Aux délices de la Torah

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Rabbi Alkalay & Terre d’Israël

+ Rabbi Alkalay & Terre d'Israël :

-> Le rabbi Yéhouda Alkalay (né à Sarajevo en 1798 - meurt à Jérusalem en 1879) est un des premiers adeptes du mouvement "Les Amants de Sion" ('Hovévé Sion). Il développe l'idée selon laquelle le retour des juifs sur leur Terre est le repentir même sans lequel ils ne peuvent être délivrés et la "petite ouverture" nécessaire pour amorcer la rédemption ultime.
Il écrit (Kitvé Rabbi Yéhouda Alkalay) :
"Chaque jour du sixième millénaire est un jour de rédemption (guéoula) ...
Une fois le cinquième millénaire passé, et les juifs n'ayant pas réussi à se mobiliser pour retourner sur leur terre et l'héritage de leurs ancêtres, les décrets [maléfiques], les expulsions et les persécutions ont commencé. Car la question [de la rédemption] dépend du repentir, du fait que les juifs retournent en terre d'Israël ...
Autrement dit, revenir [sur la Terre d'Israël] est le repentir. S'ils se repentent, ils seront délivrés ; sinon, ils ne le seront pas.
[...]

En ce moment (19e siècle), les difficultés de nos frères en Pologne ont suscité la compassion dans le cœur de tout Israël, et chacun se consacre à réfléchir [aux moyens] d'améliorer leur situation et de leur apporter la paix.
Maintenant, mes frères juifs, ne cherchez pas les causes et les raisons de leurs difficultés et de leur situation misérable, car ce n'est pas le fruit du hasard. C'est la main d'Hachem qui a fait cela, pour nous réveiller et nous inciter à retourner dans la Terre, vers notre lieu de repos et notre héritage ...
Plusieurs grandes communautés saintes ont été détruites par le feu ... par la famine et la peste.
Hachem a déversé sa colère sur nos frères vivant en Pologne, car ils sont les premiers parmi toute la maison de Yossef, car ils sont la majorité ... Nous n'avons nulle part où fuir, aucune ville de refuge, si ce n'est [échapper] à la colère d'Hachem pour trouver Sa miséricorde, et à Sa colère pour trouver Sa bonté.
Nous n'avons d'autre sauveur que Lui, d'autre remède que de faire Sa volonté pour venir s'établir sur Sa Terre [d'Israël], [afin] de restaurer Sa Chékhina à Sion, le lieu qu'Il a choisi pour Sa demeure.

Maintenant, ô dirigeants [d'Israël], prêtez attention! Hachem serait-il satisfait si, après avoir été exilés de notre Terre et éloignés de notre sol pendant si longtemps, vous vouliez les éloigner davantage et les envoyer en Amérique, pour les séparer de nos racines sacrées, de notre Terre [d'Israël] et de l'héritage de nos Patriarches?
Notre Père qui est aux cieux nous appelle : "Revenez à moi, et je reviendrai à vous" (Mala'hi 3,7). "Reviens, ô vierge d'Israël, reviens dans tes villes!" (Yirmiyahou 31,20). "

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-> Le rabbi Shmouel Mohaliver (1824-1898), était un des fondateurs du mouvement "Les Amants de Sion" ('Hovévé Sion) écrit (dans une lettre - rapporté dans Shivat Tsion sect.1,p.13) :
"Alors que je discute de cette question, je ne peux m'empêcher de m'adresser directement à tout mon peuple : Ne voyez-vous pas encore le doigt d'Hachem dans tout ce qui nous est arrivé ?
Depuis près de dix ans maintenant, Hachem nous fait boire une coupe amère dans la plupart des pays européens. Des personnes honteuses (antisémites) se sont dressées contre nous avec des persécutions et de fausses accusations. Certaines nous ont même causé un grand tort.
Mais soudain, alors que les ténèbres recouvraient la terre et qu'un épais nuage [recouvrait] les nations, une lumière éclatante nous est venue de l'ouest et a rayonné la justice depuis l'est.
Une voix s'est élevée, disant : "Revenez, ô enfants, vers vos frontières. Rejetez les dieux d'argent et d'or ; venez trouver refuge à Mon ombre, dans la terre de vos pères. Que chacun de vous prenne sa bêche et sa charrue, et creuse de tout son cœur, car tout le bien de la terre est devant vous. "

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-> Le rabbi Na'houm Gruenhaus, en 5651 (1891), écrit (rapporté dans Shivat Tsion - sect.1,p.63) :
À l'heure actuelle, il n'y a aucun espoir que notre peuple veuille retourner sur une terre désolée pour la travailler à la sueur de son front. Que leur manque-t-il dans les terres de leur exil?
La génération d'Ezra en est la preuve. Ce n'est qu'après que les antisémites se seront soulevés contre eux et auront "coupé leurs plantes", les privant de leurs moyens de subsistance, qu'ils se souviendront peut-être et retourneront vers Hachem, vers la terre de leurs ancêtres, pour reconstruire ses ruines.
Nous le voyons de nos propres yeux à notre époque. Après tout, l'appel public à la réinstallation en terre d'Israël, lancé en temps de paix par les brillants rabbins rabbi Tzvi Hirsch Kalischer et rabbi Eliyahou de Greiditz, était comme un appel dans le désert.
Ce n'est qu'après que de nombreuses nations aient renouvelé leur haine et leur jalousie envers les Juifs qui résident sur leurs terres que nos frères juifs se sont souvenus de la Terre Sainte.

-> Le rabbi Nathan Friedlander (1808-1883) résume la situation :
Maintenant, réveillons-nous de notre sommeil insensé et de notre torpeur passagère, et montons à la Maison de nos vies (la terre d'Israël). Pourquoi devrions-nous mourir ici, [souffrant] de la dégradation et de la honte [aux mains] de nos frères et ennemis qui nous rejettent et se moquent de notre malheur?
[Kos Yéchouot véNéchama - p.30]

La consommation excessive de nourriture

+ La consommation excessive de nourriture :

-> Nous savons tous que manger plus que nécessaire est nocif, mais la plupart d'entre nous ignorent qu'il y a des raisons spirituelles à cela.
Rabbi Na'hman de Breslev explique en termes spirituels ce qui est généralement considéré comme une question purement physique : comme tout dans la Création, la nourriture a une source d'où elle tire sa vitalité spirituelle.
Lorsque nous mangeons et tirons notre nourriture de notre alimentation, nous donnons en retour une nourriture spirituelle à la nourriture elle-même. En effet, l'appétit chez l'homme est une force spirituelle.
Lorsque nous satisfaites notre appétit, son énergie se transfère dans la nourriture, lui donnant la vitalité qu'elle recherche.
C'est pourquoi manger en quantité raisonnable est bon pour la santé : nous nourrissons la nourriture, elle nous nourrit.
Les problèmes commencent lorsque nous avons déjà satisfait notre appétit et que nous continuons à manger. La nourriture supplémentaire que nous mangeons n'a nulle part où puiser sa vitalité. Elle la puise donc en nous, dans notre vitalité et notre force.
Cela est très nocif pour le corps et c'est pourquoi la suralimentation (se gaver plus que de besoin) provoque des maladies.
[Likouté Moharan I, 257 ; voir également Likouté Moharan I, 263 ; Si'hot haRan n° 143 ]

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-> Ailleurs, Rabbi Na'hman enseigne que manger de manière excessive donne de la force au corps, tout en affaiblissant l'âme. [Likouté Moharan II, 8:1 ]
Manger de manière excessive cause donc un double problème. Cela épuise notre corps et notre vitalité, tout en renforçant l'Autre Côté (le mal, l'impureté), en affaiblissant notre âme.

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+ Egalement au sujet de notre alimentation :

-> Rabbi Na'hman dit que certes nous sommes ce que nous mangeons, mais surtout nous sommes le "pourquoi" (la motivation) nous mangeons (assouvir une pulsion animale (être glouton), ou répondre à un objectif spirituel, divin).

-> La nourriture, c'est ce qui vous maintient en vie. La nourriture, c'est ce qui lie votre corps à votre âme. Manger peut être soit une très grande mitsva, soit l'antithèse d'une mitsva.
Rabbi Na'hman (Kokhavé Ohr - p.25) enseigne que nous pouvons manger, tant que nous gardons notre esprit concentré sur le service d'Hachem. Il dit à son élève Reb Dov : "Mange et dors. Surveille simplement ton temps".

-> Rabbi Nathan de Breslev remarqua quelqu'un qui étudiait la Torah après les prières du matin. L'homme semblait souffrir de la faim, mais il persistait dans son étude. Rabbi Nathan lui dit :" Ça suffi ! Il est temps de renoncer à ton désir ardent de nourriture" (Avné'ha Barzel - p.65 n°37).
Le message est clair : mange quand tu en as besoin. Mais n'en fais pas toute une histoire.

-> Rabbi Na'hman déclare : "Si j'avais connu plus tôt dans ma vie la grandeur de la hitbodédout, je n'aurais jamais épuisé mon corps par le jeûne. Le corps est un véhicule trop important pour servir Hachem pour avoir été soumis à un tel sacrifice" [Hichtafkout HaNéfech - Introduction ]

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-> "La table d'un homme est comme un autel, elle le purifie de tous ses péchés" (séfer haMidot - Manger).
Si tel est le cas, alors la manière dont nous mangeons est certainement importante.
Rabbi Na'hman enseigne : prenez l'habitude de manger sans précipitation, calmement et avec des manières. Évitez de manger sur le pouce. Même lorsque vous êtes seul, mangez avec la même dignité et le même respect que vous montreriez si une personne importante était assise à table ('Hayé Moharan n°515).
Ce même point est souligné lorsque le Rabbi parle de la valeur du jeûne. "La valeur principale d'un jeûne réside dans la manière dont vous le terminez. Ne vous jetez pas sur la nourriture, mais mangez calmement et sans précipitation" (Sia'h Sarfé Kodech 1-82).

-> Il est également important de ne pas manger lorsque vous êtes en colère. Ne vous asseyez pas à table si vous êtes vraiment contrarié, et faites de votre mieux pour éviter de vous mettre en colère pendant le repas. Le siège de la colère est le foie, l'organe le plus associé au sang. Le foie est également lié à Essav. Son pouvoir réside dans l'épée, dans l'effusion de sang.
C'est pourquoi la colère donne de la force à Esav, l'incarnation du côté obscur. À l'inverse, contrôler cette colère renforce votre intellect.
[Likouté Moharan I, 57:6 ]

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-> Rabbi Nathan écrit : La Torah, qui comprend les Noms d'Hachem, est la vie. En prononçant des paroles de la Torah pendant notre repas, nous attirons la divinité à notre table. [Likouté Halakhot - Nétilat Yadayim li'Séouda 1:3).
Il est facile de comprendre que lorsque nous nous engageons dans des activités spirituelles, telles que l'étude de la Torah ou la prière, nous avons le pouvoir d'attirer la sainteté sur nous-mêmes.
Rabbi Nathan révèle que les mêmes niveaux de sainteté peuvent être attirés dans un acte physique. Ce n'est pas une analogie, c'est réel. Nous pouvez attirer la divinité dans chaque bouchée de nourriture que nous mangeons, en pensant et en prononçant des paroles de la Torah [et en récitant les bénédictions].

-> Rabbi Na'hman enseigne : "Louer Hachem est la joie du monde à Venir" (Likouté Moharan II, 2:1).
Rabbi Nathan commente : "Une personne doit constamment s'attacher au monde à Venir. Elle doit toujours y penser et essayer d'apporter les joies et les délices de l'avenir dans le présent. Cela peut être accompli grâce aux bénédictions que nous récitons avant et après les repas. Lorsque nous récitons une bénédiction sur la nourriture, nous prenons un élément matériel et l'utilisons pour louer Hachem. C'est un concept du monde à venir." [Likouté Halakhot - Bétsiat HaPat 2:1).

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-> Rabbi Na'hman enseigne : "Lorsque vous mangez, il est possible de faire l'expérience d'une révélation de la grande lumière spirituelle, la Lumière du désir". (Likouté Moharan II, 7:10).
L'homme, par définition, implique une limitation. Il peut désirer de grandes choses, de grands niveaux, mais il est limité par sa réalité physique. Le seul aspect de la nature humaine qui peut être illimité est son désir de sainteté. Ce niveau de désir spirituel se révèle à une personne lorsqu'elle sanctifie sa façon de manger, à tel point que Rabbi Na'hman enseigne : "On peut atteindre un tel niveau que manger relève alors de la même catégorie que manger le pain de proposition (Lé'hem haPanim) dans le Saint Temple" (Likouté Moharan I, 31:9).

-> Manger casher et de manière digne est considéré comme ayant rectifié l'autel du Saint Temple (Likouté Moharan I, 17:3).

-> Rompre son désir [non nécessaire, excessif] de nourriture encourage Hachem à montrer Sa faveur et Sa bonté au monde (Likoutey Moharan I, 67:2).

-> Manger joue un rôle essentiel dans le raffinement et la purification de la Création.
La nourriture que nous mangeons peut être transformée en prières, en bénédictions et en étude de la Torah. Cela s'apparente à la grandeur de l'offrande d'encens et apporte une grande joie, une grande bonté et un grand bonheur au monde (Likouté Moharan II, 16 ; voir Likouté Etsot - Manger).

-> Bien qu'une personne imprégnée de la gourmandise (envie excessive de manger) de la nourriture soit éloignée de la vérité, si elle maîtrise cette gourmandise, elle mérite que des miracles soient accomplis en sa faveur (Likouté Moharan I, 47,1).

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-> Faites preuve d'une grande compassion envers votre corps.
Aidez-le à se réjouir de toutes les intuitions et perceptions spirituelles que l'âme perçoit.
Votre âme voit et comprend toujours des choses très élevées. Mais le corps n'en sait rien.
Ayez de la compassion pour la chair de votre corps. Purifiez-la. Alors l'âme pourra l'informer de tout ce qu'elle voit et comprend en permanence.
[rabbi Na'man de Breslev - Likouté Moharan I, 22:5 ]

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-> Le Zohar (II, 218a) et les écrits du Arizal (Choul'han Aroukh HaArizal 106b) affirment que la nourriture qu'une personne consomme pendant la semaine, au-delà de ce dont elle a besoin pour nourrir son âme, est entièrement destinée à la sitra a'hara (force du mal). En effet, les jours de la semaine sont sous son contrôle.
Mais le jour du Shabbat, quelle que soit la quantité consommée, tout est sanctifié, car le jour du Shabbat, la sitra a'hara est annulée et n'a plus aucun contrôle.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béchala'h 16,25 ]

[lorsque l'on mange trop en semaine, on nourrit également les forces du mal, ce qui n'est pas le cas pendant Shabbath. ]

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-> Lorsqu’une personne mange, elle accomplit deux choses :
1°/ elle extrait l’essence spirituelle contenue dans la nourriture. Comme le dit le verset : "Afin de t’enseigner que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais qu’il peut vivre de tout ce qu'Hachem décrète" (Ekev 8,3).
Ce n’est pas le pain en soi qui nourrit l’homme, mais bien la spiritualité qui imprègne la nourriture.
2°/ Le second objectif est la santé et le bien-être de la personne.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Vayéra ]

Toutes vos afflictions en dehors de la terre d'Israël sont le doigt d'Hachem [qui vous indique] de retourner dans votre Terre, où vous ne serez plus une honte parmi les non juifs et une raison pour les nations de secouer la tête (d'après le Téhilim 44,15 : "Tu nous rends la fable des nations; [nous excitons] des hochements de tête parmi les peuples).
[rabbi Pin'has Razovsky - av beit din de Shvintzan - rapporté dans le Shivat Tsion - sect.1]

Le Yaavets & Terre d’Israël

+ Le Yaavets & Terre d'Israël :

-> Le rav Yaakov Emden (1697-1776), le Yaavetz, écrit dans son commentaire sur le Siddour (appelé Beit Yaakov) :
Il est bien connu qu'un juif doit se tourner vers Jérusalem lorsqu'il prie.
Le Tanakh le mentionnent explicitement à plusieurs reprises. À ce stade, je pense qu'il convient de dire que ce signe et ce geste (se tourner vers Jérusalem) que nous faisons en souvenir, à titre d'exemple et comme simple symbole, ne suffisent que lorsqu'il est impossible [d'être réellement en Terre Sainte].
Alors, nos intentions et nos bonnes pensées seront considérées comme des actes, puisque nous sommes incapables de les concrétiser, en raison de la contrainte et du danger (extrême d'y vivre - le Yaavets écrit au 18e siècle).
Après tout, celui qui agit sous la contrainte est exempté de toute [punition], et [une faute] commise sous la force n'est pas honteuse ; elle n'est pas non plus louable. Cependant, les bonnes intentions ne seront d'aucune aide si l'on ne peut invoquer une contrainte absolue ; elles ne seront pas non plus d'aucune aide en période de confort.
C'est pourquoi chaque juif doit prendre la décision ferme et inébranlable dans son cœur de monter et de s'installer en terre d'Israël, et à aspirer au privilège d'y prier dans le palais du Roi. Car même si elle est en ruines, la Chékhina ne l'a jamais quittée. De plus, celui qui réside en dehors de la Terre sert de faux dieux ...

Par conséquent, écoutez-moi, mes amis et mes frères qui vivez sur des terres contaminées (souillées par l'impureté) en pays étrangers. Souvenez-vous de cela et fortifiez-vous.
Souvenez-vous d'Hachem et placez Jérusalem dans vos cœurs. Corrigez-vous et corrigez les autres.
Vous qui mentionnez Hachem, ne restez pas silencieux. Ne restez jamais silencieux! Ne lui accordez aucun silence jusqu'à ce qu'il établisse et fasse de Jérusalem une source de louanges dans le pays.
Venez aider! Soyez audacieux! Dépêchez-vous!
N'ayez pas l'intention de vous installer en dehors d'Israël, D. nous en préserve, pour accomplir [la prophétie] : "La terre de vos ennemis vous consumera" (Bé'houkotaï 26,38).
Tel fut la faute de nos premiers ancêtres (dans le désert), qui nous ont causé des pleurs éternels en méprisant la Terre Désirable. Et cette [faute] s'est dressée contre nous tout au long de notre exil amer.
Non seulement un [ennemi] s'est dressé contre nous, mais la paix et la tranquillité nous ont échappé à chaque génération.
Nous avons été persécutés ; nous avons peiné sans trouver de repos ; nous avons été oubliés comme les morts, tout cela parce que nous avons complètement oublié de vivre en terre d'Israël.
Pas un seul sur mille ne se mobilise pour s'emparer de la Terre, pour s'y installer définitivement ; seulement un dans un pays et deux dans une génération.
Personne ne la remarque, ne désire son amour, ne s'enquiert de son bien-être ou n'anticipe de la voir.
Alors que nous vivons paisiblement en dehors d'Israël, nous imaginons que nous avons déjà trouvé une autre terre d'Israël et Jérusalem comparables.

C'est pourquoi (par le fait d'avoir mépriser la terre d'Israël) tous les malheurs nous sont tombés dessus.
Pendant près de deux mille ans, depuis la destruction du 1er Temple, les juifs ont vécu en paix et ont joui d'un grand respect en Espagne et dans d'autres pays. Puis ils ont été expulsés, ne laissant aucun souvenir ni vestige d'Israël dans ce pays.
Hachem est juste, car ils ont complètement oublié qu'ils étaient en exil, ils se sont assimilés aux non juifs et ont imité leurs coutumes. Ils ont commis des actes méprisables, mélangeant la descendance sacrée avec les indigènes du pays.

"Elle est Sion, [mais] personne ne se soucie d'elle" (Yirmiyahou 30,17).
Elle est abandonnée et oubliée. Elle aussi soupire et se détourne, son Bien-Aimé s'est détourné et est parti (Eikha 1,8). Il a passé sa main par le trou, mais l'apparence des enfants (le juifs) est devenue plus noire que le charbon ; ils marchent courbés. Ils n'ont trouvé aucun repos parmi les nations, et ils ont choisi la mort plutôt que la vie.
Tout cela est arrivé parce que nous avons négligé de retourner dans notre patrie et nous n'avons pas cherché à savoir où se trouvait la ville où nos ancêtres sont enterrés ['Hébron].
Nous nous sommes réjouis dans le malheur, comme l'exultation des nations. Nous avons aspiré à demeurer en permanence parmi les non juifs, chez qui il n'y a pas de Torah.

"Qui est sage qui comprendra cela? Pourquoi la Terre a-t-elle péri et s'est-elle enflammée comme un désert... ? Hachem dit : "Parce qu'ils ont abandonné Ma Torah"" (Yirmiyahou 9,11-12) ...
Car le peuple juif est appelé l'héritage d'Hachem, et la Terre [d'Israël] est Son héritage ; et la Torah dépend des deux, du peuple de D. [habitant] dans l'héritage [territorial] d'Hachem. Quiconque abandonne l'un abandonne l'autre, en vérité.

Nos Sages (midrach Béréchit rabba 46,9) commentent également : "Si [les Bné Israël] entrent dans la Terre [d'Israël], ils acceptent Ma divinité, et sinon, ils ne l'acceptent pas"."

Rabbi Jaffe & la terre d’Israël

+ Rabbi Jaffe & la terre d'Israël :

-> Rabbi Mordé'haï Gimpel Jaffe (1820-1891) nous enseigne (Shivat Tsion - sect.2 ) :
"Depuis de nombreuses années, le son de notre Bien-Aimé (Hachem) frappant à la porte de nos cœurs [peut être entendu] à travers les grands rabbins de la génération, disant : "Revenez, ô maison d'Israël! Revenez sur votre terre, pour la cultiver et la protéger. Rassemblez-vous et convergez vers elle, mes frères juifs!"

Cependant, à notre grand regret, les paroles et les appels à venir vers le lieu saint restent sans réponse.
On n'entend pas l'écho d'un son provenant de nos frères juifs qui se sont endormis dans le sein de la fortune qui leur a souri et les a bercés dans ses bras. Ils se délectent de leur sommeil, et chaque fois que leur pays d'accueil leur offre ses "seins" pour les nourrir de ses doux produits, nos frères juifs deviennent comme ceux qui font un long rêve.
De nombreuses époques se sont écoulées, de nombreuses années et décennies ont passé, et personne ne s'est réveillé ni n'a bougé, comme il le devrait, à la voix qui appelle dans les villes et frappe aux portes. Tant que les temps étaient bons et que le peuple juif jouissait de la prospérité, il a tourné le dos à la Terre [d'Israël] où vivaient ses ancêtres, la négligeant comme un ustensile indésirable.

Maintenant, écoutez, mes frères, ce que nos Sages ont toujours dit et n'ont jamais nié. Chaque fois que la question de notre Terre Sainte se posait, nous rappelant notre obligation [envers elle] et à quel point elle nous convient, et que nous ne remplissions pas notre obligation de ramener les Bné [Israël] dans son sein, négligeant Sion alors qu'elle avait besoin d'être rappelée, [Hachem] déversait Sa colère sur Israël (les juifs) pour cela.
La génération du désert, par exemple, a provoqué des pleurs éternels en méprisant la Terre désirable.
Il en va de même pour chaque génération : chaque fois que nous avons oublié notre amour pour la Terre, Hachem nous a également oubliés et abandonnés.
Car en agissant ainsi, nous avons essentiellement retardé la fin des temps ...

Comprends, mon frère, que Hachem ne considère pas cette faute [de négliger la terre d'Israël, simplement] comme un détail isolé, mais comme une question qui englobe toute la Torah et toutes les mitsvot.
... selon le Sifrei (Réé 11,31-32) : "Habiter en terre d'Israël équivaut à toute la Torah".
De même, la Tossefta (Avodah Zarah 5,2) déclare : "Habiter en terre d'Israël équivaut à toutes les mitsvot"."

"Si, à D. ne plaise, il ne restait plus aucun juif en terre d'Israël, même s'il y a des juifs vivant en dehors de la terre d'Israël, cela serait considéré comme la destruction de la nation juive."
['Hatam Sofer - Téchouvot 'Hatam Sofer - Ora'h 'Haïm 234).

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-> Le Zohar (Vayikra 93b) écrit : "Qui est comme ton peuple Israël, une nation unique sur la Terre" (I Divré HaYamim 17,21). Les juifs ne sont appelés une [nation] unique que dans la terre [d'Israël]".

-> Nos Sages (comme le rav Avraham Kook - Orot Israël - chap.2, sect.3) enseignent que le concept de Klal Israël (la collectivité juive) n'existe pas [véritablement] en dehors des frontières de la terre Sainte.

D'une certaine façon, la "nation" juive meurt lorsqu'elle atteint un sol étranger, au point que le Gaon de Vilna (fin du commentaire sur Sifra déTzniouta) déclare : "en dehors de la terre d'Israël c'est une tombe".

Tout comme le peuple juif ne peut réaliser son potentiel que sur la terre d'Israël, de même, un juif ne peut réaliser son potentiel spirituel qu'à travers la Torah.
La Torah est la terre spirituelle où s'épanouissent les potentiels uniques de l'âme juive. Par conséquent, lorsqu'il s'agit de faire grandir et de développer l'âme juive, toutes les connaissances non juives sont assimilables à la diaspora. (SK 3:123, OT 12.7)
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 3:123 ; Orot haTorah 12,7 ]

Grâce à l'élévation [spirituelle] du peuple juif, la source de vie du monde entier en est élevée.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Israel 3,6 ]

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-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.1) enseigne :
"Le monde a été créé au service de l'homme ... s'il est attiré par le monde et s'éloigne de son Créateur, il se détruit et détruit le monde avec lui. En revanche, s'il se domine et adhère à son Créateur, ne considérant le monde que comme moyen de servir D., il s'élève et le monde lui-même s'élève avec lui.
En somme, c'est une grande élévation pour toutes les créatures ..."

L’amour qu’a Hachem pour nous, cache nos fautes

+ L'amour qu'a Hachem pour nous, cache nos fautes :

-> "La haine suscite des querelles ; l'amour couvre toutes les fautes" (Michlé 10,12).

-> Combien les juifs sont aimés par Hachem, même s'ils ont fauté et continuent de fauter à chaque instant, Hachem considère les fautes délibérés (volontaires) des juifs comme des erreurs.
[Zohar 3:198a ]

-> "Car je suis malade d'amour" (ki 'holat aava ani - Chir Hachirim 2,5).
Même si je suis malade [spirituellement, de par mes fautes], je suis aimé de Toi.
[midrach - Chir Hachirim 2,5 ]

-> Je vous ai aimés », dit Hachem.
Et vous dites : "De quoi nous as-Tu aimés?"
Hachem dit : "Essav n'était-il pas le frère de Yaakov, pourtant j'ai aimé Yaakov, et j'ai haï Essav" (Malachie 1,2-3).
Cet amour ne dépend de rien ; c'est un décret, comme la nature d'un père envers son fils.
S'il dépendait de la justice de Yaakov, rien ne prouverait l'amour envers Yaakov plus qu'envers Essav. Il s'agit plutôt d'un amour inhérent.
De même, l'amour d'Hachem pour les juifs est inhérent, inséparable (quoiqu'un juif puisse faire).
[Sfat Emet - Pékoudé 5654]

[cela est rapporté par le Sfat Emet (Vaét'hanan 5645), par le Radak (Mala'hi 1,2), par le rav Tsadok haCohen (Pri Tsadik - Pessa'h 34), ou bien le Tana déBé Eliyahou rabba 18 ]

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-> Israël (tout juif) est aimé, même lorsqu'il est impur, la présence Divine (Chékhina) repose parmi lui. Comme il est dit : "Qui repose avec vous au milieu de votre impureté" (Vayikra 16:16).
[midrach Bamidbar rabba 7,8 ]

-> Dans Tana déBé Eliyahou (Zouta - chap.2), l'une des caractéristiques énumérées d'Hachem est d'être heureux de sa part.
Le rav 'Haïm de Volozhin était troublé par cela et interrogea le Gaon de Vilna à ce sujet.
Le Gaon de Vilna lui répondit que cela faisait référence à ce qui est écrit : "La part d'Hachem, c'est son peuple" (Haazinou 32,9).
Hachem est toujours satisfait de son peuple Israël, quel que soit le niveau où il se trouve. Même si parfois son état spirituel décline, Il demeure parmi eux dans leur impureté ; Il ne les rejette pas et ne les abandonne pas.
Il est satisfait de Sa part en ce qu'Il a choisi Israël comme nation et ne la rejettera ni ne la remplacera jamais.
['Hafets 'Haïm al haTorah - Haazinou 32,9 ]

-> Même si Israël (les juifs) est extrêmement éloigné d'Hachem au sommet de leur dissimulation, il n'en reste pas moins proche de Lui ... c'est le concept de "la part d'Hachem est Son peuple ... Il les a trouvés dans une terre désertique" (Haazinou 32,9-10).
Cela signifie que même dans un désert vide (de mérite, tellement ils sont dans la faute), Hachem trouve Sa part dans Son peuple. Cela signifie qu'Il trouve les points positifs qui constituent leur part divine. [se focalisant seulement dessus, car : "l'amour couvre toutes les fautes" (Michlé 10,12). ]
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hachkamat haboker 1:8 ]

-> "Le fruit d'un bel arbre" (péri ets hadar - פְּרִי עֵץ הָדָר - Emor 23,40) forment l'acronyme יצר (yétser).
Ce "péri ets hadar" décrit l'étrog, qui est comparable au cœur (midrach Vayikra rabba 30,14).
Même si le yétser ara brûle sans relâche dans le cœur d'un juif, celui-ci est néanmoins considéré [aux yeux d'Hachem] comme le fruit d'un bel arbre.
Hachem l'a choisi pour lui apporter plus de satisfaction que le service des anges et des séraphins. Tel est Son désir : que [tout juif] mène constamment cette guerre intense.

Comme l'explique le rav Mordé'haï Shapira de Neshchiz : "Il n'y a pas de joie sauf dans la viande" (én sim'ha ella bébachar - Pessa'him 109a) qui peut également être interprété comme signifiant que le plaisir d'Hachem provient du service des [êtres de] chair et de sang [non des êtres célestes], car ils ont un grand yétser ara et pourtant ils le surmontent.
[Beit Avraham - Souccot]

-> Le rav Shimshon Raphael Hirsch (Maagalé Hachana - partie 2) écrit :
"Louables sont les anges qui accomplissent leur service devant le Trône de Gloire sans faille et sans trace de faute. Cependant, encore plus louables sont les hommes qui s'élèvent des profondeurs de la faute vers la lumière et la pureté. Ils se battent pour la lumière et luttent pour la pureté. Ils triomphent des forces des ténèbres et de la faute.
Même lorsqu'ils perdent la connaissance de leur Père céleste, ils reviennent pour reconnaître et comprendre qu'ils sont toujours ses fils dans son amour et sa miséricorde."

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-> C'est la joie constante qu'éprouve un juif, le fait qu'il ait été formé en tant que juif ... cette joie ne contient aucune tristesse ; rien ne vient entraver la joie ressentie d'avoir mérité d'être la part du D. vivant.
Même si l'on est absorbé dans le lieu où l'on se trouve, même si nos fautes sont multipliées à l'infini, on n'est jamais séparé ni coupé de la connexion avec notre racine à sa source.
[rav Tsadok HaCohen - Réseissé Laïla 53 ]

-> Chaque juif est un fils, un enfant d'Hachem. Comme le dit la michna : "banim l'Hachem Eloké'hem" (Pirké Avot 3,14).

-> La guémara (Kidouchin 36a) cite un différend entre rabbi Yéhouda et rabbi Méïr sur la question de savoir si nous sommes toujours considérés comme des enfants d'Hachem lorsque nous ne faisons pas Sa volonté.
Rabbi Méïr est d'avis que même lorsque nous ne faisons pas la volonté d'Hachem, nous sommes toujours considérés comme Ses enfants.
Le rav Yaakov Neiman (Lesitcha Elyon - Devarim) souligne que la guémara utilise le terme "nikra'im banim" (on les appelle des enfants). En d'autres termes, leur différend sur la relation du peuple juif avec Hachem lorsqu'ils ne font pas Sa volonté, porte sur la question de savoir s'ils sont ou non "appelés" Ses enfants. Cependant, la réalité immuable est que nous sommes bel et bien les enfants d'Hachem, quoi qu'il arrive.
Selon Rabbi Yéhouda, nous sommes toujours les enfants d'Hachem lorsque nous ne faisons pas Sa volonté, mais nous ne sommes pas "appelés" enfants.
Rabbi Méir est d'avis qu'il n'y a même pas cette forme de distance lorsque nous ne faisons pas Sa volonté, et que nous sommes toujours appelés enfants d'Hachem.

Le Téchouvot HaRachba (1:194) dit que la halakha tranche que nous suivons l'opinion de Rabbi Méir (voir Maharcha - Baba Batra 10a, qui dit la même chose).
L'implication est quel que soit l'état spirituel d'un juif, il est ouvertement considéré comme un enfant chérit et adoré de son Père céleste.

-> Si la halakha suit effectivement Rabbi Meir, pourquoi nous qualifions-nous de serviteurs d'Hachem? C'est particulièrement vrai lorsque nous disons à Roch Hachana (Moussaf) : "Sommes-nous comme des enfants, sommes-nous comme des serviteurs" (im kévanim, im kaavadim).
Si nous sommes vraiment les enfants d'Hachem, quelles que soient nos actions, pourquoi nous qualifier de serviteurs (surtout en ce jour si crucial du jugement de Roch Hachana)?

La raison est peut-être parce que lorsqu'un enfant se rebelle contre les voies de son père, même s'il reste son enfant, cela cause une grande douleur au père. Alors qu'un serviteur ne cause pas de douleur à son maître, il est simplement gênant, dérangeant.
Par conséquent, lorsque nous implorons la miséricorde d'Hachem, nous mentionnons notre relation avec Lui en tant que serviteurs, car il est parfois plus avantageux pour nous de nous concentrer sur cette relation et de ne pas mettre l'accent sur la souffrance que nous Lui avons causée en nous rebellant en tant que fils.

-> Selon le Ohr ha'Haïm (Méor ha'Haïm - p.25 ), c'est comme ce que nous faisons avec nos propres enfants : nous les embrassons et les serrons dans nos bras, même s'ils sont couverts d'urine et d'excréments. Alors que s'ils étaient plus âgés, nous ne les serrerions pas dans nos bras dans une telle situation, car c'est dégoûtant.
De même, Hachem nous aime au point de nous appeler "enfants". Ce qui signifie : "Même si vous êtes répugnants à cause des fautes que vous avez commises, vous êtes toujours comme des enfants à Mes yeux."
Le Malbim (Yirmiyahou 31,19) explique que chaque juif est comme jeune enfant choyé (yéled chaachou'im) qui est charmant, même lorsqu'il se comporte mal, un tel fils reste aimé de son père.

-> A mon avis, le miracle principal [de Pourim] se trouve dans le début de la Méguila. Le fait que Hachem ait entendu les prières d'Israël en période de trouble [n'est pas un miracle] ; Hachem a même accepté le repentir du peuple de Ninive (à l'époque de Yona), alors pourquoi n'aurait-Il pas accepté les cris d'Israël?
C'est plutôt ce qui a précédé le miracle, le meurtre de Vachti, qui était au-dessus de la nature. Israël était assis à la fête même d'A'hachvéroch, parlant de manière profane et s'exposant à la destruction. A ce moment-là, ils se rebellaient contre Hachem ...
Même lorsqu'les juifs violaient la volonté d'Hachem, Il prépara le miracle pour montrer que, quelle que soit [notre conduite], nous sommes appelés "ses fils (adorés)".
[ 'Hatam Sofer - drachot - Pourim 5597 - drouch 22 ]

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-> Rabbi Meir dit : Quand l'homme souffre, quelles paroles la Chékhina prononce-t-elle? "Ma tête est affligée, mon bras est affligé!"
Si Hachem souffre pour le sang versé des réchaïm, à combien plus forte raison souffre-t-il pour le sang des tsadikim.
[Sanhédrin 6:5 ]

Cette michna traite d'une personne passible de lapidation en raison d'une faute grave qu'elle a commise. Malgré cela, la Chékhina ressent de la douleur face à sa souffrance.
De même, Rachi (Béhar 25,55) dit : "Quiconque asservit (les juifs) en bas [sur terre], c'est comme s'il avait asservi en-Haut (Hachem Lui-même)."

-> Reich Lakich dit : Les flammes du Guéhinam ne dominent pas les fauteurs d'Israël. C'est ce que l'on apprend par un kal va 'homer du Mizbéa'h d'or. Le Mizbéa'h d'or n'est recouvert que d'une épaisseur d'un dinar d'or, mais il est resté debout pendant de nombreuses années et le feu ne l'a pas brûlé ; à plus forte raison, les fauteurs d'Israël qui sont remplis de bonnes actions comme une grenade [le feu du Guéhinam ne les brûlera pas].
[guémara Erouvin 19a]

-> La guémara dit de manière similaire ailleurs ('Haguiga 27a) que le feu de la Guéhinam n'engloutit pas les talmidé 'hakhamim. Or, si la guémara a déjà déclaré ici que le feu de la Guéhinam n'affecte même pas les fauteurs, quelle est la nouveauté dans le fait de déclarer qu'il n'affectera pas les talmidé 'hakhamim (sages en Torah)?
Une explication est donnée au nom du 'Hatam Sofer : la guémara dans 'Haguiga décrit comment les talmidé 'hakhamim sont naturellement protégés du feu du Guéhinam, tandis que la guémara dans Erouvin parle d'une protection miraculeuse qui existe même pour les fauteurs.

[ Un juif a beau faire les pires choses, cela n'a pas d'impact sur l'amour qu'Hachem lui porte, car : "l'amour couvre toutes les fautes" (Michlé 10,12).
Cela est paradoxal, car notre yétser ara après nous avoir fait fauté, il essaie de nous rentrer dans la tête l'idée que nos fautes nous rendent moches, pas vraiment appréciables aux yeux d'Hachem.
La réalité est toute autre : nous sommes toujours importants et aimés par Hachem, au point que rabbi Na'hman de Breslev nous assure qu'à tout moment : "Hachem est très fier de chaque juif" (Likouté Moharan I 17,1).
(n'oublions qu'à postériori, la téchouva sincère est là pour réparer, nous nettoyer et aller de l'avant) ]

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-> Rabbi Pin'has HaCohen bar 'Hama dit : Hachem ne cherche pas à rendre les gens coupables (comme punis, mis de côté pour leurs fautes), mais Il désire qu'ils prient devant Lui et Il les accepte.
[midrach Tan'houma - Vayichla'h 9 ]
[même si l'on est rempli de fautes (même les pires), Hachem désire, apprécie, nos prières, et elles sont exaucées. Cela témoigne qu'Hachem nous aimera toujours, que "l'amour couvre toutes les fautes". ]

-> Avant de commencer à expliquer la Torah, il [Moché] commença par les réprimander (les Bné Israël), leur rappelant leurs fautes ... et [il leur rappela ensuite] à quel point Hachem s'était comporté envers eux avec miséricorde ... afin de fortifier leurs cœurs en leur faisant savoir qu'Il se comporterait toujours ainsi envers eux avec miséricorde ...
C'est pourquoi Moché leur fit savoir qu'Hachem est miséricordieux, rempli de miséricorde, car le pardon et la clémence d'Hachem aident les gens à Le servir.
[Ramban - introduction à Dévarim ]

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-> "En raison de l'amour d'Hachem pour eux, Il les compte [Bné Israël] à chaque instant" (Rashi, Bamidbar 1;1).
Cela implique qu'il les compte sans autre raison que Son amour pour eux.
[En ce sens, ] chaque dénombrement a eu lieu à une période différente pour Bné Israël.
Le premier dénombrement a eu lieu immédiatement après leur sortie d'Égypte, où ils venaient d'adorer des idoles, afin de montrer qu'ils étaient également importants [et aimés par Hachem] à ce moment-là.
Le deuxième dénombrement eut lieu lorsqu'ils succombèrent à la [faute] du Veau d'or, ce qui était une situation encore pire que les 49 niveaux d'impureté qu'ils ont atteint en Egypte, car ici, ils n'étaient plus captifs. Malgré cela, Hachem ordonna à Moché de les compter pour leur montrer Son amour, même dans ce moment difficile.
Le troisième dénombrement eut lieu lorsqu'ils formèrent une nation à part entière, où il était évident qu'ils devaient être dénombrés par grand amour. [cet amour est constant et total dans les 3 dénombrements, à tout moment et pour tout juif. ]
C'est le sens de "Il les compte à chaque instant" = à chaque étape où une personne peut se trouver (même au plus bas, comme le 49e niveau d'impureté, ou en ayant fait une faut très grave comme le Veau d'or), Hachem montre Son amour et la compte comme une entité importante qui ne peut être niée.
[Beit Yaakov]

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-> C'est la joie constante qu'éprouve un juif, le fait qu'il ait été formé en tant que juif ... cette joie ne contient aucune tristesse ; rien ne vient entraver la joie ressentie d'avoir mérité d'être la part du D. vivant.
Même si l'on est absorbé dans le lieu où l'on se trouve, même si nos fautes sont multipliées à l'infini, on n'est jamais séparé ni coupé de la connexion avec notre racine à sa source.
[rav Tsadok HaCohen - Réseissé Laïla 53 ]

-> "Cantique d'élévation : Je lève les yeux vers les montagnes (chir lamaalot : essa énaï el éarim). D'où viendra mon secours? Mon secours vient de Hachem, qui a fait les cieux et la terre" (Téhilim 121,1-2).
Que signifie "lever les yeux vers les montagnes"? ...
Je vais expliquer le verset d'une manière agréable. "Un chant d'élévation" ce chant parle de l'élévation d'Israël, de la façon dont il est [constamment] élevé devant Hachem.
Pour toutes les autres nations, lorsqu'une nation a besoin d'être sauvée d'une autre, Il vérifie ses archives pour voir si elle a des mérites qui justifient son sauvetage ; si elle n'a aucun mérite, Il ne vient pas à son secours.
En revanche, en ce qui concerne Israël, lorsqu'il a besoin d'être sauvé, même s'il n'a aucun mérite justifiant un miracle, Il utilise le mérite des mitsvot qu'il accomplira à l'avenir après son salut.
De même, lors de la Création, Israël n'existait pas encore pour pouvoir accomplir des mitsvot et de bonnes actions, mais Hachem a été inspiré pour créer le monde en se basant sur la pensée que Israël (les juifs) accomplirait des mitsvot et de bonnes actions à l'avenir ...
[Bné Yissa'har - Kislev 2,28]

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-> L'histoire de Yaakov volant la bénédiction mérite une explication. Pourquoi Yaakov avait-il besoin de recevoir les bénédictions d'une manière étrange? Its'hak était un prophète et Hachem aurait simplement dû lui dire de bénir Yaakov et non Essav.
Nous pouvons répondre que si Its'hak avait béni Yaakov de manière directe, il y aurait eu une critique possible pour le reste du temps selon laquelle les juifs ne méritent une bénédiction que lorsqu'ils sont au niveau de Yaakov.
C'est pourquoi Hachem a fait en sorte qu'Its'hak veuille bénir Essav, afin que les bénédictions reviennent à Israël même s'il ne les méritait pas.
Ainsi, même lorsque les juifs sont très bas [spirituellement parlant], ses actions ne sont pas pires que celles d'Essav.
[rav Its'hak Kalish de Vorka ]

-> "Le premier jour [après leur arrivée au mont Sinaï, Hachem] ne leur dit rien en raison de leur faiblesse due au voyage" (Shabbath 86b).
Bien que la fatigue n'ait affecté que ceux que les Nuées de gloire avaient rejetés [c'est-à-dire les fauteurs], car à l'intérieur des nuages, c'était comme voler sur les ailes d'un aigle, Hachem voulait montrer que même pour une minorité [les fauteurs], nous attendrions ici.
[Sifté Tsadik - Yitro ]

C'est la joie constante qu'éprouve un juif, le fait qu'il ait été formé en tant que juif ... cette joie ne contient aucune tristesse ; rien ne vient entraver la joie ressentie d'avoir mérité d'être la part du D. vivant.
Même si l'on est absorbé dans le lieu où l'on se trouve, même si nos fautes sont multipliées à l'infini, on n'est jamais séparé ni coupé de la connexion avec notre racine à sa source.
[rav Tsadok HaCohen - Ressissé Laïla 53 ]