Aux délices de la Torah

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Au moment de la résurrection des morts, Hachem va guérir le peuple d'Israël de tous ses défauts physiques ou spirituels. En effet, à cause des transgressions, l'âme a été endommagée et ces dommages se répercutent sur le corps même de l'homme.
Ainsi, un homme qui commet des transgressions de manière régulière est voué à être frappé d'un défaut physique, précisément sur le membre par lequel il a fauté. C'est lors de la résurrection des morts que sera totalement épurée sa faute et réparés tous les dommages causés à son âme.
Par conséquent, même le corps, qui constitue une enveloppe corporelle pour l'âme, sera réparé et guéri du défaut qui lui a été causé.
[ rabbi Moché Cordovéro - dans son commentaire sur le Zohar ]

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-> Pour quelles raisons les hommes sont-ils atteints de défauts? Pourquoi certains naissent aveugles ou avec un handicap interne comme le dysfonctionnement d'un organe?
Il est rapporté dans le Zohar (Nasso 123b) que toute personne qui endommage ses actes détériore du même coup l'image de D. qui réside sur lui. Le Nom de l'Eternel יהוה ne peut résider là où il y a un défaut : aussitôt les forces des klipot (forces du mal) se saisissent de cet espace qui devient obscur.
Ainsi, lorsque l'homme porte atteinte à l'image de D., du fait de ses fautes, celle-ci se retire, de sorte que le dommage en question s'inscrit dans les mondes supérieurs, tout comme dans notre monde, où ce dommage sera visible sur le corps même de l'homme.
L'auteur de ces méfaits deviendra aveugle, sourd, muet ou encore boiteux car le dommage est inscrit dans son corps ainsi que dans son âme. De ce fait, les anges de service s'éloignent de cette personne et ne lut apportent pas de protection car ils savent pertinemment que le dommage qu'il a commis écarte la présence du Roi de tous les rois, béni soit son Nom.
L'obscurité s'étant répandue, elle attire des anges de destruction qui sont appelés serpents et scorpions qui se rapprochent de cette personne et le frappent de morsures matérialisées par les souffrances que l'homme va subir dans sa vie. Par exemple, si cette personne a réussi à s'enrichir honnêtement, sa fortune diminuera car le mauvais penchant lui prend de son abondance et la lumière émanant des mondes supérieurs, résultant de toutes sortes de mérites et de ses bonnes actions, sera en partie altérée, puisée par les anges de de destruction causés à la personne.

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-> La guémara (Soucca 2a) rapporte qu'il existe un zivoug qui dépend des actes.
Le Gaon de Vilna (sur le Tikouné Zohar - 31a) explique qu'il s'agit du zivoug entre le corps de l'homme et l'âme. Autrement dit, c'est en fonction de ses actes antérieurs que son corps sera défini.

-> Il faut comprendre qu'il existe des handicaps qui peuvent être physiques mais également spirituels, se matérialisant par des altérations intellectuelles comme des phobies.
Par exemple, si l'homme a peur de monter dans un bateau sans raison apparente, c'est parce que son âme se souvient d'avoir été noyée dans sa réincarnation précédente.

[nous ne devons pas interpréter négativement un handicap d'autrui, mais on peut avoir à l'idée que notre monde implique une notion de réincarnation, d'impact grave de nos fautes si nous ne faisons pas téchouva, ...
L'idée est que le monde à une profondeur qui nous dépasse infiniment (puisque venant d'Hachem), et qu'au final nous ne comprenons pas grand chose. ]

En règle générale, il est interdit de mettre Hachem à l'épreuve pour vérifier si Ses paroles sont vraies (voir Vaét'hanan 6,16).
Néanmoins, le prophète promet : "Amenez toute la dîme à la maison du trésor ... et soumettez-Moi à cette épreuve ... [vous verrez] si Je n'ouvre pas pour vous les cataractes du ciel si Je ne répands pas pour vous la bénédiction au-delà de toute mesure" (Malakhi 3,10).
Le verset parle de la dime (charité, tsédaka) destinée aux pauvres, qui doit être prélevée sur des bénéfices, le salaire et tout autre gain annexe ...
Celui qui accomplit cette mitsva peut s'attendre à la richesse et à l'abondance. Celui qui la garde pour lui risque de perdre tout le reste.
[séfer 'Hassidim 144]

La grandeur de Moché = aimer chaque juif

+ La grandeur de Moché = aimer chaque juif :

-> Hachem témoigne de la fidélité de Moché Rabbénou, en disant : "De toute la maison, c'est le plus dévoué" (Béahaloté'ha. 12,7).
C'est le seul prophète à propos duquel il est dit : "Je lui parle face à face, dans une claire apparition, sans énigmes. C'est l'image de D. même qu'il contemple" (Béahaloté'ha. 12,8).
Nos Sages (midrach Dévarim rabba 11,7) nous enseignent que Moché est à moitié homme et à moitié D.

=> Aucun être humain n'a été défini de la sorte. Pourquoi Moché mérita-t-il d'être qualifié ainsi?

Le rav 'Haïm Vital écrit :
Moché mérita tous ses degrés [spirituels très très élevés] uniquement parce qu'il aimait le peuple d'Israël et partageait ses souffrances, comme nos Sages nous l'enseignent : "Il alla parmi ses frères et fut témoin de leurs souffrances" (Chémot 2,11).
Rachi commente qu'il s'appliquait de tous ses yeux et avec tout son cœur et souffrait avec eux. Ce fut ainsi le début de Moché Rabbénou.

"[Et Yossef nomma son fils aîné Ménaché, ce qui signifie : ] car Hachem m’a fait oublier toutes mes peines et tout ce qui était dans la maison de mon père" (Mikets 41,51).

-> Il semble que le père de Yossef l’ait formé pour qu’il soit saint et pur, afin qu’il se consacre uniquement à la avodat Hachem comme un nazir.
Yaakov pensait que la raison d’être de Yossef dans ce monde serait telle. Cependant, Hachem fit en sorte que Yossef accomplisse une mission tout à fait différente : diriger les affaires gouvernementales de l’Égypte. Il était nécessaire que Yossef oublie qu’il était destiné à être une personne sanctifiée, séparée du peuple.
Il accepta avec joie ce décret céleste ... Une fois qu’il eut intégré que cela lui avait été décrété par le Créateur, il fut alors en mesure de remercier Hachem de lui avoir accordé la force d’accepter sa nouvelle vocation : sanctifier le nom d'Hachem, sans penser qu’une telle mission était indigne de lui et qu’il aurait dû se conduire conformément à ce qu’on lui avait enseigné dans la maison de son père, c’est-à-dire mener une vie de sainteté.
[rav Moché Sternbuch - 'Hokhmah Vadaat ]

La confiance de Yossef

Le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi) écrit que lorsque la Torah dit [à propos de Yosef] "et il est resté là en prison" (Vayéchev 39,20), c’est pour enseigner que Yossef n’a pas cherché à échapper à sa situation, car il avait été décrété par Hachem qu’il devait s’y trouver.
Cela est comparable au midrach (Shir HaShirim raba 1,1), qui commente le verset : "Vois un homme assidu dans son travail" (Michlé 22,29) en disant qu’il fait référence à Yossef, le louant d’avoir servi Potiphar de manière appropriée, méritant ainsi sa liberté.
Cela nécessite une explication : est-ce là un fait louable pour Yossef ? [N’est-ce pas simplement une question d’intégrité élémentaire?]
Le Sfat Emet (cité dans Sifté Tsadik) explique que la raison pour laquelle Yossef a pu servir Potiphar comme il se doit est simplement qu’il avait confiance que tout ce qui lui arrivait était la volonté d'Hachem, et qu’il acceptait les défis avec amour. S’il n’avait pas accepté la réalité et s’il avait cherché des moyens d’échapper à sa situation, il aurait immédiatement désespéré et aurait été incapable d’accomplir son travail fidèlement.
[Mi'hchat Chemen - paracha Vayéchev - p.223 ]

Avoir conscience de la valeur de chaque mitsva

-> Lorsque Hachem sépara [lors de la Création] les eaux supérieures des eaux inférieures, les eaux inférieures s’écrièrent : "Nous voulons être devant le Roi". Hachem les consola par les mitsvot de nissou'h hamayim (libation des eaux) et de la brit méla'h (l'alliance de sel).
[voir Rashi (Vayikra 2,13) qui explique qu’une alliance fut conclue avec le sel au cours des six jours de la Création, lorsque les eaux inférieures (celles des océans) reçurent l’assurance qu’elles seraient offertes sur l’autel sous forme de sel et d’eau lors de la cérémonie de "la libation d’eau" à Souccot.]

Nous devons nous demander : comment se fait-il qu'un peu d’eau une fois par an (à Souccot) puisse consoler les eaux inférieures? Cette petite quantité n’est rien comparée à l'immensité du restant de eaux inférieures qui ne serait pas proche d'Hachem.
Le Sfat Emet (Souccot 5651) explique que l’on voit ici qu’il faut se réjouir de chaque petite mitsva, car cela a suffi à convaincre l’océan tout entier qu’il n’était pas éloigné d'Hachem.
[Béer Haparacha ]

L’essentiel et le superflu

+ L'essentiel et le superflu :

-> On raconte sur le 'Hazon Ich qu'il priait toujours Min'ha Guédola (la prière de l'après-midi peut se faire dès la mi-journée) dès que l'heure de cette prière arrivait.

L'un de ses disciples le questionna : "Rav, selon la Halakha pure, il est préférable de prier Min'ha Kétana et non Min'ha Guédola. Pourquoi le Rav prie-t-il Min'ha Guédola?"
Le Hazon Ich lui répondit : "Tu as raison, mais je ne peux pas m'en empêcher! Dès qu'arrive le moment de la prière, mon âme explose de joie à l'idée de pouvoir m'adresser à Hachem!"

C'est la différence entre les hommes pieux et le reste du monde : certaines personnes ont comme pôle d'intérêt principal la nourriture, le sommeil ... et à côté, ils prient et étudient, car ils sont tenus de le faire.
Chez les tsadikim, c'est exactement l'inverse : l'étude et la prière sont leurs priorités, leur désir profond. Ils mangent et dorment, car c'est une obligation.

Yaakov et Lavan & l’enterrement de Rabbi Yéhouda haNassi

+ Yaakov et Lavan à l'enterrement de Rabbi Yéhouda haNassi :

-> Le Talmud de Jérusalem (Kilayim 89) raconte que lorsque Rabbi tomba malade et souffrit, les habitants de Tsipori promirent que celui qui annoncerait que Rabbi était mort serait passé au fil de l'épée.

Lorsque Rabbi décéda, Bar Kapara sortit la tête de la fenêtre. Sa tête était recouverte et ses habits déchirés. Il leur dit : « Les justes d'ici-bas et les archanges attrapent les Tables de la loi (allusion à Rabbi), mais ce sont les archanges qui se sont emparés d'elles ». Ils lui demandèrent :
Rabbi est-il mort? Il leur répondit: c'est vous qui l'avez découvert. Ils déchirèrent alors leurs vêtements. Le bruit qui retentit couvrit une distance de trois Milin.

Rabbi Na'hman au nom de Rabbi Mana a dit: de nombreux miracles eurent lieu ce jour-là. C'était le soir de Chabbat et tous se rassemblèrent dans les synagogues pour lui faire une oraison funèbre. Ils déposèrent son cercueil dans dix-huit synagogues et ils l'enterrèrent à Beth Chéarim. Le soleil resta dans le firmament, à savoir que le jour s'allongea, pour que chacun puisse arriver dans la maison de Rabbi, remplir un fût d'eau et allumer une bougie en son souvenir. Les gens commencèrent à souffrir de la situation. Ils se demandaient s'ils avaient ou non transgressé Chabbat. Une voix céleste sortit et dit: celui qui a peiné pour participer à l'oraison funèbre de Rabbi a le monde futur d'assuré, excepté le laveur, qui avait l'habitude de venir chaque jour chez Rabbi et qui n'est pas venu ce jour-là !

En entendant ces paroles, le laveur sauta du toit, tant sa peine était grande et il mourut ! Une seconde voix céleste retentit : « Même le laveur est invité au monde futur ! »

Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada) soulève un problème (Kétoubot 103b) : qui a permis au laveur de se suicider ? On ne peut pas expliquer comme le Maharit qu'il sauta du toit, car il avait profané Chabbat. D'un côté, il s'agissait d'une faute involontaire, mais même cette faute, il ne l'avait pas transgressée puisque le soleil ne s'était pas couché. Et pour les enfants d'Israël qui souffraient, il ne s'agissait là que d'une crainte. Qui permit donc au laveur de se suicider ? Ce laveur était, en fait, un grand érudit.
Étant donné qu'il se rendait chaque jour chez Rabbi, il apprit donc forcément de lui les secrets de la Torah.

Il me semble qu'il ne s'est pas jeté du toit d'une grande hauteur. Il dut même faire en sorte de retomber sur ses pieds, sans subir de dommage. Il voulait juste se fouler le pied, pour expier sa faute de n'avoir pas accompagné Rabbénou Hakadoch à sa dernière demeure.
Mais Hachem le fit tomber sur la nuque, ce qui lui fut fatal ! Ce qui signifie qu'il n'avait pas eu l'intention de se suicider.

Je n'avais jamais compris ce passage du Talmud de Jérusalem : tous raccompagnèrent Rabbi, sauf le laveur. Quelle importance s'il n'avait pas participé à la Lévaya ?... J'ai cherché des années une explication, jusqu'à ce que je lise l'enseignement du Rama de Pano qui nous révèle que ce laveur était en fait Lavan Haarami.

Le Arizal nous enseigne que Rabbi est une étincelle de l'âme de Yaakov Avinou, c'est pourquoi il fut nommé Rabbi Yéhouda Hanassi.
Nassi sont les initiales de Nichmato Chel Yaakov Avinou. Puisque Lavan Haarami avait occasionné beaucoup de dommages à Yaakov Avinou, une voix céleste sortit en disant : celui qui participe à l'enterrement de Rabbi, étincelle de l'âme de Yaakov Avinou, est invité dans le monde futur, excepté le laveur, étincelle de l'âme de Lavan Haarami, qui l'avait fait souffrir.
[rav Barou'h Rozenblum]

"L'Honneur d'Hachem remplit le Michkan" (Pékoudé 40,34)

-> Nos Sages enseignent que Betsalel, qui a fabriqué le Michkan, avait connaissance des Noms Divins qu'Hachem a utilisés pour créer le ciel et la terre.
Le premier verset de la paracha de Pékoudé dit : « Voici les dénombrements du Michkan, Michkan de témoignage ». En hébreu, ce verset se dit : " אלה פקודי המשכן משכן העדות ".
Rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi) dit que ce verset fait allusion à ces Noms Divins que Betsalel a utilisés pour fabriquer le Michkan. Quand on prend les premières lettres des mots : " אלה פקודי המשכן ", on obtient les lettres אפה de valeur numérique numérique 86, correspondant au Nom א-ל-ה-י-ם. Les dernières lettres, הין ont la valeur numérique 65, correspondant au Nom א-ד-נ–י.
Puis, quand on prend les mots " משכן העדות ", les premières lettres forment le mot מה de valeur numérique 45, correspondant au Nom Divin écrit ainsi : יוד – הא – ואו – הא .
Enfin, les dernières lettres, נת , de valeur numérique 450, correspondent à 10 fois ce Nom Divin de valeur numérique 45. Ainsi, tous ces Noms Divins éclairaient dans le Michkan et concouraient à faire résider la Présence Divine.
Le nombre total de tous ces Noms constituait la somme de 646 (86 + 65 + 45 + 450).
D'autre part, le mot Michkan (משכן), quand chaque lettre est écrit au complet, cela donne : מם שין כף נון.
La valeur numérique de toutes ces lettres s'élève également au chiffre de 646 (40+40+300+10+50+20+80+50+6+50 = 646).
Cela est en allusion dans le verset : "L'Honneur d'Hachem remplit le Michkan". L'Honneur d'Hachem fait référence à la sainteté des Noms Divins qui ont participé à la fabrication du Michkan, dont la valeur numérique s'élève à 646.
Quand le Michkan est rempli, c'est à dire que le mot Michkan est écrit de façon complète, chaque lettre étant écrite pleinement, cela donne la même valeur numérique : 646.
Ainsi, "L'honneur d'Hachem (646) remplissait le Michkan (646)".

Téfilines & mer Rouge

+ Téfilines & mer Rouge :

=> Quand les Bné Israël ont-ils commencé à mettre les téfilines?

-> "Les eaux se dressèrent en muraille à leur droite et à leur gauche" (Béchala'h 14,22).
"À leur droite" : il s'agit de la mézouza, "à leur gauche" : ce sont les Téfilines.

Le midrach continue : au moment où les enfants d'Israël descendirent vers la mer, l'ange Gabriel descendit avec eux et les entoura et les protégea comme une muraille. Il déclarait, se tournant vers la mer : prêtez attention aux enfants d'Israël, qui vont recevoir la Torah, à la droite de D.
À gauche, il disait : prêtez attention aux enfants d'Israël, qui vont mettre les Téfilines, à leur gauche. Et devant elle, il disait: prêtez attention à ceux qui vont conclure une alliance devant eux. Et derrière eux, il disait : prêtez attention à ceux qui vont mettre les Téfilines et les Tsitsiot derrière eux.

Nous déduisons de ce Midrach que ce qui protégea les enfants d'Israël et leur permit de traverser la mer sont les Téfilines, qu'ils mettront à l'avenir, la Torah qu'ils recevront, la Brit Mila, les Tsitsiot et le nœud des Téfilines, derrière leur tête.

Le langage du Midrach souligne bien qu'à l'avenir, ils mettront les Téfilines, uniquement après avoir reçu la Torah, en Sivan.
Quant à la Brit Mila, ce n'est pas clair, car le Midrach nous enseigne qu'ils concluront à l'avenir cette alliance, alors qu'ils se sont déjà circoncis en Égypte pour pouvoir manger le sacrifice de Pessa'h.

Dans Otsar Hatéfilot, il est rapporté au nom du Maharil Diskin un enseignement très intéressant à propos de ce qui est dit à la fin des Hochaanot, chaque jour : « Comme Tu as sauvé des innocents de l'esclavage, Tu les as extirpés des mains de leurs oppresseurs, ainsi sauve-nous ! Comme Tu as délivré les noyés de la mer, Tu as fait traverser la mer à Tes bien-aimés, ainsi délivre-nous ! »

Quand le peuple d'Israël commença-t-il à observer la Mitsva des Téfilines ? Le Gaon Rav Yéhochoua Leib Diskin de Brisk nous enseigne qu'après avoir mangé le sacrifice, il leur restait beaucoup du temps jusqu'à la sortie d'Égypte. Moché leur lut le passage « Kadech Li », « Véhaya Ki Yévihakha ». Il leur parla de la Mitsva des Téfilines :
« Véhaya Léot Al Yadékha Oulétotafot Ben Einékha ». Ils confectionnèrent tout de suite des Téfilines à partir des peaux des animaux du sacrifice et de leurs tendons. Dès lors, ils marchaient tout le temps, couronnés par cette Mitsva.

« Tu as fait traverser la mer à Tes bien-aimés : Yékarékha » : nos Sages expliquent (Méguila 16a) : « Vikar: ce sont les Téfilines », grâce à eux, ils furent épargnés du courant de l'eau.

Selon le Maharil Diskin, le soir du Séder, Moché Rabbénou ordonna aux enfants d'Israël la Mitsva de « Kadech » et de « Ki Yéviakha ».
L'auteur du poème, en écrivant les vers, pensait aux peaux avec lesquelles ils confectionnèrent les Téfilines et au fait qu'ils aient traversé la Mer Rouge avec eux sur leur tête.