Nécessité de demander le machia’h

+ Nécessité de demander le machia'h :

-> Nos Sages rapportent qu'à l'époque du roi David, il y a eu une épidémie qui a duré une heure, et qui a tué 70 000 personnes.
Une raison à cette punition est parce que le roi David a compté le peuple juif.
Mais nos Sages donnent également d'autres raisons à cela.

Le midrach Shocher Tov (Téhilim 17) et le Ramban (Kora'h 16,21) apportent la raison suivante :
à cette époque, le peuple juif n'avait pas encore eu de Temple, et ils ont fauté de ne pas avoir demandés qu'il soit construit immédiatement à leurs jours.

[le commandement de construire le Temple a été donné dans la Torah, et à la génération du roi David tout ce qui était nécessaire pour cette tâche était en place. Le peuple a alors été puni car ils auraient dû supplier Hachem pour que ce 1er Temple soit construit, mais ils ne l'ont pas fait.]

Le midrach Shocher Tov poursuit :
"de ce sujet on en déduit à plus forte raison (kal va'homer) que : si le peuple juif à cette période, qui n'avait jamais eu de Temple et qui n'a pas vécu sa destruction, ont malgré tout été puni parce qu'ils n'ont pas demandé de voir sa construction, alors à combien plus forte raison pour le peuple juif de nos jours, qui est déjà passé par sa destruction, s'il ne pleure pas pour le Temple et qu'il ne prie pas pour sa reconstruction."

[ de même, lorsque nous voyons que pratiquement tous les signes annonciateurs de la venue du machia'h sont présents, cela doit nous stimuler à aspirer et à prier davantage pour la construction du 3e Temple, et la guéoula.
Ce midrach nous montre que Hachem peut nous envoyer des malheurs dans un but de nous réveiller à vouloir et à prier pour la guéoula. (plus vite nous le ferons, moins Hachem aura besoin de mettre un volume fort au réveil, aux malheurs alors nécessaires pour nous réveiller à revenir vers notre papa Hachem)]

<--->

-> Le Ramban écrit que le roi David est appelé : "boné" (constructeur) du Temple, bien qu'il n'en a posé aucune pierre.
Ainsi, il est crédité de la construction du Temple car il l'a désiré et qu'il a fait tout ce qu'il pouvait pour faciliter sa construction.

Rabbi Israël Moché Sorotskin ajoute à cela :
Il est important de se rappeler qu'il y avait un Michkan à l'époque du roi David, un saint lieu où les korbanot étaient apportés et où la Présence Divine résidait.
Cependant, un Michkan n'est qu'un "lieu temporaire".
Le Chaaré Ora, un élève du Ramban, explique que le roi David ressentait une douleur sur le fait que la Présence Divine n'avait pas un lieu de résidence permanent.
C'est pour cela que le peuple juif a été puni par une épidémie (à l'époque de David), bien qu'il y avait un Michkan
En effet, ils auraient dû eux aussi supplier pour un Temple, et cela afin que la Présence Divine puisse avoir un lieu de résidence permanent.

[dans le Shéma Israël, nous disons dès le début : "Tu aimeras Hachem ton D. de tout ton cœur, de toute ton âme, avec tout ton pouvoir"
On voit qu'à l'époque du roi David alors que la Présence Divine avait une résidence temporaire, les juifs ont été punis de ne pas avoir désirés qu'Hachem ait une maison permanente (le Temple), et qu'en est-il de nous actuellement, car : "Depuis le jour où le Temple a été détruit, la seule chose que Hachem a dans ce monde est les 4 amot de la Halakha" (guémara Béra'hot 8a).
Ainsi, si nous aimons véritablement Hachem (comme nous l'enjoint le Shéma Israël), comment pouvons-nous accepter une seule seconde la situation actuelle? Comment pouvons accepter de rester en exil, et donc loin de notre papa Hachem qu'on aime tant? Comment pouvons-nous accepter que la gloire Divine ne soit pas plus manifeste dans le monde, que la sanctification d'Hachem ne soit pas maximale?
Comme nous le disons dans le Shéma Israël, nous devons être prêts à renoncer à tout cela par amour pour Hachem (ex: toute ma fortune, toute ma position sociale, toute ma possibilité facile d'acquérir des récompenses par les mitsvot en ce monde, ... Hachem, je ne penses à rien que Ton honneur, je ne veux rien que Toi, que tout le monde Te connaisse et T'aime.)

=> Ainsi, plus que d'investir autant d'efforts pour savoir quand le machia'h va venir, nous devons investir toutes nos capacités pour le désirer principalement pour Hachem, car de façon latente aspirer au machia'h est une déclaration d'amour concrète de notre part à notre papa Hachem.]

<--->

-> Le 'Hatam Sofer enseignait à sa communauté que la paix n'est pas forcément une bonne chose. Nous ne voulons pas se sentir trop confortable dans l'exil, car cela peut être un signe qu'on va y rester encore longtemps.
En effet, tant que l'on se sent mal à l'aise dans l'exil, alors nous pouvons espérer que Hachem prévoit rapidement de nous ramener à notre place.

Le Messekh 'Hokhma disait également que l'inconvénient de se sentir trop confortable, à l'aise, dans l'exil est qu'on en vient à oublier que notre véritable maison est la terre d'Israël. Et alors nous n'aspirons plus à y retourner.
[dans Sa bonté infinie Hachem fait que même l'exil nous soit le plus agréable/confortable possible. Mais le risque c'est qu'on se dise que c'est plutôt bien, et du coup on ne demande plus de tout notre cœur à Hachem d'amener la guéoula, et de revenir à notre vraie et unique maison (Jérusalem reconstruite avec le Temple). ]

<--->

-> "Après cela, les enfants d'Israël se remettront à rechercher Hachem, leur D., et David, leur roi" (Hochéa 3,5)
Nos Sages expliquent que nous avons perdu la Malkhout Chamayim (Royauté du Ciel), Malkout Beit David et le Temple, car nous avons été dégoûtés par eux.
C'est pourquoi, rabbi Chimon ben Ménassiya (un important élève de Rabbi Méïr) dit : "nous ne les recevrons pas tant que nous ne les demanderons pas en retour".

[plus nous nous rendons compte d'à quel point le Temple nous manque, d'à quel point nous voulons que la Royauté d'Hachem soit manifeste dans le monde, ... alors plus nous la demanderons sincèrement à Hachem.
Certains affirment que c'est pour cela que Israël, Jérusalem et le mont du Temple, sont tellement souvent aux informations dans le monde : c'est un rappel d'Hachem pour nous demander que même si nous sommes au quotidien en exil, nous ne devons pas les oublier.

D'ailleurs, le roi David écrit : "Comment chanterions-nous l’hymne de Hachem en terre étrangère? Si je t’oublie jamais, Jérusalem, que ma droite me refuse son service! Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens toujours de toi, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies!"
Ainsi, même si grâce à D. on a de très bons moments en exil, on doit garder en tête que le sommet de la joie c'est Jérusalem reconstruite!
(à l'image du verre que l'on brise au comble de la joie du mariage) ]

<--->

-> Rav Lipa Yisraelson, un neveu du rav 'Haïm Kanievsky, rapporte qu'il a récemment demandé au rav Kanievsky : "Mon oncle n'arrête pas de dire que : 'Machia'h est au coin de la rue' ...Pourquoi ne voyons-nous pas le machia'h?"
Le rav Kanievsky a répondu : "Est-ce que quelqu'un est déjà entré dans votre maison sans y être invité? Un invité peut se tenir juste devant notre porte, mais nous devons lui demander d'entrer! Nous devons prier pour le machia'h!"

-> Le 'Hafets 'Haïm dit que nous ne devons pas uniquement demander le machia'h comme quelqu'un qui demande une faveur à un voisin ou à un ami.
Mais plutôt, nous devons réclamer ou exiger le machia'h, comme on le ferait si on travaillait pour quelqu'un et qu'on n'était pas payé, et que notre famille en était affamée.
Nous ne devons pas le faire à la légère, mais plutôt d'une façon désespérée (c'est une question de vie ou de mort [spirituelle]!).
Le machia'h, nous devons le demander, le supplier, ... de tout notre être.

=> Notre mission est claire : nous devons inviter le machia'h à l'intérieur de notre vie.
[à l'image de l'air qui nous est indispensable pour vivre, sa venue (et ce que cela implique) doit être à nos yeux vitale! ]

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*

code