Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

+ Lorsqu'un juif accomplit une mitsva, il perçoit qu'il est en train de recevoir la Torah de nouveau.
Le don de la Torah n'est pas simplement un phénomène ponctuel, mais plutôt un processus continu.
Les Pirké Avot (6,2) nous rappellent que chaque jour une voix céleste provenant du mont Sinaï se lamente : "Malheur aux créatures qui font affront à la Torah". Cela est dans la mesure où Hachem nous donne constamment la Torah, mais personne n'accepte son offre.
Si nous n'entendons pas ce son, c'est parce qu'il nous manque la sainteté nécessaire pour recevoir la Torah, la sainteté qui était une condition préalable requise lorsque la Torah a été reçue à l'origine (voir Yitro 19,10 : "enjoins-leur de se tenir purs aujourd'hui et demain").

En observant les mitsvot, les juifs suscitent la sainteté qui était autrefois présente au mont Sinaï, et ils se préparent à recevoir la Torah de nouveau.
[Sfat Emet - Vaét'hanan 5641]

+ Si le 'hamets représente le yétser ara, alors pourquoi sommes-nous autorisés à en manger à tout moment de l'année (autre que Pessa'h)?
Le Zohar (Bo 40a) répond qu'en s'abstenant de 'hamets durant une semaine par an (à Pessa'h), nous nous donnons la force de surmonter le yétser ara pour le restant de l'année ...

Pessa'h marque le renouvellement de notre engagement à Hachem (kabalat ol malkhout chamayim).
De bons débuts sont toujours critiques. En renouvellement de tout notre coeur notre lien avec Hachem au début de l'année (Nissan étant le 1er mois), nous pouvons être assurés que cette relation restera sécurisée durant toute l'année.
[Sfat Emet - 5639]

Le Hallel

+ Le Hallel (par le Sfat Emet) :

-> De la même manière que les anges sont totalement dédiés à louer Hachem, lorsqu'un juif récite le Hallel son existence est dédiée uniquement à reconnaître et à louer Hachem.
Cet état si précieux n'est atteint qu'à de rares occasions.
[Sfat Emet - 'Hanoucca 5638]

-> Chaque Yom Tov tandis que le Temple existait, une transformation spirituelle avait lieu lorsque chaque personne se présentait devant Hachem.
De nos jours, la lecture du Hallel a un impact similaire.
Un juif qui réagit alors avec intensité et dévotion sera imprégné de sainteté, et il pourra ressentir une intimité et une proximité avec Hachem qui est inatteignable en toute autre occasion.
[Sfat Emet - Pessa'h 5647]

<--->

-> Le Hallel complet est récité pour commémorer uniquement des occasions où les juifs ont atteint une libération totale d'une domination étrangère, comme la sortie d'Egypte et 'Hanoucca.
En revanche, bien que le récit de Pourim se termine par une victoire éclatante, nous étions néanmoins toujours assujettis au roi A'hachvéroch, et nous ne pouvions pas nous sentir totalement libérés pour servir uniquement Hachem.
[Sfat Emet - 'Hanoucca 5660]

-> De plus, nous "complétons" le Hallel (c'est-à-dire que nous disons des passages qui ne sont pas lus à Roch 'Hodech et à la fin de Pessa'h), uniquement à des occasions où les juifs se réunissaient ensemble au Temple, puisqu'à ces moments le Hallel est chanté au Ciel.
En effet, c'est ce que veulent signifier nos Sages en nous demandant de "compléter" le Hallel, c'est-à-dire que nous complétons les louanges qui ont commencé à être récitées en-Haut, puisque l'essentiel du crédit d'une mitsva est donné à celui qui la termine.
[Sfat Emet - 'Hanoucca 5659]

[à 'Hanoucca, le Hallel est récité complétement, pas parce qu'on allait au Temple, mais en raison de l'illumination [spirituelle] spéciale qui s'est passée à ce moment.
Mais l'idée est identique : un Hallel complet implique qu'il soit récité en Haut, et que nous le complétons en bas.]

<--->

-> D'une façon similaire, le Hallel n'est récité qu'à des occasions si sacrées que les juifs peuvent en réalité "lire" (percevoir) l'atmosphère sacrée.
Les chaloch régalim sont appelées : mikraé kodech (Emor 23,2), en raison de la capacité des juifs à réellement lire et percevoir la sainteté des ces jours.
Alors qu'au Temple, cette aura était ressentie par les pélerins à chacune des chaloch régalim, de nos jours nous verbalisons ces sentiments [élevés de sainteté] de Yom Tov par le biais du Hallel (qui traite de la Révélation d'Hachem).
Percevoir la sainteté ne fait pas forcement référence à une Révélation soudaine dramatique d'Hachem, mais plutôt à une capacité à retirer l'apparence extérieur du matérialisme et amener à la surface notre potentiel spirituel intérieur.
De plus à Yom Tov, les juifs sont capables de discerner le sens intérieur et la véritable nature de chaque aspect de la vie.
Cela était réalisé à chacune des 3 Fêtes dans le Temple, et même de nos jours cela est célébré par la récitation du Hallel.
[Sfat Emet - Pessa'h 5631]

<--->

-> Alors qu'en apparence, il peut sembler qu'un juif récite simplement le Hallel, en réalité une métamorphose encore plus profonde se produit sous la surface.
La capacité de réagir aux miracles d'Hachem en chantant avec exubérance est révélatrice d'un changement radical de notre personnalité.
Nos péchés passés sont maintenant pardonnés. En effet, nous sommes renouvelés spirituellement.
Dans les mots du midrach (cf. Yalkout Shoftim 60), nous devenons chacun une nouvelle personne [béyadoua chénim'halou lo avonotav vénaassé briya 'hadassa].

Nos Sages (guémara Shabbath 30b) disent : il n'y a rien de nouveau dans le monde naturel, cependant dans l'univers surnaturel, il y a quelque chose de nouveau. [én kol 'hadach ta'hat achamech ava yech 'hadach lémaala achaméch]
Le renouveau, les miracles tels que l'histoire de 'Hanoucca, sont tirés d'un univers bien plus élevé que notre monde matériel.
En chantant des louanges d'Hachem, en écartant toutes les limitations naturelles qui empêcheraient l'âme juive d'éclater en chant, alors le juif a sauté dans le monde surnaturel, d'où émanent tous les miracles et il devient en effet une "nouvelle création" (briya 'hadacha), bien supérieure. [et on peut espérer avoir le meilleur d'Hachem car nous sommes alors beaucoup plus élevés spirituellement]
[Sfat Emet - 'Hanoucca 5647]

<--->

-> Au sujet de 'Hanoucca, le Sfat Emet enseigne :
La guémara (Shabbath 118b) rapporte que celui qui lit le Hallel tous les jours, cela est blasphématoire.
Le texte du Hallel n'est récité que certains jours de l'année, tandis que la capacité de remercier Hachem par une prière est possible tous les jours.
A 'Hanoucca, d'un côté nous disons des prières de remerciements (sous la forme élargie du "Al haNissim") pour célébrer les miracles qui se sont produits pour le peuple juif sur terre.
D'un autre côté, il y a le Hallel qui est réservé aux moments extraordinaires de l'histoire juive (quelques jours dans l'année), et qui se concentre sur l'impact dans le Ciel des miracles de 'Hanoucca.

Rien, pas même la joie des juifs lors de la libération, ne peut être comparé au plaisir que Hachem tire de notre délivrance de la tyrannie [d'un de nos oppresseurs en exil].
Lors d'occasions raréfiées telles que 'Hanoucca, nous avons la chance de percevoir ici sur terre un morceau de la grande joie vécue ci-dessus.

La terre d’Israël & la Torah

+ La terre d'Israël & la Torah (selon le Sfat Emet) :

-> Pour chaque 4 amot du sol de la terre d'Israël, il existe une lettre de la Torah.
Nos ancêtres aimaient la terre d'Israël, réalisant que chacun profitait de sa portion unique dans la terre, tout comme ils appréciaient leur rôle unique dans la Torah.
Ils ont été comptés avant d'entrer en terre d'Israël, afin qu'ils puissent être capables de distinguer leur portion.
[Sfat Emet - Pin'has 5648]

<--->

-> De même qu'on a été chassé de la terre d'Israël car on négligeait l'étude de la Torah, de même on méritera d'y retourner par le mérite de l'étude de la Torah.
[Sfat Emet - Dévarim 5659]

[puisqu'il y a un lien entre la terre d'Israël et les lettres de la Torah, alors plus on l'étudie plus on obtient le droit d'y résider]

<--->

-> Les juifs risquent de perdre la terre d'Israël s'ils oublient l'objectif principal comme étant le lieu privilégié pour la Torah et les mitsvot.
Si la terre d'Israël n'est rien de plus pour nous qu'une terre matérielle où coule le lait et le miel, alors nous compromettons notre existence même.
[Sfat Emet - Shoftim 5645]

<--->

-> La terre d'Israël a une relation unique avec la Torah.
De même que le mont Sinaï a été désigné comme le lieu où les juifs vont recevoir la Torah, la terre d'Israël a été choisie comme le lieu dans lequel la Torah doit être interprétée (Torah chébéal pé).
Moché cherchait si ardemment à entrer en Israël car il désirait expliquer ainsi que recevoir la Torah.
[Sfat Emet - Dévarim 5658]

-> Gagner sa subsistance en terre d'Israël est directement dépendant de l'observation des mitsvot par Israël.
Comme la Torah l'affirme : "Ce sera, si vous écoutez Mes commandements ... Je donnerai la pluie de votre pays en son temps" (Ekev 11,13-14). [la pluie symbolisant la parnassa]
[Sfat Emet - Ekev 5646]

<------------->

-> L'air de la terre d'Israël rend sage.
C'est peut être parce que Moché a respiré son air alors qu'il se tenait au sommet du mont Névo.
[Sfat Emet]

-> Vivre en terre d'Israël favorise la sagesse.
Pas seulement la terre elle-même, mais également chaque ville de la terre d'Israël favorise la connaissance d'Hachem.
Le Zohar affirme que Avraham ne pouvait pas atteindre une vraie compréhension du Créateur jusqu'à ce qu'il soit arrivé en terre d'Israël.
[Sfat Emet - Shoftim 5645]

La terre d’Israël & le peuple juif

+ La terre d'Israël & le peuple juif (selon le Sfat Emet) :

La terre d'Israël se révèle différemment à chaque génération en fonction des mérites [des juifs de cette génération].
[Sfat Emet - 5649]

<-------->

-> Les juifs ne peuvent atteindre leur plein potentiel qu'en terre d'Israël, et la terre d'Israël ne peut atteindre sa pleine potentialité que par les juifs.
[...]
Idéallement les juifs gagnent la terre d'Israël sur la base de leurs propres mérites. Cependant, même s'ils s'en trouvent manquant, les juifs obtiennent la terre par le biais des mérites des Patriarchess et de la promesse qu'Hachem leur a fait.
[...]
Les explorateurs ont été incapables de percevoir la véritable intériorité et sainteté de la terre d'Israël.
Par conséquent, ils l'ont dénigrée, disant : "elle dévore ses habitants" (Chéla'h Lé'ha 13,32).
Aussi longtemps que les Canaanites étaient là-bas, le potentiel caché de la terre n'était pas révélé.
[Sfat Emet - Chéla'h 5661]

-> "C'est la terre qui tombera pour vous" (zé aareets acher tipol la'hem - Massé 34,2)
La véritable nature de la terre d'Israël était cachée au Ciel tant que les Canaanites y résidaient.
Lorsque les juifs y sont entrées, Hachem a fait descendre du Ciel la véritable sainteté intrinsèque de la terre.
[Sfat Emet - Massé 5639]

<--->

-> Tandis que la terre d'Israël est régulée par les standards de la stricte justice Divine, tant qu'elle est habitée par les non-juifs ; lorsqu'un juif est sur sa terre sacrée il bénéficie de la miséricorde Divine.
[Sfat Emet - Chéla'h 5653 ; Ki Tavo 5656]

-> La terre d'Israël a besoin du peuple juif, elle ne peut tolérer une autre nation, la présence Divine ne peut y résider sans que le peuple juif s'y trouve.
De même, le peuple juif a besoin de la terre d'Israël. On peut dire que la vraie nature de la terre n'a pu devenir complète qu'une fois que le peuple juif a pu y entrer.
[Sfat Emet - Massé 5647]

-> A leur entrée en terre d'Israël, les juifs ont reçu une infusion Divine de sainteté, similaire à l'âme supplémentaire que nous recevons chaque Shabbath.
[Sfat Emet - Massé 5646]

<------------>

+ Conquérir et rester en terre d'Israël :

-> La terre d'Israël est comparée à la Torah Orale (Torah chébéal pé) dans la mesure où les deux requièrent un grand effort pour être appréciées.
Hachem a demandé aux explorateurs (méraglim) de faire un tour de la terre d'Israël d'une durée de 40 jours afin de reproduire la période de 40 jours que Moché a passé au mont Sinaï [pour recevoir la Torah].
Il a nécessité 40 années d'errance dans le désert pour remédier à cette erreur [des explorateurs].
[Sfat Emet - Chéla'h 5653]

-> Conquérir la terre d'Israël nécessite une annulation de soi.
Les explorateurs se sont trompés en prétendant que c'était leur tâche de conquérir la terre.
[Sfat Emet - Chéla'h 5651]

-> [A l'époque de nos ancêtres dans le désert,] même si le peuple juif n'était pas encore prêt pour conquérir la terre d'Israël, leur véritable désir aurait été suffisant.
De nos jours également, si nous désirons vraiment retourner à Hachem, Il hâterait notre délivrance.
[Sfat Emet]

En mangeant de la matsa et en buvant du vin la "nuit de protection" (leil chimourim - le soir du Séder), nous continuons le processus de rectification des dégâts qu'a entraîné la première faute [celle d'Adam], et par cela nous rapprochons la destruction finale de toutes les forces du mal dans le monde.
[Sfat Emet - 5663]

[ on peut noter que la guémara (Béra'hot 40a) suggère que le Fruit Interdit qu'a consommé Adam était soit du blé (la source de la matsa), soit du raisin (la source du vin).]

Alors que normalement on ne reçoit pas de récompense pour les mitsvot dans ce monde (olam azé), en vivant sur la terre d'Israël, qui est un microcosme du monde à venir, on peut déjà être récompensé.
[...]
De la même façon, le Shabbath qui est un semblant du monde à Venir (méen olam aba), l'observation des mitsvot peut être récompensée [également déjà en ce monde].
[Sfat Emet - Ekev 5648]

La terre d'Israël et le Temple sont les sources de toutes les beautés, comme il est dit : "miTsion mik'lal yofi" (depuis Tsion (Jérusalem), ce centre de beauté - Téhilim 50,2)
De la même façon, le Shabbath est la source de toutes les beautés de la semaine.
[Sfat Emet - Kora'h 5647]

Le plus d'efforts nous investissons dans le récit de la sortie d'Egypte, le plus important seront les miracles dont les juifs bénéficieront dans le futur.
[Sfat Emet - 5642]

Alors que chaque nation bénéficie de racines issues de ce monde, les racines du peuple juif sont extrêmement surnaturelles et pratiquement inexistantes dans ce monde naturel.
[Sfat Emet - Yitro 5651]