Paracha Bo

– « Vous garderez les matsot car en ce jour-là précisèment, J’ai fait sortir vos armées du pays d’Egypte … » (Bo 12,17).

Rashi commente ce passage : « afin qu’elles ne fermentent pas. Rabbi Yochiya a dit : ne lis pas matsot mais mitsvot. De même qu’on ne doit pas laisser fermenter les matsot, on ne doit pas laisser fermenter les mitsvot. Lorsqu’il se présente à toi l’occasion d’en accomplir une, saisis la immédiatement ».

Le Rambam (Guide des égarés) fait remarquer que toutes les mitsvot concernant Pessa’h, transmises dans la paracha Bo, viennent enseigner la leçon de « l’empressement dans les mitsvot ».
C’est uniquement au sein d’une telle dynamique (empressement dans la continuité des mitsvot) qu’il est possible de grandir sans cesse pour se rapprocher de D.
A la fin de chaque mitsva, il faut rechercher à en faire une autre afin de maintenir une spirale qui nous fait grandir de niveau en niveau vers D.

« Il ne sera pas vu chez toi du Hamets et il ne sera vu chez toi du levain dans tout ton territoire » (Bo 13,7).

Le Hamets qui gonfle symbolise l’orgueil.
Le Hida nous enseigne que selon la Torah en ce qui concerne l’orgueil, il n’y a pas à suivre la voie moyenne.

Même la plus infime quantité est à exclure. La matsa est basse et humble.

De même, avec l’orgueil il faut se montrer intransigeant devant la plus infime quantité.

+ Quelques biscuits pour Shabbath :

1°/ « Pour multiplier Mes prodiges en terre d’Egypte » (Bo 11,9)
Rabbi Israël de Schklov raconte sur son maître le Gra qu’il savait découvrir où chacun des grands d’Israël se trouvait en allusion dans la Torah.
En prenant les initiales hébraïques de ce verset (« Rabot Moftaï Beerets Mitsrayim »), on forme le mot Rambam (Moshé ben Maïmon), qui a été le 2e homme prodigieux de la terre d’Egypte après Moshé (« de Moshé de la Torah jusqu’à Moshé ben Maïmon, personne ne s’est levé comme Moshé »),
Le Rambam est mort à Fostat, qui fut la 1ere capitale de l’Egypte.

2°/ Avant que les Bnei Israël sortent d’Egypte, les 4/5e du peuple sont morts durant la plaie de l’obscurité. Quelle est la raison pour laquelle tant de juifs sont morts?
Le Hatam Sofer explique que la mort de ces juifs en Egypte n’était pas un châtiment, mais la miséricorde de D. envers eux afin de laisser en vie seulement les personnes qui resisteraient à la dernière épreuve.
1ere épreuve = lors de la plaie de l’obscurité, les Bnei Israël devaient résister à l’envie de prendre pour salaire de leur esclavage les trésors des égyptiens en profitant du fait qu’ils ne voyaient pas et ne pouvaient pas bouger. Ils devaient se dominer et ne rien prendre!
2e épreuve = lors de la nuit de la plaie des premiers-nés (nuit du séder), il y a eu un grand cri dans toute l’Egypte. Les Bnei Israël ne devaient ni vérifier ce qui se passait, ni contempler la vengeance contre leurs ennemis les égyptiens. Ils devaient rester derrière une porte close!
D. savait que les 4/5e du peuple ne pourraient surmonter cette 2e épreuve. Grâce à Sa miséricorde, Il a préservait ces juifs d’une mort future pour de mauvaises raisons.

3°/ La valeur numérique de la paracha BO (3e paracha du livre de chémot) est de 3. Cela aide à se souvenir qu’elle relate les 3 dernières plaies.

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