+La paracha débute et s’achève sur le thème de l’exploration :Torah = « … et vous n’explorerez pas (vélo tatourou) à la suite de votre coeur et à la suite de vos yeux, par lesquels vous vous égarez » (fin de la paracha chéla’h lé’ha ch.15 ; v.39).
Rashi : Lo tatourou est de la même racine que mitour haAretz (l’exploration de la terre – « véyatourou ét eretz kéna’an » – début de la paracha chéla’h lé’ha ch.13;v.2).
Le coeur et les yeux sont les explorateurs du corps, et ils se font des agents pour les péchés : l’oeil voit, le coeur désire et le corps commet la faute (Rashi citant le Midrach Tan’houma).

Le Beer Yossef demande : comment se fait-il que, que l’ordre est différent entre Rashi (oeil et ensuite coeur) et la Torah (coeur et ensuite corps)?
Qui est à l’origine de la faute : le coeur ou les yeux?

Il répond en disant que Rashi décrit le processus de la faute (« les yeux voient, le coeur désire et le corps faute ») et la Torah décrit le processus de réparation de la faute (« ouz’harten oto » = et vous vous rappellerez des mitsvot d’Hachem …).
Le Rambam affirme à ce sujet = « les mauvaises pensées ne viennent que dans un coeur vide de Torah ».

Dans la paracha vayéchev (épisode où Yossef est jeté dans le puit par ses frères), nos Sages y voit la même idée.
« Le puit était vide, il n’y avait pas d’eau » (vayéchev ch.37, v.24).
La Torah est comparée à l’eau.
Ainsi, si l’homme contient de la Torah, il est comblé et serein à l’image d’un puit rempli d’eau.
A l’inverse, s’il ne contient pas de Torah, il sera alors inévitablement dérangé par de mauvaises pensées ou des tentations (comme dit Rashi sur le verset : il n’y avait pas d’eau mais des serpents et des scorpions), même contre sa volonté.
Ainsi, le secret pour empêcher l’homme d’avoir dans son coeur de mauvais désir est de remplir son puit d’eau = s’imbiber d’étude de Torah et de Mitsvot.

On trouve une allusion à cette idée dans le célèbre verset :
« Torah tsiva lanou Moshé moracha kéhilat Yaakov » (la Torah nous a été ordonnée par Moshé, héritage pour l’assemblée de Yaakov).
Guémara Béra’hot : ne lis pas « moracha » (héritage) mais plutôt « méoracha » (fiançée).
Pour être protégé du Yétser Hara, il faut être comme un ‘hatane (jeune marié) qui est comblé, qui ne pense qu’à sa kalla (jeune épouse), ne laissant plus de place au Yetser Hara.

Avec l’aide de D., que l’on puisse mériter de vivre au quotidien une vraie et intense relation d’amour avec la Torah et qu’on puisse ainsi mettre un panneau « ne pas déranger! » au Yetser Hara. Amen!

Shabbath Shalom et que D. fasse que ce Shabbath soit le plus agréable et le plus générateur d’un flux de béra’ha (mékor aBéra’ha) pour vous, vos proches et tout le klal Israël. Amen !

[Texte adapté du néfech yéhoudi]

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