Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Le yétser ara commence à séduire l’homme en le convainquant de prendre part aux vanités du monde et de passer plus de temps à s’y adonner. Plus il se concentre sur les activités de ce monde, plus il s’éloigne de la prière et des autres mitsvot.
De plus, une fois que cela s’installe dans l’esprit d’une personne comme un idéal, la poursuite des plaisirs de ce monde, elle regrette toutes les prières et les mitsvot qu’elle a accomplies dans le passé (voir Nazir 4b, Tossafot "alé'ha") ...

Lorsqu’une personne s’adonne aux plaisirs mondains, cela l’amène à se détourner des mitsvot ...
car ces deux choses sont étroitement liées : l’une conduit automatiquement à l’autre.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayichla'h 36,22]

Lorsque le Temple fut détruit, à cause de nos nombreuses fautes, les sources de la sagesse furent scellées et la sitra a'hara gagna en puissance. Cela entraîna un manque de sagesse pour toute l’humanité.
Même si les grands Sages de la génération faisaient des efforts jusqu’à clarifier la halakha, la sitra a'hara avait néanmoins le pouvoir de reseller les sources de la sagesse.

Quoi qu’il en soit, lorsqu’un groupe d’amis étudie la Torah ensemble pour elle-même, ils font en sorte que la Chékhina demeure parmi le peuple juif, et ils apportent la paix entre le peuple juif et son Père céleste.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 29,2-4 ]

"Dans une génération qui rejette Hachem, attendez les pas du machia'h".
[midrach Yalkout Chimoni - Amos 549 ]

La puissance de la Torah en Israël

 "Ce sont les paroles que Moché a prononcées à tout Israël, de l'autre côté du Jourdain" (Dévarim 1,1)

-> Le Sfat Emet (Devarim 5658) développe ce point, expliquant que lorsque les Bné Israël sont arrivés sur les rives du Jourdain et ont senti la lumière émanant de la terre d'Israël, les sources de la sagesse se sont ouvertes à eux.
Comme le disent nos Sages : "Il n'y a pas de Torah comme la Torah de la terre d'Israël", et tout comme le mont Sinaï était parfaitement adapté pour recevoir la Torah, la terre d'Israël est également parfaitement adapté pour que la Torah y soit clarifiée.

C'est pourquoi le verset dit : "De l'autre côté du Jourdain, dans le pays de Moav, Moché commença à expliquer la Torah en disant..." (Devarim 1,5).
Le verset souligne que Moché a seulement commencé à expliquer la Torah.
S'il était entré en terre d'Israël, il aurait développé la Torah bien davantage, et le monde aurait alors atteint sa réparation (tikoun) finale.
C'est pourquoi c'est à ce moment-là que Moché a demandé à Hachem d'entrer dans le pays. Puisqu'il avait déjà commencé à expliquer la Torah, il voulait la poursuivre et la compléter, et il savait que cela ne pouvait être réalisé qu'en terre d'Israël.

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+ Précision de la partie le long du Jourdain dite Transjordanie :

-> Le Ran (sur guémara Nédarim 22b) dit que la Transjordanie est considérée comme faisant partie de la Terre sainte, son niveau de sainteté est néanmoins inférieur à celui de la terre d'Israël proprement dit (de l'autre côté du Jourdain).
Le Ran poursuit en énumérant plusieurs ramifications de la différence de niveau de sainteté entre les deux endroits. Le korban omer, par exemple, ne peut être apporté à partir de grains récoltés en Transjordanie.

Selon certaines opinions (cf. guémara Shabbath 55a), les mérites des Patriarches ont été totalement épuisés. En revanche, ceux des Matriarches perdurent.
Ainsi, la nation juive sera finalement libérée grâce aux bonnes actions des héroïnes de l'histoire juive.
[Sfat Emet - Pessa'h 5642]

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Même si le mérite de nos Patriarches est épuisé, la guéoula finale se produira par le mérite de nos Matriarches.
[Sfat Emet - Pessa'h 5642]

Etre juif = un privilège unique

+ Etre juif = un privilège unique :

"Un homme qui apportera, de parmi vous, une offrande pour 1'Eternel" (Vayikra 1,2)

-> Le Ben Ich 'Haï rapporte au nom du midrach que lorsque Hachem a ordonné à Israël de réaliser des sacrifices, les nations du monde se sont rassemblées chez Bilaam.
Elles lui demandèrent: pour quelle raison Hachem a-t-il donné la paracha des sacrifices à Israël alors qu'à nous, Il n'a rien ordonné?
Il leur répondit : insensés ! Israël a reçu la Torah et par conséquent la paracha des sacrifices. En ce qui vous concerne, vous n'avez pas reçu la Torah et par conséquent vous n'avez pas reçu la paracha des sacrifices.

Le Ben Ich 'Haï demande à propos de cet enseignement : bien que les nations du monde n'aient pas reçu la Torah, elles ont pourtant la possibilité de transgresser les sept lois Noa'hides qui leur furent attribuées, alors pourquoi ne pas leur donner la possibilité de faire expiation sur ces éventuelles transgressions?

Le Ben Ich 'Hai répond d'après un machal : un homme possédait une coupe en cristal de très grande valeur transmise de génération en génération. Un jour, son épouse affairée à l'entretien de la maison cassa la coupe par inadvertance.
Que pouvait-elle faire? Que pouvait-on lui conseiller?
De mijoter un bon plat apprécié par son mari, de préparer une belle table et de faire comme la reine Esther le fit pour trouver grâce et bonté aux yeux de son mari. Cependant, si la coupe avait été déposée chez un étranger et que ce dernier l'eut brisée, il est évident que même en lui préparant un très bon plat de très grande valeur cela ne l'aurait en rien aidé à apaiser son propriétaire. Le maladroit aurait quand même dû rembourser la valeur du verre.

Ainsi, il faut comprendre la réponse du midrach : la Torah établit une alliance entre le Créateur et le peuple d'Israël qu'Il considère comme Ses enfants.
Comme tous les enfants, ils peuvent parfois commettre des fautes graves et susciter ainsi la colère de leurs parents. Malgré tout, nous sommes très précieux pour le Créateur et Lui-même conseille : "de Le consoler" par nos actes et nos sacrifices.
En revanche, les nations du monde qui n'ont pas reçu la Torah n'ont pas établi d'alliance avec le Maître de l'univers et ne peuvent pas Le "consoler" par des sacrifices. Elles devront payer le prix fort pour chaque faute, qu'elle soit volontaire ou involontaire.
Sachons apprécier à sa juste valeur ce lien si précieux qui nous lie à notre Créateur et apprenons grâce à l'étude de notre sainte Torah, à le mériter tous les jours un peu plus.

Chaque Shabbat, jour imprégné d'une aura surnaturelle, la lumière spirituelle autrefois émise par les premières Tables de la Loi filtre vers la terre.
[Sfat Emet - Ki Tissa 5642]

Selon le Zohar (vol.II,144a), les 3 Patriarches et le roi David sont considérés comme les 4 roues du char divin (Merkava), et c’est grâce à leur mérite que le peuple juif est protégé.
Lorsque le peuple juif ne suit pas la volonté de Hachem, les Patriarches et le roi David prennent sa défense et alors, même si un décret a été promulgué, il sera annulé.
Comme l’ont dit nos Sages (Tikounim 139a) :
"S’ils [le peuple juif] méritent d’être brûlés, alors Avraham, qui a été jeté dans le feu pour l’amour de Hachem, servira de mérite pour les protéger. S’ils méritent d’être tués par l’épée, alors Its'hak servira de mérite. S’ils méritent d’être exilés, alors Yaakov servira de mérite".
Concernant David, nous pourrions suggérer : S’ils méritent de souffrir, alors le roi David servira de mérite. Chacun d’eux protège le peuple juif d’une manière différente, en fonction de ce qu’ils ont eux-mêmes enduré au cours de leur vie.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chémini 11,22]

Pourquoi le peuple d’Israël est-il comparé à un lion?

+ Pourquoi le peuple d'Israël est-il comparé à un lion?

"Voici un peuple qui se lève comme un lionceau" (Balak 23,24)

-> Dès le lever du soleil, il se lève fort comme un lion pour le service de son Maître (Hachem), en chantant Ses louanges. Il étudie la Tora jour et nuit.
"Il ne se couche pas sans avoir dévoré sa proie" (ibid.) = avant de s'endormir, il proclame que D. est roi ici-bas et dans le ciel en récitant le Shéma et implore la miséricorde du Roi par la lecture de différents versets en ce sens.
Rabbi Aba, lui, déduit du verset : "Voici un peuple qui se lève comme un lionceau" que, dans le futur, ce peuple se dressera contre toutes les nations païennes comme un lion puissant et fondra sur elles.

Autre explication : "Voici un peuple qui se lève comme un lionceau pour offrir des sacrifices sur l'autel devant le Roi. Nous avons appris par tradition que l'on pouvait voir la forme d'un lion dévorer le sacrifice pendant qu'il était en train de brûler sur l'autel. Et Rabbi Aba précise que ce lion dévorant était en fait l'ange Ouriel.
Lorsque les Hébreux avaient moins de mérite, ils voyaient sur le sacrifice la forme d'un chien impudent. Ils comprenaient alors qu'ils devaient se repentir et ils s'empressaient de le faire.
Suivant cette explication, la suite du verset : "Il ne se couche pas sans avoir dévoré sa proie" fait allusion aux sacrifices, comme les holocaustes, qui sont brûlés pendant la nuit.
La fin du verset : "Il boira le sang des victimes" signifie que Hachem fera la guerre pour eux contre leurs ennemis.

Pour sa part, Rabbi El'azar explique la formule "il ne se couche pas sans avoir dévoré sa proie" de la manière suivante : Quand un homme respecte les commandements de son Maître (Hachem), il ne se couche pas avant d'avoir tué 1125 êtres malfaisants qui se trouvaient à ses côtés.

Rabbi 'Hizkiya déclare : Les Bné Israël furent bénis par Bil'am à trois reprises, autant de fois qu'il avait frappé son ânesse. Rabbi 'Hiya ajoute : Ils reçurent le privilège de venir trois fois par an pour se présenter devant D. lors des fêtes de pèlerinage et de bénéficier ainsi de la bénédiction divine.
[Zohar - Balak 211a]

Selon une michna (Pèa 1,1), l'étude de la Torah équivaut à elle seule à toutes les autres bonnes actions dont l'homme tire profit dans ce monde tout en conservant le capital pour le monde futur ...

Le Tana débé Eliyahou enseigne : Heureux l'homme qui se rend comme un bœuf sous le joug et comme une bête de somme en étudiant la Tora toute la journée, car l'inspiration sacrée réside aussitôt sur lui.
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,4]