La sainteté de la nuit du Séder

++ La sainteté de la nuit du Séder – Péssa’h :

—> Le chla haKadoch = « la sainteté de cette nuit et de toutes ses prescriptions est très grande, car elle correspond au moment où D. nous a choisis parmi tous les autres peuples, et nous a sanctifiés par Ses commandements.
Il incombe donc de ne pas y parler de sujets qui ne relèvent pas de la Torah et des mitsvot.
Il faut aussi en avertir les membres de sa famille, dont chacun devra suivre mot après mot le déroulement du Séder tout en appliquant sa pensée à D.
Notre seule préoccupation doit être l’accomplissement des commandements liés à cette nuit et le récit des miracles en Égypte. »

—> Rabbi Akiva Eiger = « Pendant la nuit de Péssa’h, on doit se conduire dans la sainteté et la crainte du Ciel.
Il faut en même temps se réjouir que D. nous a donné l’occasion d’accomplir en cette nuit-là de nombreuses mitsvot. »

—> Le ‘Hida = « Un juif doit toujours faire en sorte que ses actions soient compatibles avec la hala’ha, tout particulièrement le soir du Séder.
Quoi que l’on fasse, il faut s’efforcer d’agir d’une manière acceptable selon toutes les opinions. Évitons les formes de conduite fondées sur les avis plus indulgents (koulot), surtout pendant la sainte nuit du séder! »

—> Le ‘Hida a dit aussi : « Comme elle est belle et plaisante l’habitude de ceux qui craignent D.!
Du kiddouch jusqu’à la fin du Hallel, ils n’émettent pas une parole de ‘conversation profane’, car la nuit entière est consacrée à la proclamation de l’unité de D., ce qui rend impossible toute interruption! »

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+ Allusion du Gaon de Vilna à ce sujet :

La 1ere des 4 questions est : « ma nichtana alaïla azé » – En quoi cette nuit est-elle différente?

Le mot ‘yom’ (le jour) est du genre masculin.
Le mot laïla (la nuit) est un féminin.

Le moment de l’accomplissement de presque toutes les mitsvot de la Torah est le jour, de même que les femmes sont d’habitude exemptées des commandements (mitsvot liées au temps), et que seuls les hommes y sont assujettis.
On remarque, que contrairement aux autres jours de l’année, les mitsvot du Séder, s’appliquent à la nuit, et non au jour.

Par ailleurs, dans cette 1ere question, il est écrit « alaïla azé » (—> azé = un masculin), et non « alaïla azot » (—> azot = un féminin).
Il y a dans cette question un passage du féminin (alaïla) au masculin (azé).

Ainsi, la Haggada demande au travers cette 1ere question :
« Quelle différence a cette nuit (mot au féminin) par rapport aux autres nuits, pour être appelée azé (mot au masculin), et qu’on doive y accomplir plus de mitsvot que d’habitude? »

== La nuit du Séder, n’est pas comme les autres nuits qui sont « féminines » et « manquent de mitsvot », mais est, au contraire, investie d’une sainteté spéciale qui la change complétement, de sorte que la Torah l’appelle le « jour ».

[ L’injonction de la Torah :
– Chémot 12;18 = « la nuit vous mangerez des matsot ».
– Chémot 13;8 = « bayom a’ou » – ce jour-là (les enfants posent des questions et leurs pères y répondent en montrant la matsa et le maror – selon l’injonction de ce verset : »léma’an » – c’est pour cela ].

Source (b »h) : compilation de divré Torah issus du livre « Talélei Orot » du Rav Yissa’har Dov Rubin

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