Les prières de ‘Hannouca

+ Les prières de ‘Hannouca :

1°/ On remarque que les 2 bénédictions (léadlik + chéassa nissim) ont chacune 13 mots, formant un tout de 26 mots, correspondant au nom divin dans son attribut de miséricorde (le Tétragramme).

Ainsi, en récitant les 26 mots de ces 2 bénédictions, nous affirmons que tous les événements de ‘Hannoucca ont eu lieu grâce à la miséricorde divine et nous remercions D. abondamment pour cela.

2°/ Durant ‘Hannnoucca, nous allumons 36 bougies + 8 autres pour le chamash, soit 44 bougies en tout.
Le Zohar (1;77b) dit que lorsqu’il y a un réveil d’en-bàs (itarouta deletata), cela évoque un réveil d’en haut (itarouta dele’eila).

Lorsque l’on allume les bougies, D., pour ainsi dire, allume Lui aussi les bougies, doublant le total des bougies allumées, soit : 88 (44*2).

Les 3 premières lettre de « léadlik nér ‘Hanoucca » = lamed + noun + ‘hét :
= ont pour valeur numérique 88, correspondant aux 88 bougies allumées en-bas et en-haut ;
= ces 3 lettres sont aussi les 1eres lettres de : « nafchénou ‘hikéta l’Hachem » = notre âme espère en D. [Il est notre aide et notre bouclier] (Téhilim 33;20)

Grâce à notre dévouement et à notre espérance en D., nous avons mérité que (Psaumes 124;7) :
« apa’h nichbar = le piège s’est rompu = le royaume d’Anthiochus a été détruit ;
véana’hnou nimlatnou » = et nous nous sommes enfuis.

En souvenir de cela, en-bas sur terre et en-haut au Ciel, pa’h bougies sont allumées (= 88 bougies, soit en chiffres hébraïques : pé et ‘hét = pa’h).

3°/ Où trouve-t-on dans la Torah une allusion aux 3 bénédictions que l’on récite le 1er soir de ‘Hanoucca?

Lorsque les juifs ont parlé, dans le désert, contre D. et Moshé au sujet de la sortie d’Egypte et de la manne, ils ont été mordus par des serpents (brûlants) comme punition.
Lorsque qu’ils ont ensuite exprimé des remords, D. a donné à Moshé les instructions suivantes : « assé lé’ha sharaf (fais-toi un [serpent] brûlant), véssim oto al ness (et place-le sur une perche) [quiconque aura été mordu, qu’il le regarde], va’haï (et il vivra!) » (Paracha ‘Houkat 21;8).

Ce verset possède une allusion aux 3 bénédictions récitées le 1er soir :
– « assé lé’ha sharaf » = correspond à la 1ere bénédiction : léadlik nér ‘hannoucca (allumer la bougie de ‘Hanoucca) ;
– « vessim oto al ness » = correspond à la 2e bénédiction : chéassa nissim (qui nous a fait des miracles) ;
– « va’haï » = la 3e bénédiction : shé’é’hiyanou (qui nous a gardé en vie).

Ainsi, les juifs ont été mordus par un serpent, et comme antidote, ils devaient regarder un serpent sur une perche pour guérir.
Nos Sages font remarquer que D. pouvait les guérir sans qu’ils regardent le serpent, mais dans ce cas, ils auraient alors attribué leur guérison à des causes naturelles.

De même, à ‘Hanoucca, on retient comme élément principal le miracle incontestable des 8 jours où la Ménora a brillé, car le reste peut trouver des explications dans le cadre de la naturalité du monde.

Profitons d’avoir la lumière de ‘Hanoucca pour voir clairement et sans doute possible, que toute chose dans ce monde à pour origine et dépend en permanence de D.

‘Hag saméa’h!!

 

Source : traduction & adaptation personnelle de commentaires sur ‘Hannoucca de Rabbi Moshe Bogomilsky

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