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"La lecture de la Méguila a un double objectif : louer Hachem pour les grandes bontés dont Il nous a comblés pendant ces jours, et nous rappeler sans cesse que nous ne devons jamais abandonner l'espoir, ni baisser les bras, quoi qu'il nous arrive pendant les jours difficiles."
[Ktav Sofer - sur Esther 9,28]

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-> Pourim nous enseigne que non seulement Hachem est impliqué dans nos vies et se soucie de nous à tous égards, mais qu'Il organise, manipule et contrôle l'univers afin que Son peuple soit protégé et soutenu chaque fois qu'il a besoin de Lui.
Le rav Tsadok HaCohen de Lublin (Ressissé Layla 9) nous encourage à nous concentrer sur la hachga'ha pratit (providence Divine) d'Hachem dans nos vies (même dans les petites choses).
Plus nous éveillons en nous le fait qu'Hachem est si impliqué dans nos vies, bien que cela nous soit généralement complètement caché, plus cela est une source de grande consolation et de joie.

-> "Hachem, Tu as relevé mon âme du monde inférieur ; Tu m'as préservé ('hiyitani) de ma descente dans la fosse (miyardi bor)" (Téhilim 30,4).
Le Haflaah comprend que le roi David nous enseigne que notre 'hiyout, notre existence même, ne vient pas du fait d'avoir été élevé de la fosse, mais de la "descente dans la fosse elle-même". C'est la prise de conscience qu'Hachem est avec nous même dans les moments les plus difficiles; "Je suis avec toi dans ta douleur", qui nous procure la plus grande joie.
[rav Its'hak Zilberstein - Baé'hi Nafchi - Bamidbar - p.378 ]

-> "Nous serons comme des rêveurs. Alors nos bouches seront remplies de s'hok (rire)" (Téhilom 126,1-2).
L'Alter de Kelm explique que lorsque le machia'h viendra, toutes les souffrances des siècles passés sembleront être un rêve, toutes nos questions trouveront instantanément une réponse et nous serons en paix. C'est le rire ultime, celui qui rit de ce qui nous a autrefois fait pleurer.

Dans le cas de Pourim, toutes les machinations maléfiques d'Haman, qu'il a comploté, ont été réduites à néant, car c'était le plan d'Hachem de retourner chacun de ses complots à notre avantage.
C'est le s'hok de Pourim, tel que défini par vénahafo'h hou, le fait de renverser tous les événements et nous rappeler que même si nous pensons voir (on pensons comprendre ce qui se place), en réalité nous ne savons rien tant qu'Hachem ne nous ouvre pas les yeux.

Le rav Hutner (Pa'had Its'hak - Pourim - Inyan 9) considère également le s'hok (rire) de Pourim comme une capacité surnaturelle à transformer et à comprendre ce qui était jusqu'alors incompréhensible.
[cela doit nous aider à en venir à piocher dans ce rire ultime, même dans nos moments difficiles (tellement confiant et certain que cela finira pour le bien). ]

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+ Haman = nous faire croire qu'Hachem dort actuellement :

-> Le rav Yonatan David (Inyan 13) enseigne que Haman avait répandu la rumeur selon laquelle, bien que Hachem ait été autrefois puissant, actuellement Il était endormi et ne protégeait plus Son peuple (Méguila 13b).
Cela se base sur les mots "yechno am é'had" (Esther 3,8), qui signifient littéralement "il y a une nation", mais contiennent le mot yachèn, qui signifie "endormi".
Le rav David souligne que nos Sages nous enseignent que derrière le mot "yechno", qui implique la faiblesse ou l'abandon, il se cache le puissant antidote "yéch", qui proclame "mais Il (Hachem) est!".
La source de cette dracha est la déclaration de nos Sages (voir Rachi - Béchala'h 17,8) dit que l'attaque d'Amalek est survenue à la suite de notre moment de doute apparent : "Hachem est-il parmi nous ou non?", qui est formulé par le mot "hayéch" (est-il?)". ( הַיֵּשׁ ה' בְּקִרְבֵּנוּ אִם אָיִן)
L'incapacité du peuple juif à croire qu'Hachem est toujours avec nous a permis à Amalek de nous attaquer en nous raillant et en nous disant que nous avions été abandonnés (voir midrach Chémot raba 26,2).

Parfois, Hachem nous met à l'épreuve pour voir si notre foi est si forte que même lorsque nous sommes endormis dans notre émouna, notre foi transparaît (amour et confiance en Hachem).
Bien qu'à Réfidim, Amalek nous ait attaqués parce que nous nous étions affaiblis dans la Torah, nous avons quitté Refidim après avoir fait une téchouva complète (Rachi - Yitro 19,2).
Au moment de Pourim, Hachem nous a testés de la même manière. Le moment de la rédemption était arrivé, les 70 ans promis étaient écoulés, mais Amalek semblait ascendant. On aurait pu penser que Hachem était endormi (yachen).
Au lieu de cela, Mordé'haï et Esther ont enseigné au peuple juif qu'Hachem est yéch : Il est avec nous, comme toujours, surtout lorsque les choses semblent aller de mal en pis. Les dés sont jetés, le décret a été promulgué, et nous semblons perdus, mais nous sommes néanmoins des amoureux d'Hachem.

C'est là la plus grande source de notre joie de Pourim. Hachem est avec nous quand il y a de la lumière et surtout quand il y a des ténèbres. Il est le D. dont nous disons "lo yanoum vélo yichan" (Il ne dort jamais - Téhilim 121,4).
Même si nous sommes "ad délo yada" (au-delà de notre connaissance), que nous ne savons pas ce qui se passe ni pourquoi cela se passe, tout ce que nous devons savoir, c'est qu'Il sait et comprend (tout est 100 % sous contrôle dans Ses mains, pour notre bien).
C'est l'essence même de notre émouna et de notre bita'hon.

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