Aux délices de la Torah

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Faire d’Hachem un D. vivant

+ Faire d'Hachem un D. vivant :

"Ne fais pas d'idoles de métal pour toi-même" (élohé massé'ha lo taassé la'h - Ki Tissa 34,17)

-> Le rabbi Mendel de Kotzk explique que cette exigence fait également référence à notre "idolâtrie" moderne en traduisant le verset par "Tu ne feras pas de D. un "massé'ha" (se traduisant littéralement par : un masque), pour toi-même".
Ne faites pas d'Hachem une idole. Ne faites pas de votre pratique religieuse une représentation sans vie, une routine recouvrant votre conscience comme un masque.
Limiter Hachem à une compréhension humaine limitée, associée à une obéissance inconsciente et robotique, est comparable à fondre le métal pour en faire une idole froide comme du métal.

Formuler notre compréhension d'Hachem en fonction de notre intellect limité et fini aboutit à la création d'une "image" fixe, réduisant le Ein Sof, le Maître du monde infini (Hachem), à pour ainsi dire, une petite statue de métal qui peut être placée sur une étagère. [nous devons à l'inverse renouveler en nous de la fraîcheur, des sentiments vivants et de la sincérité dans notre service d'Hachem. ]
C'est comme si nous pensions pouvoir mettre Hachem dans notre poche, le posséder, ou simplement avoir "tout compris" de notre pratique religieuse et d'Hachem.

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[notre service Divin, notre relation avec Hachem, ne doit pas être extérieur, de façade (masséha - comme un masque), mais plutôt venir de notre intériorité, de notre coeur enflammé. ]

L'ange Sandalfone, qui est préposé aux prières des Bné Israël, les prend toutes pour en faire une couronne à Hachem ...
[Zohar - Vayichla'h 167b]

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[chaque prière de tout juif est précieuse aux yeux d'Hachem! ]

Nos avérot nous collent à nous comme un vêtement, comme un chien

+ Nos avérot nous collent à nous comme un vêtement, comme un chien :

-> Dans la guémara (Avoda Zara 5a), Rabbi Chmouel bar Na'hmani rapporte cet enseignement de Rabbi Yo'hanan : Les bonnes actions accomplies par une personne dans ce monde la précèdent au monde futur, car il est dit : "Ta piété marchera devant toi" (Yéchayahou 58,8).
Parallèlement, ses transgressions (fautes - avérot) en ce monde l'enveloppent (comme un habit) et la précèdent au jour du Jugement, car il est dit : "Les sentiers de leur [mauvaise] voie les envelopperont ; ils monteront dans le tohu-bohu et périront" (Iyov 6,18).

Selon Rabbi El'azar, ces transgressions s'attachent [éternellement] à ses pas et à son âme comme un chien qui mord.
[la téchouva est toujours possible]
[Tiféret haKodech 12]

Dans Sa grande miséricorde, Hachem accepte même le repentir des plus grand réchaïm et les aide à se purifier entièrement.
[Séder haYom - 89b]

Lorsque les Bné Israël sont en Terre sainte [d'Israël], ils peuvent "tirer" les bénédictions du Ciel vers le bas, car ils se trouvent sous la domination directe d'Hachem. [le contact est direct! ]
En dehors d'Israël, ils sont soumis à un pouvoir intermédiaire (l'ange de la nation sur laquelle ils se trouvent).

C'est pourquoi, Hachem est apparu à Yaakov dans son rêve avant qu'il ne quitte la Terre sainte. Ensuite, des anges l'accompagnèrent jusqu'à ce qu'il arrive au puits (près de 'Haran en dehors d'Israël).
[Zohar - Vayétsé 153a]

D'après le Zohar, celui qui se laisse emporter par sa colère est comparable à un idolâtre. Il perd le contrôle de lui-même, comme s'il était dominé par une force extérieure irrépressible, à "un dieu étranger" qui apparaît sous les traits de son visage décomposé par la fureur.
En conséquence, la mise en garde de la Torah : "Ne vous tournez pas vers les dieux étrangers" (Kédochim 19,4) inclut l'interdiction de regarder le visage d'une personne dominée par la colère.
[Tiféret hakodech 3b]

Les délices du Shababth

+ Les délices du Shababth :

-> Le vendredi soir, quand les fidèles rendent hommage, dans la seconde bénédiction après le Shéma, à "Celui qui étend le pavillon de la paix", Hachem étend Ses ailes sur le peuple d'Israël, le couvre comme une mère qui protège ses enfants et chasse du monde toutes sortes de forces nuisibles.
Les Bné Israël reçoivent alors une âme supplémentaire (néchama yétéra) qui leur permet de se réjouir le Shabbath et d'oublier leurs soucis, leurs souffrances et leurs malheurs.
[Zohar - Béréchit p.48a]

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-> Sache que chaque vendredi en fin d'après-midi, à l'entrée du Shabbath, une tente de paix recouvre le monde entier et chasse les forces impures, car la pureté et l'impureté ne peuvent coexister et se repoussent mutuellement.
C'est pourquoi, chaque vendredi soir, nous demandons à Hachem d'étendre sur nous cette tente de paix pour nous préserver de tout mal, comme une colombe qui étend ses ailes pour protéger ses petits.
Par conséquent, nous n'avons rien à craindre, le jour du Shabbath, des forces maléfiques qui s'exercent sur le monde durant le reste de la semaine.
[Zohar - Béréchit p.48a]

La charité sauve de la mort

+ La charité sauve de la mort :

-Lorsque Hachem aime quelqu'un, Il lui envoie un pauvre pour lui conférer le mérite de faire la charité.
Ce mérite se traduit par un fil de grâce qui s'étend sur sa tête. Au jour du châtiment, il sera épargné par l'ange destructeur (accusateur) grâce à ce signe.

Ainsi, avant de punir Sodome et de la détruire, Hachem envoya à Avraham trois visiteur pour lui donner l'occasion de leur offrir l'hospitalité et d'obtenir, par ce mérite, la grâce de Loth, son neveu, qui résidait à Sodome, comme le laisse entendre le verset : "Lorsque Hachem détruisit les villes de la plaine, Il se souvint d'Abraham et fit échapper Loth" (Vayéra 19,29).
C'est dans ce sens que doit se comprendre l'adage rabbinique : "La tsédaka (charité) sauve de la mort" (Michlé 10,2).
[Zohar - Vayéra p.104a]

Ce qui empêche nos prières de se réaliser

+ Ce qui empêche nos prières de se réaliser :

Selon le rav Saadia Gaon, il y a 7 raisons pour lesquelles les prières ne sont pas exaucées :
1- Le décret édicté à son encontre a déjà été scellé.
2- Sa prière est récitée sans ferveur.
3- Il déteste la Torah et fait fi de ses commandements.
4- Il reste sourd aux cris de détresse des pauvres.
5- Il se nourrit du fruit du vol et de l'escroquerie.
6- Il prie en état d'impureté ou de malpropreté.
7- Il prie sans s'être repenti de ses fautes.

Celui qui médit de son prochain porte atteinte à l'image de D., puisque l'homme a été créé à Son image ; la médisance apparaît donc en quelque sorte comme un reniement du Créateur.
[Séfer 'Hassidim - chap.34]