Lag baOmer (1ere partie)

+ Lag baOmer (1ere partie) :

1°/ Selon le Mé’iri (guémara Yébamot 62b), Lag baOmer correspond au jour à partir duquel les élèves de Rabbi Akiva ont cessé de mourir.
Ainsi, en ce jour nous célébrons l’arrêt de cette tragédie.

-> Puisqu’il ne restait plus aucun élève vivant, il semble évident qu’ils ne pouvaient plus continuer à mourir. Alors que fêtons-nous?

Le Rama miPano répond qu’en réalité à cause des fautes de ses élèves, il avait été décrété que leur maître Rabbi Akiva devait également mourir. Cependant à Lag baOmer, ce décret a été annulé.
=> En ce jour nous fêtons le fait que sa vie a été sauvée.
[avec la possibilité de transmettre son savoir, et en particulier la Torah Orale! ]

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-> Pourquoi l’épidémie s’est-elle terminée particulièrement à cette date là?

Le rav Guédalia Schorr enseigne que le Omer est divisé en 3 périodes, qui correspondent aux 3 piliers sur lesquels reposent le monde entier : « la Torah, le Service Divin (Avoda), et les actes de bonté (guémilout ‘hassadim) » (Pirké Avot 1,2).

On a :
– la 1ere période qui correspond au Service Divin. Elle démarre à Pessa’h, moment où tous les juifs sont occupés à offrir et à manger le Korban Pessa’h.

– la 2e période représente les actes de bonté, puisqu’elle contient Pessa’h Chéni.
A Pessa’h certains juifs étaient impurs ne pouvant apporter le Korban Pessa’h. Selon la guémara (Soucca 25a), il s’agit soit de ceux qui étaient chargés de porter le cercueil de Yossef, soit de personnes qui avaient trouvé un cadavre abandonné d’un inconnu, et avaient accompli la misvta de l’ensevelir.

Ces hommes voulaient tellement vivre Pessa’h, que Hachem les récompensa en révélant la nouvelle mitsva de Pessa’h Chéni = la seconde possibilité d’apporter le Korban Pessa’h, un mois après la date fixe de Pessa’h (cf. Béaaloté’ha 9,6-13).
[ce droit à la seconde chance, à pouvoir avoir la même vie qu’autrui … => acte de bonté]

– la 3e période correspond à la Torah, car le Omer est un moment de préparation à ré-accepter la Torah à Shavouot.
Pour cette raison, cette 3e période commence à Lag baOmer, jour où les secrets de la Torah cachée ont été révélés par Rabbi Chimon bar Yo’haï, le jour de sa mort.

-> Selon la mystique juive, les 7 semaines du Omer correspondent aux 7 Séfirot (Attributs Divin) inférieures suivantes : ‘hessed (bonté – חסד), guévoura (force – גבורה), la tiféret (beauté – תפארת), nétsa’h (l’éternité – נצח), od (splendeur – הוד), yessod (fondation – יסוד) et la mal’hout (royauté – מלכות).

A partir de là, le rav Israël Reisman fait remarquer :
– la 1ere période correspond au ‘hessed et à la guévoura, dont l’acronyme est : חג (‘hag = fête), en allusion à la fête (‘hag) de Pessa’h. Ces semaines sont celles liées à la Avoda (Service Divin).

– la 2e période est liée aux Séfirot de : tiférét, nétsa’h et od, dont l’acronyme est : תנה (tna), qui est le mot hébreu pour : « donner » (le verbe : latét – לָתֵת), ce qui correspond bien au fait que ces semaines sont liées aux actes de bonté.

– la 3e période comprend les 2 dernières Séfirot : le yessod et la mal’hout, dont l’acronyme est : ים (yam = l’océan), en allusion à l’océan de Torah (yam chél Torah) sur lequel nous devons nous focaliser en préparation de Shavouot.

=> Selon le rav Reisman, certes les élèves de Rabbi Akiva pouvaient avoir des défauts dans certains domaines de leur vie, mais leur investissement et leur dévouement pour l’étude de la Torah était parfait.
C’est pour cela que dès l’arrivée de la 3e période du Omer (à Lag baOmer), qui correspond à la Torah, ils se sont arrêtés de mourir, leur Torah formant un bouclier de protection.

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-> Selon la mystique juive, de même que chacune des 7 semaines correspond à une Séfira, de même chacun des 7 jours de la semaine est associé à une Séfira.

En se basant sur cela, Lag baOmer est : le Od qui est dans le Od (à la fois la semaine et le jour sont : od).

Le rav Alport enseigne que chacune des 7 Séfirot est alignée sur un des 7 Ouchpizin (invités dans la Soucca), et Aharon est celui de l’Attribut de : Od.
=> Ainsi, Lag baOmer est le jour du Omer qui incarne le plus la grandeur unique de Aharon (Od * Od).

Or, Hillel dit : « Sois parmi les disciples d’Aaron, en aimant la paix et en poursuivant la paix, en aimant les créatures » (Pirké Avot 1,12).

=> Il n’est pas surprenant que le jour du Omer le plus dédié à Aharon, qui représente la paix ultime entre les gens, est celui où les élèves de Rabbi Akiva ont rectifié leurs querelles entre eux, ce qui a entraîné la fin des morts.
[la faute étant corrigé, la punition n’avait plus lieu d’être!]

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-> Le rav Alport rapporte que dans la liste de tous les campements des juifs dans le désert (Massé 33,1-49), le 33e campement correspond au mont Hor, qui est le lieu où Aharon est mort et a été enterré (‘Houkat 25,25-26).

[de plus, Lag baOmer tombe très souvent pendant la paracha Emor, qui traite des lois concernant les Cohanim, les descendants de Aharon]

=> Cela met également en évidence le lien entre Lag baOmer et Aharon, le représentant ultime de la paix.
Or, le midrach (Béréchit rabba 38,6) enseigne : « Grande est la paix, car même si les juifs sont idolâtres, dès lors que la paix règne entre eux, tout se passe comme si D. leur disait : « Je ne peux vous punir, car la paix règne entre vous ». »

[à Lag baOmer, avec l’influence de Aharon, la paix est revenu, et lorsqu’il y a la paix D. ne peut plus punir. Les morts ont donc cessé à partir de ce jour!]

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-> « Toute la Torah a été donnée pour amener la paix dans le monde. »
[le Rambam – fin des hala’hot sur ‘Hannoucca]

Comment pouvons-nous prétendre recevoir la Torah, tout en n’étant pas dans un état de paix les uns les autres?
=> Lag baOmer est ce jour de fête, qui conduit à rassembler de nombreux juifs ensemble.
De cette inspiration à l’unité et par le mérite d’Aharon, nous devons viser un état similaire dans quelques jours lors du don de la Torah à Shavouot.

[Lag baOmer est le 33e jour sur 49 du Omer.
Les 17 jours qu’il reste avant Shavouot, ont la guématria du mot : « tov » (bien).
De même que la Torah est liée au mot « tov (léka’h tov – Michlé 4,2), de même nous devons rechercher/voir le bien en autrui, pour en venir à être proches les uns des autres.

Notre « lév tov » (bon coeur – guématria 49), doit nous permettre d’obtenir la Torah, le « tov » (bien) ultime!]

[le Bné Yissa’har fait remarquer que le 33e mot de la Torah est : « tov »]

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rak kol26. Tous unique, tous unis!

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