« Le jour où le Temple a été détruit était un jour de joie, puisque la grande dette causée par nos péchés, qui planait sur les juifs, a finalement été payée. »
[midrach Béréchit rabba 42,3]

-> La destruction du Temple a été un avantage pour Israël, puisqu’Hachem a, pour ainsi dire, laissé sortir Sa colère sur du bois et des pierre sauvant le reste d’Israël.
[midrach Eikha rabba 4,14]

[on est heureux à la conscience d’à quel point Hachem nous aime. En effet, malgré la gravité de nos fautes, Il préfère mettre Sa colère sur Sa sainte maison (le Temple), plutôt que sur nous-mêmes!]

-> Le rav Kanievsky fait ainsi remarquer que la méguilat Eikha aborde les souffrances subies par les juifs qui ont suivi la destruction du Temple, mais parle très peu de la destruction en elle-même.
La raison est que c’est uniquement ce qui en a suivi qui était véritablement mauvais : les souffrances humaines en résultant.

-> Ainsi, selon le Sfat Emet, on ne pleure pas la destruction du Temple de l’époque, mais le fait qu’il a été de nouveau détruit cette année à cause de nos fautes.

-> Selon le ‘Hatam Sofer, le jour du 9 Av est considéré comme un jour de fête, au cours duquel on ne récite par le Ta’hanoun.

Selon le Né’hamat Israël, c’est parce que ce jour nous rappelle que nous retournerons dans le futur aux jours d’antan, et c’est un réconfort qui perce à travers la douleur incessante.

[Oui, nous sommes inconsolables à l’idée que nos fautes ont provoqué encore cette année la destruction du Temple, mais à l’inverse de toutes les autres nations qui ont disparu, nous sommes éternels, preuve de la réalité de la promesse divine, et grâce à notre téchouva, nous allons revivre des sommets de proximité avec Hachem, comme à l’époque du 1er Temple.

Oui, nous sommes à terre, mais en faisant des pas vers D., Il nous prendra en pitié et nous ramènera tout en haut au près de Lui pour toujours. ]

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-> Les 2 premiers Temples ont préparé le terrain et servi de fondations pour le lieu de résidence final de Hachem.
[Yichma’h Moché]

Les bases sont en place, il ne manque plus que nos mérites pour que le 3e Temple descende du Ciel.

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-> D. a 2 noms principaux : Hachem et Elokim.
Le 1er indique l’Attribut de miséricorde, et le 2e Son Attribut de rigueur.

Il est étonnant que le nom Elokim n’apparaît jamais dans la méguila Eikha.
En effet, on y retrouve uniquement Hachem, signifiant qu’Il a jugé et puni le peuple sans avoir recours à Son Attribut de stricte rigueur.

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-> Le mot hébreu pour « bonté » est : חסד.

On va utiliser la guématria appelé « otiyot néélamot » (les lettres cachées), qui consiste à garder les lettres qui sont prononcées, mais pas écrites.

On a :
– le ח soit : חת (‘hét) => la lettre non dite = le ת ;
– le ס soit : סמך (samé’h) => les lettres non proponcées = מך ;
– le ד soit : דלת (dalét) => les lettres non dites = לת

Rabbénou Efraïm fait remarquer que la somme des lettres cachées du mot ‘hesséd (bonté) est égale à : 890, et cela correspond aux nombres d’années entre la sortie d’Egypte et la destruction du 1er Temple.

=> On retrouve l’idée que la destruction du Temple est un ‘hessed dissimulé de Hachem, pour lui permettre d’expier ses fautes.

-> b’h, voir également la notion que dans nos souffrances, Hachem souffre bien plus que nous : https://todahm.com/2016/08/22/quand-je-souffre-mon-papa-hachem-souffre-encore-plus-que-moi/

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-> Lorsque les nations du monde voient que le peuple juif est puni, elles s’en réjouissent, pensant qu’il n’est plus la nation choisie par D.
En réalité, c’est l’opposé qui est vrai. Ces décrets difficiles démontrent l’amour de Hachem pour les juifs, et sont une preuve que nous sommes, et que nous serons toujours, la nation choisie par Lui.

[on peut reconnaître un père et son fils, en voyant que le père va être beaucoup plus concerné par un enfant, en lui faisant des remarques, en le punissant, … ce qu’il ne ferait pas avec un autre enfant.]

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-> « Il l’a appelé : moéd » (kara alaï moéd – Eikha 1,15)
A l’image des aux Yom Tov du calendrier juif, le 9 Av est appelé un : « moéd » (une convocation – מועד).

Selon le rav Gifter, cette appellation fait référence au sens : d’un moment de retrouvaille, de réunion sainte.
On se retrouve tous ensemble, unis : des fois pour des occasions joyeuses, et des fois pour des occasions tristes.
Mais l’essentiel, c’est de pouvoir se réunir pour rencontrer D.

[à l’image d’un parent qui convoque son enfant après ses mauvaises notes, son mauvais comportement, … Il ne le fait pas par plaisir, mais c’est plutôt rempli d’amour qu’il agit ainsi, pour le bien de son enfant!]

-> Rabbi Yaakov Neiman (Darké Moussar) fait remarquer que lorsqu’un enfant retrouve son père qu’il avait perdu parmi la foule environnante, il est tellement heureux qu’il va se concentrer sur sa proximité avec son père, et il va ignorer la claque que son père va lui infliger pour s’être éloigné de lui.

De même, le 9 Av est un jour de grande proximité émotionnelle avec Hachem.
Nous savons qu’Il est avec nous en exil, qu’Il nous aime plus que tout, et que notre libération peut arriver à tout puisqu’étant entre nos mains.
[la prophétie de destruction et d’exil a déjà eu lieu, maintenant place à la reconstruction et à la réunification.
Le plus beau est devant nous b’h!!]

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-> Le rav Tsadok haCohen enseigne que la 1ere fois qu’une lettre apparaît dans la Torah, le mot la contenant nous transmet le sens profond de cette lettre.
La 1ere fois que la lettre tét (ט – valeur numérique de : 9), apparaît dans la Torah est au sein du mot : « tov » (bien – טוב).
=> Comment comprendre que le 9 Av soit un jour : « bon »?

On peut noter que le mot : tov (טוב) a une valeur numérique de : 17, et renvoie au : 17 Tamouz.
Or, les 3 semaines commencent par le 17 Tamouz, et se terminent le 9 Av!

Rav Tsi Méir Silverberg dit qu’il y a beaucoup de bonnes choses qui sont cachées dans ces jours.
Ainsi, si la tristesse nous conduit à faire téchouva, à accomplir plus de mitsvot et d’actes de bonté, … alors c’est une bonne chose.
De même, si cette période va permettre la venue du Machia’h, alors la tristesse a atteint son objectif.

[une période difficile, un période de deuil est souvent un occasion de se remettre en question, de redéfinir ce qui doit être essentiel dans notre vie.
Par de telles larmes, on plante/se construit un magnifique avenir!]

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-> « Je multiplierai ta descendance comme les étoiles du ciel et comme le sable du rivage de la mer » (Béréchit 22,17)

=> Pourquoi décrire le nombre des juifs par les étoiles et par le sable? Un seul des 2 n’aurait-il pas suffit?

Selon le Avodat Yissakhar, cela ne fait pas référence au nombre de personnes composant le peuple juif, mais cela nous apprend plutôt que :
-> des fois nous serons vus, comme des étoiles dans le ciel : brillants et étincelants ;
-> mais nous aurons aussi des périodes, durant lesquelles nous seront écrasés, piétinés, comme le sable de la mer.

=> Même si à cet instant précis nos actions nous amènent aux plus bas niveaux, D. nous a promis qu’à ce même instant, nous avons également la capacité de s’élever et vaincre tous nos ennemies.

Pour chacun, la vie n’est pas linéaire, il y a des hauts et des bas, des périodes où l’on est comme une étoile (tout nous réussi), et d’autre où l’on est comme du sable, qu’on piétine sans pitié.
Il faut savoir vivre avec, en sachant que c’est le même D. (Hachem) qui nous a donné ce qu’on caractérise de bien et de mal.
Les 2 nous sont utiles, et après notre mort, nous dirons pour les deux : c’était pour le bien!

Plutôt que de se plaindre, il faut aller de l’avant, en cherchant le positif, en se focalisant sur la finalité (tout est pour notre bien puisque provenant de D.).
Durant le 9 Av, on est assis par terre, se lamentant, pour mieux se tenir debout par la suite!!
[on est dans la poussière, pour mieux toujours les étoiles par la suite!]

Dans la religion juive, prendre le deuil est nécessaire et obligatoire, mais cela est bien défini par une durée, car il faut toujours aller de l’avant dans le cadre de la vie que D. nous propose.

La destruction du Temple nous enseigne que même si on est tombé au plus bas, il est encore possible d’espérer, de réparer.
La 1ere chose que nous devons faire est : de pleurer, de regretter du plus profond de nous-même notre comportement.
En effet, ce n’est qu’alors, qu’il nous est possible de nous changer, de nous améliorer
Nos larmes expriment fortement notre décision, elles deviennent la base qui va permettre d’édifier notre vie.

Il est écrit dans les Téhilim : « Ceux qui ont semé dans les larmes, dans la joie, ils récolteront »
Dans la vie, il y a un temps pour planter (c’est dur!), et un autre pour récolter.
Notre épreuve du moment est un tremplin qui va nous permettre d’atteindre des niveaux qu’on ne pourrait pas atteindre sinon.

Cette alternance de moments dits agréables, et « désagréables », vont permettre d’apprécier au mieux, de donner du goût à notre vie.
[A l’image du vélo, où l’alternance de haut et de bas de la pédale, va permettre le mouvement.]

<—>

– > « Hachem nous aime plus qu’aucun père ne pourrait aimer son fils.
Ainsi, nous ne devons pas nous lamenter excessivement sur nos douleurs, car tout ce qui nous arrive est dans notre meilleur intérêt.
Nous ne pouvons pas toujours comprendre les plans de Hachem, mais nous devons avoir confiance en Lui, tout comme un enfant a confiance en son père, et ce même s’il ne comprend pas ses décisions. »
[le Ibn Ezra – Réé 14,1]

=> Cela doit être de nos prises de conscience de la période de deuil du 9 Av.

<—>

-> Dans le Shéma, nous déclarons : « Hachem Elokénou, Hachem é’had » (שְׁמַע יִשְׂרָאֵל יְהוָה אֱלֹהֵינוּ יְהוָה אֶחָֽד).

Hachem (יְהוָה) représente le nom de D. dans Son attribut de miséricorde, et Elokénou (אֱלֹהֵינוּ) est celui dans Sa justice.

En apparence, il y a : « Hachem Elokénou » (la miséricorde et la justice), mais en réalité : « Hachem est l’Unique » (tout n’est que miséricorde).
C’est ce que nous déclarons au début du Shéma, ce texte central pour tout juif.

D’ailleurs, selon le Rabbi de Klausenbourg, nous nous couvrons les yeux lors de la lecture de ce passage, afin de cacher l’apparence extérieure des événements qui peut sembler très difficile, afin de mieux exprimer notre certitude que : « Tout ce que fait Hachem c’est pour le bien » [Rabbi Akiva – guémara Béra’hot 60b].

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-> « Car si je suis tombée, je me relève » (Mika 7,8 – Ki nafalti kamti)

C’est une des forces du peuple juif.
Même si on a dû lutter et tomber, nous nous relèverons toujours.
[la survie du peuple juif au travers l’histoire est un miracle phénoménal!]

Bien que non voulue, à chaque fois que je tombe et qu’ensuite je me relève, je deviens meilleur.
Bien que le fait de tomber fasse mal, c’est une nouvelle opportunité de grandir qui s’offre à moi.
Tant qu’il y a de la vie, c’est qu’on peut aller de l’avant!

[ « Le juste tombe 7 fois, et se relève ; mais les méchants sont effondrés par le malheur. » (Michlé 24,16)
Le rav Hutner de préciser que ce n’est pas un tsadik qui tombe 7 fois, mais plutôt les 7 chutes qui vont permettre de transformer une personne en tsadik.
De la chute naît la grandeur!]

-> Le midrach Chocher Tov (Téhilim 22) fait remarquer que c’est au moment le plus sombre de la nuit, que les premières lueurs du jour apparaissent.
Il en sera de même lorsque D. nous libérera.
A ce moment, cela nous paraîtra si sombre, que nous allons commencer à désespérer de revoir un jour de la lumière, mais c’est alors que l’aube de notre géoula fera son apparition.

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rak kol26. Tous unique, tous unis!

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