+ « Le Sage a le cœur (לֵב) à droite, le cœur du sot est à gauche. » (Kohélet 10;2)

On remarque que :
– les lettres qui précédent dans l’alphabet, les 2 lettres du mot lév (לֵב = cœur) sont les lettres : aleph et kaf.
Elles forment le mot : a’h = « seulement », que nos Sages qualifient de restrictif.
Dans l’alphabet hébraïque, le passage à une lettre antérieure se fait vers la droite.
Ainsi, « le Sage a le cœur à droite » = il se restreint, se veut modeste.

– de même les lettres qui suivent les 2 lettres du mot lév, sont : guimel et mèm.
Elles forment le mot : gam = « aussi », que nos Sages qualifie d’inclusif.
Dans l’alphabet hébraïque, le passage à une lettre suivante se fait vers la gauche.
Ainsi, « le cœur du sot est à gauche » = il veut tout ramener à lui et se prend pour plus grand qu’il n’est en réalité.

Sachons apprécier ce que nous avons et évitons de nous focaliser sur ce que nous n’avons pas.
Soyons conscient de notre place (et des capacités que D. nous donne), et commençons par nous changer nous même avant de vouloir changer le monde entier.
Sachons être Sage alors que le yétser ara veut faire de nous des sots.

+ Autre explication :
« Le Sage a le cœur (לֵב) à droite, le cœur du sot est à gauche. »

Un artisan tient les outils et les matériaux dont il a le plus besoin à sa droite, et les accessoires à sa gauche (en se basant sur le fait que la majorité des gens est droitière).

Comme le dit Rachi, un Sage a sa sagesse toujours prête à le guider dans le droit chemin pour son bien.
A l’inverse, le sot a une autre échelle de valeurs et rejette son intelligence au second plan.

Sachons, prendre du recul et être honnête avec nous même, afin de savoir si on est réellement sur le droit chemin.

Notre fin arrive rapidement et on aura tous (que l’on soit Sage ou sot) son cœur qui s’arrêtera de vivre, et il ne sera plus possible de réaliser quoique se soit.

A vous de voir quel chemin vous souhaitez laisser associé à vous pour l’éternité …

 

Sources : adaptation personnelle de dvar Torah issus du « Déré’h Emouna » de Rabbi Yaakov Chaoul Dwek (pour la 1ere explication) + commentaires Artscroll sur Kohélet (pour la 2e explication)

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