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Une réprimande constructive

+ Une réprimande constructive :

"Tu réprimanderas ton prochain" (Kédochim 19,17)

-> A partir de la double formulation du verset, "o'héakh to'héa'kh (ét amité'ha)" [ הוֹכֵחַ תּוֹכִיחַ], la guémara en déduit (Baba Métsia 31a) qu’une personne est tenue de réprimander une autre personne, même jusqu’à 100 fois.

Le Zéra Shimshon explique la formulation de ce commandement d’une autre manière.
La plupart du temps, un fauteur qui est réprimandé n’abandonne pas immédiatement ses mauvaises habitudes. Au contraire, la première réprimande qu’il entend émeut un peu son âme et le pousse à réfléchir à la manière d’améliorer sa conduite. Finalement, après avoir été réprimandé à de nombreuses reprises, il finit par changer ses habitudes.

Cependant, la manière dont le fauteur accepte la réprimande est un indicateur de la façon dont il acceptera les réprimandes futures et, par ailleurs, de la nécessité pour la personne de continuer à le réprimander jusqu’à ce qu’il change de comportement.

La différence réside dans l’attitude du fauteur envers celui qui le réprimande. Si la réprimande n’a fait que créer de l’animosité entre les deux, alors celui qui réprimande doit cesser de donner davantage de moussar, car il a désormais l’obligation de se taire et de ne pas dire quelque chose qui sera simplement ignoré (Yébamot 65b).

Cependant, si le fauteur comprend que la réprimande est motivée par l’amour (ce qui dépend souvent à la fois de la personne qui réprimande, et de la manière dont elle le fait, et également du caractère de celui qui est réprimandé), qu’il l’apprécie mais reste incapable de vaincre son yétser ara, alors celui qui réprimande doit continuer à le réprimander jusqu’à ce qu’il se repente.

Il semble que le Zéra Shimshon relise le verset comme suit : o'héakh (הוֹכֵחַ) = tu dois réprimander, mais pour décider si tu dois continuer à réprimander, cela dépend de "to'héa'kh ét amité'ha" (תּוֹכִיחַ אֶת-עֲמִיתֶךָ), tu dois réprimander ton prochain (quelqu'un que tu considère comme proche, importante, aimée, ... dans ton cœur), et si malgré la réprimande elle reste ton prochain, alors tu peux continuer à la réprimander.
[il ne suffit pas de vider son cœur en disant des réprimandes (c'est bon j'ai fait mon devoir!), nous devons être vigilant à l'état de l'autre, et s'assurer que notre réprimande ne lui est pas mal perçue, trop douloureuse, contre productive, ... ]

Sur cette base, le Zéra Shimshon explique un verset de Michlé d’une manière pédagogique et perspicace.
Le verset dit :"Celui qui méprise la réprimande hait son âme, et celui qui y prête attention acquiert un cœur" (Michlé 15,32).
Le Zéra Shimshon dit que la première partie du verset se comprend simplement : celui qui méprise la réprimande hait son âme.
Cependant, la deuxième partie fait référence à celui qui est disposé à écouter et à intérioriser le moussar (d’où le mot "prêter attention" dans le verset), même s’il ne peut pas se repentir immédiatement. Lorsque vous avez affaire à une telle personne, le Zéra Shimshon dit de ne pas perdre espoir et de ne pas abandonner, même s’il n’y a pas de changement immédiat, car tant que vous voyez que le moussar est accepté, sachez qu’un jour cette personne se repentira sans aucun doute. En attendant, chaque élément de moussar accepté l’aide à retrouver son cœur.

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