+ « Celle-ci est la loi (la Torah) [s’appliquant à] un homme, lorsqu’il mourra dans une tente. » (‘Houkat 19,14)

On va expliquer (b »h) ce verset de 2 façons différentes, au travers 2 guémarot …

1°/ Dans la Guémara Shabbath 83b, il est écrit :
Rabbi Yonathan a enseigné : « On ne doit jamais s’abstenir de paroles de Torah, pas même à l’heure de la mort, comme il est écrit : Celle-ci est la Torah, un homme, lorsqu’il mourra dans la tente. »

C’est ainsi, quelques semaines avant sa mort, à la fin de l’année 1797, le Gaon de Vilna était alité, en proie à sa dernière maladie.
Devant l’insistance de sa famille et de ses disciples, le Gaon finit par accepter de faire venir le célèbre médecin d’alors, Reb Yaakov Lubaschitz pour l’examiner.

Après l’auscultation, les membres de la maisonnée interrogèrent anxieusement le médecin.
« Où en est-il? », lui demandèrent-ils, en voulant parler évidemment de l’état de santé du vénérable malade.

Le spécialiste répondit : « Il en est au traité Kélim. »
En effet, quand il avait posé son oreille sur la poitrine du Gaon pour écouter ses battements de son coeur, il avait entendu sa faible voix énoncer cette partie du Talmud.
Jusque dans ses derniers instants, il n’a cessé d’étudier …

2°/ Dans la guémara Béra’hot 63b, il est écrit :
Reich Lakich a enseigné : « D’où sait-on que les paroles de la Torah se maintiennent chez celui qui se mortifie pour elle?
De ce qu’il est écrit [littéralement] : Celle-ci est la Torah, un homme, lorsqu’il mourra dans la tente [sous-entendu : de l’étude]. »

Lorsque quelqu’un étudie, il doit considérer qu’il est mort.
Les « soucis », tentations, … des vivants n’ayant plus aucun intérêt à ses yeux (puisqu’il est mort!), il peut alors s’adonner pleinement à la Torah.

Le ‘Hafets ‘Haïm avait l’habitude de dire que l’homme doit se figurer 3 choses :

——-> 1ere = On n’a plus qu’un jour à vivre.
=> en pensant que nous avons qu’un seul jour à vivre, nous faisons tout ce qui en notre pouvoir pour se repentir, pour opérer une téchouva authentique et sincère, et pour observer les mitsvot sans rien remettre au lendemain.

———> 2e = Seul existe le chapitre de la michna ou la page de la guémara que l’on est en train d’étudier.
=> en s’imaginant, que nous n’avons en tout et pour tout qu’un chapitre ou qu’une page à étudier, nous ne succombons pas à la paresse, ni ne se laissons séduire par l’argument du yétser ara, selon lequel nous devons nous épuiser encore longtemps pour pouvoir terminer ce traité.

———> 3e = On est le seul Juif au monde auquel D. ordonne d’observer la Torah, et de lui dépend le maintien de la Création entière.
=>en pensant que la Création tient sur nos seules épaules, nous nous renforcerons et empresserons d’agir, et nous ne prêterons pas attention aux objections du yétser ara, nous soufflant qu’il se trouve suffisamment de gens observant la Torah, grâce auxquels le monde continuera d’exister …

Source (b »h) : compilation personnelle issue du : « talelé Oroth » du rav Yissa’har Dov Rubin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code