+ Fauter plusieurs fois :
-> Lorsqu’une personne commet une faute, elle est confrontée à l’épreuve d’une autre faute, afin qu’elle soit incitée à se repentir, ce qui permettra d’expier la première faute.
Lorsque le yétser ara s’en rend compte, il tente de dominer la personne par cette seconde faute, mais même si elle succombe, Hachem la défend, comme le dit le verset : "Pour trois péchés d’Israël [je peux leur pardonner]" (Amos 2,6).
Cependant, une fois qu’une personne a déjà fauté trois fois, les trois niveaux de son âme (son néfech, son roua'h et sa néchama), sont pris au piège dans les klipot (forces du mal), et une faute en entraîne alors inévitablement une autre dans son sillage, et les chemins du repentir lui sont refusés, jusqu’à ce que D. ait pitié de lui.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 82]
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-> La guémara (Yoma 86b) utilise ce verset (d'Amos) pour affirmer que D. ne punit pas les deux premiers péchés d’une personne (voir Rambam - Téchouva 3,5).
Avec une troisième faute, cependant, on s’est déjà piégé soi-même dans la force de l’habitude, et notre repentance (téchouva) devient alors très difficile, comme nous le lisons dans le paragraphe suivant. On est ainsi tenu responsable de toutes les fautes successives, bien qu’elles puissent très bien être considérées comme commis sous la contrainte.
-> A chaque répétition d’un acte physique, l’influence de cet acte s’infiltre de plus en plus profondément dans l’âme.
-> Quelqu’un "pris dans les klipot" (écorces, coquilles) , ne se rend même pas compte qu’il est piégé. Tout comme les coquilles et les enveloppes dissimulent ce qu’elles renferment, les klipot empêchent de se voir clairement et objectivement.
-> Il n’est pas facile de changer une habitude, mais plus encore, une fois que l’on s’est habitué à un certain comportement, on a tendance à le rationaliser et à le justifier, ce qui rend difficile d’admettre que cette habitude doit être changée. Seule une introspection honnête et sincère permet de voir au-delà de cette auto-tromperie.