Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Tu te souviendras de ce que t'a fait Amalek ... quand tu étais faible et fatigué, et qu'il ne craignait pas D." (Ki Tétsé 25,17-18).

-> Non seulement le peuple juif (les descendants d'Israel) a reçu l'ordre d'effacer la mémoire d'Amalek (les descendants d'Essav), mais chaque juif doit également éradiquer l'élément de mal caché en lui, qui s'appelle Amalek.
Tant que la nation d'Amalek existe dans le monde (le macrocosme), cela indique qu'Amalek, la force intérieure du mal en chaque personne qui l'incite à fauter, existe dans l'individu juif (le microcosme). [midrach Tan'houma Pékoudé 3]
C'est l'éradication de cette mauvaise influence que la Torah nous ordonne de nous rappeler.
[...]

C'est le sens sous-jacent du verset décrivant la bataille contre Amalek : "Lorsque Moché levait la main, les Bné Israël l'emportaient" (Béchala'h 17,11).
"La main" est une métaphore du pouvoir. Lorsqu'une personne utilise son pouvoir, lorsqu'elle "lève la main", alors "le peuple juif l'a emporté".
Cependant, si une personne abandonne son pouvoir, "dépose sa main", alors, à D. ne plaise, l'inverse est vrai, comme le poursuit le verset : "Lorsqu'il dépose sa main, Amalek l'emporte".
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Za'hor ]

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=> Notre Amalek intérieur est notre propension à la faute ; notre défense contre ce penchant est notre foi en D.

Seul les juifs possèdent les traits de caractère pour recevoir la Torah

+++ Seul les juifs possèdent les traits de caractère pour recevoir la Torah :

Et il dit : "Hachem est venu du (mont) Sinaï, il a rayonné de Séir pour eux, Il est apparu du mont Paran, et s'est approché avec une partie des saintes myriades, de Sa droite Il leur [a donné] la Torah de feu. (Vézot haBéra'ha 33,2)

-> Rachi commente que "il a rayonné de Séir" fait référence à l'offre de la Torah aux fils d'Essav, et que "Il est apparu du mont Paran" est l'offre faite aux fils de Yichmaël. Tous deux refusèrent (la proposition d'Hachem de recevoir la Torah).

-> Le Maharal (Gour Aryé) enseigne :
La guémara (Avoda Zara 2b) affirme que lorsque Essav s'est vu offrir la Torah, il a demandé ce qui y était écrit. Lorsqu'on lui dit que l'interdiction du meurtre y figurait, il répondit : "Toute la bénédiction que j'ai reçue [de la part de Its'hak] était : "Tu vivras par l'épée". Nous ne voulons pas l'accepter."
De même, lorsqu'on offrit la Torah à Yichmael, il demanda ce qu'elle contenait. Lorsqu'on lui dit qu'elle contient l'interdiction de voler, il répondit : "Toute la bénédiction que j'ai reçue (d'Hachem) était 'il sera un homme sauvage qui aura la main sur tout'. Nous ne voulons pas l'accepter".

=> Pourtant, qu'ont-ils gagné à rejeter la Torah? Les interdictions de meurtre et de vol sont incluses dans les 7 lois noa'hides qui s'appliquent à toute l'humanité. En tant que tels, Essav et Yichmael étaient déjà obligés de respecter ces interdictions.

La réponse est que ce ne sont pas ces interdictions qui les ont poussés à rejeter la Torah. Au contraire, les bénédictions qu'ils ont reçues : "tu vivras par l'épée" (Béréchit 27,40) et "tu seras un homme sauvage" (Béréchit 16,12), ont démontré leur agressivité inhérente et leur inadaptation à la Torah.
Les voies de la Torah sont l'amabilité et la paix, contrairement à leur nature.
Bien que les autres nations non juives n'aient pas les traits agressifs d'Essav et de Yishmael, elles manquent toutes des qualités qui les rendraient aptes à recevoir la Torah.

En revanche, le peuple juif est éminemment apte à recevoir la Torah.
La guémara (Bétsa 25b) affirme que c'est parce qu'il est "effronté" (azim).
L'effronterie nous rend aptes à recevoir la Torah en raison de la difficulté inhérente à l'observation de la multitude de mitsvot de la Torah. Nous avons la ténacité et la persévérance nécessaires pour réaliser les 613 mitsvot de la Torah.

Cependant, l'effronterie a aussi un inconvénient, car la Torah qualifie le peuple juif "d'un peuple à la nuque dure" (am kéchei oréf - Ki Tissa 33,3). Ceux qui ont l'effronterie sont audacieux et tenaces, mais ils ne se repentent pas facilement de leurs transgressions.
Vers la fin de l'époque du premier Temple, les prophètes ont réprimandé le peuple juif pour s'être éloigné des voies de la Torah. Cependant, le peuple juif refusa catégoriquement d'écouter les prophètes par effronterie, ce qui l'empêcha d'admettre ses torts et de se repentir.

Les nations non juives qui n'ont pas cette caractéristique se repentent plus facilement. Cela explique la déclaration de nos Sages, qui ont dit que les nations non juives sont toujours "proches du repentir" (Rachi - Yona 1,1).
En effet, le prophète Yona était réticent à réprimander Ninive parce qu'il avait peur qu'ils se repentent et que la nation juive soit mal vue pour son refus de faire la même chose (Rachi - Yona 1,3).
En fait, c'est ce qui s'est finalement produit. (le repentir de Ninive fut cependant de courte durée et la ville fut finalement détruite).

"Celui qui fait la narration de la sortie d’Égypte plus longuement est digne de louanges" (Haggada de Pessa'h)

b'h, ci-dessous de la matière pour développer au maximum notre sortie d'Egypte :
-> 1ere plaie : https://todahm.com/2019/04/15/la-1ere-plaie-le-sang
-> 2e plaie : https://todahm.com/2017/04/26/la-2e-plaie-les-grenouilles
-> 3e plaie : https://todahm.com/2017/04/26/la-3e-plaie-les-poux
-> 4e plaie : https://todahm.com/2018/02/20/la-4e-plaie-les-animaux-sauvages
-> 5e plaie : https://todahm.com/2018/02/20/la-5e-plaie-la-peste
-> 6e plaie : https://todahm.com/2018/02/20/la-6e-plaie-les-ulceres
-> 7e plaie : https://todahm.com/2018/02/20/la-7e-plaie-la-grele
-> 8e plaie : https://todahm.com/2018/02/20/la-8e-plaie-les-sauterelles
-> 9e plaie : https://todahm.com/2018/02/20/la-9e-plaie-lobscurite
-> 10e plaie : https://todahm.com/2018/04/22/la-10e-plaie-la-mort-des-1ers-nes

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+ b'h, Mais aussi :
-> L'exil en Egypte (1ere partie) : https://todahm.com/2015/02/28/lexil-en-egypte-1ere-partie
-> L'exil en Egypte (2e partie) : https://todahm.com/2015/02/28/lexil-en-egypte-2e-partie
-> L'exil en Egypte (3e partie) : https://todahm.com/2015/02/28/lexil-en-egypte-3e-partie
-> L'exil en Egypte (4e partie) : https://todahm.com/2015/02/28/lexil-en-egypte-4e-partie
-> L'exil en Egypte (5e partie) : https://todahm.com/2015/02/28/lexil-en-egypte-5e-partie

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-> La sortie d'Egypte : https://todahm.com/2018/02/20/la-sortie-degypte
-> La traversée de la mer Rouge : https://todahm.com/2018/02/20/la-traversee-de-la-mer-rouge
-> au sujet de la traversée de la mer Rouge, voir une compilation de magnifiques commentaires du Meam Loez : https://todahm.com/2020/03/23/hachem-nous-aime
-> Le cantique de la mer : https://todahm.com/2018/02/20/le-cantique-de-la-mer

Pessa'h Cashère véSaméa'h!! 🙂

Prier sous la forme d’un cri de détresse

"Et Yaakov dit : "D. de mon père Avraham et D. de mon père Its'hak, Hachem qui m'a dit ..." (Vayichla'h 32,10)

-> Les commentateurs (comme Abarbanel) observent que la prière de Yaakov est précédée du générique "et Yaakov dit" (vayomer Yaakov), au lieu du plus adapté à la situation : "et Yaakov pria" (pour être sauvé d'Essav). Pourquoi un tel choix de terme?

Le Imré Emet explique qu'étant donné que Yaakov était saisi par la peur (ex: pensant aux mérites spirituels d'Essav comme le respect des parents), il lui était techniquement interdit de prier, car la prière n'est permise que lorsque l'on est dans un état d'esprit serein (Erouvin 65a).
La "prière" de Yaakov n'était pas formelle ; c'était selon le langage du Sfat Emet (Béchala'h 5635) : la prière = la réaction naturelle d'un juif confronté à une crise.
Ainsi, même si les mots ne peuvent être formulés correctement, toute expression de détresse (d'un juif mettant ses espoirs en Hachem) est intrinsèquement un acte de prière.
[Imré Emet 5670]

L’impatience de Kora’h

+++ L'impatience de Kora'h :

"Yits'ar, fils de Kéhat, fils de Lévi, prit ... ainsi que Datan et Aviram" (Kora'h 16,1)

-> Rachi explique que Kora'h était motivé par la jalousie qu'il éprouvait à l'égard de la nomination d'Elitsafan, fils d'Ouziel, en tant que prince du clan de Kéhat.
Cette remarque laisse perplexe. Pourquoi Kora'h ne s'est-il pas rebellé immédiatement après que Moché l'ait nommé, plusieurs mois auparavant?

Avant que le peuple juif ne soit condamné, à cause de la faute des espions, à errer 40 ans dans le désert et à y mourir, il était digne d'entrer immédiatement en terre d'Israël. Par conséquent, Kora'h pensait que la nomination d'Elitsafan ne durerait que peu de temps, car ils allaient de toute façon entrer en terre d'Israël très prochainement.
Cependant, après le décret, émis par Hachem à cause de la faute des espions, il réalisa qu'ils seraient dans le désert pendant 40 ans, et à ce moment-là, il envia la nomination d'Elitsafan comme prince pendant 40 ans.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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=> Kora'h a supposé que, de la même manière qu'en entrant dans la terre d'Israël, la direction du peuple juif passerait de Moché à Yéhochoua, la fonction de prince des tribus individuelles et des clans des Lévi'im changerait également.
C'est pourquoi ce n'est qu'après que D. eut informé le peuple juif qu'il resterait dans le désert pendant 40 ans que Kora'h protesta contre la nomination de quelqu'un qu'il considérait comme étant de statut inférieur au sien.

"Kora'h ... a pris" (Kora'h 16,1)

-> Certains tsadikim ne servent Hachem que pour Lui plaire. Pour un tel tsadik, il importe peu que ce soit lui qui plaise à D. ou bien que ce soit un autre tsadik. Cependant, ceux qui souhaitent recevoir une récompense pour leur service divin désirent être ceux qui plaisent à D.

C'est le sens profond de l'expression "Kora'h a pris". Il voulait être le seul à recevoir le crédit et à récolter la récompense (le "moi je"), et non pas quelqu'un d'autre.

Dans cette optique, nous pouvons comprendre les remarques de Rachi (guémara Sanhédrin 109b) qui explique l'affirmation de la guémara selon laquelle "il (Kora'h) a fait un mauvais achat pour lui-même" comme signifiant qu' "il a décidé de discuter" et d'entrer en conflit avec Moché, et qu'il voulait être le Cohen Gadol. S'il n'avait servi Hachem que pour Lui donner du plaisir, il n'aurait certainement pas contesté la nomination du Cohen Gadol.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

Avant de commettre une erreur, tout homme a le libre arbitre.
Mais après les faits, nous devons nous souvenir que Hachem a souhaité cette erreur.
Une personne dotée de foi ne perd pas son temps à tenter de modifier ce qu'elle ne peut changer et n'éprouve pas d'angoisse à propos de ce que lui réserve l'avenir.
Elle ne fonde tous ses espoirs en aucun être humain, ni ne se met en colère lorsque les autres contrecarrent ses plans. [rien ne peut se passer sans que Hachem n'en émette un décret le permettant. ]
[Pélé Yoéts]

Nécessité de prier pour avoir la guéoula

Le verset nous dit que le travail écrasant a rendu le peuple juif à bout de souffle, à tel point qu'il ne pouvait même pas penser à la délivrance (Vaéra 6,9).
Rabbénou Bé'hayé (Chémos 2,23) écrit qu'en réalité le temps de la Délivrance était déjà arrivé pour le peuple juif, mais parce qu'il n'avait pas appelé Hachem du plus profond de son cœur, leur exil s'est prolongé.
Il note qu'à la fin des temps aussi, même si nous nous sommes pleinement repentis et que nous sommes dignes de la Délivrance, celle-ci ne viendra pas tant qu'Hachem n'aura pas entendu nos prières sincères.

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-> Le midrach (Tan'houma Toldot 5) compare l'existence du peuple juif en temps d'exil à une brebis solitaire qui se retrouve entourée de 70 loups.
[ainsi, nous ne pouvons compter que sur Hachem pour être sauvés!
Cependant notre yétser ara nous pousse à prendre notre temps (ça va cool cool!), à se dire que les loups n'ont peut être pas si faim que ça, qu'on arrivera à les embrouiller, à vivre à leur côté en paix, mais en réalité nous devons crier à 100% de tout cœur à Hachem (qui peut tout), en ayant 0 plan B. ]

-> Selon le midrach (Esther Rabba 10,11) :
- l'empereur Adrien a dit à Rabbi Yéhochoua : "Grand est l'agneau qui survit parmi 70 loups"
- Rabbi Yéhouchoua lui a répondu : "Plus grand est le Berger (D.) qui sauve l'agneau (Israël), et repousse les attaques du loup (les autres nations)"

Les tsadikim louent et honorent les gens pour tous les bons traits de caractère qu'ils ont en eux.  (ils se focalisent sur ce qui est lumineux, ce qui va en autrui, pour mieux leur donner de l'estime/valorisation, pour davantage leur permettre de s'épanouir positivement/briller dans la vie. )
A l'inverse les réchaïm, sont profondément enfermés dans la négativité, ils recherchent les fautes et les faiblesses des autres (pour mieux flatter leur égo). Ils sont remplis de récriminations et concentrent leur attention sur ce qui manque.
[d'après Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva 1,18 ]

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-> Le Maguid de Mézéritch dit : "Il ne faut pas grand-chose pour voir ce qui ne va pas chez un autre juif (c'est notre tendance naturelle/animale) ; pour voir ce qui va bien, il faut un véritable effort et de la sainteté".

La haine universelle du peuple juif a traversé toutes les générations, et c'est un phénomène qui ne peut pas être expliqué, bien que de nombreux historiens aient essayé. Cette haine est aussi illogique qu'intense et continue.
La seule raison pour laquelle l'antisémitisme se manifeste, explique le Rav Avigdor Miller, est de rappeler au peuple juif qu'il est différent. Par conséquent, si le peuple juif le reconnaît et agit en conséquence, l'antisémitisme n'aura pas lieu d'être.
Ainsi, le rav Miller explique que le niveau d'antisémitisme auquel le peuple juif est confronté à chaque génération est proportionnel à la reconnaissance qu'il a de son caractère unique.

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[en réalité quand on nous fait comprendre que nous sommes des "sales juifs", c'est comme un électrochoc pour qu'on réveille l'appréciation et la fierté de notre beauté intérieure incroyable, inégalement dans l'univers. (simplement parce que nous sommes juifs, avec une âme très élevée, et le statut "d'enfant adoré" de papa Hachem, le Roi des rois, le boss des boss.)]

-> b'h, également à ce sujet : https://todahm.com/2021/09/10/sale-juif