Quiconque pleure et se lamente sur une personne juste (tsadik), tous ses fautes sont pardonnées.
[guémara Moed Katan 25a]
"À ce moment-là [avant l'arrivée du machia'h], le monde entier aura peur. Ils diront : "Peut-être qu'un déluge est venu détruire le monde, comme le dit le verset : "Hachem a régné pendant le déluge?" (Téhilim 29,10). L'Esprit divin leur répondra et dira : "Le roi suprême, Hachem, n'est venu que pour organiser un festin pour Ses enfants".
Il dira : "Je ne suis venu que pour régner sur le monde entier, comme le dit le verset (ibid.) : "Hachem régnera en roi pour toujours". Et pourquoi est-ce que je règne?
C'est parce que vous vous parez de vos bonnes actions et de votre étude de la Torah, comme le dit le verset : "Hachem donnera de la force à Son peuple, Hachem bénira Son peuple avec la paix" (Téhilim 29,11).
[Tana Débé Eliyahou - rabba - fin du chapitre 2 ]
Obligation d’être joyeux pendant Shabbath
+ Obligation d'être joyeux pendant Shabbath :
-> En ce qui concerne l'aspect de la joie le Shabbat, il est dit au nom de rav Shimshon Raphael Hirsch que bien qu'il n'y ait pas d'obligation de joie le Shabbat, la joie est l'essence même du Shabbat. Car le repos du Shabbat désintègre la barrière qui sépare l'amertume et la douceur, et naturellement, il ne reste plus que la joie pure.
Cependant, le Bahag stipule qu'il existe en fait une obligation de joie le jour du Shabbat.
Le séfer 'Hassidim (624) ajoute que, par conséquent, il est interdit d'être triste le jour du Shabbat.
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-> Le Yérouchalmi (Méguila 1:4) dit : "Lorsque la fête de Pourim tombe un jour de Shabbat, nous la reportons après le Shabbat, car il est dit à propos de Pourim : "Pour en faire des jours de festin et de joie" (Esther 9,22), ce qui signifie que sa joie dépend du beit din sur terre (qui fixe le jour de Pourim en fonction du calendrier lunaire et des années bissextiles) ; ce qui exclut le Shabbat dont la joie dépend du Ciel (le Shabbath est institué par Hachem depuis le premier de la Création)."
-> L'intention des décrets (le Shabbat, Roch 'Hodech et la mila) des grecs a été de supprimer la joie des juifs. Car nos Sages disent à propos de la mila (circoncision) que c'était une mitsva que le peuple juif ont accepté avec joie et accomplisse encore avec joie (Shabbath 130a).
Concernant Roch 'Hodech, les commentateurs expliquent que leur intention [en l'interdisant] était de supprimer toutes les fêtes de l'année qui dépendent de l'établissement de la nouvelle lune, qui sont toutes des moments où la joie est obligatoire.
De même, le Shabbat comporte un aspect de réjouissance, comme le disent les Sages (Sifri - Bamidbar 77,1) que le verset "ouv'yom sim'hatkhèm" (et pendant vos jours de réjouissance - Béaaloté'ha 10,10) fait référence au Shabbat.
Nous pouvons dire que la raison pour laquelle les grecs ont d'abord annulé les mitsvot qui tournent autour de la joie est qu'ils savaient que sans joie, le judaïsme dans son ensemble serait insoutenable.
[l'acronyme de : 'Hodech, Shabbath et Mila, est : sim'ha (joie). ]
Selon cela, il est approprié d'augmenter considérablement sa joie pendant les jours de Hanoucca [alors que nous commémorons la victoire sur les Grecs].
[en ce sens, le Rambam (Michné Torah - Hilkhot 'Hanoucca 3,3) décrit Hanoucca comme un moment de joie, de louanges et de remerciements. ]
[Guilyon Shemouat HaLévi ]
Les portes de la téchouva restent toujours ouvertes.
[midrach Dévarim rabba 2,6]
Léa a été capable d'exprimer la gratitude. En conséquence, elle a eu des descendants qui ont su être reconnaissants.
[midrach Béréchit rabba 71,5 ]
"Avraham s'avança et dit : "Vas-tu anéantir le tsadik avec le racha?" (Vayéra 18,23)
-> Le rav Sim'ha Bounim de Peshischa (Kol Sim'ha - Vayéra 18,19) observe que la requête d'Avraham en faveur des réchaïm de Sodome, aussi dramatique et inspirante qu'elle ait été, semble avoir été un exercice futile. Il a proposé que son accomplissement durable soit d'établir la position du tsadik comme celui qui peut défier et opposer son veto à la volonté du Ciel, pour ainsi dire.
Le Imré Emet suggère que la prière d'Avraham portera ses fruits dans un avenir lointain, lorsque Hachem restaurera et repeuplera les terres désolées de Sodome, comme l'a prédit le prophète Yé'hezkel.
[ "Et J'assurerai leur retour de captivité, le retour de Sodome et de ses filles et le retour de Samarie et de ses filles, et le retour de tes captifs au milieu d'elles" (Yé'hezkel 16,53) ]
"Je vais descendre et voir : s'ils agissent selon sa clameur qui M'est parvenue, alors [ce sera] destruction!" (Vayéra 18,21)
-> Le 'Hidouché haRim explique que la "descente" d'Hachem décrite ici n'est pas simplement une représentation anthropomorphique de Sa conscience des crimes de Sodome.
Au contraire, l'examen approfondi de Sodome par Hachem (pour ainsi dire) a généré une manifestation et une perception accrues de Sa Présence dans cette ville.
Cette atmosphère élevée était en quelque sorte une épée à double tranchant. D'une part, elle a suscité au sein de la population de forts sentiments religieux qui auraient pu être mis à profit pour obtenir le repentir.
D'autre part, le fait qu'ils n'aient pas profité d'une telle opportunité a été un affront flagrant à Dieu et a scellé leur destin à l'anéantissement.
"Il ne resta que Noa'h et ceux qui étaient avec lui dans l'Arche" (Noa'h 7,23)
-> Rachi, au nom du midrach, nous informe qu'alors qu'il se trouvait dans l'Arche, Noa'h fut frappé par le lion pour avoir tardé à lui apporter son repas.
-> Le Beit Israël (Likouté Yéhouda p.78) explique qu'il ne s'agissait pas d'une attaque insensée due à une faim primaire. Au contraire, pendant leur séjour dans l'Arche, Noa'h agit en tant qu'agent d'Hachem en assurant la subsistance de toutes Ses créatures.
Les animaux étant habitués à ce que leurs besoins soient satisfaits en temps voulu, le moindre retard dans l'exécution de cette responsabilité n'était pas simplement une défaillance personnelle de Noa'h, mais se répercutait sur Hachem, qu'il représentait.
C'est pourquoi, lorsque le lion se fit attendre, il fut bouleversé par cet affront à l'honneur du Ciel et réagit violemment.
Lien entre ‘Hanoucca et la Torah
+ Lien entre 'Hanoucca et la Torah (par le rav Yaakov Auerbach) :
Lors de l'allumage des bougies de 'Hanoucca, nous récitons :
-> le 1er jour uniquement : "chéé'hiyanou" : qui contient 11 mots ;
-> la bénédiction de : "léadlik nér 'hanoucca" : qui a 13 mots
[certains disent léadlik nér chél-'hanoucca (compte pour 1 mot)]
-> la bénédiction de : "chéacha nissim" : qui contient 13 mots.
[Selon le Kav haYachar, ces 2 bénédictions de 13 mots, réveillent les 13 attributs de miséricorde de D.
Le Ben Ich 'Haï remarque que les initiales de : "Léadlik Nér 'Hanoucca", sont aussi les initiales des mots : "Notsér 'Hessed Laalafim", qui est l'un des 13 attributs divins.
L'association de ces 2 bénédictions forme 26, guématria du Nom de Hachem qui permet d'éveiller la miséricorde divine.]
-> après l'allumage des bougies, on récite : "anérot allalou", dont pour certains, il y a : 49 mots.
=> Le nombre total de mots sur les 8 jours de 'Hanoucca est de : 11*1 + 13*8 + 13*8 + 49*8 = 611
La Torah (תורה) a une même guématria de : 611.
A 'Hanoucca, en allumant les bougies, c'est le feu de la Torah que nous allumons en nous-même, ainsi que dans le monde entier.
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+ La fête de ‘Hanoucca commence le 25e jour du mois de Kislev.
-> Le mot ‘Hanoucca peut se décomposer en : ‘Hanou (ils se sont reposés) et les lettres kaf et hé (soit 25) , signifiant : "ils se sont reposés le 25 du mois de Kislev".
Le nom (יהוה - Tétragramme) a une valeur de : 26.
On s'arrête le 25, afin d'aller chercher le 26 : Hachem.
'Hanoucca, c'est la fête où l'on dit : Hachem, c'est toi que je veux!
-> Le 25e mot de la Torah est le mot : "or" (lumière) .
Le 25e lieu d’arrêt des Bnei Israël durant la traversée du désert, suite à la sortie d’Egypte, est : ‘hachmona, qui fait allusion à : ‘Hachmona’im.
Le mois de Kislev est le 3e mois de l’année juive, et dans le 3e verset de la Torah, il est écrit : "Que la lumière soit, et la lumière fut !"
Dans le verset suivant cette création de la lumière, il est écrit : "D. vit que la lumière était bonne".
Les mots : "la lumière" se disent en hébreu : "ét aor" (את האור), dont la valeur numérique est de 613, comme les 613 commandements de la Torah, qui est notre lumière dans l’obscurité de ce monde …
D'ailleurs, d'après le midrach Béréchit Rabba (3 : 5) : Rabbi Shimon disait : "Le mot ‘lumière’ est écrit 5 fois [dans le 1er paragraphe de la Torah] correspondant aux 5 livres de la Torah."
-> "Tous ceux qui utilisent la lumière de la Torah; la lumière de la Torah les anime."
[guémara Kétouvot 111b]
-> On peut remarquer que les mots suivant ont les mêmes lettres :
-> la נשמה = néchama = l’âme ;
-> et שמנה = chmona = 8 (renvoyant à la durée de ‘Hanoucca) ;
-> et השמן = hachémèn = l’huile [d’olive].
-> "Car la mitsva est comparée à la bougie et la Torah est la lumière"
[Michlé 6,23 -> ki nèr mitsva véTorah or ]
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+ La Ménora (par le rav Yaakov Auerbach) :
Les 613 mitsvot de la Torah + les 7 mitsvot de nos Sages = 620 = guématria de "kéter" (une couronne - כתר).
Les termes : "kéter Torah" ont une valeur de : 1331, autant que : "Assérét hadévarim" (les 10 Paroles = les 10 Commandements).
Il est intéressant de noter que dans la Torah :
-> paracha Yitro : les 10 Commandements sont rapportés en 620 lettres ;
-> paracha Térouma : nous y trouvons le commandement de faire la Ménora, et il y a 483 lettres ;
-> au début de la paracha Tétsavé : on y donne les instructions sur ce qu'il faut faire avec cette Ménora, c'est une suite sur ce sujet. Il y a 137 lettres.
=> Ainsi, dans la Torah, le total de mots sur le thème de la Ménora est de : 483 + 137 = 620 lettres.
-> Si l’on respect la Torah, elle forme une couronne (כתר), sinon, elle se transforme en "karét" (כרת), retranché du monde.
Le miracle de la fiole d'huile, fait partie des miracles qui n'ont d'autre but que de montrer l'affection de Hachem pour Son peuple, et de lui envoyer une sorte de "baiser".
[Rabbi 'Haïm Chmoulévitch]
-> Le miracle de la fiole était une manifestation d'amour de D. vis-à-vis de Son peuple.
Après avoir écarté les Grecs au prix de nombreux sacrifices afin de rétablir la pureté et la sainteté en Israël, Hachem leur exprima Son affection en leur envoyant un miracle qui leur permit d'allumer à nouveau la Ménora.
[Rav Dessler]
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-> La guémara (Shabbath 22b) rapporte que la Ménora témoignait de la présence divine sur le peuple juif.
Lorsque le peuple était agréé par D., la lumière occidentale (nér hamaaravi) restait allumée toute la journée durant, bien qu'elle reçut la même quantité d'huile que les autres qui, allumées le soir, s'éteignaient au matin.
La victoire des 'Hachmonaïm permit de rétablir ce "témoignage", privilège qui fut retiré au peuple juif lorsque les Grecs souillèrent toutes les huiles du Temple.