Aux délices de la Torah

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Les années de vie du roi David

+ Les années de vie du roi David :

-> Le Yalkout Chimoni (Béréchit 41) déclare que Hachem fit passer toutes les générations futures devant Adam HaRichon, qui comprit que le roi David ne devait vivre que trois heures. Il exprima son choc face à cette courte durée de vie et demanda à Hachem combien de temps lui-même était censé vivre.
Hachem lui répondit qu'il vivrait mille ans. Adam demanda alors à Hachem si l'on pouvait offrir des cadeaux au Ciel.
Lorsque Hachem répondit par l'affirmative, Adam, avec Hachem et l'ange Matatron, signa un contrat stipulant qu'il faisait don de 70 de ses années au roi David.
En plus de cela, Adam donna également à David la malkhout (la royauté), et les zemirot, la capacité de chanter la chira à Hachem.
[ le Zohar (Vayé'hi) rapporte qu'Adam HaRichon était censé être roi, mais la monarchie lui fut retirée et confiée au roi David. ]

-> Le Zayit Raanan (Béréchit 43) est un commentaire sur le Yalkout Chimoni écrit par le rav Avraham Gambiner, l'auteur du Maguen Avraham. Il expliques que le don de la chira (chant) qu'Adam accorda à David était très significatif. En effet, David fut la seule personne dans l'Histoire à avoir la permission de chanter la vraie chira à Hachem.
Lorsque nous prions, nos prières sont basées sur celles du roi David et nous implorons Hachem, "habo'her béchiré David" (Qui choisit les chants de David).

-> Le Zohar (Béréchit 45a) enseigne que le roi David était très reconnaissant pour les 70 années reçues d'Adam, déclarant : "Car Tu m'as réjoui, Hachem, par Tes actes ; aux œuvres de Tes mains, j'entonne un chant joyeux" (ki chimartani Hachem bépaolé'ha ... - Téhilim 92,5).
Or, une seule personne dans l'Histoire constitua l'œuvre personnelle de Hachem : Adam HaRichon, qui fut façonné à la main d'Hachem. Le roi David exprime le fait que Hachem l'a fait se réjouir via Son œuvre, Adam, qui lui offrit 70 ans de vie.

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+ Le destin de David modifié :

-> Le Arizal (séfer HaLikoutim - Haazinou) enseigne que le roi David était destiné à être un fœtus non viable, dont on ne s'attendait pas à ce qu'il survive plus de quelques heures.
Pour quelle raison? Pourquoi aurait-il été condamné à une durée de vie si courte?

Le Arizal explique que le roi David était la réincarnation, d'Adam HaRichon. Bien que Hachem eût averti Adam qu'il mourrait le jour où il mangerait de l'Ets HaDaat (Arbre de la Connaissance), ce décret ne fut pas exécuté comme indiqué initialement. Au lieu de cela, Hachem choisit d'accomplir cette promesse par l'intermédiaire de David, censé mourir le jour de sa naissance afin d'accomplir le verset : "le jour où tu en mangeras tu mourras" (ki béyom a'halékha miménou mot tamout).
Hachem modifia ensuite le décret en permettant à Adam d'offrir à David 70 de ses années.
Par la suite, ce dernier passa le reste de sa vie à s'efforcer de corriger la faute d'Adam HaRichon, concernant le Ets HaDaat, qui introduisit la mort dans le monde.
Pour équilibrer la faute d'Adam, le rôle de David, en tant que réincarnation d'Adam, était de vivre et perdurer ('haï vékayam).
Il ne dormait même pas soixante souffles de cheval, car le sommeil équivaut à un soixantième de la mort. Diverses opinions interprètent cette déclaration comme signifiant trois minutes, trente minutes ou trois heures (Biour Halakha ; Kitsour Choul'han Aroukh).
Par ailleurs, le descendant de David, le machia'h, rectifiera en outre le fait qu'Adam ait apporté la mort au monde en accomplissant le contraire : en exécutant la résurrection des morts.

-> Le nom Adam (אדם), fait allusion à cette idée: אדם forme les raché tévot d'Adam, David et Machia'h.

-> La guémara (Shabbath 30b) précise que le roi David savait qu'il était destiné à décéder pendant Shabbat. Dans le but de contrecarrer l'Ange de la Mort, David passait chaque Shabbat à étudier la Torah tout au long de la journée. Il savait que l'Ange ne pouvait l'approcher tant qu'il étudiait.
L'Ange de la Mort ne parvint à contourner le plan de David qu'en secouant les branches d'un arbre dans le jardin devant sa fenêtre. Le son détourna David de son étude, offrant ainsi à l'Ange l'occasion de s'emparer de son âme (néchama).

Le Chevilé Pin'has souligne que le tremblement des feuilles de l'arbre rappelle le fait que le roi David, une résurrection d'Adam HaRichon, mourut à l'âge de 70 ans à cause de la faute d'Adam HaRichon de manger de l'Ets HaDaat.

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+ Pourquoi 70 ans? :

-> Pourquoi Adam a-t-il spécifiquement donné soixante-dix ans à David?

Le 'Hida, dans son commentaire du Zohar, Nitsoutsé Orot, nous en livre une explication.
Le Zohar (Lé'h Lé'ha 91b) affirme de manière énigmatique que "le roi David ne reçut que 70 ans, donnés par Adam HaRichon ; c'est tout le secret de la sagesse ; tout ici-bas est dans le secret d'En-Haut."

Le 'Hida explique qu'il existe 7 séfirot, qui sont des manifestations mystiques des attributs Divins : 'Hessed, Guévoura, Tiféret, Nétsa'h, Hod, Yessod et Malkhout.
Avraham représente le 'Hessed ; Its'hak, la Guévoura ; Yaakov, la liféret ; Moché Rabbénou, le Nétsa'h; Aharon HaCohen, le Hod ; Yossef, le Yessod ; et le roi David, la Malkhout.

Ainsi, le roi David représente la Malkhout (Royauté), la septième mida.
Cette mida finale englobe toutes les autres midot. Chacune de celles-ci contient (en subdivision) dix midot en son sein ; ainsi, Malkhout contient soixante-dix midot en tout.
C'est la raison pour laquelle, explique le Hida, Adam HaRichon a donné à David 70 ans de sa vie.

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+ Le don des années = pas seulement de la part d'Adam :

-> Toutefois, le Zohar (Vayichla'h 168b) révèle que les 70 années de David provenaient d'une source entièrement différente.
Les Avot (Patriarches) firent don d'un certain nombre de leurs années au roi David.
Avraham Avinou, Yaakov Avinou et Yossef donnèrent tous une partie de leurs années au roi David HaMélékh. [Yossef est considéré comme un av et aussi comme l'un des fils. Comme le dit le verset : "les fils de Yaakov et Yossef, Sélah" (Téhilim 77,16). ]
Its'hak est l'exception ; il ne donna aucune de ses années au roi David, car Its'hak et David sont tous deux issus de la même racine kabbalistique.

Le Zohar explique qu'Avraham donna cinq ans au roi David. En effet, il était destiné à vivre 180 ans, et il fit don de 5 ans à David, réduisant ainsi sa propre durée de vie à 175 ans.
Yaakov était censé vivre aussi longtemps qu'Avraham, mais il décéda à 147 ans. Il fit don de 28 ans au roi David ; ainsi, Avraham et Yaakov donnèrent à David un total de 33 ans.

Yossef HaTsadik vécut 110 ans, au lieu des 147 auxquels il aurait pu s'attendre puisque c'était le nombre d'années vécues par son père. Mais Yossef fit don de 37 ans à David.
Cela porte à 70 le nombre total d'années données par Avraham, Yaakov et Yossef et c'est la raison pour laquelle David vécut 70 ans.
Par conséquent, affirme le Zohar, même si David n'était pas censé vivre du tout, il vécut uniquement grâce aux années reçues d'Avraham, Yaakov et Yossef.

Le Zohar explique ensuite pourquoi Yossef fut le donateur le plus généreux envers David. Il fit un don exceptionnel, car le prophète Amos le décrivit comme un tsadik. Le verset précise : "pour avoir vendu un homme juste [Yossef] contre de l'argent" (Amos 2,6).
En tant que tsadik, Yossef donna beaucoup plus d'années qu'Avraham et Yaakov réunis.

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+ Pourquoi David n'a-t-il pas vécu 140 ans? :

-> Avec ce 2e enseignement du Zohar, nous sommes confrontés à deux problèmes évidents.
Premièrement, puisqu'Adam HaRichon avait déjà donné 70 ans à David, pourquoi Avraham, Yaakov et Yossef durent-ils également lui donner des années?
Deuxièmement, une fois que David reçut cette deuxième série de 70 ans, pourquoi ne vécut-il pas 140 ans, soit la somme totale de ces années?

Le Or Ha'Hama (al haZohar) propose l'explication suivante : lorsqu'eut lieu la faute du Ets HaDaat, le don d'Adam de 70 ans fut corrompu ; il était souillé et noirci par la faute qu'il avait commise.
Adam revint ensuite en tant que réincarnation, sous la forme de chacun des Avot (Patriarches), lorsqu'il donna un total de 70 ans pour remplacer le premier don de temps.
Ainsi, les deux dons provenaient de la même source, d'Adam, mais le deuxième remplaça le premier qui fut corrompu.

-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada - Shabbath 30a) propose une autre explication : bien qu'Adam eût donné à David 70 ans de sa vie, il rétracta ensuite son offre.
David avait alors besoin d'une autre source d'années, qu'il reçut des Avot.
C'est pourquoi David demande : "Fais-moi connaître ma fin, ô Hachem" (Téhilim 39,5), pour savoir si les années données par Adam étaient définitivement perdues et si seules les 70 années données par les Avot étaient restées. Si les années d'Adam étaient toujours valides, David devait donc vivre plus longtemps que les 70 ans accordés par les Avot. Après tout, Adam n'a vécu que 930 ans, aussi, David devait espérer recevoir également ces années-là.

-> Le Chla HaKadoch, dans son commentaire sur le Sidour, Chaar HaChamayim (Pessouké déZimra), explique la source de l'affirmation selon laquelle Adam HaRichon rétracta son don d'années.
Il commente les versets : Ne comptez ni sur les nobles, ni sur un être humain, car il ne détient aucun salut. Quand son esprit se retire, il retourne à sa terre, ce jour-là tous ses projets sont anéantis. Louable est celui dont l'espoir est le D. de Yaakov, dont l'espoir est en Hachem, son D." (Téhilim 146,3-5).

Le Chla haKadoch demande : qui sont ces nobles en qui nous ne pouvons pas faire confiance? Et de plus, pourquoi Hachem est-il appelé ici "le D. de Yaakov"?
Il explique que lorsqu'Adam avait un jour, il demanda au Tout-Puissant combien de temps il vivrait. Hachem lui répondit qu'il vivrait mille ans. Toutefois, comme le précise le Chaaré Téchouva, même si quelqu'un devait vivre deux mille ans, au moment de sa dernière année, il se demanderait où est passé tout ce temps. Il ne croirait pas que ses années touchent à leur fin.

Ainsi, lorsqu'Adam HaRichon atteignit l'année 930, qui devait être sa dernière année, il regretta sa décision et voulut vivre plus longtemps. Hachem lui rétorqua qu'il devait apprendre de son descendant Yaakov qu'il fallait toujours tenir ses promesses et ne jamais revenir sur sa parole ; comme nous le voyons : "Alors Yaakov fit un vœu" (Vayétsé 28,20), et il le tint.

=> Ainsi, à partir de ce Chla haKadoch nous voyons que le roi David fait allusion au fait qu'Adam regretta son don de temps. Finalement, le Ben Ich 'Haï nous enseigne qu'une source alternative d'années était nécessaire, et David reçut 70 ans des Avot.

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+ Les Nuits Sacrées du roi David :

-> Le 'Hida (Midbar Kedémot 4,6) propose une troisième explication de la raison pour laquelle le roi David, ayant reçu deux dons distincts de 70 ans, ne vécut pas 140 ans.
David n'a jamais dormi et il n'a donc jamais goûté à la mort, puisque le sommeil équivaut à un soixantième de la mort. Par conséquent, il vécut 70 ans le jour et 70 ans encore la nuit.
Adam donna à David les jours et les Avot lui firent don des nuits. David vécut en effet l'équivalent de 140 ans, puisqu'il n'a jamais dormi.

-> Le Chevilé Pin'has transmet le commentaire suivant.
Le roi David affirma : "Ô comme j'aime Ta Torah! À longueur de journée, elle est ma conversation" (ma aavti Toraté'ha kol ayom hi chi'hati - Téhilim 119,97).
La guémara (Béra'hot 12b) enseigne : "Les "jours de ta vie" fait référence aux jours. "Tout", le mot "kol", inclut les nuits." (yémé 'hayékha ayamim, kol yémé 'hayékha alélot)
Ainsi, quand le roi David affirme qu'il aime tellement la Torah que "kol ayom", à longueur de journée, c'est de cela qu'il parle, il exprime le fait qu'il étudiait la Torah également toute la nuit.
Le mot "kol" indique qu'il étudiait et parlait de la Torah d'Hachem toute la nuit, tout comme il le faisait pendant le jour.
S'il avait dormi la nuit, il aurait vécu 140 ans, mais il aimait tellement la Torah qu'il choisit de réduire sa durée de vie de moitié en utilisant les nuits d'une manière aussi productive que les jours.

De plus, le roi David déclare : "Dessille mes yeux afin que je puisse percevoir les merveilles de Ta Torah" (gal énaï véabita niflaot miToraté'ha - Téhilim 119,18).
"énaï" (עיני) = mes deux ע ; c'est-à-dire 70 jours et 70 nuits.
Le roi David représente le concept de ne pas reléguer l'étude de la Torah uniquement au jour, mais aussi d'y employer nos nuits.

La soucca = un microcosme du Michkan et du Temple

+ La soucca = un microcosme du Michkan et du Temple :

-> A Soukot, nous récitons un HaRa'haman supplémentaire dans le Birkat HaMazon, demandant à Hachem de reconstruire la "Soukat David hanofélet", la Souka déchue du roi David, une référence au Temple.

=> Pourquoi ajouter cela au Birkat HaMazon de Soukot? Il n'existe pas de lien évident entre le Yom Tov de Soukot et la reconstruction du Temple.
Le HaRa'haman que nous ajoutons au Shabbat semble être plus approprié, car le Shabbat est considéré comme un semblant du monde à Venir (méén olam aba). Nous ajoutons donc la demande que Hachem nous fasse hériter du jour qui est entièrement Shabbat et paix pour toujours, en référence au monde à Venir (olam aba).
Les HaRa'haman ajoutés aux Yom Tov, Roch 'Hodech et Roch Hachana constituent tous des requêtes reflétant les caractéristiques de la journée. À Soukot, toutefois, cette demande de reconstruction du Beit HaMikdach ne semble pas liée à l'essence du Yom Tov.

Pour expliquer cette difficulté ainsi que pour éclairer la qualité spirituelle unique de Soukot, le Chem MiChmouel (Souccot תרעה) nous présente un concept fondamental pour notre compréhension de ce Yom Tov. La souka, explique-t-il, est une modèle du Temple. Cette petite structure que nous construisons à l'extérieur de nos maisons est elle-même un microcosme du Michkan et du Temple.

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-> Le Temple est appelé le 'hadar, la chambre, du Roi. Comme l'indique le verset : "Le Roi m'a conduite dans Sa chambre (éviani aMélé'h 'hadarav) ; nous nous délecterons et nous réjouirons en Toi (naguila vénismé'ha ba'h)" (Chir HaChirim 1,4).
Par conséquent, la souka, un microcosme du Temple, est également décrite comme le 'hadar du Roi (mélé'h). Cela nous donne un nouvel aperçu de la raison pour laquelle Soukot est Zman Sim'haténou (le temps de notre joie), car pénétrer dans le 'hadar du Roi apporte une joie intense (naguila vénismé'ha ba'h).

-> Le Sfat Emet ( Souccot תרס) ajoute que le verset déclare : "Je me suis réjoui lorsqu'ils m'ont dit : "Allons à la Maison de Hachem"" (sama'hti béomrim li beit Hachem nélé'h - Téhilim 122,1).
La souka est une étincelle, une lueur du Temple sur laquelle repose la Présence Divine (Chékhina) ; il est donc particulièrement approprié que Soukot s'appelle zman sim'haténou.

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+ Prendre congé de la souka, notre Temple miniature :

-> Ce concept, selon lequel la souka est un microcosme du Temple, nous aidera à comprendre une coutume qui codifiée par le Rama (Ora'h 'Haïm - siman תרס"ז). Lorsque le moment de pouvoir réaliser la mitsva de la souka se termine, nous ne cessons pas simplement de nous asseoir dans la souka ; nous lui disons au revoir, en prononçant une prière codifiée par le Rama : "Qu'il soit de Ta volonté que tout comme j'ai accompli [la mitsva] et j'ai résidé dans cette souka, je puisse mériter au cours de l'année à venir de résider dans la souka en peau de Léviatan".
La question est : pourquoi devons-nous dire au revoir à la souka? Quand on a fini de sonner du chofar à Roch Hachana, on ne lui dit pas au revoir ; nous le mettons simplement de côté jusqu'à l'année prochaine.
De même, quand Soukot est terminé, on ne prend pas congé du loulav et de l'étrog (sans rien prononcer de particulier).

Le rav Hutner (Pa'had Its'hak - siman 119) explique qu'au temps du Temple, il existait une mitsva de "lina", c'est-à-dire dormir à Jérusalem après les Chaloch Régalim (3 fêtes de pèlerinage), avant de prendre congé du Temple, pour ainsi dire, et cela afin de montrer que l'on trouve difficile de s'en séparer.
De même, puisque la souka est un microcosme du Temple, nous avons l'habitude de ne pas simplement la quitter, mais d'en prendre congé et de prier pour que ce soit la volonté de Hachem que nous nous asseyions à l'ombre du Léviatan. [ce qui adviendra très prochainement avec la venue du machia'h]

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+ De Yom Kippour à Soukot :

-> Le jour de Kippour, nous prions avec ferveur pour la reconstruction du Temple.
Le rav Chlomo Kluger (Kéhilat Yaakov - Souccot drouch 24) affirme qu'en nous donnant le Yom Tov de Soukot, Hachem nous met à l'épreuve pour voir si notre prière de Yom Kippour en faveur du Temple était authentique, ce qui est démontré lorsque nous résidons dans la souka.
Si l'on effectue correctement la mitsva de la souka, alors Hachem considère ses prières pour le Temple comme sincères et sans arrière-pensées.
Cependant, si l'on n'accomplit pas correctement cette mitsva qui est un modèle du Temple (Souka), il est alors clair que l'on n'aspire pas véritablement à la reconstruction du Temple.

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+ La sainteté d'une synagogue dans la souka :

-> Le Pélé Yoets (Soucca) enseigne que la sainteté d'une souka est analogue à la sainteté attribuée à une synagogue.
Par conséquent, il faut faire très attention à se comporter avec dignité et bienséance dans la souka. Les décisionnaires enseignent que tout comme pour le beit haknesset, il n'est pas permis d'utiliser une souka comme raccourci. Ce concept se déduit du fait que la souka, comme la synagogue, est un mikdach méat, un Temple miniature.

-> Nos Sages soulignent abondamment la gravité de parler dans une synagogue, qui est un "mikdach méat", un microcosme du Temple. On trouve une interdiction similaire au sujet de la soucca.
La synagogue et la soucca sont un Temple "en petit", dans le sens où dans cet endroit il y a un présence d'Hachem qui est très importante, c'est un honneur, un joie mais aussi une obligation de le traiter avec respect.

-> La Michna Béroura (siman תרל"ט) déclare que puisque la sainteté de la soucca est exceptionnellement glorieuse, il nous incombe de limiter les conversations banales que nous avons à l'intérieur. Nous devons essayer de ne prononcer que des paroles de Torah et autres paroles saintes. Nous devons certainement faire extrêmement attention à ne pas dire de lachon ara, de rékhilout ou toute autre forme de discours interdit dans l'enceinte de la soucca.

Bien que nous sachions qu'il faut également minimiser les paroles profanes (divré 'hol) en portant des téfilines, seule la transgression des lois de la parole dans la soucca est mentionnée dans la Michna Béroura. Pourquoi faire cette distinction avec la soucca?

-> Le Chaaré Tsion déclare que la source de la Michna Béroura se trouve dans le Chla HaKadoch (massé'hét Soucca), qui enseigne que son père avait la coutume de ne parler que de divré Torah dans la soucca. Le Chla explique que la soucca possède une sainteté extraordinaire, comme en témoigne le fait qu'il est interdit d'utiliser le bois utilisé pour la soucca (par exemple le skhakh - toit) à des fins banales pendant les sept jours de Souccot.
Le caractère sacré des composants matériels de la soucca ne découle pas de leur utilisation pour la mitsva. Au contraire, la sainteté fait partie intégrante de la soucca durant la période de Souccot, même lorsque personne ne se trouve dans la soucca.
La guémara (Soucca 9a) enseigne que la source de cette sainteté nous est fournie par le verset : "Tu feras la fête de Souccot pendant une période de sept jours" ('hak haSouccot taassé lé'ha chiv'at yamim - Devarim 16:13).

La logique et la compréhension derrière la sainteté inhérente à la soucca sont intéressantes. Nous savons qu'il existe une différence entre les "tachmiché mitsva", des objets tels que des tsitsit ou un shofar qui sont utilisés dans l'exécution d'une mitsva, et les "tachmiché kédoucha", des objets tels qu'un Séfer Torah ou des tefilines qui possèdent une sainteté (kédoucha) inhérente, même lorsqu'ils ne sont pas utilisés.
Les tachmiché mitsva sont des articles qui nous fournissent un moyen par lequel nous pouvons accomplir une mitsva, mais qui n'ont pas de sainteté inhérente. Par exemple, selon la halakha, des tsitsit ou un shofar peuvent être jetés comme bon nous semble ; ils ne nécessitent pas d'enterrement.
Pendant les sept jours de Yom Tov, même lorsque la soucca n'est pas utilisée, la structure de la soucca elle-même est conceptuellement différente d'un chofar ou d'un tallit.

-> Ainsi, la souka, en plus d'être un tachmiché mitsva, est aussi un modèle, un microcosme, du Temple. La Chékhina repose donc sur la souka, ce qui confère à sa structure une sainteté inhérente et nécessite qu'elle mesure au moins dix tefa'him de hauteur (selon l'idée que la Présence Divine ne descend jamais sous une hauteur de 10 téfa'him - cf. guémara Soucca 5a).

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+ La souka devenir partenaire de la Création :

-> Celui qui accomplit la mitsva de la soucca devient le partenaire de Hachem dans la Création du monde.
[ Mahari Vayil - shout 171]

-> Le midrach (Bamidbar rabba 12,11) enseigne qu'à l'érection du Michkan, le monde était instable et que le Michkan servit à fournir une fondation plus stable au monde.
Le Michkan (et le Temple par la suite), apporta la stabilité au monde entier.

Ainsi, lorsque nous construisons la Souka, un microcosme du Michkan, nous renforçons la stabilité de toute la création ; nous devenons partenaires d'Hachem dans la Création du monde.

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+ Yaakov correspond à Soukot :

-> Le Tour (Ora'h 'Haïm - siman תיז) rapporte un commentaire au nom de son frère, déclarant que :
Avraham correspond à Pessa'h, car il accueillit les anges à Pessa'h.
Its'hak correspond à Shavouot, car le shofar de mont Sinaï est issu du bélier d'Its'hak.
Yaakov correspond à Soukot.

Le rabbi de Belz explique que Yaakov symbolise Soukot, car il fut la seule personne capable de réaliser la sainteté du Temple dans un endroit autre que le Har HaBayit (mont du Temple).
Quand Yaakov s'endormit, l'endroit du Temple vint à lui et il réalisa la sainteté du Temple sans être physiquement présent sur le lieu mont du Temple.
C'est ce qu'est la souka : la sainteté du Temple (kédouchat mikdach) dans un endroit autre que le mont du Temple (har Habayit).

Celui qui accomplit la mitsva de la soucca devient le partenaire de Hachem dans la Création du monde.
[ Mahari Vayil - shout 171]

La mitsva de la soucca = une ségoula pour avoir une longue vie

+ La mitsva de la soucca = une ségoula pour avoir une longue vie :

-> "Vous devez faire la Soucca, et si vous le faites, vous avez l'assurance d'Hachem que vous continuerez à le faire pendant des années"
[Pessikta - rapporté par le rav 'Haïm Palagi - dans son Yafé laLev - 'helek 2]

Ainsi, la soucca est à la fois une mitsva et une promesse d'être béni pour continuer à s'asseoir dans la soucca à l'avenir.

-> Le Abarbanel (paracha Vayéra) et le Ran (pirouch Vayéra) rapporte une idée similaire en rapprochant la soucca du midrach : "Si tu le fais maintenant, que ce soit la volonté d'Hachem que tu puisses également le faire l'année suivante."

Ainsi, chaque année où l'on réalise la mitsva de la soucca, on reçoit une nouvelle assurance nous permettant de survivre au moins un an de plus pour accompli à nouveau la mitsva.

-> "Vous demeurerez dans des souccot pendant une période de 7 jours ; chaque ézra'h (natif - אֶזְרָח) en Israël habitera dans des cabanes" (Emor 23,42).
Le terme ézra'h est propre à la mitsva de demeurer dans la soucca.
Le rav Naftali de Ropshitz (Zéra Kodech - Likoutim sur Souccot) enseigne que ce mot est utilisé ici pour transmettre un message. Le mot "ézra'h" fait référence à une personne âgée. Hachem promet ainsi que celui qui respecte la mitsva de résider dans la soucca vivra jusqu'à un âge avancé et méritera d'accomplir la mitsva de la soucca même en tant que "zaken" (vieillard).
La guematria du mot אזרח (ézra'h) est équivalente à celle du mot גבורה (guévoura), toutes deux égales à 216.
Il est écrit : "Les jours de nos années parmi eux sont de 70 ans, et si nous avons la force (véim biguevoura), de 80 ans" (Téhilim 90,10). La signification est que s'asseoir dans la soucca est une ségoula pour vivre jusqu'à être un ézra'h, ce qui est atteint à l'âge de la guévoura. Asseyez-vous dans la soucca et vous vivrez jusqu'à au moins quatre-vingts ans.

-> Le rav 'Haïm Palagi (Moed lé'hol 'Haï - siman 20) cite le Zohar, qui enseigne que la soucca ressemble à la lettre ב (beit). Une soucca doit avoir 3 murs, tout comme la lettre ב.
Celle-ci est composée de trois "vav" (ו) [de guématria 6], et est donc numériquement équivalente à 18, la valeur du mot חי ('haï, vie).
La mitsva de la soucca nous abrite et nous protège, et nous réfugier à l'ombre de la émouna de Hachem nous octroie la longévité. Par le mérite d'accomplir la mitsva de la soucca, nous mériterons une longue vie, comme le laisse entendre le fait que la soucca ressemble à la lettre beit (ב).

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+ Soucca & comme être en terre d'Israël :

-> La guémara (Béra'hot 8a) discute des facteurs permettant de vivre longtemps.
Rabbi Yo'hanan entendit dire que des hommes âgés vivaient à Bavel. Mais il rétorqua que cela ne pouvait être vrai, puisque le verset déclare : "Afin de prolonger vos jours et ceux de vos enfants sur la Terre que Hachem a juré à vos ancêtres de leur donner, comme les jours du Ciel sur la Terre" (Ekev 11,21).
Vivre longtemps est donc une particularité de la terre d'Israël.
Rabbi Yo'hanan en déduisit que celui qui ne se trouvait pas en terre d'Israël ne pouvait espérer vivre longtemps. Il n'était donc pas possible que des personnes âgées vivent à Bavel.
Cependant, après que Rabbi Yo'hanan eût été informé que ces personnes âgées arrivaient tôt à la synagogue et repartaient tard, il accepta l'idée que par ce mérite, il puisse y avoir des personnes âgées à Bavel.
Rav Yéhochoua ben Lévi préconisa à son fils de venir tôt à la synagogue et d'y rester plus tard afin de vivre longtemps.

-> Le Maharcha (sur cette guémara) enseigne qu'une synagogue doit être considérée comme ayant un statut spirituel équivalent à celui de la terre d'Israël.
Dans l'avenir, lorsque le machia'h viendra, les synagogues seront transportées en terre d'Israël. Puisqu'elles finiront par s'y trouver, elles revêtent déjà le statut de terre d'Israël.
Par conséquent, celui qui passe beaucoup de temps à la synagogue vivra longtemps. Rester à la synagogue et respirer son air équivaut à respirer l'air d'Israël.

-> Le rav David Shapiro (séfer Tséma'h David), qui est le fils du Bné Yissas'har, explique que le verset (Ekev 11,21) nous enseigne que pareillement au fait que la synagogue a le même statut que la terre d'Israël, la soucca également. S'asseoir dans une soucca équivaut à s'asseoir dans la sainteté de la terre d'Israël.

[ il existe une différence fondamentale entre Israël et toutes les autres terres. Toutes ont un ange gardien servant d'intermédiaire reliant Hachem et la nation qui y vit. Mais en terre d'Israël, la relation est directe.
De même dans la soucca on est assis à l'ombre directe d'Hachem (bétsila demehémenouta). La connexion, le lien est direct avec Hachem, à l'image de celui en terre d'Israël. ]

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-> La soucca est appelée : une habitation temporaire (dirat araï - דִּירַת עֲרַאי - guémara Soucca 2a).

Une profonde signification est cachée dans cette expression.
Les frontières de la terre d'Israël sont répertoriées dans la guémara (Guittin 2a) : Rékem (רְקָם), à l'est ; Ashkelon (אַשְׁקְלוֹן), au sud ; Acco (עַכּוֹ), au nord.
Rachi affirme que la frontière occidentale est le yam (ים) la mer Méditerranée.
Le Rambam (Hilkhot Téroumot 1,7) explique qu'il s'agit là des frontières de la terre d'Israël en ce qui concerne toutes les halakhot relatives à la terre d'Israël.

Le rav Chem Klingberg révèle que les raché tévot (initiales), des quatre frontières de la terre d'Israël forment le mot עראי (araï).
La soucca est considérée comme une "dirat araï", car s'y asseoir équivaut à le faire au sein des limites de la terre d'Israël.

Le rav Klingberg ajoute qu'en nous donnant la mitsva de nous asseoir dans la soucca, la demeure temporaire, Hachem démontre Son amour pour nous. En effet, en accomplissant la mitsva de la soucca, nous sommes assis dans Sa terre, en terre d'Israël, où réside la Chékhina.
La guématria de דִּירַת עֲרַאי est la même que הַבּוֹחֵר בְּעַמּוֹ יִשְׂרָאֵל בְּאַהֲבָה (abo'her béamo Israël béahava - Qui choisit son peuple Israël avec amour.). La soucca étant une étreinte directe d'Hachem avec Ses enfants adorés (chaque juif).

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-> Le Gaon de Vilna (haMaor haGadol) enseigne qu'il n'existe que 2 mitsvot dans la Torah que l'on accomplit avec tout son corps, avec ses 248 membres : demeurer en terre d'Israël et s'asseoir dans la soucca. Ce sont les deux seules mitsvot au cours desquelles notre corps tout entier entre dans l'objet de la mitsva.
Seulement là, nous ne pouvons accomplir une mitsva avec la totalité de notre être.
[d'où peut être le fait qu'elles sont une ségoula pour vivre plus longtemps (commandements de la Torah de Vie). ]

On peut préciser que selon le Ran (au nom du Ramban) l'immersion dans le mikvé n'est pas en soi une mitsva. C'est seulement la préparation à une mitsva.
De plus, le Kessef Michné précise qu'on ne devient pur (tahor) qu'en sortant du mikvé, et non en y entrant, et donc l'accomplissement de la tévila n'a pas lieu au moment où l'on y entre ou bien où l'on y est immergé, mais lorsque l'on y émerge.

-> Le Bné Yissa'har (Agra déKala - Vayichla'h) calcule la guématria du mot סוכה (soucca) avec les lettres orthographiées bémilouï, avec toutes les lettres de leur nom en hébreu.
En utilisant cette méthode de guématria, on a : סמך ויו כף הא.
Le total est de : 248, le nombre de membres engagés pour accomplir la mitsva.

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+ Souka & terre d'Israël :

-> Soukot est appelée : "zman sim'haténou", le temps de notre réjouissance.

-> Le rav Méir Shapiro (Nitsotsé Ohr haMéïr) affirme qu'il n'existe pas de joie (sim'ha) comparable à celle d'entrer en terre d'Israël.
Cette notion est évoquée le verset : "véhaya ki tavo él aarets" (et ce sera lorsque tu entreras dans le Pays [terre d'Israël] - Ki Tavo 26,1).
Le Or Ha'Haïm haKadoch enseigne que le terme véhaya fait référence à un moment de joie et de bonheur. Aller en Erets Israël constitue la joie ultime.

On le constate aussi dans le séfer Béréchit. Lorsque Yaakov quitta la terre d'Israël, le verset (Vayétsé 28,18) rapporte qu'il versa de l'huile, alors qu'à son retour en terre d'Israël, il versa à la fois de l'huile et du vin (Vayichla'h 33,14).
Comme nous le savons "le vin réjouit le cœur de l'homme" ; donc sa consommation de vin à son retour symbolisa la joie exceptionnelle qu'il ressentit en entrant en terre d'Israël.

=> Soukot est appelée "zman sim'haténou", le temps de notre réjouissance, car la souka est un microcosme de la terre d'Israël. Entrer dans la souka équivaut à entrer en terre d'Israël, et c'est donc un moment de joie immense.

Hachem fait téchouva

+ Hachem fait téchouva :

"Hachem dit au peuple juif : "Vous êtes gênés de faire la téchouva? Je vais faire téchouva en premier, comme le dit le pasouk : "Ko amar Hachem, hinéni chav" (Hachem dit, Je vais faire téchouva)"."
[Pessikta déRav Kahana - chap.44]

-> Qu'est-ce que cela signifie que Hachem fait téchouva?
A partir de là, nous pouvons voir qu'il existe un niveau de téchouva qui n'a rien à voir avec les fautes (avérot). La téchouva est en fait une question de "hitkarvout", de rapprochement, de proximité entre nous et Hachem.
Lorsque Hachem nous désire et se rapproche de nous, cela s'appelle aussi la téchouva.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

Roch Hachana = revivre le face à face avec Hachem au don de la Torah

+ Roch Hachana = revivre le face à face avec Hachem au don de la Torah :

Lorsque la Torah fut donnée, il y eut la plus grande révélation possible de la présence d'Hachem, comme le dit le verset : "Hachem vous a parlé face à face" (panim bépanim diber Hachem ima'hem - Vaet'hanan 5,4).
Lorsque nous disons les Shofarot à Roch Hachana, nous ne nous contentons pas de décrire ce qui s'est passé au don de la Torah. Au contraire, à Roch Hachana, nous revivons ce moment.
A ce moment, Hachem se révèle à nous, comme le disent nos Sages : "vayéhi ohr" (et la lumière fut - Béréchit 1,3) = c'est Roch Hachana" (Tikouné Zohar 36).

Étant donné que Roch Hachana est un jour de révélation, tout dans le monde est révélé. Tout devient clair et nous pouvons reconnaître comment Hachem dirige le monde et comment Il le juge.
Nous pouvons également profiter de cette lumière de Roch Hachana pour revivre la révélation du don de la Torah, avec "Hachem qui nous parle en face à face".
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

Un grand jour pour chaque juif

+ Kippour - un grand jour pour chaque juif :

-> Au sujet de Kippour, le verset dit : "le jour d'Hachem est grand et très impressionnant" (ki gadol yom Hachem vénora mé'od - Yoël 2,11).

Pendant Yom Kippour, nous vivons une journée si extraordinaire lorsque Hachem est comme un ami très proche pour nous.
Savez-vous ce que cela signifie d'avoir Hachem comme ami proche? Hachem nous accorde toute Son attention.
Il pourrait pardonner toutes nos fautes (en une seconde) et nous laisser. Mais il ne le fait pas. Il reste impliqué avec nous comme un ami très cher. C'est un jour extraordinaire.
Nous devrions vraiment danser de joie parce que nous avons un jour comme Yom Kippour, mais nous ne le faisons pas parce que les gens ne comprendraient pas!
[...]

Nous ne réfléchissons pas suffisamment à ce que signifie le fait qu'Hachem soit comme un ami très important pour nous. Nous pensons que Yom Kippour est un jour où Hachem nous pardonne et nous purifie, mais rien de plus.
Cependant, le verset dit : "[Kippour est un jour] grand et très impressionnant, qui peut le comprendre?" (vénora méod, oumi yé'hilénou - Yoël 2,11). Nous ne pouvons même pas commencer à comprendre à quel point ce jour est extraordinaire.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

Roch Hachana = bénéficier de la lumière de la Akéda

+ Roch Hachana = bénéficier de la lumière de la Akéda :

Roch Hachana est un jour de révélation. La vérité du monde prend vie. Nous pouvons voir qu'Hachem contrôle et dirige le monde, et qu'Il le juge.
Lorsque [dans la prière] nous évoquons la Akédat Its'hak, nous ne nous contentons pas de décrire ce qu'ont fait Avraham et Its'hak. Au contraire, grâce à la lumière de Roch Hachana, nous pouvons atteindre la lumière de la Akéda et nous y connecter nous-mêmes.

C'est la raison pour laquelle Hachem ne dit qu'à propos de Roch Hachana : "Maalé Ani Ani alé'hem kéilou akadtem ét atsmé'hem" (Je considère que c'est comme si vous aviez fait la Akéda pour vous-mêmes" - guémara Roch Hachana 16a). Nous ne trouvons pas qu'Hachem dise cela pour un autre jour de l'année.
[...]

Lorsque nous mentionnons Akédat Its'hak à Roch Hachana, il s'agit d'une avoda importante pour nous.
Nous devons envisager de nous abandonner entièrement à Hachem. Lorsque nous le faisons, nous nous élevons à de grandes hauteurs.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

Dans la prière de Neïla, l'aspect de yé'hida de l'âme, qui est unifiée avec Hachem, est révélé, et à ce moment-là, il n'y a de place que pour Hachem et le peuple juif.
[le Rabbi de Loubavitch ]

Roch Hachana = faire d’Hachem le Roi de notre intériorité

+ Roch Hachana = faire d'Hachem le Roi de notre intériorité :

Le verset dit : "Hachem Malkénou, Hou Mochiénou" (Hachem est notre Roi, Il est Celui qui nous sauve).
Le Sforno explique que plus nous faisons d'Hachem notre Roi, plus nous sommes connectés à Lui, et plus nous sommes méritant d'un bon jugement.
Si nous devenons proches du Roi, le roi nous aidera. Il n'y a pas de limite à toutes les façons dont Il peut nous sauver et nous aider. Mais la chose la plus importante que nous devons faire est de faire d'Hachem notre Roi et d'être proche de Lui.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]