+ « Moché dit au peuple : « N’ayez crainte! Car c’est afin de vous mettre à l’épreuve que D. est venu, et afin que Sa crainte soit sur vos faces, pour que vous ne péchiez pas. » » (Yitro 20;17)

Moché commence par dire aux bné Israël de ne pas avoir peur, après quoi il leur annonce que « Sa crainte sera sur leurs faces ».
Comment comprendre cette apparente contradiction?

Le peuple avait la crainte du vacarme et du tonnerre qui ont précédé le don de la Torah et non de la présence de D. (cf. verset 20;15 : « et tout le peuple vit les sons et les flammes, et le son du chofar et la montagne fumante, le peuple vit ; ils tremblèrent, et ils se tinrent au loin. »)

Quand Moché a ordonné aux juifs de ne pas avoir peur des phénomènes auxquelles ils venaient d’assister (« N’ayez crainte! »), c’était pour les réprimander, et non pour les calmer.
Cette sorte de crainte n’était pas seulement injustifiée ; elle était interdite.
Seul D. devait être redouté ; rien ni personne d’autre (« que Sa crainte soit sur vos faces! »).

Craindre D. = une mitsva.
Le fait de craindre/s’angoisser sur autre chose que D. = un affront pour D.
La crainte de D. doit remplacer toutes les autres et les rendre injustifiées.

++ Dans le ‘Hovot haLévavot (ahava 6) :
= « Vis-à-vis de D., j’ai honte de redouter autre que Lui ».

++ Guémara Nédarim 20a :
= l’expression « que Sa crainte soit sur vos faces » = les hébreux seront confus, car celui qui craint véritablement D. est gêné à l’idée de redouter/craindre quoi que ce soit autre que D.

 

Source (b »h) : adaptation d’un commentaire issu du livre « Talélei Orot » du Rav Yissa’har Dov Rubin

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