Aux délices de la Torah

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Renforcer sa émouna sans se plaindre, c’est hâter notre délivrance

+ En se renforçant dans sa émouna sans se plaindre, l’homme hâte sa délivrance :

-> Rabbi Kalonimus Shapira de Piaseczna (dans son Aish Kodech) enseigne :
"Dans notre paracha (Chéla'h Lé'ha 13,28-30), il est longuement décrit comment les Bné Israël se plaignirent et pleurèrent de frayeur en prétendant qu’ils n’avaient pas la force nécessaire pour mener une guerre contre les puissantes peuplades, les "géants" habitant la terre de Canaan.
Face à eux, se dressa Calev Ben Yéfouné, qui proclama tout haut : "alo naalé" ( עָלֹה נַעֲלֶה - v.13,30 - litt. "monter, nous montrons"), et Rachi d’expliquer : "Monter, nous montrons = même jusqu’aux cieux, et même s’Il nous dit : ‘Faites des échelles et montez-y’, nous réussirons dans tout ce qu’Il nous dira de faire."
A priori, cela semble étonnant : était-ce une réponse à leurs plaintes, alors qu’ils avancèrent des arguments rationnels (les habitants de cette terre sont des géants, ils sont très puissants ...)? Pourquoi Calev ne débattit-il pas pour réfuter leurs arguments et se contenta-t-il simplement de leur dire "alo naalé"?
Apparemment, cela ressemble à un dialogue de sourds.

Le rabbi de Piaseczna explique :
"En fait, la émouna d’un juif doit être telle qu’il n’ait pas seulement confiance en Hachem lorsqu’il voit un dénouement rationnel à ses épreuves. Mais même lorsqu’il ne voit aucune issue d’après la raison et les lois naturelles, il devra être convaincu que Hachem le délivrera, et aussi se renforcer dans sa émouna et son bita’hon.
Bien au contraire, il est préférable qu’à un pareil moment, il ne cherche pas à trouver une voie rationnelle pour sortir de son malheur. Car, comme il est clair qu’il n’en trouvera pas, sa foi risquerait d’en être ébranlée, et ce relâchement dans sa émouna pourrait alors empêcher sa délivrance .

Il faudra seulement qu’il dise : "Il est vrai que les habitants du pays sont forts ; il est aussi vrai que leurs villes sont fortifiées ; néanmoins, j’ai foi qu’Hachem, qui est au dessus de toute limite et de toute contingence matérielle, nous sauvera (Monter, nous monterons et nous en prendrons possession - עָלֹה נַעֲלֶה וְיָרַשְׁנוּ אֹתָהּ), sans comprendre ni sonder comment.
=> Une telle émouna et un tel bita’hon hâtent la délivrance.

Cela permet d’expliquer l’attitude de Calev : "Certes, leur dit-il, par des voies naturelles, nous ne sommes pas en mesure de conquérir la terre, car : ‘Son peuple est puissant ... et ses villes sont grandes et fortifiées’. Cependant, sans le comprendre rationnellement, renforçons-nous dans notre émouna et, même si la victoire est ‘dans les cieux’ et qu’Il nous ordonne de prendre des échelles pour y monter, nous réussirons dans tout ce qu’Il nous dit de faire!’’ "

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-> Le Sfat Emet (Chela Lé'ha - 5631) va encore plus loin :
les explorateurs virent par prophétie qu’il leur serait impossible d’entrer en terre d'Israël par des voies naturelles. Seulement, s’ils avaient affermi leur foi en Hachem pour qu’elle soit intègre, ils auraient échappé aux limitations de la nature et auraient ainsi mérité d’y entrer.
Car la émouna est tellement puissante qu’elle annule toutes les forces de la nature.

Pour reprendre ses propres mots :
"En vérité, même la faute des explorateurs provenait d’un manque de émouna, comme l’a expliqué mon père (le ‘Hidouché Harim).
Car, certainement, il leur était apparu, selon leur compréhension, qu’ils n’étaient pas en mesure, puisque dans les faits, ils n’y entrèrent pas [ : ils comprirent par esprit prophétique, que les Bné Israël ne pouvaient entrer en terre d'Israël, comme ce fut finalement le cas].
Mais s’ils avaient eu la émouna, et qu’ils avaient annulé leur compréhension personnelle devant la volonté d'Hachem, cela, en soi, les aurait aidé à sortir des limitations imposées par la nature, comme lorsque Hachem dit à Avraham : "Sors de ton astrologie" (midrach rabba Béréchit 44,12), et que la Torah témoigne (Lé'h Lé'ha 15,6) : "Et il eut foi en Hachem" ( = grâce au fait qu’Avraham eut foi en Hachem, il fut en mesure de sortir des limitations de la nature et de l’influence des astres)."

-> En effet, Hachem est qualifié de "yotser améorot oumatsmia'h yéchouot" (Crée les luminaires et fait germer la Délivrance - יוצר המאורות ומצמיח ישועות) = Hachem éclaire chaque juif de Sa lumière, chacun dans ses épreuves personnelles. Et même s’il semble à ce dernier que les ténèbres l’entourent jour et nuit, qu’il sache qu’il ne s’agit en réalité que d’une lumière dissimulée sous une épaisse couverture, et qu’il lui incombe juste d’ouvrir les yeux.
C’est alors qu’il dévoilera devant lui ce grand éclat, car Hachem est : "atov ki lo tamou ra'hamav ouméra'hem ki lo tamouo 'hassadav" (Il est bon car Sa miséricorde ne tarit jamais, Il est miséricorde ne tarit jamais, Il est miséricordieux, car Ses bontés ne tarissent jamais - rituel de prière).
Dès lors, il est certain que cette épreuve sera bénéfique et source de bénédiction (même si cela ne se voit pas immédiatement, il se réjouira cependant en étant convaincu que sa délivrance est proche. Même lorsqu’il ne voit pas de délivrance possible selon les lois de la nature, il s’abstiendra de chercher "d’où pourrait venir le salut".
Ainsi, il verra que celui-ci est déjà "en route" vers lui.

"Et ensuite, le nazir boira du vin" (Nasso 6,20)

=> Pourquoi la Torah l’appelle-t-elle encore "nazir" alors qu’il a déjà achevé son naziréat?
Un nazir n’a en effet pas le droit de boire du vin. Dès lors, comment se fait-il que la Torah le qualifie de nazir alors qu’il s’apprête à en boire?

-> Le Alchikh haKadoch explique :
puisque cet homme avait pris sur lui le joug du naziréat en se comportant avec plus de sainteté et de pureté à un moment où tout allait bien pour lui, il est appelé par la Torah nazir même après être descendu de ce niveau spirituel élevé.
Car même après cette ‘chute’, il lui reste encore des acquis spirituels qu’il a mérités en acceptant ce joug.
Cela afin de nous enseigner qu’un effort accompli par un juif n'est jamais perdu.

"Il ne profanera pas sa parole ; tout ce qui sortira de sa bouche, il l'accomplira" (Matot 30,3)

-> Le 'Hida dit que le souffle que nous expirons en parlant provient de notre âme.
C'est pourquoi il nous incombe d'éviter les paroles indignes, car ce faisant, nous gaspillons une partie de notre âme.

Cette idée donne une dimension supplémentaire au verset : "Il ne profanera pas sa parole ; tout ce qui sortira de sa bouche, il l'accomplira" = un ange défenseur est créé lorsque nous parlons de manière autorisée [mitsva], et un ange accusateur est créé par nos paroles impropres [interdit par la halakha].
Si quelqu'un "profane ses paroles" et parle mal, alors "tout ce qui sortira de sa bouche" sera fait ; un ange accusateur sera créé!

"Reviens, reviens, ô la Choulamite, reviens, reviens, que nous puissions te regarder!" (chouvi chouvi haChoulamite, chouvi chouvi vné'hézé ba'h - Chir haChirim 7,1)

-> La faute aveugle nos yeux et nous empêche d'appréhender la gloire impressionnante de D.
Lorsque nous nous repentons, nos yeux s'ouvrent et nous contemplons davantage. Cela nous amène à nous repentir plus profondément, car le repentir d'hier n'était pas en accord avec la perception actuelle de la gloire d'Hachem. C'est ainsi qu'il est écrit : "Après m'être repenti, j'ai regretté" (Yirmiyahou 31,19).
Ce processus peut se poursuivre jusqu'à ce que toute notre vie soit passée à se repentir, même pour un seul péché. [Bné Yissa'har]

Nous pouvons maintenant comprendre pourquoi le mot "retour" (chouvi) est répété tant de fois dans notre verset de Chir haChirim :
- "Reviens, reviens, toi qui te perfectionnes" (choulamite = renvoie au fait d'être chalem, complet/parfait) = à mesure que nous nous perfectionnions, nous devons nous repentir encore et encore pour le même péché.
- "reviens, que nous puissions te regarder" = repentez-vous à plusieurs reprises à mesure que votre vision et votre compréhension de la gloire de D. augmentent.
[Ben Ich 'Haï - Even Chéléma]

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[nos Sages parlent de téchouva des tsadikim = puisque chaque jour je m'améliore/m'élève spirituellement, alors la façon dont je me suis comporté précédemment n'est plus considérée comme aussi bonne. (ayant pris de la hauteur je vois les choses différemment avec plus de perfection, et je fais téchouva là dessus) ]

"Et ceci est l'œuvre de la Ménorah" (Béaaloté'ha 8,4)

-> Rachi explique au nom de la guémara (Ména'hot 29b) que Hachem avait montré la Ménorah à Moché avec le doigt car Moché éprouvait des difficultés à saisir les fondements de sa confection et c'est la raison pour laquelle il est écrit : "et ceci est".

=> Pour quelles raisons Moché a-t-il éprouvé des difficultés précisément sur la confection de la Ménorah?

-> La Ménorah est une allusion à la lumière de la sagesse, comme cela est rapporté dans la guémara (Baba Batra 25b) : "Rabbi Its'hak a enseigné que tout celui qui veut la sagesse doit s'installer au sud et celui qui souhaite s'enrichir doit s'installer au nord car le Choul'han était placée au nord et la Ménorah au sud".

Il ressort de cet enseignement talmudique que l'allumage des bougies de la Ménorah fait allusion à la sagesse de la Torah qui est descendue du Ciel.
Nos Maîtres (Roch Hachana 21b ; Nédarim 38a) nous enseignent également : "50 portes de sagesse furent créées dans le monde, elles furent toutes données à Moché sauf une, comme il est dit : mais Tu ne l'as fait que légèrement manquant".

-> Le Gaon de Vilna explique que les 50 portes de sagesse sont contenues en allusion dans la Ménorah à travers ses 7 branches, 11 pommeaux, 9 fleurs, et 22 coupes ce qui représente au total 49 éléments qui correspondent aux 49 portes de sagesse qui furent données à Moché.
En comptabilisant l'entité même de la Ménorah nous arrivons à la 50e porte de sagesse. Ainsi, Moché eut des difficultés à saisir le sens de la conception de la Ménorah car cette dernière incarnait cette 50e porte de sagesse qui lui faisait défaut. Hachem lui fit donc apparaître une Ménorah de feu.

=> Ce n'est pas la construction même de la Ménorah qui posa problème à Moché, comme nous pourrions le comprendre d'après le sens littéral, mais plutôt l'accès aux secrets profonds qu'elle contenait, correspondants aux secrets des mondes supérieurs.
Moché avait parfaitement compris les secrets profonds de chaque élément du Tabernacle. Mais en ce qui concerne la Ménorah, le midrach (Chémot rabba Bo 15) nous enseigne que le monde trembla lorsqu'elle lui apparut.
C'est cette apparition surnaturelle d'une Ménorah de feu qui lui donna accès aux secrets qu'elle recelait et qui fit littéralement trembler le monde.

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-> Le Chémen Sasson explique dans son commentaire sur les écrits du Arizal: "J'ai retrouvé écrit sur un manuscrit, la Ménorah dans notre Yechiva Bet El".
Il est aussi rapporté dans ce même ouvrage que Hachem a montré à Moché la Ménorah sur un petit plateau en or, et que tout celui qui regarde ou se représente la Ménorah chaque jour avec kavana (intention) est considéré comme s'il allumait lui-même la Ménorah et il est assuré d'avoir part au monde futur.

La source de cet enseignement provient de l'époque des Richonim. En effet le Rokéa'h (Piské téchouva 1,8) écrit : "Tout celui qui se représente la forme de la Ménorah trouvera grâce et bonté aux yeux de D. et aux yeux des hommes. Et celui qui le prononce jour avant le lever du soleil sera épargné de toute mauvaise chose".

=> Que doit-on prononcer qui doit avoir la forme de la Ménorah?

-> Il s'agit du Téhilim 67 : "laménatséar binguinot mizmor chir" que nous retrouvons aujourd'hui communément sous forme de Ménorah dans la plupart des livres de prières.

Rabbi Chlomo Louria (Yam Chel Chlomo) écrit des commentaires sur ce téhilim en forme de Ménorah. Il contient de nombreuses allusions et d'innombrables secrets.
Le roi David avait inscrit ce psaume en forme de Ménorah sur son bouclier lorsqu'il partait en guerre et tous ses ennemis tombaient devant lui.
Nos maîtres les Mékoubalim nous ont enseigné que tout celui qui voit ce mizmor dessiné en forme de Ménorah chaque jour trouvera grâce et intelligence aux yeux de D. et auprès des hommes.
Son illustration sur l'arche d'une synagogue est une ségoula qui assurera protection à la communauté.
Nos Maîtres ont également enseigné que Hachem montra au roi David, à travers un souffle prophétique, ce téhilim avec des lettres en or qui formaient la Ménorah et c'est également ce que D. montra à Moché, comme il est écrit :"selon la vision que Hachem avait dévoilée à Moché, ainsi il fit la Ménorah" (Béaaloté'ha 8,4).

Ainsi, tout celui qui prononce ce téhilim en forme de Ménorah chaque jour au lever du soleil, sera protégé des mauvais décrets. Il sera considéré devant le Maître de l'univers comme s'il allumait lui-même les flambeaux du Temple et sera assuré d'acquérir le monde futur.

-> Le Ben Ich 'Haï (chana richona Vayigach 4) explique que les 7 versets contenus dans ce téhilim correspondent aux 7 branches de la Ménorah qui permettent d'acquérir la grâce, la bénédiction, la lumière, la délivrance, la reconnaissance, la joie et l'allégresse et toutes ces bénédictions se déverseront sur Israël à l'avenir.
Tout celui qui doit prendre la route devra avoir la kavana dans la récitation de ce téhilim qu'il devra répéter à sept reprises. Il réussira son voyage et reviendra en paix.

-> Le 'Hida écrit que tout celui qui mentionne ce téhilim en forme de Ménorah aura une immense récompense.

‘Hanoucca – mettre le feu à nos mitsvot

+ 'Hanoucca - mettre le feu à nos mitsvot :

-> L'effort principal d'une personne dans la prière, l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot, est de remuer son âme et son cœur au sujet de D., avec un amour et un désir extraordinaire, en méditant avec une profonde concentration sur la grandeur d'Hachem.
L'âme de la personne sera alors animée d'une passion pour D., faisant l'expérience du plaisir, de la douceur et de la proximité, et ainsi de suite.
En ce qui concerne l'accomplissement dans la joie des mitsvot, la chose la plus importante est d'observer chaque mitsva avec amour, un grand désir et une passion intense. C'est le sens profond de la bénédiction "Béni sois-tu, Hachem... pour allumer..." (barou'h ata ... léadlik ner 'Hanouca), que nous récitons à Hanouca, en louant Hachem, qui nous a choisis pour être Sa nation chérie afin d'accomplir Ses commandements, tout en "allumant" nos âmes avec une passion intense, jusqu'à ce qu'elles deviennent comme une flamme qui monte d'elle-même, sans avoir besoin d'être allumée par quelque chose d'autre.
[...]

Nos Sages qui affirment que l'allumage constitue la mitsva [des nérot de 'Hanoucca], soutiennent que si les lumières de la ménora s'éteignent prématurément, la personne doit les rallumer.
En d'autres termes, lorsqu'une personne manque d'enthousiasme, elle devrait idéalement exercer son esprit et son intelligence et méditer sur la majesté d'Hachem. Ce faisant, son âme s'enthousiasmera pour la divinité, et la personne sera alors enflammée et passionnée lorsqu'elle accomplira la mitsva.

Nos Sages qui affirment que l'emplacement (ana'ha) approprié de la ménora constitue la mitsva soutiennent que si les lumières de la ménora s'éteignent prématurément, la personne n'a pas besoin de les rallumer, ce qui signifie que lorsqu'une personne tombe de son niveau élevé et se trouve dans l'impossibilité de se sentir enflammée et passionnée par l'accomplissement d'une mitsva, alors elle "n'en a pas besoin".
En d'autres termes, elle ne doit pas renoncer à accomplir la mitsva, à D. ne plaise. On doit plutôt l'accomplir sans passion.
[selon la halakha (Choul'han Aroukh OH 673:2) : "l'allumage des bougies constitue la mitsva, et ainsi si la ménora s'éteint prématurément, il n'est pas nécessaire de la rallumer".]

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - 'Hanoucca]

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=> Il est essentiel d'observer les mitsvot avec enthousiasme et passion, même en l'absence de ces sentiments personnels.

Roch Hachana – une fête dissimulée

+ "Sonnez le shofar au renouvellement de la lune, à l'heure fixée (cachée - bakéssé) pour notre jour de fête. Car c'est un décret pour Israël, un jugement pour le D. de Yaakov" (tik'ou ba'hodech shofar bakéssé léyom 'haguéou ... - Téhilim 81,4-5)

-> Ce passage que nous prononçons pendant Arvit de Roch Hachana, souligne 2 aspects du Yom Tov (de Roch Hachana).
D'une part, il s'agit d'une fête apparentée aux Chaloch Régalim également appelés 'hag (חג) ; d'autre part, il s'agit d'une occasion cachée (bakéssé - בכסה).

-> En d'autres termes, la joie de Roch Hachana est atténuée, bien que présente. Contrairement aux Chaloch Régalim, occasions de joie visible, à Roch Hachana, les réjouissances d'Israël sont voilées sous un aspect de crainte et de jugement ...

Bien qu'il puisse nous sembler que la présence d'Hachem soit obscurcie en ce jour, il est certain qu'Il veille sur les juifs et les protège ...
Le changement d'ambiance de Roch Hachana appelle à l'émergence d'une émotion différente : la crainte et la peur d'Hachem, plutôt qu'une joie manifeste [comme pendant les chaloch régalim].
[à la yéchiva de Novardok, en Elloul, ils éteignaient la lumière pour développer des sentiments de craintes, de peur (Hachem, jugement stricte à venir, ...), et tout d'un coup une vague d'émotion se libère avec un désir et une joie de retourner vers papa Hachem (hachivénou Hachem Elékha vénachouva), et alors la lumière se rallumait. De même, le travail de Roch Hachana est d'abord ]

Ce changement d'émotion s'accompagne d'un changement vers un précepteur entièrement différent - écouter la voix divine plutôt que de La percevoir. Le juif attentif qui écoute le son du shofar (lichmoa kol Shofar) entend également la voix d'Hachem qui le sort de sa torpeur annuelle.
De même, alors que lors des 3 fêtes, Hachem voit Israël (yéraé kol zé'hourékha), à Roch Hachana, Il écoute également le son de nos coups de shofar et cela évoque Sa miséricorde.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5644]

-> En y réfléchissant bien, on peut établir un parallèle encore plus étroit entre Roch Hachana et les Chaloch Régalim. Dans chaque cas, le juif perçoit Hachem. Alors que lors de Yom Tow, Israël perçoit son Créateur d'un point de vue particulièrement proche (en se rendant au Temple, à Roch Hachana, bien qu'éloigné de Jérusalem, il est capable de s'approcher d'Hachem.
Le shofar nous permet de percevoir Hachem et de nous sentir comme si nous étions présents sur le site du Temple. Il transporte l'âme juive sur le site du Saint des Saints ...

Alors que l'on pourrait penser que percevoir Hachem de loin est une position moins exaltée que de sentir Sa présence [en étant réellement] à Jérusalem, à l'époque contemporaine, c'est l'inverse qui est vrai.
Bien que nous ne puissions plus nous embarquer pour le pèlerinage annuel à Jérusalem afin de percevoir Hachem de près [le Temple étant détruit], nous pouvons tout aussi efficacement que jamais être conscients d'Hachem à distance grâce au puissant intermédiaire qu'est le shofar.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5651]

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-> Il s'agit du jugement essentiel de Roch Hachana, qui consiste à insuffler de la spiritualité dans l'aspect physique du juif. Cette tâche est renforcée par le shofar.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5662]

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-> Comme abordé précédemment, Roch Hachana mérite une place parmi les fêtes juives en tant que période de joie voilée, sans trop de réjouissance. En y réfléchissant bien, on constate qu'il existe un lien plus profond entre Roch Hachana et les fêtes (chaloch régalim).
Cette relation peut être déduite du terme Yom Tov, littéralement "un bon jour", un jour où (selon les kabbalistes) les rayons de la première lumière de la Création, décrite par la Torah comme étant "bonne" (cf. Béréchit 1,4), pénètrent la terre. Bien que l'humanité ne mérite pas de s'imprégner de cette lumière divine (cf. Rachi qui y affirme qu'Hachem a réservé la lumière de la Création aux tsadikim et au monde à Venir), quelques rayons de cette lumière raréfiée descendent chaque Yom Tov.
Ces rayons de lumière céleste s'infiltrent sur la terre, mais seul les juifs, décrit comme une nation totalement juste (cf. Yéchayahou 60,21 - véamé'h koulam tsadikim) peut bénéficier d'une spiritualité aussi intense.

A Roch Hachana, ainsi qu'à chaque Yom Tov, cette lumière imprègne l'âme juive, provoquant la joie d'Israël.

Mais où vient résider cette lumière?
Pas de manière visible ; on ne peut pas lire sur le visage d'un juif et y déceler cette lumière. Au contraire, comme le chante le roi David : "une lumière est implantée dans (l'âme) du juste" (ohr zaroua latsadik - Téhilim 97,11).
C'est comme une étincelle intérieure, un "pintele Yid" (nékouda apénimit) qui brûle dans l'âme juive et permet à chaque juif, quel que soit son éloignement, de revenir et de s'attacher de nouveau à Hachem.
C'est cette étincelle de "bonne lumière", garantissant la réussite de la téchouva du juif, qui génère une telle joie chaque Roch Hachana, assurant son inscription dans le Livre des Justes.
Cependant, c'est cette même étincelle qui doit être cachée (bakéssé - בכסה) à l'humanité dans son ensemble. Bien qu'il existe une relation spéciale entre les juifs et Hachem (cf. Devarim 14:1 : "vous êtes des enfants pour Hachem, votre D."), il est absolument essentiel que cela ne soit pas rendu public.
Dans ce contexte, nous pouvons mieux comprendre pourquoi les anges souhaitaient qu'Israël récite le Hallel à Roch Hachana. Un tel moment d'illumination intérieur nécessite certainement une reconnaissance sous la forme du Hallel.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5634]

[d'une certaine façon alors que toute l'humanité s'apprête à être juger avec Rigueur à Roch Hachana, les juifs doivent s'habillaient en apparence avec de la crainte (réalisation qu'on passe en jugement stricte et impitoyable de le Maître du monde), mais au fond d'eux ils sont remplis de joie, recevant cette illumination des fêtes juives, symbole de la grande proximité et amour entre Hachem et Ses enfatns adorés (les juifs).]

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-> Tout comme la nation juive se réjouit du renouvellement de l'univers, chaque juif se réjouit de son renouvellement personnel à Roch Hachana.
La demande de vie d'Israël ne doit pas être confondue avec un appel à l'abondance matérielle, mais plutôt nous demandons sincèrement la restauration de "l'âme de vie" insufflée par Hachem au premier homme, le néchama (cf. Béréchit 2,7 : "Il a soufflé dans ses narines l'âme de la vie (nichmat 'haïm)").
Il ne peut y avoir de meilleure raison de se réjouir à Roch Hachana que la restauration du noyau intérieur de chaque juif, sa néchama.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5661]

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-> Alors que le Yom Tov de Roch Hachana est consacré à l'acceptation [sur soi] de la souveraineté d'Hachem, en réalité, un tel engagement envers la souveraineté de D. est un thème central de la vie juive tout au long de l'année (ex: Shéma Israël).
Cependant, la manière dont nous acceptons cet engagement le jour de Roch Hachana est cruciale. En proclamant joyeusement le royaume de D. au début de l'année, nous sommes assurés de remplir joyeusement cet engagement tout au long de l'année.
Comme le rapporte la guémara (Shabbath 130a) : Toutes les mitsvot joyeusement acceptées par Israël sont également joyeusement accomplies [par la suite].
[Sfat Emet - Roch Hachana 5661]

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-> "Car c'est un décret pour Israël, un jugement pour le D. de Yaakov" (Téhilim 81,5)
Cela indique qu'il s'agit d'un jour (Roch Hachana) où Hachem accorde à ceux qui le méritent l'intuition et la compréhension de Ses voies. Il est certain qu'obtenir ne serait-ce qu'un aperçu de l'insondable volonté divine est une occasion de se réjouir.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5648]

"Il repassa par ses étapes" (Lé'h Lé'ha 13,3)

-> Rachi et le midrach (Béréchit rabba 41,3) explique l'intention de ce verset : "À son retour de son séjour en Égypte, Avraham remboursa les dettes qu'il avait contractées à l'aller."
[Ils expliquent également que ce verset implique qu'Avraham a séjourné dans les mêmes auberges lors de son trajet de retour que lors de son trajet initial à l'aller. Lors de son premier voyage en Egypte, Avraham n'avait pas l'argent nécessaire pour payer sa chambre et sa pension, et il devait donc verser de l'argent aux aubergistes. Cependant, après son séjour de trois mois en Égypte, Avraham possédait de grandes richesses et était donc en mesure de rembourser toutes ses dettes lors de son voyage de retour vers la terre d'Israël. Le verset est donc interprété dans le sens suivant : "il reprit le même chemin que celui qu'il avait emprunté à l'origine". ]

-> Le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi - Lé'h Lé'ha 13,3) enseigne :
Le sens profond de ce commentaire est le suivant : lorsqu'un tsadik traverse un lieu, il fait une impression sur ce lieu en y introduisant un niveau supplémentaire de sainteté.
Cependant, cette impression, bien que présente, n'est pas palpable au départ. Mais lorsque le tsadik revient à cet endroit une seconde fois, il fait apparaître l'impression de sainteté qu'il a produite précédemment.

C'est l'explication mystique de l'explication du midrach ci-dessus : à son retour, c'est-à-dire lorsqu'Avraham visita une seconde fois les lieux qu'il avait traversés à l'origine, il paya, c'est-à-dire qu'il révéla, "ses dettes", c'est-à-dire la sainteté dont il avait entouré ces lieux et qu'il avait ainsi attachée à eux lors de sa première visite. La deuxième fois, il l'a révélée.

"Plus encore, il faut être bienveillant avec son savoir et sa Torah, pour enseigner à chaque personne l'intellect et attirer son cœur vers le Ciel. C'est la plus grande bienveillance de toutes les formes de bienveillance : celui qui, par sa générosité, fait entrer les autres dans le Monde à Venir".
[Or'hot Tsadikim - chaar haNédivout]

+ "achré aam yod'é téroua" (אשרי העם יודעי תרועה - Téhilim 89,16)
Le Noam Mégadim explique que le mot : תרועה (téroua) vient du mot : רעה (raa - mauvais)
Le verset nous dit : "Heureuse est la nation qui "yod'é téroua" = qui sait que même le mauvais est à son avantage.