Aux délices de la Torah

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Une personne devrait toujours s'engager dans la Torah et les mitsvot, même si ce n'est pas lichma, car en agissant ainsi, elle en viendra à le faire lichma.
[léolam yaassok adam béTorah oumitsvot af al pi chélo lichma, mito'h chélo lichma ba lichma - guémara Pessa'him 50b ]

-> Le rabbi de Loubavitch explique cette guémara comme suit : non seulement il est vrai qu'une personne finit par atteindre le stade de lichma, mais même au sein ("mito'h" signifiant "au sein" par opposition à "à partir de") du chélo lichma, il y a toujours un élément de lichma profondément ancré en chaque juif.

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-> Dans le cœur de tout juif, quel qu’il soit, est implanté le désir intérieur et profond d’accomplir toutes les mitsvot et de s’éloigner des transgressions, et c’est son mauvais penchant qui parfois l’en empêche.
[Rambam - Hilkhot Guérouchin chap.2, halakha 20)]

[Tout juif possède cette qualité, cette aspiration à donner de la satisfaction à Hachem et à accomplir Sa parole avec dévouement. Mais parfois, au fil du temps, elle se recouvre de poussière et s’endort à cause du mauvais penchant et des désirs du monde, et il faut la réveiller et la renouveler.]

La prière est l'échelle de l'âme.
Quand une personne prie, elle éveille le désir caché de son âme de s'attacher à sa Source (papa Hachem).
[ Maguid de Mézéritch ]

Tout comme l'huile est attirée par la mèche, même si elle sait qu'elle brûlera, nous sommes attirés par Hachem, même dans nos moments les plus difficiles.
Les jours où le feu [de la vie] semble brûler en nous, c'est au cœur même de ce feu que Sa présence nous enveloppe le plus profondément.
[Chem miChmouel]

Lorsque vous donnez à la tsédaka, vous montrez que l'argent n'est pas votre sécurité (notre refuge en cas de problème), et que seul Hachem l'est.
Et cette confiance apporte la bénédiction et la subsistance.
[d'après le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi) ]

Guéoula & se renforcer lorsque les épreuves s’intensifient

+ Guéoula & se renforcer lorsque les épreuves s'intensifient :

-> Le Rav Aharon Roth (Shomer Emunim 78b) écrit :
"Renforcez vos cœurs et prenez courage, car il y aura encore beaucoup de défis à relever, en particulier après le son du grand shofar, jusqu'à l'arrivée du rédempteur final, qui est le machia'h, fils de David.
Avant son arrivée, le machia'h, fils de Yossef, se lèvera, mais la rédemption (guéoula) ne sera pas complète tant que le machia'h, fils de David, n'aura pas fait son apparition et ne se sera pas révélé."

-> Nous retrouvons cela dans la rédemption d'Egypte. La lumière de la rédemption a commencé à briller avec l'apparition de Moché Rabbénou qui a transmis le message de Hachem : "Je me suis souvenu de vous et de ce qui vous a été fait en Egypte" (Chémot 3,16).
Néanmoins, après son apparition, les difficultés ont augmenté, mais pas pour longtemps. On sait que la rédemption finale (guéoula) sera comme la première rédemption et suivra un schéma similaire. Cette idée se trouve dans le midrach rabba (Chir Hachirim 2:9:3) : "Mon bien-aimé est comme un cerf = Tout comme un cerf qui est vu, puis se cache, est vu, puis se cache ... Ainsi, le rédempteur final leur apparaîtra, puis se cachera ... Quiconque croit en lui et le suit vivra. Quiconque ne croit pas en lui et suit les nations du monde, finira par être tué."

-> L'une des raisons pour lesquelles Hachem apporte la rédemption de cette manière, c'est-à-dire qu'après l'apparition initiale du rédempteur (machia'h), les troubles s'intensifient, est de tester le peuple juif et de voir s'il reste ferme dans sa croyance même si la rédemption complète n'est pas aussi rapide qu'il l'espérait.
Une autre raison est d'éliminer tout espoir de salut provenant d'une autre source, afin que le peuple juif ne compte que sur Hachem et sur personne d'autre.
En Egypte, après que Moché se soit approché du Pharaon, les choses empirent considérablement. Moché se plaint à Hachem (Chémot 5,22-23) : "Pourquoi as-Tu apporté le malheur à cette nation? Pourquoi m'as-Tu envoyé? Depuis que je suis venu voir le Pharaon pour parler en Ton nom, la situation de cette nation a empiré et Tu n'as pas sauvé Ton peuple". Hachem répondit : "Maintenant, tu verras ce que je vais faire au Pharaon, car il les laissera partir à force, ..."
Le rav Shimshon Raphael Hirsch explique que c'est ce que Hachem voulait dire. La raison pour laquelle la situation s'est détériorée au point d'atteindre l'impuissance et le désespoir est afin qu'ils réalisent désormais que rien ne peut être accompli par l'effort humain et qu'il était inutile de faire appel au Pharaon. [on ne peut compter qu'à 100% sur Hachem, en ayant aucun plan B. ]

-> Le 'Hafets 'Haïm (Torah Ohr 14) écrit :
"Le verset (Yéchayahou 9,1) dit : "Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière! Ce n'est pas le cours normal de la nature où, avant l'aube, la lumière initiale du jour commence à se répandre jusqu'à ce que la lumière du jour soit complète. La rédemption d'Hachem ne suit pas ce modèle. Le dernier jour des tribulations, il n'y aura même pas une lueur de lumière. Au contraire, l'obscurité de la nuit s'intensifiera et, dans la noirceur, une grande lumière apparaîtra soudainement ...
Les nombreuses difficultés ne doivent pas nous amener à penser que la rédemption (guéoula) est encore loin de nous, car nous ne voyons pas la lueur de la lumière du salut. Le prophète nous dit ici que nous devons anticiper encore plus la rédemption, car dans les profondeurs de l'obscurité de la nuit, une grande lumière s'allumera pour nous ... Et soudain, le maître que vous attendez viendra dans son palais ...

Nous avons vu ce processus en Egypte, qui a marqué le début de la révélation de la gloire du royaume d'Hachem dans le monde. Là-bas, avant le moment réel de la rédemption, il n'y avait même pas une lueur de lumière. Au contraire, l'obscurité de l'exil s'est intensifiée et tous ont été réduits en esclavage avec des briques et du mortier ... [le libérateur (Moché) n'ont seulement n'a pas réussi à convaincre Pharaon de nous libérer, mais en plus les conditions d'esclavage sont devenues encore bien plus difficiles. Même la lueur d'espoir qu'un libérateur pourrait nous en sortir de là pouvait s'éteindre, nous laissant potentiellement que dans l'obscurité totale ... ]
Il en allait de même pour la spiritualité et la sainteté du peuple juif. Les forces de l'impureté les dominaient et les contrôlaient ...
Mais soudain, au milieu de l'assaut des ténèbres, le Roi suprême, Hachem, s'est révélé à eux et les a délivrés, les faisant passer des ténèbres à la grande lumière.
Il en sera de même pour la rédemption finale."

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[ainsi au niveau personnel comme collectif, lorsque le monde nous semble très obscur, c'est qu'une délivrance est très proche! ]

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-> Par exemple, dans le Yalkout Shimoni (Yéchayahou 60,499), nous trouvons un avis que les dernières douleurs de l'enfantement avant la rédemption viendront de Perse :
"L'année où le roi, le machia'h, apparaîtra, tous les rois des nations du monde se battront les uns contre les autres. Le roi de Perse combattra le roi d'Arabie. Le roi d'Arabie ira à Aram pour demander conseil. Le roi de Perse détruira alors le monde entier et toutes les nations seront consternées, paniqueront et tomberont face contre terre. Elles seront assaillies par des douleurs semblables à celles de l'accouchement.
Le peuple juif sera dans un état de consternation et de panique, disant : "Où devons-nous aller, où devons-nous aller?"
Il [Hachem] leur dira : "Mes enfants, n'ayez pas peur. Tout ce que j'ai fait, c'était pour vous. Pourquoi avez-vous peur? Ne craignez rien, car le temps de votre guéoula est arrivé!
La guéoula finale n'est pas comme la première rédemption. La première rédemption a été suivie de souffrances et d'asservissement, mais après la rédemption (guéoula) finale, il n'y aura plus ni souffrances ni asservissement."

-> Il est important de tempérer cette prophétie, avec l'avis du géant le rabbi de Berditchev : https://todahm.com/2024/10/06/aucune-mauvaise-prophetie-sur-la-venue-du-machiah-ne-doit-obligatoirement-se-realiser

-> voir également l'idée que : notre comportement transforme un mauvais décret en un bon : https://todahm.com/2026/02/04/sortie-degypte-notre-comportement-transforme-un-mauvais-decret-en-un-bon/

Notre rôle est d'apporter la lumière ; Hachem accomplit les miracles.
[rav Its'hak Hutner ]

Rabbi Miacha, petit-fils de Rabbi Yéhochoua ben Levi, a dit : Celui qui voit un dvar erva (une vision inappropriée) et ne s'en nourrit pas des yeux mérite de recevoir la Chékhina.
Comme il est dit : "Et celui qui ferme les yeux et s'abstient de regarder le mal" (Yéchayahou 33,15), et immédiatement après, il est écrit : "il habitera dans les hauteurs" (ibid. 33,16), et il est écrit : "ses yeux verront le Roi dans sa beauté" (ibid. 33,17).
[Déré'h Eretz rabba 1,13 ]

"Ne te réjouis pas de moi, mon ennemi ; bien que je sois tombé, je me suis relevé. Bien que je sois assis dans les ténèbres, Hachem est ma lumière" (Mikha 7,8).

Ce qui signifie que si je n'étais pas tombé, je ne me serais pas relevé. Si je n'étais pas assis dans les ténèbres, (dans l'obscurité de ma vie), Hachem n'aurait pas été ma lumière.
[Yalkout Shimoni - Na'h 628 ]

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-> La guémara (Kétoubot 33b) rapporte que si 'Hananya, Michael et Azarya avaient été fouettés [pour ne pas s'être prosternés], ils auraient adoré l'idole (voir Daniel - chap.3).
Il faut comprendre l'intention de la guémara en mentionnant cela, car il ne s'agissait certainement pas de les dégrader. Au contraire, cela nous enseigne que "Hachem ne traite pas durement Ses créatures" (Avoda Zara 3a), Il ne met pas les gens à l'épreuve avec des épreuves qu'ils ne peuvent supporter.
Puisqu'il était révélé devant Lui que si 'Hananya, Michael et Azarya avaient été fouettés, ils auraient capitulé et adoré l'idole, Il ne les a donc pas mis à l'épreuve de cette manière.

Il en va de même pour tous les êtres humains : les épreuves qui leur sont imposées sont proportionnelles à leur capacité à les supporter.
['Hidouché HaRim - Sia'h Sarfé Kodesh - Inyanim Shonim - Nissayon 2 ]

La grandeur d'une personne ne se mesure pas à la hauteur [spirituelle] qu'elle a pu atteindre, mais plutôt à la profondeur [spirituelle] qu'elle a pu surmonter.
[rav Its'hak Hutner ]

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[le fait de se relever après une chute dans un trou tendu par notre yétser ara, est plus important que le moment exalté où l'on se trouve à des sommets spirituels de notre vie. ]

Avraham & désirer vivre en terre d’Israël

+ Avraham & désirer vivre en terre d'Israël :

-> Le Chlah Hakadoch (Shaar Ha'Otiyot - Ot Kouf, 23) cite le midrach (Béréchit rabba 39,8) qui affirme que Hachem ordonna à Avraham Avinou de se rendre en terre d'Israël, puis lui dit de la quitter pendant cinq ans. Pendant ces années, Hachem n'a pas permis à Avraham de retourner en terre d'Israël, malgré son immense désir de le faire, afin qu'il développe un profond attachement pour la Terre Sainte.
Il est écrit :"Et j'ai dit : si seulement j'avais des ailes comme la colombe, je m'envolerais et je trouverais le repos. Voici, je m'en irais au loin, je demeurerais dans le désert pour toujours" (Téhilim 55,7-8).
Nos Sages déduisent de ce verset qu'il vaut mieux résider dans le désert de la terre d'Israël que dans les grands châteaux d'en dehors d'Israël (en 'houtz la'Aretz).

Avant qu'Avraham n'entre en terre d'Israël, il n'en avait pas envie, car il ne l'avait jamais expérimentée. Ce n'est qu'une fois qu'il eut enfin pénétré dans le pays qu'il fut capable, grâce à la prophétie, d'apprécier à sa juste valeur la sainteté et le caractère sacré qui lui sont inhérents.
C'est pourquoi, lorsqu'il fut contraint de quitter la terre d'Israël, son désir d'y retourner ne connut aucune limite.

Le Chlah Hakadoch ajoute un autre aspect de la relation d'Avraham Avinou avec la terre d'Israël : sa détermination à y vivre malgré les épreuves qu'il a endurées.
Cela devrait nous servir de leçon, [d'exemple sur la façon de voir les choses]. Tout comme [notre papa] Avraham et sa descendance ont désiré [ardemment] la terre d'Israël malgré les souffrances qu'ils y ont endurées, nous devrions également désirer y vivre, même au prix de souffrances et d'épreuves. [même s'il est sincèrement compliqué d'y aller vivre pour le moment, on doit aimer, aspirer, et prier pour notre terre d'Israël! ]
C'est pourquoi la Torah juxtapose le passage de l'attaque d'Amalek contre Bné Israël avec celui qui traite de leur entrée dans la terre d'Israël. Amalek a attaqué Bné Israël alors qu'ils étaient en route vers la terre d'Israël, leur infligeant beaucoup de difficultés et de souffrances.
De même, lorsque les juifs tenteront de monter en terre d'Israël depuis l'exil, Amalek s'interposera et les attaquera. Cela nous causera des difficultés, mais la guémara dans Massékhet Béra'hot nous y a déjà préparés, en nous informant que la terre d'Israël est un cadeau qui doit être acquis à travers la souffrance.

Le Chlah Hakadoch ajoute qu'il est bien connu que la principale récompense pour l'accomplissement d'une mitsva dépend du degré de joie que l'on éprouve en l'accomplissant. Si tel est le cas, celui qui vit en terre d'Israël doit toujours se réjouir de cette mitsva, qui est une mitsva accomplie en permanence, à chaque instant de la journée.
Les souffrances que nous endurons en terre d'Israël, causées par les non juifs hostiles qui nous entourent et par les conditions de vie difficiles, sont pour nous comme un autel d'expiation.
C'est à travers ces tribulations que nos fautes sont effacées et que nous méritons d'aller directement au Gan Eden après notre mort.