Aux délices de la Torah

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La jalousie existe même chez les anges

+ La jalousie existe même chez les anges :

-> Le machia'h ne viendra pas avant la disparition de la jalousie, comme il est écrit : "Efraïm ne jalousera plus Yéhouda" (Yéchayahou 11,13).

Même des anges célestes ont été déchus à cause de la jalousie.
En effet, d'après Pirké deRabbi Eliézer (chap.13), Samel était le plus grand des séraphins, car il avait douze ailes alors que les autres n'en ont que six. Et il perdit toute sa sainteté parce qu'il envia l'homme.
Il en va de même pour Aza et Azaël, les anges déchus (Néfilim) qui "parurent sur la terre" avant le déluge (voir Béréchit 6,4).

La jalousie entraîne la putréfaction des os (guémara Shabbath 152b).
C'est pourquoi, chacun doit être content de sa part, même si elle est minime, car il n'est certainement pas mieux qu'Hillel l'Ancien, Rabbi 'Hanina ben Dossa, Rabbi Yéhouda bar El'aï, Rabbi El'azar ben Pédate et bien d'autres, qui vécurent dans la plus grande
Il faut avoir confiance en Hachem et se convaincre que ce monde est dérisoire et que l'essentiel, c'est le monde futur, le monde de la vérité.
[...]

La source de tous les maux, c'est la convoitise qui amène à la haine et à la jalousie, au vol, au faux serment et au meurtre. C'est le dixième commandement du Décalogue, mais il est aussi important que tous les autres.

La convoitise suscite en l'homme un désir insatiable, qui entraîne sa mort prématurée, en l'empêchant d'étudier et d'accomplir les mitsvot. En outre, elle l'incite à renier la Providence ...

[A l'inverse,] il n'y a pas de plus belle qualité que la confiance de D.
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,4]

Shavouot = Assurer sa subsistance

+ Shavouot = Assurer sa subsistance :

-> La guémara (Pessa'him 68b) dit : "Tous les décisionnaires s'accordent à dire que lors de Shavouot, nous avons aussi besoin de "la'hem" (une partie de la journée à consacrer à notre propre plaisir)".

Le rav Meir Yé'hiel d'Ostrovtza explique que l'explication simple de la guémara est que lors de Shavouot, il faut se faire plaisir en mangeant un repas (séouda) et en appréciant la nourriture et les boissons.
Cependant, nous pouvons également dire que la guémara nous enseigne que Shavouot est un moment propice pour trouver le succès dans la parnassa.
La guémara affirme qu'à Shavouot, Hachem nous offre "la'hem", le succès pour nous-mêmes. En effet, c'est ce jour-là que nous recevons la Torah, et si quelqu'un n'a pas de moyens de subsistance (kéma'h), il ne peut pas avoir la Torah (voir Pirké Avot 3,17 = "Sans farine [kéma'h - de quoi se nourrir], point de Torah". )

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-> Le séfer Sia'h Zékénim ('helek 2) rapporte que selon le Tiféret Shlomo de Radomsk : "[Shavouot,] est un moment [particulièrement] propice pour changer notre mazal [, comme apporter la réussite dans notre parnassa]".

Celui qui s'habitue à juger son prochain favorablement et à dire toujours du bien de lui deviendra un réceptacle et un conduit de la sainteté.
S'il le regarde d'un bon œil, il déversera sur lui un flux de bénédictions. Sinon, il aura des effets néfastes.
[séfer 'Haredim 68b]

Shavouot – laisser les malédictions, pour les bénédictions

+ Shavouot - laisser les malédictions, pour les bénédictions :

-> La guémara (Méguila 31b) dit : "Nous lisons les bénédictions dans la Torah Cohanim (paracha Bé'houkotaï) avant Atséret (Shavouot), et ceux de la Michné Torah (paracha Ki Tavo) avant Rosh Hachana, afin que l'année et ses malédictions prennent fin et qu'une nouvelle année et ses bénédictions commencent".
La guémara dit qu'on comprend comment cela s'applique pour Roch Hachana, mais quel est le rapport avec Shavouot?
Elle répond que Shavouot est également un "Nouvel An", car les fruits de l'arbre sont jugés à Shavouot.

Nous voyons dans cette guémara que Shavouot est appelé "Roch Hachana".
Le Maor Vachémech (paracha Bé'houkotaï) explique que tout comme la période précédant Roch Hachana est un temps de téchouva, car le jugement approche et nous avons besoin que Hachem pardonne nos fautes et nous accorde une bonne année, de même les jours de Séfira (compte du Omer) qui précèdent Shavouot sont un temps de repentance et de retour vers Hachem.
Si nous faisons cela, Hashem pardonnera nos fautes à Shavouot et nous accordera une nouvelle année pleine de bénédictions.

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-> Nos Sages (guémara Avoda Zara 2b) disent que Hachem est allé vers chaque nation (et leur a demandé si elles voulaient la Torah), et elles ne l'ont pas acceptée, jusqu'à ce qu'Il vienne vers Israël et qu'ils l'acceptent.
Le séfer Emet léYaakov cite le 'Hozé de Lublin qui demande pourquoi Hachem a fait cela. Ne savait-Il pas que les nations ne voudraient pas de la Torah?

Il répond que Shavouot est un moment où nous recevons [beaucoup] de bonnes influences pour toute l'année, tout comme à Roch Hashanah. Cependant, les Accusateurs célestes essaient de nous empêcher de recevoir ces influences.
Pour les faire taire, Hachem a clairement montré que les nations ont refusé d'accepter la Torah, mais qu'elles sont tout de même pourvues de choses dans ce monde.
En conséquence, à plus forte raison (kal va'homer) pour le peuple juif, qui a accepté volontairement la Torah, qu'il doit recevoir ces influences de bonté et de bénédictions.

Les mitsvot et les bonnes actions sont la nourriture de l'âme ; les réchaïm, qui en sont dépourvus, sont considérés comme morts même de leur vivant.
[séfer 'Harédim 72a]

Quand quelqu'un étudie la Torah de manière désintéressée (lichma), elle le précède dans l'au-delà, le préserve des Accusateurs et lui ouvre toutes les portes pour qu'elle puisse revenir à sa place.
[Zohar- Vayéchev p.184b ]

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-> Celui qui étudie la Torah ici-bas acquiert le mérite de pouvoir franchir certaines portes et de recevoir des éclaircissements dans le monde futur.
C'est pourquoi, lorsqu'il quitte ce monde, la Torah le précède et ordonne aux gardiens des portes, en paraphrasant un verset de Yéchayahou (26,2) : "Ouvrez les portes pour que puisse entrer un peuple juste. Préparez un siège pour Untel, serviteur du Roi!"
[Zohar - Pin'has 213a]

Il n'y a pas d'enfant plus ingrat que celui qui demande aux passants : "Avez-vous vu mon père?" alors que ce dernier le porte sur ses épaules. Or, le Créateur "porte sur Ses épaules" le monde entier.
C'est pourquoi, ce que tu dois garder constamment à l'esprit, c'est la volonté du Créateur qui te porte.
[Séfer 'Harédim 66b]

L’impact du lachon ara

+ L'impact du lachon ara :

-> "Prépare-toi, Israël, à la rencontre avec Hachem ton D." (Amos 4,12), car ton âme est Son trône et ton cœur Son marchepied.

En effet, suivant une explication de la guémara (Sanhédrin 91b), dans le verset (Yéchayahou 66,1) : "Le ciel est Mon trône, et la terre Mon marchepied", le ciel désigne l'âme, et la terre représente le corps.
Chacun doit faire résider Hachem dans son âme et dans son cœur, en se gardant de toute impureté.

La bouche, en particulier, est la source de toute impureté ; les mots grossiers, la médisance, le mensonge, les flatteries, les paroles hautaines et la moquerie peuvent rendre impur tout le reste du corps et entraîner le départ immédiat de la Présence divine, sans qu'on s'en rende compte.
[séfer 'Harédim 69a]

Quand un homme suit le droit chemin (selon la volonté d'Hachem), il bénéficie sans cesse de la protection divine et les forces du mal ne peuvent rien contre lui.
Mais dès qu'il s'attache au mal, il perd cette protection et risque d'être soumis aux forces du mal.
[Zohar - Vayigach p.208b]

+ "Hachem bénit le 7e jour" (Béréchit 2,3).
De prime abord, le Shabbath ne semble pas "béni", puisque c'est le jour de la semaine où il ne tombait pas de manne (voir Béchala'h 16,26).
Mais en réalité, la bénédiction se répand, grâce au Shabbath, sur les autres jours. C'est pourquoi, l'homme de foi doit faire un bon repas le vendredi soir et le Shabbath matin, pour que sa table soit bénie le reste de la semaine, car la bénédiction ne réside pas sur une table vide.
[...]

Le Shabbath, il faut se délecter par un 3e repas (séoudat chlichi) pour être rassasié ici-bas et pour que les bénédictions se déversent sur les autres jours de la semaine ; de plus, celui qui manque l'un de ces repas [de Shabbath] porte atteinte aux mondes Supérieurs.
[Zohar - Yitro p.88a]