« Ce fut, quand le roi vit (kir’ot) Esther la reine qui se tenait dans la cour, elle éveilla (nass’a) la grâce à ses yeux ; le roi tendit à Esther le sceptre d’or qui était dans sa main. » (Méguilat Esther 5;2)
+ Guémara Méguila 15b = « Rabbi Yo’hanan a enseigné : « 3 anges sont venus à la rescousse d’Esther à ce moment-là :
– un pour rehausser son cou ;
– un 2e pour déployer sur elle un fil de grâce [divine] ;
– et le 3e pour tendre le sceptre [d’or que tenait A’hachvéroch] »
Le Gaon de Vilna = il est fait allusion à ce miracle dans le verset même :- il est écrit « kir’ot (littéralement : « quand, voyant »), plutôt que « kaachèr raa hamélé’h » (quand le roi vit), montrant que cette vision fut miraculeuse.
En effet, après que l’ange eut relevé le cou d’Esther, on ne pouvait pas ne pas la voir.
Selon, le Imré Chéfer = cela renvoie au mérite de Yts’hak, qui tendit son cou sur l’autel pour être offert en sacrifice.- il est écrit ensuite « nass’a ‘hen » (littéralement : « porta grâce »), et non « matsa ‘hen » (trouva grâce), car elle « portait » la grâce sur elle, après que l’ange « eut déployé sur elle un fil de grâce divine ».
Selon, le Imré Chéfer = cela renvoie au mérite d’Avraham, qui avait comme trait dominant le ‘hesséd (or, il est dit à propos d’Esther : « un fil de ‘hesséd (grâce) fut déployé sur elle »).

– les 2 derniers mots de l’expression : « il tendit […] le sceptre d’or achèr béyado (littéralement : qui [est] dans sa main), sont en apparence superflus (s’il tendit le sceptre, c’est qu’il était dans sa main!).
Nos sages les interprètent comme signifiant que le sceptre était petit et se trouvait dans sa main, et que vint alors un ange pour l’étirer.
Selon, le Imré Chéfer = en souvenir de Yaakov, sur lequel il est écrit : « car avec mon bâton, j’ai traversé ce Yardèn » (Béréchit 32;12).

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+ Suite de la Guémara Méguila 15b = « … pour tendre le sceptre [d’or que tenait A’hachvéroch].
Et de combien l’a-t-il tendu [et allongé]?
Selon Rabbi Yirmeya, il l’a déployé sur 12 coudées ; selon certains, sur 16, selon d’autres, sur 24.
Dans un autre enseignement, il est question de 60 coudées, et c’est ce que l’on trouve au sujet du bras de la fille de Pharaon (cf.Chémot 2;5).  »

Selon le Maharcha :
– longueur de 12 coudées (soit environ 6 mètres) = le mot vayochèt (il tendit) est exactement le 12e de ce verset ;
– longueur de 16 coudées = le verset comprend 16 termes jusqu’à « charvit aza’av » (le sceptre d’or) ;
– longueur de 24 coudées = nombre total de mots contenus dans ce verset ;
– longueur de 60 coudées (soit environ 30 mètres) = le verset comprend 60 lettres jusqu’à « charvit aza’av » (le sceptre d’or).

Il est intéressant de noter que la guémara corrobore l’opinion selon laquelle le sceptre a atteint la longueur de 60 coudées, en rapportant : « c’est d’ailleurs, ce que l’on trouve au sujet du bras de la fille de Pharaon [Bit’ya] … »
Cet avis trouve également appui sur le fait que le verset relatant le sauvetage de Moché par Bit’ya (Chémot 2;4-5) comprend 60 lettres depuis : « La fille de Pharaon descendit se laver … » jusqu’à « elle envoya (vayichla’h) » sa servante.

Source (b »h) : dvar Torah du Rav Yissa’har Dov Rubin (dans son livre : « Talélei Orot »)

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