‘Hannoucca & Téchouva

+ ‘Hannoucca & Téchouva :

Dans la Guémara Shabbath 21b, on remarque que le mois de Kislev (כִּסְלֵו ) est écrit avec un youd, et est alors l’acronyme des mots composant le verset de la Torah : « Vayomer Hachem shala’hti kidvaré’ha » (Bamidbar 14;20 – Paracha Chéla’h Lé’ha) = « Et D. dit : J’ai pardonné selon ta parole. »
Cela nous apprend que ‘Hanouca est aussi un temps pour la Téchouva et pour le pardon divin.

Il est écrit dans les livres (comme dans Taamei aMinhaguim p.363) que ‘Hanoucca est la « guémar a’hatima » = l’achévement du processus (qui a commencé en Tichri) par lequel les juifs sont scellés et inscrits pour la nouvelle année.

On trouve une allusion à cela dans le verset : « bézot yé’houpar avon Yaakov » (Isaïe 27,9 – « voici comment sera effacée l’iniquité de Yaakov »)
Le mot « bézot » est une référence à zot ‘hanouka.
Dans le verset précédent, le prophète nous dit que jusqu’à « zot » ‘hanouka, les fautes des juifs sont pardonnées.

On trouve une autre allusion à cela dans la discussion entre les frères de Yossef avec leur père Yaakov, à lors retour d’Egypte, afin d’y acheter de la nourriture : « ki loulé itmamanou ki ata shavnou zé pa’amayim » (= « car si nous ne nous étions pas attardés, nous serions, à présent, [déjà] revenus 2 fois » – Paracha Mikets 43;10, paracha qui est très souvent lue pendant la période de ‘Hanoucca).

Les lettres du mot ‘loulé’ permettent de former le mot ‘Eloul’, qui est le mois par excellence de la Téchouva.

Le verset peut ainsi signifier :
ki loulé itmamanou = si nous ne nous sommes pas attardés à faire Téchouva pendant le mois d’Eloul ;
ki ata shavnou zé pa’amayim = nous avons encore 2 autres chances de faire Téchouva : durant le mois de Tichri et à ‘Hanoucca.

Profitons particulièrement de cette période pour faire un bilan/le point sur sa vie, afin de maintenir allumée notre bougie intérieure (malgré le vent de l’environnement extérieur qui cherche à l’éteindre), et permettre à notre entourage de profiter de cette lumière pure.

‘Hag saméa’h!!

 

Source : traduction & adaptation personnelle de commentaires sur ‘Hannoucca de Rabbi Moshe Bogomilsky

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