« Et Moshé faisait paître les brebis … il conduisit le bétail au fond du désert » (Chémot 3,1)

– « Moshé faisait paître les brebis » : cela renvoit au verset de Jérémie (50;17) : « Israël était une brebis pourchassée »

– « au fond du désert » (a’har amidbar) :
Le mot a’har peut se traduire par : après.
Ainsi « a’har amidbar » peut signifier = les lettres qui suivent celles du mot ‘midbar’ (מדבר – soit : noun suivant le mém ; hé suivant le dalét ; guimel suivant le beit ; chin suivant le réch).

Il est à noter que ces 4 lettres (נ-ה-ג-ש) = valeur numérique de 358 = valeur numérique du mot machia’h (משיח).

« Il conduisit le bétail au fond du désert » :
Ainsi, d’après le Kol Sim’ha, à partir du moment où Moché est nommé comme dirigeant du peuple juif, le « bétail » d’Hachem, il prend comme objectif : conduire les juifs au dévoilement du Machia’h (a’har amidbar!)

[Clin d’oeil :
Ces 4 lettres renvoient aux lettres inscrites sur une toupie à ‘Hanoucca, formant la phrase : « ness gadol aya sham ».
La toupie (de ‘Hanoucca) à l’inverse de la crécelle (de Pourim) est tournée par une force de la main du haut vers le bas, signe d’une aide divine miraculeuse (alors qu’à Pourim le miracle est bien caché dans les lois de la nature).

De même, un grand miracle (ness gadol aya sham) a permis aux juifs de sortir d’Egypte, et de chanter tous ensemble une shira à D. : Mi kamo’ha ba’élim Hachem (initiales du mot Makabi) !! ]
Il est intéressant de ramener une explication sur le fait que D., au buisson ardent, a demandé à Moshé d’enlever ses chaussures (Chémot ch.3 ; v.5).

En effet, le fait d’être sans chaussure rend toute personne très sensible à ce qui se trouve sur son chemin (même le plus petit débris peut nous faire ressentir de la douleur).
De même, D. a insisté sur l’importance de la sensibilité d’autrui.
En effet, un chef/maître du peuple juif doit être sensible même au plus petit détail concernant son peuple.

Source : traduction & adaptation personnelle de commentaires de Rabbi Moshe Bogomilsky (livre : védibarta bam)

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-> « Pendant toute la durée de l’exil, nous devons avoir foi en la venue prochaine du machia’h.
D. a montré à Moché que le buisson ardent ne se consumait pas, symbole qu’il est impossible d’éteindre la lumière d’Israël. »
[le Méam Loez – Haazinou 32,43]

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-> Le midrach enseigne que le buisson représente les juifs tandis que le feu symbolise l’oppression égyptienne qui n’arrivera jamais à détruire le peuple juif.
En apparence, on peut affirmer avec certitude que le buisson ne fait pas le poids face à un feu ardent, mais pourtant dans la réalité de la révélation à Moché il a tenu bon.
[de même que le buisson était en feu sans se consumer, de même le peuple juif pourra traverser des périodes très difficiles, sans jamais disparaître.
Les juifs sont au-dessus de la nature (le feu ne brûlant pas le buisson comme la nature laisse croire), puisque directement lié à Hachem, Créateur du monde.
De même que D. fait en sorte que le feu brûle, de même Il peut faire qu’il ne brûle pas!]

-> Pourquoi les juifs sont-ils comparés à ce buisson petit et épineux dans lequel Hachem s’est révélé à Moché?
De plus, les nations non-juives sont comparées à : « des épines coupées, que le feu réduit en cendres » (Yéchayahou 33,12).

Le Alshich haKadoch répond que durant son exil en Egypte, la nation juive s’est dégradée au point d’arriver au 49e niveau d’impureté, entraînant qu’ils ressemblaient aux autres nations du monde, et que les anges au Ciel ont demandé à Hachem : « En quoi sont-ils (les juifs) différents d’eux (les égyptiens)? »

Ainsi, quelle est la différence?
– Les non-juifs sont comme des « des épines coupées » sans racines, faisant qu’ils se consument facilement par le feu.

– Le peuple juif même lorsqu’il est similaire à des épines, il ressemble quand même à un élément unifié : un « buisson », avec des racines.
Quelles sont nos racines?
Elles ont été plantées par nos Patriarches, et elles nous assurent que nous ne serons jamais détruits jusqu’à la fin des temps.
Ainsi, même dans notre situation actuelle, avec toutes nos épines, avec notre hauteur très faible, notre aspect très sec (manquant d’eau de la Torah!), rien ne pourra jamais nous détacher de nos racines plantées par nos Patriarches.

=> Nous ne devons jamais baisser les bras, jamais sous-estimer notre valeur éternelle et infinie (puisque venant de D. Lui-même, d’ancêtres illustres!).
Nous devons investir nos forces à restaurer la gloire de Hachem à sa place légitime, et résister avec succès aux attaques de nos ennemis.

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-> « Les érudits en Torah sont comparés aux arbres fruitiers, tandis que les juifs simples sont comparés aux arbres et buissons ne portant pas de fruit.
La flamme du feu est apparue dans le buisson ardent, qui est comparé au juif simple. Cela nous enseigne que bien qu’un juif simple ne peut pas comprendre le sens derrière la réalisation des mitsvot ou les mots qu’il prononce pendant la prière, malgré cela il a toujours le feu de la sainteté qui brûle dans son cœur.
Ce buisson ne se consume pas : c’est-à-dire que le feu présent au sein de chaque juif ne peut jamais être éteint. »
[le Baal Chem Tov]

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