+ Donner plus de tsédaka pour expier nos fautes :
"Tout ce que Tu me donneras, je T'en prélèverai le dixième" (Vayétsé 28,22)
-> Nos Sages (guémara Kétoubot 3a) tirent de ce verset qu'une personne ne peut donner plus d'un cinquième (20%) de son argent à la tsédaka.
-> Le rav 'Haïm de Sanz était connu pour avoir donné tout ce qu'il avait à la charité. Il ne s'endormait pas le soir avant d'avoir donné chaque centime qu'il possédait à la tsédaka.
Le séfer Kédouchat Tsion raconte qu'un jour, on lui a demandé comment il pouvait donner tout son argent à la tsédaka alors que nos Sages disent qu'on ne peut pas donner plus d'un cinquième.
Il a répondu : "Ce montant a été décrété pour ceux qui veulent accomplir la mitsva de donner la tsédaka. Cependant, si une personne a fauté et veut expier ses fautes en faisant la charité (tsédaka), il n'y a pas de limite à la quantité qu'elle peut donner, car il est dit que 'tout ce qu'un homme possède, il le donne pour sauver son âme' (kol acher la'ich, yiten béad nafcho - Iyov 2,4)".
[chacun à son niveau, doit être vigilant à ne pas se trouver dans une situation, où il devra recourir à la tsédaka. ]
-> Il est également relaté (séfer Shama Shlomo) que le rav Shlomo de Karlin avait un 'hassid qui donnait beaucoup d'argent à la tsédaka. Le gendre de cet homme vint voir le rav de Karlin pour se plaindre qu'il donnait plus qu'il ne pouvait se permettre.
Le rabbi de Karlin demanda à l'homme pourquoi il n'était pas préoccupé par la déclaration de nos Sages selon laquelle il ne faut pas donner plus d'un cinquième et il répondit : "Si quelqu'un donne pour réaliser la mitsva de donner de la tsédaka, il ne doit pas donner plus d'un cinquième. Mais je donne pour racheter mon âme de mes fautes, comme le dit le verset ("Rachète tes fautes par la charité" - Daniel 4,24) qui dit que cela peut se faire en donnant de la tsédaka. Il n'y a pas de limite à cela."
Le rabbi de Karlin répondit que l'homme avait répondu avec sagesse.
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-> Si quelqu'un a l'impression de se priver de quelque chose qui lui revient [en donnant à la tsédaka, alors elle doit donner au maximum 20%. ].
Mais si son cœur est fermement convaincu qu'Hachem le dédommagera, et s'il ne ressent aucune réticence à faire la tsédaka, alors il peut donner autant qu'il le souhaite.
[Maassé Yé'hezkel - Vayétsé 14 ]
-> Ils demandèrent au Baal Shem Tov pourquoi il donnait plus d’un cinquième [de ses revenus à la charité], ce qui contredit les paroles de nos rabbins : "Celui qui veut être généreux ne doit pas donner plus d’un cinquième" (Kétoubot 50a).
Il répondit que le mot "être généreux" (bizbez) vient du mot "butin" (biza).
Autrement dit, pour celui qui ne donne pas avec joie, mais plutôt comme s’il se volait lui-même, en s’opposant à sa propre volonté d’accomplir la mitsva de son Créateur, nos Sages ont fixé une limite à un cinquième.
En revanche, pour celui qui donne avec joie et prend plaisir à donner, il n’y a pas de montant fixé.
[véTsiva HaCohen - chap.15 ]