« Tout le bétail d’Egypte périt et du bétail des enfants d’Israël, pas un seul ne périt. Pharaon envoya [voir] et voici que du bétail d’Israël, pas un (ad é’had) n’avait péri, et le coeur de Pharaon s’endurcit et il ne laissa pas partir le peuple » (Vaéra 9;6-7)

La Torah dit qu’aucun bétail appartenant à des juifs n’est mort (verset 6).

On a rapporté à Pharaon (verset 7) : « aucun bétail appartenant à des juifs (mimikné Israël) n’est mort, sauf un (ad é’had = sans dire s’il fait parti des juifs ou non) [sauf un = traduction de ad é’had par le Midrach Rabba 11;14].

 

— Est-ce qu’il y a eu un bétail appartenant à un juif qui est décédé suite à la plaie?

 

Selon la hala’ha actuelle, c’est la mère qui transmet le statut de juif à son enfant.
Cependant avant le don de la Torah, c’était le père qui transmettait le fait d’être juif.

Shlomit (bat Divri) a conçu avec un égyptien un enfant (selon la ‘hala’ha à l’époque = non juif).
Le bétail qui est mort appartenait à cet enfant.

Pharaon pensait qu’étant le fils d’une juive et ayant vécu dans un milieu juif, il pouvait aussi être considéré comme juif.
Ainsi, il a utilisé cet élément pour se dire que la plaie était un échec car elle n’a pas frappé uniquement les non juifs.
Il a endurci son cœur et n’a pas libéré les juifs.

Faisons attention à ne pas être dans une optique de rechercher (comme Pharaon) toutes les bonnes excuses possibles (vraies ou fausses), afin de nous exempter de faire la volonté de D.

N’oublions pas, il est facile de se mentir à soi-même, mais D. qui voit tout et sait tout, n’est pas dupe.

Soyons sincèrement honnête avec nous-même et avançons en toute bonne foi dans le chemin de D., afin de mériter ce qu’il peut y avoir de mieux.

 

Source (b »h) : traduction & adaptation personnelle d’un commentaire de Rabbi Moshe Bogomilsky (livre : védibarta bam)

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