Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Parle aux Bné Israël : quand vous entrerez dans la Terrre, ... vous sèmerez votre champ pendant six ans" (Béhar 25,2-3)

-> Le Zéra Shimshon souligne que le verset commence au pluriel, "lorsque vous entrerez dans le pays" (ki tavo'ou él aarets), puis passe au singulier, "pendant six ans, vous semerez votre champ" (tizra sadé'ha).
Pourquoi la Torah procède-t-elle ainsi? La formulation et le temps de ces versets auraient dû rester soit entièrement au pluriel, soit au singulier, puisque Moché s’adresse au peuple juif dans son ensemble et que l’une ou l’autre formulation aurait pu convenir.

De même, il semble que la Torah ordonne à l’individu de travailler son champ, alors qu’en réalité il n’y a pas de mitsva de travailler la terre pendant les six années précédant la Chemita. La seule mitsva est que la terre doit se reposer la septième année.
Pourquoi la Torah formule-t-elle le commandement d’une manière qui donne l’impression que la mitsva inclut également le travail de la terre pendant les six années précédant la Chemita?

Le Zéra Shimshon explique cela comme suit.
Lorsque le machia'h viendra, le peuple juif n’aura plus à travailler. Son travail se fera tout seul. C’est ainsi que le monde avait été conçu avant qu’Adam Harichon ne mange de l’Arbre de la Connaissance.
De même, chaque fois que le peuple juif accomplit la volonté de Hachem, il est béni en ce que sa terre sera cultivée par d’autres en son nom (voir guémara Béra'hot 35b).
[selon la guémara (Shabbath 30b) : "Rabban Gamliel a enseigné que lorsque le Machia'h viendra, le sol de la terre d'Israël est appelé à donner des miches de pain déjà faites et des vêtements de laine fine,]

Cependant, si un individu n’agit pas comme il le devrait, il est tenu de cultiver sa propre terre. En effet, il n’a pas le droit de compter sur le même miracle que ses voisins et il ne lui est pas permis de rester les bras croisés et de faire peser ses besoins sur la collectivité. Il doit donc faire le nécessaire pour subvenir à ses propres besoins.
C’est pourquoi le verset commence au pluriel, car le repos de la terre est une mitsva pour tous. Et si le peuple juif fait ce qu’il doit faire, la terre sera toujours en état de repos, car elle accomplira son propre travail sans avoir à être travaillée par des humains ni par d’autres nations pour le compte des juifs.

Cependant, la Torah passe au singulier lorsqu’elle explique comment chacun doit cultiver son champ, car il peut en effet y avoir une personne qui est tenue de cultiver son propre champ et de ne pas compter sur la bénédiction dont bénéficie la nation dans son ensemble, puisqu’elle n’est pas juste (tsadik) ; elle est donc tenue de cultiver son champ et doit effectivement le faire.

<--->

-> sur cette notion d'effort à faire, de Chemita & Shabbath : https://todahm.com/2016/05/08/49860

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *