Aux délices de la Torah

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La date de ‘Hanoucca dans la Torah …

+++ La date de ‘Hanoucca dans la Torah …

La fête de 'Hanoucca commence le 25e jour du mois de Kislev.

Le 25e mot de la Torah est le mot : "or" = lumière .

Le 25e lieu d’arrêt des Bnei Israël durant la traversée du désert, suite à la sortie d’Egypte, est : ‘hachmona. Cela rappel les : ‘Hachmona’im.

Le mois de Kislev est le 3e mois de l’année juive, et dans le 3e verset de la Torah, il est écrit : "Que la lumière soit, et la lumière fut ! "

Dans le verset suivant cette création de la lumière, il est écrit : "D. vit que la lumière était bonne".
Les mots : "la lumière" se disent en hébreu : "ét aor" (את האור), dont la valeur numérique est de 613, comme les 613 commandements de la Torah, notre lumière dans l'obscurité de ce monde ...

Il est écrit dans la Torah (paracha Noa’h 7,11-12) que le déluge commença "le 2e mois, au 17e jour du mois" (soit le 17 ‘Hechvan), et que : "la pluie fut sur la terre 40 jours et 40 nuits."
A quelle date, la pluie s'arrêta-t-elle?

D. mit fin aux souffrances du monde, en faisant que les eaux du déluge cessèrent le 25 Kislev !!

Ainsi, de même que les eaux du déluge cessèrent de se répandre le 25 Kislev, les influences dévastatrices des grecs prirent fin un 25 Kislev.

Tout comme il fallut encore un peu de patience et quelques batailles pour l’emporter définitivement sur la domination grecque, les eaux du déluge ne disparurent pas en un jour, mais progressivement. Il fallut pour cela un an.

Nous voyons ainsi que 'Hanoucca est l'expression du lien d'amour entre D. et Israël, et le fait que cette fête commence le jour du 25 Kislev n'est pas un hasard, mais bien l'expression de la volonté divine d'arrêter les souffrances de Son peuple à une date bien symbolique ...

 

Sources (b"h) : compilation/adaptation personnelle de dvar Torah du rav Benjamin Blech et du rav Mena'hem Berros.

La prière = notre alimentation spirituelle …

+ La prière = notre alimentation spirituelle …

"La prière est bénéfique pour l'âme comme les aliments nourrissent le corps.
La bénédiction de chaque prière accompagne l'individu jusqu'à la prière suivante, tout comme la force dérivée du repas qu'il a consommé [le matin] le soutient jusqu'au repas du soir."

[Rav Yehouda Halévi - Séfer Hakouzari]

"Plus le monde est développé, plus l'intellect est détruit."

[Rabbénou Béh'ayé – ‘Hovot haLévavot - Cha’ar Prichout – chap.7]

Les êtres humains d'autrefois n'étaient peut-être pas aussi avancés que nous d'un point de vue technologique, mais ils possédaient une sensibilité au monde spirituel qui nous fait défaut aujourd'hui.
[le fait de toujours plus sembler maîtriser le monde physique, n'allant pas de pair avec une relation pleine d’humilité avec D.]

Il est d’ailleurs écrit dans la guémara (Shabbath 112b) :
"Rabbi Zeira dit au nom de Rabba bar Zimouna : “Si les générations passées étaient comme des anges, alors nous sommes comme des hommes ; s'ils étaient comme des hommes, alors nous sommes comme des ânes...” "

"La joie principale de laquelle l'homme doit se réjouir, c'est la joie d'être juif."

[le Zohar]

"Toute prière ressentie comme un poids perd son caractère de supplication."
[guémara Béra'hot 28b]

Le rav Chakh disait :
"Il faut passer de devoir faire sa prière au besoin de la faire.

Ce sentiment peut être suscité si l'on pense au Téhilim (145) :
"D., Lui seul pourra nous venir en aide efficacement, car Il est le Tout-puissant et il est proche de quiconque l'invoque sincèrement. Il accomplit le désir de ceux qui le craignent."

[... Quelle joie, quelle chance de pouvoir prier à D.!!]

[le rav de continuer : ] Dans le sidour de mon enfance, je m'étonnais de ce que la amida fût précédée de la mention :
"Ici, il [le fidèle] pensera qu'il est seul au monde, démuni de tout, abandonné de tous ..." "

Le rav Pinkous exprimait l'idée que la prière est un moment où l'on s'imagine le pire pour sa vie, qu'on en fait part à D., ne s'en remettant qu'à son aide miséricordieuse, afin d'espérer vivre le meilleur.
[à l'image de quelqu'un qui est sur le point de se noyer, et qui pour seul espoir prie de tout cœur à D. pour être sauvé du pire ... ]

Le rav Chakh disait aussi qu'avant tout, il faut : "Ne jamais lancer des expressions telles que "je n'y arriverai jamais!", mais être toujours prêt à repartir à zéro car : "le juste tombe 7 fois ... et se relève" (Michlé 21,16)"

Ayons toujours plein d'envies, d'espoir de faire de belles/grandes choses de notre vie, et en parallèle à nos actions, utilisons au maximum l'indispensable pouvoir de nos prières afin d'y arriver.

La mézouza & le shalom bayit …

+ La mézouza & le shalom bayit ...

Au sujet de la fixation d'une mézouza, le Choul'han Aroukh (Hilkhot Mézouza 289) rapporte une divergence sur la façon de la positionner sur le montant de la porte. Certains considèrent qu'elle doit être fixée verticalement et d'autres affirment qu'elle doit l'être horizontalement.
Le Rema conclut qu'il faudra la fixer de biais, afin de satisfaire les 2 opinions.

-> Le Rav Yissa'har Frand dit :
"La mézouza est apposée sur le montant de la porte de la maison, qui est le foyer juif créé par l'homme et la femme.
Le fait qu’elle soit penchée "enseigne" au couple comment parvenir au shalom bayit (la paix dans le foyer).
Chacun doit être prêt à "se pencher vers l'autre" et à faire des concessions, ainsi ils pourront fonder une famille juive en toute harmonie. "

-> D'une façon identique, le rav Aryeh Levine enseigne :
"Lorsqu'un couple nouvellement marié arrive dans leur maison ou appartement pour la 1ere fois, la 1ere mitsva qu'il voit est la mézouza accrochée de façon penchée au montant de la porte [d'entrée].
La mézouza les appelle et leur enseigne que le compromis est la manière idéale avec laquelle un mari et une femme doivent conduire leur vie ensemble.
Ils peuvent avoir 2 opinions dans chaque situation, mais si un couple est prêt à se courber et à faire des compromis, alors au final ils réussiront."

Le rav Aryeh de conclure : "Si vous voulez vivre ensemble et profiter d'une magnifique vie de couple, alors vivez là avec l'état d'esprit de la mézouza penchée, recherchez toujours un compromis, et vous verrez alors à quel point cela peut être merveilleux!"

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[on peut éventuellement illustrer cela ainsi : une personne qui rentre dans une voiture doit se courber, s'abaisser mais ensuite elle peut voyager loin.
Si une personne se dit : "moi jamais de la vie je me courbe, jamais je ne m'abaisserai, ... tu sais qui je suis!", alors au final elle reste à pied, et ira beaucoup beaucoup moins loin et en plus en souffrant (pas de climatisation, pas de musique, pas de siège, efforts de marcher, ...)

De même dans notre vie de couple si on sait se courber, alors on peut aller ensuite tellement plus loin, et dans des conditions merveilleuses!]

Un des décrets des Grecs envers le peuple juif – La corne de bœuf

+ Un des décrets des Grecs envers le peuple juif - La corne de bœuf :

Les décrets grecs n’avaient pas toujours un objectif pratique ; ils étaient parfois symboliques.

Le principe : "[Les Grecs] dirent au [peuple juif] : "Ecrivez pour vous-mêmes sur une corne de bœuf que vous n’avez aucune part dans le D. d’Israël." "
[Béréchit Rabba 2,4]

Le Rabbi ‘Haïm Friedlander (Sifté ‘Haïm – vol.2) a écrit :
"Pourquoi les Grecs ont-ils décrétés que cela soit écrit spécialement sur une corne de bœuf, et pourquoi ne pas l’avoir écrit aux portes des maisons juives au vu et au su de tous ?

Le Maharal explique que les Grecs voulaient rappeler aux Juifs la faute du veau d’or, à cause de laquelle [les Grecs conclurent par erreur que] D. méprisait maintenant les Juifs et leur retira leur statut de peuple élu.

Cependant, la vérité est que D. a choisi les Juifs éternellement et les aime indépendamment de toute action ou de tout événement particulier.
Même après cet incident, ils restèrent Son peuple. […]

… Le but des décrets grecs était d’obscurcir la vision du peuple juif en tant que peuple élu, sanctifié pour D., précieux et différent de toutes les autres nations.
C’est la raison pour laquelle ils décrétèrent que les Juifs ne pouvaient pratiquer la circoncision et observer le Chabbat, car ces mitsvot sont des signes de l’alliance entre D. et Son peuple, sanctifiant leurs corps à D. (par la circoncision), et le temps (avec Shabbat).

Les Grecs instituèrent ces lois afin d’invalider la grandeur des Juifs et de les rendre égaux à toutes les autres nations."

"Essav dit : "J'ai beaucoup". " (Vayichla'h 33,9)

Alors que Yaakov dit : "J'ai tout", Essav ne dit jamais qu'il a "tout.

Tout ce qu'il possède n'est jamais assez et il désire toujours davantage : "Celui qui a une mesure en veut deux". (=> plus on a, plus il nous manque ...)
Yaakov, quant à lui, est satisfait de son sort : ce qu'il a, c'est déjà "tout" et il ne désire pas davantage.
[Rachi : c'est beaucoup plus que ce dont j’ai besoin.]

Dans le même sens, le Rav Eliyahou Lopian avait l'habitude d'expliquer au nom du 'Hafets 'Haïm, les paroles du roi David : "... ceux qui cherchent D. ne manqueront jamais de ce qui est bon." (Téhilim 34,11).
Comment cela se peut-il? Ne voyons-nous pas souvent des êtres vertueux souffrant de la faim et de nombreux tourments?

La réponse est : tout est affaire d'attitude.
Acceptant leur lot sans récrimination ni plainte, ces gens ne sentent aucun manque.

A ceux qui cherchent véritablement D., rien ne fait défaut.

Source (b"h) : compilation issue du "mayana chel Torah" du rav Friedman et du "Talelei Oroth" du rav Rubin

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+ "Ceux qui aspirent à D. ne manquent de rien" (Téhilim 34,11)

-> Le rav Eliyahou Lopian expliquait :
Il n'a jamais été dit que les hommes fidèles à D. possèdent concrètement tout le bien, puisque la réalité prouve quotidiennement que la plupart d'entre eux n'ont effectivement pas de grandes richesses ... Cependant, selon les Téhilim, ces hommes ne manquent d'aucun bien, car ils savent se satisfaire de leur condition.

C'est en ce sens que le roi Salomon dit (Michlé) :
- "Le tsadik mange et apaise sa faim ..." = c'est-à-dire qu'il se rassasie de ce qu'il possède.
[ Selon la définition des Pirké Avot (1,4) : "Quel est l'homme qui est riche? Celui qui est heureux de ce qu'il possède".
"L'homme est tenu de bénir D. pour le mal [qui le frappe], de la même manière qu'il Le bénit pour le bien" (michna Béra'hot 9,5) = selon rabbi Shmelké de Nikolsbourg, il s'agit d'éprouver un tel contentement de son sort, au point de ne plus voir la difficulté que renferment les épreuves (je suis dans les mains de papa Hachem tout ne peut être que pour mon bien!). ]

- alors que : "... le ventre des réchaïm leur fait défaut" = comme s'il leur manquait un second ventre pour combler leur désir.
Même lorsque toutes leurs convoitises sont comblées, ces hommes restent à jamais insatisfaits, car il leur manquera toujours un "ventre" pour jouir davantage.

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-> Le rav Wolbe (Alé Chour) enseigne que : cela renferme une leçon essentielle pour tout homme intègre dans ses aspirations spirituelles : ne jamais laisser les excès matériels prendre place dans son foyer, afin que ses objectifs ne soient jamais de posséder "beaucoup", mais seulement d'avoir absolument "tout", car ce "tout" signifie vivre à proximité de Hachem, se rapprocher toujours plus de Son Créateur.

"J'ai habité avec Lavan" (Vayichla'h 32,4)

-> Rachi d'expliquer ces paroles de Yaakov : "Et j'ai observé les 613 commandements sans apprendre de ses mauvaises actions."

-> Le rabbi Méir Shapiro de Lublin de dire que Yaakov se plaint intérieurement :
J'ai certes observé les 613 commandements, mais je n'ai pas appris de Lavan à accomplir les mitsvot avec un enthousiasme semblables au sien lorsqu'il commet ses mauvaises actions.

-> On a demandé un jour au 'Hidouchei haRim : "Pourquoi les réchaïm réussissent si bien dans leurs mauvaises voies? Le mensonge ne devrait pas pouvoir exister!"

Il a répondu : "Les réchaïm agissent certes pour le mensonge, mais ils le font avec conviction.
Les bnei Israël, accomplissant les mitsvot, agissent certes pour la vérité mais ils ne le font pas avec toute l'ardeur voulue ..."

 

Source (b"h) : le "mayana chel Torah" du rav Friedman

Remplir nos arrosoirs, afin de faire fleurir les arbres de la vie …

+++ Remplir nos arrosoirs, afin de faire fleurir les arbres de la vie …

+ Il est écrit au début de la Torah (Béréchit 2,5) : "Aucun produit du champ n’était encore dans la terre et aucune herbe ne poussait encore, car D. n’avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’homme pour travailler la terre."

Rachi s’interroge : Et pour quelle raison D. n’avait-Il pas fait pleuvoir ?
" Parce qu’il n’y avait pas d’homme pour travailler la terre = il n’y avait pas d’homme pour apprécier les bienfaits de la pluie.
Lorsque l’homme arriva, il reconnut que la pluie était nécessaire.
Il pria pour elle et il plut … "

A l’image de notre journée qui commence par exprimer notre gratitude, remercier D. (modé ani), le début de la Création du monde exprime l’importance suprême de cette notion qui doit précéder toute chose.

Nos Sages disent que des milliers de bienfaits sont destinés à un homme, mais que D. attendra qu’il les Lui demande avant de lui envoyer.
Il suffit alors de prier !!

Nos Matriarches ont eu beaucoup de difficultés pour enfanter.
Nos Sages de dire (guémara Yébamot 64a) : "D. prend plaisir aux prières des justes".

L'histoire vraie suivante va nous aider à appréhender davantage ce concept ...

Pendant de longues années, Yo’haï et sa femme n’arrivaient pas à avoir d’enfant.
Ils priaient de tout leur cœur, mais sans succès.
Même quand "le désespoir se présentait à la porte", ils n’abandonnaient pas et continuaient à espérer, suivant les conseils de la Torah : "Espère en D., renforce et affermis ton cœur et espère en D. (de nouveau)" (kavé el Hachem ‘hazak véya'amets libé’ha vékavé el Hachem).

Un nuit, Yo’haï fit un rêve étrange : il était dans un verger où poussaient de nombreux arbres.
Certains étaient fleuris, portant même des fruits, et d’autres complétement nus, comme en plein hiver.
A côté de chaque arbre sec était posé un arrosoir : certains étaient pleins au trois quarts, d’autres à moitié pleins ou encore presque vides.

Yo’haï s’approcha d’un arbre, prit un arrosoir rempli à ras bord, le versa et vit au même moment que des fleurs, puis des fruits ; commençaient à pousser sur l’arbre …

Il se réveilla, raconta à sa femme ce drôle de rêve, et elle lui révéla qu’elle avait fait le même rêve.
Pour l’interpréter, Yo’haï et sa femme se rendirent chez le sage et juste de la ville : Rabbi Akiva.

Il leur expliqua que tous ces arbres représentent toutes les familles d’Israël, et que les fleurs et les fruits symbolisent leur descendance.
Avant de faire fleurir un arbre, D. attend qu’il y ait assez d’eau dans l’arrosoir.
Cette eau symbolise les pleurs et les prières de chacune des familles.

"Puisque vous n’avez pas perdu espoir et avez continué de prier, votre arrosoir est aujourd’hui plein, et vous aurez aussi une descendance … et pas n’importe laquelle."

L’année suivante la femme de Yo’haï enfanta un fils qu’il appela Chimon, mieux connu sous le nom de Rabbi Chimon Bar Yo’haï.
Cela valait la peine d’attendre …

 

Source (b"h) : compilation & adpatation personnelle de dvar Torah du "Néfech Yéhoudi"