« Et qu’il me donne la caverne qui est à lui, qui est au bout de son champ. Pour son prix plein qu’il me le donne, au milieu de vous, comme possession funéraire. »  (‘Hayé Sarah 23,9)

Les commentateurs attribuent de nombreuses raisons à l’insistance d’Avraham de payer le prix plein pour la caverne.
Le Steïpler fonde son explication sur un midrach (Béréchit Rabba 38,3) selon lequel : « Si ton prochain te sert un repas de lentilles, sers-lui en retour un repas de viande. Pourquoi? Parce qu’il a été bon pour toi en premier. »

Celui qui bénéficie d’une faveur est tenu de rendre le même service dans un plus large mesure.
C’est pourquoi, quand un homme d’une grande stature recueille un bienfait d’une personne malhonnête, il lui en sera toujours redevable.
Les exigences de celle-ci ne cesseront jamais, et le bénéficiaire de sa faveur ne fera que perdre prestige et influence.
Il aurait bien mieux valu ne jamais accepter ce service du tout.

Avraham était parfaitement conscient de ces conséquences, et c’est pourquoi il a insisté pour payer le prix plein.
Il ne voulait pas rester l’obligé de Efrone.

On raconte que Rav Yits’hak Zeèv Soloveitchik de Brisk était descendu un jour dans un hôtel d’une autre ville à l’occasion du mariage de son fils.
Avant de partir, il demanda la note.
L’hôtelier commença par refuser tout paiement de la part d’une aussi éminente personnalité, mais le Rav insista avec obstination.
Finalement, il paya intégralement le prix de sa chambre et s’en alla.

Il déclara plus tard : « On ne peut éviter de payer. Mais c’est avec de l’argent que cela coûte le moins cher! »

 

Source (b »h) : issu du « talélei Oroth » du rav Yssa’har Dov Rubin

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