et observa leurs fardeaux" (Chémot 2,11).
Rachi poursuit : "Il mit ses yeux et son cœur à s'occuper d'eux".
Selon le midrach (Chémot rabba 1,27), il pleurait pour eux, ressentait leur douleur, puis "mettait son épaule contre la leur et les aidait à porter leurs fardeaux".
[c'est la notion de : nossé béol im 'havéro, ainsi Moché essayait concrètement de ressentir un peu de la douleur des milliers de juifs esclaves en se mettant à leur place, cela n'est qu'une fraction de la douleur que peut ressentir Hachem pour chacune de nos souffrance, et également lorsque l'on peut fauter (car seul Lui à conscience des dégâts énormes et éternels).]

"Notre histoire est longue et par conséquent, notre chemin également.
Nous sommes grands et donc nos erreurs sont grandes, nos malheurs sont terribles et nos consolations immenses.
La remise en cause de notre singularité juive est une erreur fondamentale traduisant une crise de la compréhension de la phrase "Tu (Hachem) nous as choisis parmi toutes les nations" ...
Lorsque nous aurons conscience de notre envergure, nous saurons qui nous sommes; alors que si nous oublions notre grandeur, nous nous oublions nous-mêmes, et une nation qui s'oublie est, de toute évidence, petite et avilie"
[rav Avraham Kook - Orot haTékhiya 5 ]

Après la difficulté/souffrance, vient la douceur Divine

+ Après la difficulté/souffrance, vient la douceur Divine :

-> A chacune des Shalosh Regalim (les 3 fêtes de pèlerinage : Pessa'h, Shavouot et Souccot), des dizaines de milliers de juifs affluaient à Jérusalem pour rendre visite au Temple.
Le verset décrit la scène : "Nos pieds sont restés fermes dans tes portes, ô Jérusalem" (omdot ayou raglénou bich'arayi'h Yérouchalaim - Téhilim 122,2).
Le Ibn Ezra explique que la grande multitude de personnes essayant d'entrer dans la ville créait un engorgement, de sorte que les gens étaient bloqués aux portes de la ville, attendant d'entrer.
[imaginons la foule énorme arrivant au même moment, et devant passer par les portes de la ville, l'embouteillage important qu'il pouvait y avoir! ]

Pourtant, la Michna (Pirké Avot 5,5) rapporte que l'un des 10 miracles qui se produisaient régulièrement à Jérusalem, est que personne ne se plaignait de l'inconfort dû à la surpopulation.
Miraculeusement, il y avait suffisamment de place pour tout le monde. La ville s'agrandit et tous les visiteurs profitèrent de conditions spacieuses et aérées.

=> Ainsi, bien que les gens aient dû rester debout pendant des heures aux portes, sous le soleil brûlant, pour entrer dans la ville, une fois entrés, ils avaient beaucoup de place et se sentaient très à l'aise.
Une fois qu'Hachem a fait un miracle et agrandi Jérusalem pour que personne ne se sente à l'étroit, pourquoi n'a-t-il pas élargi le miracle un tout petit peu plus pour soulager la congestion aux portes menant à la ville?

Le rav Pessach Eliyahou Falk propose deux réponses.
1°/ Premièrement, Hachem voulait nous montrer à quel point Il nous aime. Si les gens jouissaient du confort dès leur arrivée aux portes de la ville, ils ne reconnaîtraient pas le miracle. Ils auraient simplement supposé que Jérusalem peut naturellement contenir de grandes foules de gens.
Mais une fois qu'ils ont fait l'expérience de l'encombrement et de la foule aux portes, puis qu'ils sont entrés dans la ville et ont bénéficié de conditions spacieuses et confortables, ils ont vu l'amour d'Hachem et le miracle qu'Il a accompli. Et il n'y a rien de tel que de ressentir l'amour d'Hachem.

=> Les gens traversent souvent une situation difficile dont ils finissent par sortir, et une fois la crise passée, ils chantent avec exubérance les louanges d'Hachem. Hachem veut que nous soyons proches de Lui ; c'est pourquoi, parfois, Il crée un problème pour que nous priions davantage.
Puis, une fois le problème résolu, nous ressentons Son amour et nous nous rapprochons de Lui.

2°/ La seconde réponse, expliquée par le rav Falk, est qu'Hachem nous traite souvent à la manière de : difficile au début et doux à la fin (té'hilato kassé vésofo matok).
Les choses sont souvent difficiles au début, et nous devons lutter et faire d'immenses efforts pour faire ce qui est juste. Cet effort active la siyata di'Shmaya (providence Divine) dont nous avons besoin pour réussir et connaître la "douceur".
L'une de nos tâches dans la vie consiste à persévérer et à surmonter les défis. Lorsque nous sommes confrontés à des obstacles, nous pouvons soit abandonner, soit continuer à lutter.
Lorsque nous donnons tout ce que nous avons, Hachem intervient et ouvre grand la porte pour nous.
Ainsi, les pèlerins ont dû surmonter le défi de la foule aux portes, mais après avoir lutté pour passer, ils ont pu découvrir la beauté et la majesté de la ville sainte.

=> Des défis se présentent constamment dans la vie, mais si nous sommes patients et que nous continuons à faire ce qui est juste même quand c'est difficile, nous ferons l'expérience de l'aide Divine (siyata di'Shmaya) et nous réussirons.