Quiconque porte des accusations contre le peuple juif, c'est comme s'il portait des accusations contre Hachem.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayigach 45,1]
Amour et crainte d’Hachem
Ceux qui servent Hachem par crainte et par amour possèdent certainement toutes les bonnes qualités.
De telles personnes méritent que même les anges du char divin les protègent.
[Le nom de ces anges sont : ] Ouriel, Rafael, Gavriel, Michael et Nouriel.
Chacun de ces anges est appelé "charé" (responsables - שרי) car chacun a sous ses ordres un certain nombre [d'anges] chefs et d'officiers.
Ces anges protègent et gardent tous ceux qui craignent D. et servent Hachem avec amour.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Yitro 18,21 ]
Le Zohar (II, 218a) et les écrits du Arizal (Choul'han Aroukh HaArizal 106b) affirment que la nourriture qu'une personne consomme pendant la semaine, au-delà de ce dont elle a besoin pour nourrir son âme, est entièrement destinée à la sitra a'hara (force du mal). En effet, les jours de la semaine sont sous son contrôle.
Mais le jour du Shabbat, quelle que soit la quantité consommée, tout est sanctifié, car le jour du Shabbat, la sitra a'hara est annulée et n'a plus aucun contrôle.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béchala'h 16,25 ]
Fauter = bloquer la bénédiction Divine
Chaque faute commise par une personne cause une tache à la Chékhina. Or, la principale source de bénédiction et de prospérité dont bénéficie le peuple juif provient de la Chékhina.
Si une personne cause une tache à la Chékhina, elle empêche la bénédiction et la prospérité de se répandre sur le peuple juif.
C'est peut-être ce à quoi le roi Shlomo faisait allusion lorsqu'il a dit : "Celui qui retient le grain sera maudit par le peuple, mais la bénédiction sera sur la tête de celui qui le fournit" (Michlé 11,26).
En d'autres termes, si une personne, par ses fautes, empêche du bien (le grain) d'être distribué au peuple (juif), elle "sera maudite", mesure pour mesure.
Cependant, si une personne, par ses bonnes actions (ses mitsvot), amène la Chékhina à donner une abondance de bénédictions au monde, elle sera également bénie.
Mais "il n'y a pas d'homme [parfaitement] juste sur terre qui [seulement] fasse le bien et ne faute jamais (Kohélet 7,20). Par conséquent, si une personne commet une faute, elle doit immédiatement se mobiliser par la prière, les supplications et les larmes pour réparer le mal qu'elle a causé. Plus elle attend, plus elle cause de dommages.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 22,27-28]
La tsédaka = donner de la force à Hachem
+ La tsédaka = donner de la force à Hachem :
-> La mitsva de la tsédaka (charité) et les autres actes de bonté sont extrêmement puissants.
[Par exemple, selon la guémara (Soucca 49b) : "Celui qui accomplit des actes de charité est plus grand que celui qui fait toutes sortes d'offrandes ... Quiconque pratique la charité et la justice (tsédaka oumichpat) est considéré comme ayant empli le monde entier de bonté."]
La raison en est leur effet sur la Chékhina : elles augmentent sa lumière et la réjouissent.
La Chékhina est connue sous le nom de "tsédek" (Zohar - volume II, 86a), qui implique le jugement ; lorsqu'une personne donne la tsédaka, la Chékhina se transforme de tsédek (justice) en tsédaka (charité).
Lorsqu'une personne donne de la tsédaka, elle unifie les lettres du nom de Hachem (יהוה), comme le dit le verset : "L'acte de charité [apporte] la paix" (Yéchayahou 32,17).
Pour expliquer : l'argent qui est donné (symbolisé de petites pièces), correspond et ressemble à la lettre youd (י). Le bras tendu du donateur correspond à la lettre vav (ו) [qui ressemble à un bras tendu], et sa main correspond à la lettre hé (ה) [qui a une valeur numérique de 5, représentant les 5 doigts de la main]. La main du receveur correspond à la dernière lettre hé.
De plus, l'abondance principale que nous recevons de la Chékhina nous parvient à travers les lettres יה du nom d'Hachem ; les lettres שכינה (Chékhina) y font allusion, car elles peuvent être réarrangées en שכן יה (Hachem [Y-a] réside [chakhén]).
Grâce à la tsédaka et aux autres actes de bonté, une personne fait en sorte que le nom יה influence la Chékhina (שכינה), ce qui la conduit à un état de perfection.
Lorsqu'une personne accomplit des actes de bonté et prête à son prochain, mais que celui-ci a ensuite des difficultés à rembourser le prêt, le prêteur ne doit pas faire pression sur lui pour qu'il lui rende l'argent. Sinon, il cause une tache à la lettre youd de la Chékhina, car le youd correspond à l'argent qui a été donné (comme mentionné ci-dessus). C'est encore pire si la main qui a accordé le prêt saisit l'emprunteur et lui dit : "Je ne te laisserai pas partir tant que tu ne m'auras pas remboursé" ; car cela cause également une tache à la lettre hé de la Chékhina.
Nous pouvons maintenant comprendre le verset comme suit :
"Lorsque tu prêtes de l'argent à Mon peuple" (im kessef talvé ét ami - Michpatim 22,24) = Lorsque tu accomplis des actes de bonté et que tu prêtes à Mon peuple, tu dois réaliser que tu as fait une bonne action envers la Chékhina, comme le verset le poursuit ...
"au pauvre qui est avec toi" (ét éani ima'h). Le mot העני (éani - le pauvre) contient les mêmes lettres que עניה (aniya - une pauvre), qui représente la Chékhina (Zohar, volume III, 19b) ; en d'autres termes, cet acte de bonté était également un acte de bonté envers la Chékhina.
Par cette action, une personne fait en sorte que le Nom יה influence la Chékhina (שכינה), ce qui la conduit à un état de perfection.
["Donnez de la force à Elokim" (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35). Grâce à la tsédaka nous permettons à la présence Divine dans ce monde de pouvoir davantage se manifester (pour notre bien) dans ce monde. ]
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 22,24]
La sorcellerie
"Une sorcière, tu ne la laisseras pas vivre" (Michpatim 22,18)
-> La sorcellerie provient des pouvoirs de Lilith, l'ange maléfique qui est "la klipa maléfique" ("l'écorce" du mal, qui est une force spirituelle négative).
[ toutes les klipot sont négatives et mauvaises. Lilith est appelée "la klipa du mal" parce que, comparée à son homologue masculin, Samaël, elle est la plus maléfique des deux (Binat ha'Hotam). ]
Une personne qui pratique la sorcellerie donne de la force à la sitra a'hara (force du mal) et affaiblit les forces de la sainteté.
"Une sorcière, tu ne la laisseras pas vivre" (mé'hachéfa lo té'hayé - מְכַשֵּׁפָה לֹא תְחַיֶּה) = les premières lettres de ces mots (מלת) et les dernières lettres (האה) ont une valeur totale de 481, qui est la même que לילית (Lilith) avec un ajout pour le mot lui-même (le kollel).
C'est une allusion au fait que la sorcellerie est dérivée de la sitra a'hara, qui est Lilith, et lui donne vie.
De plus, le mot מְכַשֵּׁפָה (sorcière) est composé des lettres מך שפה (ma'h chafa), qui ont la signification suivante : les lettres שפה ont une valeur numérique de 385, qui est la même que שכינה (Shéchina).
La lettre מך signifie "humilité".
Ainsi, la sorcellerie fait baisser la Chékhina, et par conséquent, "tu ne laisseras pas vivre une sorcière".
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam ]
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-> b'h, également sur la sorcellerie : https://todahm.com/2025/08/03/la-sorcellerie
Suivre son yétser hatov
+ Suivre son yétser hatov :
-> "Hachem a créé le yétser hatov pour le bien de l'homme : pour le guider sur le bon chemin dans ce monde afin qu'il mérite la vie dans le monde à Venir. Une personne doit tenir compte de ses conseils, comme l'a dit le roi Shlomo : "Mieux vaut un jeune pauvre qui est sage (symbolise le yétser hatov) qu'un vieux roi qui est insensé (allusion au yétser ara)" (Kohélet 4,13).
Lorsqu'une personne tient compte de ses conseils, tout est merveilleux pour elle. Mais si elle ne l'écoute pas, le yétser hatov s'enfuit et la laisse entre les griffes du yétser ara.
Or, lorsqu'une personne tient compte des conseils du yétser hatov, Hachem vient à son aide, comme le disent nos Sages : "Une personne qui vient pour être purifiée est aidée" (Shabbat 104a).
Si le yétser ara tente de la dissuader, Hachem et le yétser hatov l'aideront à ne pas fauter.
[...]
La valeur numérique de יצר טוב (yétser tov) est de 317, ce qui est identique au Nom d'Hachem : Shadaï (שדי) lorsque l'on ajoute trois (un pour chaque lettre).
Cela indique que lorsqu'une personne écoute la voix de son yétser tov, alors Hashem (שדי) l'aidera.
C'est peut-être ce à quoi fait allusion le verset : "Shadaï sera avec toi dans ta souffrance" (véaya Shadaï bétsaré'ha - Iyov 22,25), car le mot בְּצָרֶיךָ (dans ta souffrance) peut être réarrangé en ביצרך (béyitsré'ha - avec ton yétser - c'est-à-dire ton yetzer tov).
[lorsque vous le suivez, Shadaï est avec vous. De plus, lorsque יצר (yétser) est écrit en entier (יוד צדי ריש), les dernières lettres internes forment שדי. C'est une allusion qu'avec le yétser tov, Shadaï vient nous aider.
Shadaï soumet également le yétser ara ; lorsqu'il est écrit en entier (יוד צדי ריש), ce yétser (mauvais) a lui aussi les lettres finales שדי.
[toute mauvaise chose ne peut exister que si elle a en elle une étincelle de divinité (de même pour le yétser ara). De plus, à l'inverse de l'apparence l'objectif au fond de lui du yétser ara est qu'on fasse la volonté de D. (Shadaï). ]
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 20-25]
La Torah raconte que lorsque Yaakov arriva au mont du Temple, le soleil se coucha et il s’endormit.
La raison en est qu’il comprit qu’il existe des moments où la manière la plus profonde de se connecter à Hachem consiste à laisser de côté l’intellect et à s’abandonner au Créateur en s’endormant.
Lorsque nos pensées sont assaillies par des inquiétudes, des questions et de la confusion, les forces d’Essav et de Lavan, notre tâche consiste simplement à réciter la lecture du Shéma Israël avant de dormir et à remettre notre âme entre les mains de Hachem avec une émouna pure.
Grâce à cela, nous méritons d’atteindre une véritable clarté et une véritable conscience d'Hachem à notre réveil, comme le dit Yaakov : "Que cet endroit est redoutable! Et je ne le savais pas" (Vayétsé 28,17).
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Pikadon 3 ]
Notre désir d’étudier la Torah
-> Si une personne aspire à étudier la Torah avec des motivations pures (léchem chamayim), Hachem ouvre son cœur et illumine ses yeux avec Sa Torah, et elle mérite de comprendre tous les domaines de la Torah : le pchat, drach, rémez et sod.
Elle mérite de développer ses propres idées et de découvrir de nouvelles vérités, de comprendre les applications pratiques de tout ce qu'elle étudie, et elle réussit quel que soit le domaine de la Torah dans lequel elle se plonge, car "si une personne vient pour se purifier, elle est aidée".
Le yétser hatov vient à son aide et la guide sur le bon chemin, et la tient éloignée du mauvais chemin.
[...]
Selon nos Sages (Erouvin 54a) : "seule une personne qui étudie la Torah est vraiment libre" ...
[ "Hachem a dit : J'ai créé le yétser ara et j'ai créé la Torah comme antidote" (Kidouchin 30b). Ainsi, tant qu'on ne s'occupe pas avec la Torah, on n'est pas libre, mais plutôt sous influence du yétser ara. ]
Lorsque l'âme de cette personne aspire à étudier la Torah, à s'asseoir à l'ombre d'Hachem et à Le servir, Hachem viendra à son aide et exaucera ses souhaits et ses désirs (aspirations sincères).
... Hachem aimera tellement cette personne qu'Il lui donnera la capacité de développer ses propres idées et de découvrir de nouvelles vérités [dans le domaine spirituel].
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayakel 35,30-35]
Lien entre tsadik & juifs de sa génération
-> Lorsque le peuple juif s'approcha du mont Sinaï et souhaita recevoir la Torah, il se débarrassa de cette faiblesse (Béra'hot 5b : ils se sont relâchés dans l'étude de la Torah (réfidim - rifyon), et cette faiblesse a rendu possible l'attaque d'Amalek) ; ils acceptèrent d'observer la Torah avec zèle. Ils se sanctifièrent et se purifièrent, renforça leur amour mutuel et devint "un seul homme avec un seul cœur".
Grâce à leur sainteté, leur pureté et leur unité, Moché put monter vers Hachem. C'est grâce à leur mérite (du peuple juif) que Moché a atteint de tels sommets spirituels, comme le dit la guémara (Sanhédrin 11a) à propos d'autres grands sages : "Une voix céleste a annoncé : "Il y a ici quelqu'un qui mérite que la Chékhina repose sur lui comme sur Moché, mais sa génération n'en est pas digne".
Cela nous montre que le chef d'une génération a besoin du peuple de sa génération ; il ne peut atteindre la perfection sans lui.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Yitro 19,2-3]