Aux délices de la Torah

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Arbre fruitier & érudits en Torah

-> Le verset (Kédochim 19,23) dit à propos de la mitsva de la orlah : "Lorsque vous arrivez dans le pays et que vous plantez un arbre fruitier".

-> Le Ohr ha'Haïm HaKadoch explique que ce verset peut être interprété comme faisant référence aux érudits en Torah, car nous constatons qu'un érudit en Torah est parfois comparé à un jeune arbre ou à un arbre.
Ce verset nous dit qu'en entrant en terre d'Israël, nous devrions avoir pour objectif principal de planter et d'élever des érudits en Torah. L'air de la terre d'Israël rend sage et purifie l'âme, ce qui permet d'atteindre des niveaux élevés dans l'étude de la Torah.

Shavouot = notre jugement sur la spiritualité

+ Shavouot = notre jugement sur la spiritualité :

-> Il existe 4 périodes de jugement dans le monde : à Pessa'h, ce sont les céréales qui sont jugées, à Shavouot ce sont les fruits de l'arbre, à Roch Hachana ce sont tous les êtres humains tandis qu'à Souccot c'est l'eau qui est jugée. [Roch Hachana 16a]

Pour quelle raison la Torah nous a demandé d'apporter deux pains à Shavouot?
Parce que Shavouot est le temps du jugement relatif aux fruits de l'arbre. Ainsi, Hachem a déclaré : "Apportez devant Moi les deux pains à Shavouot afin que soient bénis en votre faveur les fruits de l'arbre". [Roch Hachana 16a]

=> D'après ceci, la fête de Shavouot se caractérise par deux éléments majeurs : le jugement des fruits de l'arbre et le don de la Torah.
Quel rapport existe-t-il entre les fruits des arbres et le don de la Torah?

-> Le Chlah hakadoch (sur Shavouot chap.nèr mitsva - ot.9) écrit au nom du Tolaat Yaakov que la fête de Shavouot est le jour où sont jugés les fruits des arbres.
Il s'agit ici d'une allusion aux âmes d'Israël qui représentent les fruits issus de l'Arbre de la vie de Hachem. C'est durant ce jour sacré que les âmes sont jugées selon le temps consacré à l'étude de la Torah et à l'accomplissement des commandements.
Voici ses paroles sacrées :
"Durant cette fête, l'homme a le devoir de se réjouir davantage car c'est en ce jour que nous avons mérité la couronne de la Torah ... La joie doit être spirituelle, nourrie de reconnaissance et de louanges pour le Nom d'Hachem, qui nous a donné la Torah.
On devra éveiller notre cœur à se sanctifier et à rectifier nos actes pour pouvoir être couronné par la Torah, en l'accomplissant et en étudiant durant la journée et la nuit car ce jour de sainteté est un jour de jugement.
En ce jour, le monde est jugé sur la Torah qui a été donnée, de même qu'est évalué chaque instant perdu qui aurait pu lui être dédié".

-> C'est à ce propos que le rabbi Minder (Ktivé Kodech) écrit qu'il avait l'habitude d'être saisi d'une plus grande crainte, durant la fête de Shavouot, que durant Roch Hachana, parce que le jour du jugement de Roch Hachana concerne essentiellement la matérialité tandis que durant la fête de Shavouot, le jugement est centré exclusivement sur la spiritualité, à savoir si l'on s'est consacré à la Torah et à l'accomplissement des commandements, comme il convient.

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-> Selon le Zohar ('hadach 260a) : la Torah est comparée au pain, comme il est écrit : "Venez, mangez de Mon pain" (Michlé 9,5). Ainsi, nous apportons le 50e jour, jour du don de la Torah, deux pains : la Torah écrite et la Torah orale.

-> Le Sfat Emet (sur Shavouot) explique que les deux pains de Shavouot correspondent au pain du ciel et au pain qui vient de la terre. En effet, le pain qui provient du ciel est la Torah écrite, qui nous a été transmise directement par Hachem, alors que le pain de la terre correspond à la Torah orale qui fut dévoilée par les Sages du peuple juif et étudiée de génération en génération. Ces deux aspects de la Torah sont mis en lumière le jour de la fête.

La crainte d’Hachem

"Le début de la sagesse est la crainte d'Hachem" (Téhilim 111,10).

-> La crainte d'Hachem est la première étape de la sagesse. L'homme peut atteindre ce niveau par lui-même. Comme le dit la guémara : "Tout est décrété dans le Ciel, sauf la crainte du Ciel, comme il est dit : "Que vous demande Hachem, sinon de Le craindre?" (Béra'hot 33b sur Ekev 10,12).
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La crainte d'Hachem est la clé pour obtenir la sagesse, la connaissance et la compréhension de toutes les autres mitsvot ...
Néanmoins, il est impératif d'ajouter la sagesse à la crainte d'Hachem.
La crainte d'Hachem agit comme un récipient auquel la sagesse peut être ajoutée. En ajoutant de la sagesse, l'homme améliore la qualité de sa crainte d'Hachem, ce qui lui permet d'obtenir encore plus de sagesse.

Il existe différents niveaux de crainte d'Hachem. Le niveau préalable est celui de la honte.
Lorsque rav Yo'hanan ben Zakaï était sur son lit de mort, ses étudiants l'ont supplié de les bénir.
Il répondit : "Que Hachem veuille que vous ayez autant de crainte pour Lui que vous en avez pour les hommes."
Ils furent stupéfaits et dirent : "Et pas plus que cela?"
Rav Yo'hanan répondit : "Si seulement il en était ainsi! Les gens fautent en privé afin que les autres ne soient pas témoins de leur acte" [guémara Béra'hot 28b ]

C'est le niveau fondamental de la crainte : éviter la faute de crainte d'être vu dans une situation embarrassante.
"Pour que vous mettiez la crainte de Lui devant vous-mêmes, afin que vous ne péchiez pas? Cela fait référence à la honte" (guémara Nédarim 20a).
L'homme s'abstient de fauter en présence d'autres personnes. Il est certain qu'il devrait s'abstenir de fauter lorsque l'Être omniscient est témoin de ses moindres faits et gestes.

Ces sentiments de honte ne doivent pas nous dissuader de servir Hachem. Au contraire, nous devrions nous réjouir de l'occasion qui nous est donnée de Le servir. Cependant, nous devons réaliser que c'est la bonté et la compassion d'Hachem qui nous permettent de Le servir, et non nos propres mérites. Comme l'explique le midrach (Torat Cohanim - Chémini), cette situation est comparable à celle d'une femme fiancée au roi, mais trop gênée pour l'approcher. Sa sœur lui dit : "Prends de l'assurance! C'est pour cette raison que tu as été fiancée à lui".
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 4,1]

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[à un autre niveau, on peut imaginer que toute notre famille, tous nos ancêtres, ... seront réunis après notre mort pour voir la vidéo de notre vie. Peut-on imaginer notre honte lorsqu'ils verront toutes nos fautes, ou bien souhaitons nous offrir un "spectacle" dont ils seront fiers de nous pour l'éternité?! ]

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-> "Le résultat de l'humilité est la crainte d'Hachem" (Michlé 22,4).
En effet, le but de l'humilité est d'aider une personne à atteindre le niveau de crainte d'Hachem. Tant que l'humilité d'une personne n'est pas complète, sa crainte d'Hachem ne peut être parfaite.
Et la source de tout cela est la sainte Torah. Comme le dit le verset, "Au commencement de la sagesse est la crainte d'Hachem" (Tebillim 111,10). Cela signifie que le but ultime de la sagesse est d'acquérir la crainte d'Hachem.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 6,1]

Lorsqu'une personne décide de se rapprocher d'Hachem, Hachem insuffle à son foyer un esprit d'harmonie afin qu'aucune discorde ne naisse de son adhésion aux mitsvot.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 1,12]

Mieux vaut du pain sec [mangé] en paix qu'une maison pleine de festins [accompagnés] de disputes.
[Michlé 17,1 ]

Celui qui se focalise principalement sur l'amélioration de soi se réjouira les jours où les challenges sont les plus difficiles.
[rabbi Yossef Yozel Hourvits - le Alter de Novardok ]

De la même manière que l'eau éteint le feu, le silence invalide la force de la colère.
[Pélé Yoets - Kaass ]

A chaque instant où l'homme se retient de dire un propos interdit, il mérite une lumière cachée qu'aucun ange ou autre créature ne peut se représenter. 
[Gaon de Vilna - Iguéret HaGra ]

Rechercher les transgressions et rechercher le bien sont deux qualités admirables, à condition que la première se concentre sur soi-même et que la seconde vise son prochain. 
[rav Lévi Its'hak de Berditchev ]

Un faux humble se considère comme insignifiant et considère tous les autres aussi insignifiants que lui-même.
[rav Shalom de Belz]