Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Les mitsvot que nous accomplissons dans ce monde donnent de la force aux mondes supérieurs.
[rav 'Haïm Vital ]

-> "Voici, une échelle était appuyée contre la terre" (Vayétsé 28,12)"
"Cela nous enseigne qu'Hachem (dans ce rêve prophétique) montra à Yaakov l’ange gardien de Babylone montant et descendant [sur l’échelle], l’ange gardien de la Médie montant et descendant, l’ange gardien de la Grèce montant et descendant, et l’ange gardien d’Édom [Rome] montant et descendant.
Hachem dit alors à Yaakov : "Toi aussi, tu dois monter". À ce moment-là, Yaakov eut peur et dit : "Tout comme elles [les autres nations] connaissent la chute, moi aussi [le peuple juif] je connaîtrai la chute."
Alors Hachem dit : "N’aie pas peur. Si tu montes, tu ne redescendras jamais."
Yaakov n’y crut pas et ne monta pas."
[midrach raba Emor 29,2]

-> Le Sfat Emet (5632) commente :
Pourquoi Yaakov ne voulait-il pas monter l’échelle?
Nous pouvons répondre tout simplement que Yaakov avait compris que s’il gravissait un certain nombre d’échelons comme l’avaient fait les autres nations, cela imposerait des limites définitives au potentiel de ses descendants (les juifs).
En revanche, en refusant de monter, il a exprimé sa conviction qu’il n’y a pas de limites aux sommets spirituels que ses enfants peuvent atteindre.
Nous voyons ainsi que si nous nous montrons dignes, nous pouvons atteindre des sommets indescriptibles et récolter des récompenses dont aucune autre nation ne peut rêver.

Le son de la téroua a le pouvoir de bouleverser nos cœurs et de les remplir de contrition, ce qui, à son tour, brise tout décret sévère qui aurait pu être prononcé.

On trouve un précédent de la téchouva résultant du simple fait d’entendre dans la décision de Yitro de revenir vers Hachem après avoir entendu parler des miracles que Hachem avait accomplis pour Israël (cf. Yitro 18,1 - vayichma Yitro).
Le Zohar note que le reste de l’humanité a également entendu parler de ces mêmes événements qui ont tant ému Yitro, tout comme nous, Son peuple, les avons entendus, ils étaient bouleversés (Béchala'h 15,14), et pourtant, seul Yitro "a entendu, a été bouleversé et s’est soumis à la volonté de Hachem", comme le rapporte le Zohar (Yitro 68a).

De même, en écoutant le shofar et en lui permettant de "bouleverser" nos cœurs, nous mériterons de baigner dans la lumière de Hachem, de marcher dans la lumière de Sa présence.
[Sfat Emet - Shabbat Shouva 5662 ]

Les coutumes de nos Patriarches constituent la Torah. À 'Hanoucca, les enfants jouent avec un objet en bois (toupie) à quatre faces, sur lesquelles sont gravées les lettres guimel, shin, noun et hé ; ces lettres font allusion aux quatre forces distinctes présentes en l’être humain : la force physique (goufani), la force spirituelle (nafchi), la force intellectuelle (chikli) et la force céleste, qui englobe le tout (hakol).
[Bné Yisask'har - Kislev 2:25 ]

Le principal héritage que nous avons reçu des Patriarches (Avot) et des Matriarches (Imahot) est la émouna simple en l’unicité d'Hachem. Même si la Torah n’avait pas encore été révélée à leur époque, ils ont su s’attacher au Créateur avec amour et crainte révérencielle grâce à la force incroyable de leur émouna.
Nous devons croire qu’au plus profond de nous-mêmes (de tout juif) se trouve une étincelle brillante de cette émouna, capable de nous élever au-dessus de tous nos doutes et de toutes nos souffrances.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I, 64 ]

La forme des Tables de la Loi

-> De nombreuses personnes argumentent que les Tables de la loi (Lou'hot) avaient une forme carrée. Toutefois, depuis plusieurs siècles, nous pouvons constater que les Tables de la loi qui sont représentées dans les différentes synagogues présentent une partie carrée à leur base en bas tandis qu'elles sont arrondies sur le dessus.

Sur ce point, le rav Moutsafi rapporte une source qu'il a trouvée dans les paroles de Rabbi Moché Cordovéro qui a écrit que les Tables de la loi étaient conçues de lumière spirituelle qui descendait depuis les hauteurs des mondes supérieurs, ressemblant à deux gouttes d'eau de grande taille sur lesquelles étaient inscrites les 10 Paroles divines.
Lorsque Moché Rabbénou est revenu avec les Tables de la loi pour les faire descendre sur terre, elles ont pris une forme carrée depuis le bas, tout comme une goutte d'eau qui aurait été congelée prendrait une forme carrée et saisie en fonction du moule. Par contre, leur forme supérieure est restée intacte, comme dans les cieux, bien qu'elles soient descendues sur terre.
C'est la raison pour laquelle elles ont gardé une forme arrondie, comme une goutte d'eau, tandis qu'elles étaient carrées à leur base inférieure.
Nous apprenons d'ici une source selon laquelle les Tables de la loi étaient bien de forme arrondie au-dessus, tandis qu'elles avaient une forme carrée en dessous.

Les 613 mitsvot

-> Nous avons 248 commandements positifs et 365 commandements négatifs. Les 613 commandements définissent nos vies depuis le moment où nous naissons jusqu’à notre mort.
Pourquoi avons-nous autant de commandements?

Pour répondre à cette question, nous devons d’abord comprendre la relation unique que nous entretenons avec Hachem. Notre lien avec Hachem est comparable à celui d’un soldat qui est toujours en service, même lorsqu’il dort.
Et notre devoir, en tant que soldat fidèle [d'Hachem], est de reconnaître que nous sommes constamment en présence d'Hachem et que nous sommes tenus de lui offrir des dons ; ces dons sont les commandements que nous accomplissons.

En nous donnant tant de commandements, Hachem nous offre des occasions de lui offrir des dons à chaque instant de notre vie.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan ]

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+ Les mitsvot - une question de perspective :

-> Parfois, le parent devra se montrer strict avec son enfant et devra peut-être même le punir pour s’assurer qu’il fasse ce qu’il est censé faire. Lorsqu’il est réprimandé, l’enfant ne perçoit que le fait que son parent le réprimande. Il est incapable de voir la situation dans son ensemble.
Le parent, en revanche, voit au-delà du moment présent et sait à quel point il sera bénéfique pour son enfant d’accomplir cette tâche spécifique. Il se rend compte que le désagrément mineur et temporaire que l’enfant devra endurer sera largement compensé par les bienfaits dont il profitera à la fin.

De même, Hachem, qui voit le grand schéma des choses [dans sa globalité], sait qu’en accomplissant ses commandements, nous en tirerons un grand bénéfice.
Il peut y avoir des moments où nous n’apprécions pas cela, et Hachem n’a d’autre choix que d’être strict avec nous pour s’assurer que nous menions à bien la tâche.
La discipline perçue d'Hachem est en réalité une expression de son amour pour nous, car son désir ultime est de nous récompenser et de nous bénir pour avoir accompli ses commandements.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]

La tsara’at vient susciter des prières publiques

-> La guémara (Moéd Katan 5a) dit que la raison pour laquelle la personne atteinte de tsara'at doit s’écrier : "Je suis impur, je suis impur" (Tazria 13,45), est de susciter la miséricorde du public afin qu’il prie en sa faveur.

La raison pour laquelle il a besoin que le public prie en sa faveur est précisément qu’il n’a aucun espoir. [au regard de la gravité de tout lachon ara. ]
Ce n’est que grâce à l’intervention du public, dont le pouvoir de la prière peut annuler même les décrets les plus sévères (Roch Hachana 18a), qu’il peut être pardonné.

Ainsi, la tsara'at est en réalité une affliction (provenant du lachon ara - Arakhin 16a) qui conduit à son expiation, mais pas en raison de la souffrance causée par la maladie.
C’est plutôt parce que les gens savent désormais qu’il a besoin de leurs prières et que, grâce aux prières de la foule, il est pardonné.
S’il ne dépendait que de lui seul, il n’aurait en effet aucun espoir.
[Zéra Shimshon]

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[d'une certaine façon, nous avons besoin de l'aide d'autrui, comme pour expier notre attitude de lachon ara, où l'on a dénigrer, mal parler des autres. ]

"Mordé'haï sortit de chez le roi en costume royal, bleu d'azur et blanc, avec une grande couronne d'or (atéret zahav guédola)" (Esther 8,15)

-> Le rav 'Haïm Kanievsky dit que si Haman avait mentionné une "kéter malkhout" (couronne royale), alors cela ferait référence à la couronne personnelle d'A'hachvéroch.
Mais on a ici "atéret zahav", impliquant que Mordé'haï portait une couronne à caractère décoratif, plutôt qu'un symbole de pouvoir (ici le rav Kanievsky fait référence à Sotah 49b, qui traite d'autres types de couronnes qui ne sont pas de nature royale).

-> Le Targoum affirme que la couronne d'or portée par Mordé'haï fait référence à ses téfilin, qui étaient en or.
Le rav Kanievsky note que la halakha interdit le port de tefillin en or (Méguilah 24b) ; ainsi, le Targoum doit signifier que Mordé'haï plaçait ses tefillin ordinaires, en cuir, dans un réceptacle en or.

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+ "Et il habilla Mordé'haï" (Esther 6,11).

-> Lorsque Haman apporta à Mordé'haï les vêtements royaux, Mordé'haï protesta en disant qu'il était faible et sale à cause du jeûne et du fait qu'il portait un sac et de la cendre.
Comme tous les salons de coiffure et les bains publics de Shoushan avaient été fermés en l'honneur du défilé de Mordé'haï, Haman fut contraint de laver Mordé'haï et de lui couper les cheveux (Méguila 16a).

Cependant, Rachi (Méguila 16a) indique que le défilé de Mordé'haï eut lieu le 16 Nissan, le 2e jour de Pessa'h, qui est un jour de fête dans la diaspora.
Comment Mordé'haï a-t-il pu se faire couper les cheveux un jour de fête?

Le rav 'Haïm Kanievsky répond que, puisque Mordé'haï s'est fait couper les cheveux par un non-juif (Haman), il ne s'agissait que d'une restriction rabbinique.
Par respect pour le roi, une restriction rabbinique est levée le deuxième jour de Yom Tov. Comme il aurait été honteux de porter des vêtements royaux alors qu'il était sale et négligé, Mordé'haï a été autorisé à se faire couper les cheveux.

Le rav 'Haïm Kanievsky explique un verset de la Torah de la même manière.
La Torah indique que lorsque Yossef fut sorti de prison et amené devant Pharaon, il se rasa et changea de vêtements (Mikets 41,15). Cependant, les Sages (Roch Hachana 10b) enseignent que Yossef fut libéré de prison le jour de Roch Hachana. Comment aurait-il pu se raser?
Le midrach (Sechel Tov) dit que c'est le chef des échansons, qui était responsable de la libération de Yossef, qui l'a rasé. Comme c'était un non-juif qui l'avait rasé, il ne s'agissait que d'une restriction rabbinique, qui a été levée par respect pour le roi, car il aurait été inexcusable que Yossef se présente devant Pharaon sans être soigné.

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-> "La rose de Yaakov (shoshanat Yaakov) était joyeuse et heureuse lorsqu'ils virent ensemble Mordé'haï vêtu d'un habit bleu royal (té'hélét)" (chant de shoshanat Yaakov)

-> Le sens littéral de cette phrase est que les juifs se réjouirent lorsqu'ils virent Mordé'haï vêtu de l'habit royal.
Le rav 'Haïm Kanievsky suggère une autre interprétation. Le mot "té'hélet [Mordé'haï]" fait référence au té'hé'let, le fil bleu royal du tsitsit.
Avant d'enfiler les vêtements royaux d'A'hachvéroch, Mordé'haï prit soin d'y ajouter des tsitsit. Lorsque les juifs virent Haman faire défiler quelqu'un dans les rues, ils ne reconnurent pas tout de suite Mordé'haï dans ses atours royaux. Mais lorsqu'ils virent les tsitsit, ils comprirent que la personne à cheval était Mordé'haï, et ils se réjouirent.
Ainsi, le chant de Shoshanat Yaakov nous dit que les juifs étaient joyeux et heureux lorsqu'ils virent Mordé'haï vêtu de té'hélet ; c'est-à-dire que lorsqu'ils virent les tsitsit sur les robes royales, ils reconnurent Mordé'haï et se réjouirent.

Cependant, le rav Kanievsky ajoute qu'en réalité, il est peu probable que les vêtements d'A'hachvéroch aient nécessité des tsitsit. Seuls les juifs portaient intentionnellement des vêtements à quatre coins afin d'accomplir la mitsva des tsitsit. Les vêtements des non-juifs n'avaient généralement pas quatre coins et ne nécessitaient donc pas de tsitsit.

Alternativement, le rav Kanievsky dit que la phrase "lorsqu'ils virent ensemble Mordé'haï vêtu de té'hélet" peut faire référence à ce qui suit.
Le Tiféret Tsion dit que lorsque Haman réalisa qu'il n'avait d'autre choix que de conduire Mordé'haï à travers la place de la ville, il réfléchit à un moyen de minimiser son embarras. Lorsque Mordé'haï revêtit les habits royaux, Haman enfila les vêtements de Mordé'haï, espérant que les gens qui le voyaient supposeraient que c'était Mordé'haï qui conduisait le cheval (comme le supposa effectivement la fille d'Haman, qui vida un pot de chambre sur sa tête ; Méguila 16a).

Cependant, Haman n'a pas revêtu tous les vêtements de Mordé'haï. Mordé'haï n'avait pas retiré ses tsitsit et Haman ne pouvait donc pas les porter. Les juifs ont donc vu la personne conduisant le cheval revêtue des vêtements de Mordé'haï, mais ils ont réalisé que la personne chevauchant le cheval portait les tsitsit.
Malgré son déguisement, les juifs ont compris qu'Haman conduisait Mordé'haï, et ils se sont donc réjouis : "La rose de Yaakov était joyeuse et heureuse, lorsqu'ils virent ensemble Mordechai vêtu de té'hélet" ; c'est-à-dire que lorsqu'ils virent que Mordechai portait les tsitsit, ils furent heureux.
[c'est l'une des raisons possibles de la coutume de porter des costumes à Pourim : pour rappeler qu'Haman a tenté de se déguiser en Mordé'haï. ]

La longueur du sceptre

+ La longueur du sceptre :

"Et Esther s'approcha et toucha l'extrémité du sceptre (vatiga ét roch acharbit)" (Esther 5,2).

-> La guémara (Méguila 15b) indique qu'un miracle se produisit et que le sceptre d'A'hachvéroch s'allongea jusqu'à atteindre 200 amot (selon une opinion), de sorte qu'Esther put l'atteindre bien avant de s'approcher du roi.

Le rav 'Haïm Kanievsky note que le verset y fait allusion : le mot בְּרֹאשׁ (la tête, l'extrémité [du sceptre]), est l'acronyme de : bésof réch ama chénimta'h, à la fin des 200 amot qu'il s'était allongé.
Autrement dit, lorsque Esther toucha "l'extrémité", elle touchait le sceptre royal qui s'était allongé de 200 amot (soit environ 100 mètres).